SAHARA: LE NOUVEAU PROJET DE RÉSOLUTION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DÉVOILÉ. RÉVÉLATIONS.

La mouture définitive du nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara est tombée. Dans cette nouvelle résolution, les Quinze membres de l’instance décisionnelle de l’ONU recommandent clairement au nouvel Envoyé personnel pour le Sahara, Staffan de Mistura, de relancer les pourparlers initiés fin 2018 par son prédécesseur Horst Köhler à Genève, sous le format quadripartite des tables rondes, avec la participation de l’Algérie, aux côtés du Maroc, du « polisario » et de la Mauritanie.

« Le Conseil de sécurité exprime son plein soutien aux efforts du SG de l’ONU et de son Envoyé personnel pour le Sahara, Staffan de Mistura, pour relancer le processus de dialogue politique sous le même format des tables rondes initiés par l’ex-Envoyé personnel Horst Köhler« , souligne le nouveau projet de résolution, en encourageant les quatre parties (Maroc, « polisario », Algérie et Mauritanie), à participer « de bonne foi » et  « sans conditions préalables » à ces tables rondes, dont le premier round a eu lieu les 5 et 6 décembre 2018, et le second, le 22 mars 2019, date qui marque le départ de l’ancien médiateur allemand, Horst Köler, lequel avait invoqué des « raisons de santé » pour justifier sa démission. 

Acculée, Alger a réagi vivement à l’injonction du Conseil de sécurité, via une missive envoyée au président tournant du Conseil de sécurité, l’ambassadeur représentant permanent du Kénya auprès de l’ONU, Martin Kimani, où elle a fait part de son « refus de prendre part à ces tables rondes« . « Ces « tables rondes » se sont avérées inefficaces et sont devenues contre-productives et problématiques. Et ce, du fait de leur instrumentalisation par les autorités marocaines. Car elles visent à se détourner de leurs responsabilités et déformer la réalité du conflit au Sahara occidental comme question de décolonisation« , lit-on dans la missive algérienne.

Le Conseil de sécurité sait pertinemment que le « polisario » n’est qu’un faux nez du régime militaire algérien, véritable partie prenante au conflit qu’il a lui-même créé et veut entretenir indéfinitivement pour servir son agenda résolument hostile aux intérêts du Maroc, à leur tête l’intégrité territoriale du Royaume.

Autre désaveu infligé par le Conseil de sécurité à l’Algérie et à son rejeton séparatiste, l’impasse faite sur la pseudo-« guerre » qu’ils ont tenté en vain de faire accréditer depuis le 13 novembre 2020, qui marque l’intervention pacifique et professionnelle des Forces armées royales pour débloquer l’axe routier d’El Guergarat, reliant l’extrême sud marocain à l’extrême nord de la Mauritanie. L’instance décisive de l’ONU a complètement ignoré les « 300 communiqués de guerre » diffusés jusqu’ici par le mouvement séparatiste à la solde de l’armée algérienne, se contenant d’appeler les « parties » à respecter l’accord de cessez-le-feu signé en septembre 1991 mettant fin à 16 ans d’hostilités.

Dans le même nouveau projet de résolution sur le Sahara, le Conseil de sécurité, tout en reconduisant le mandat de la Minurso pour une année supplémentaire, recommande aux « parties » de faire preuve de « réalisme » et d’ »esprit de compromis« , pour trouver « une solution juste, durable et définitive » au différend régional créé autour du Sahara marocain.

Dans ce même esprit, les Quinze insistent sur la nécessité de préserver les avancées réalisées depuis le lancement, en avril 2007 à Manhasset, en banlieue new-yorkaise, du processus de dialogue, engagé sur la seule base de l’Initiative du Maroc pour l’octroi d’un statut d’autonomie au Sahara. À cet effet, et à l’instar de toutes les résolutions émises depuis 2007, les Quinze réaffirment solennellement le bien-fondé et la pertinence de l’offre marocaine d’autonomie, tout en saluant « les efforts sérieux et crédibles » du Royaume pour trouver « une solution politique juste, durable, et mutuellement acceptable, au contentieux ».