“QUI DIT SAHARA OCCIDENTAL DIT POLISARIO”!!! QUAND LA MAE ESPAGNOLE FRANCHIT LE SEUIL DE L’INTOLÉRABLE. 


Un nouveau dérapage, un de plus mais de trop. Celui qu’a commis ce matin même la ministre espagnole des Affaires étrangères sur les ondes de la radio nationale espagnole (RNE). “Qui dit Sahara occidental dit polisario”, a lâché l’impénitente Gonzalez Laya, sans réaliser peut-être la gravité de son propos injurieux pour la majorité silencieuse écrasante des Provinces sahariennes marocaines.

L’occasion de cette inacceptable dérive verbeuse est un débat organisé sur la radio officielle espagnole sur les pseudo-“motifs humanitaires” invoqués par cette native de San Sebastian, fief basque du “polisario”, pour justifier l’injustifiable: l’accueil incognito, sous fausse identité et avec des documents de voyage trafiqués par les services du DRS-DSS, au chef des milices séparatistes, Brahim Ghali, pourtant comptable de crimes contre l’humanité, doublés de viols en série sur des sahraouies sans défense, comme en témoigne l’insoutenable cas de Khadijatou Mahmoud, violée monstrueusement en 2010 au sein de la pseudo-“ambassade sahraouie” à Alger. 

À peine n’eût-elle pas versé des larmes sur “le dernier Mohican” de la “Issaba” de Rabouni, cette ministre espagnole qui, -de quoi se mêle-t-elle, celle-là encore?-, veut bien s’apitoyer sur le bourreau et non sur la victime, le geôlier et non sur le séquestré… “Euh… Brahim Ghali est le dernier grand leader du polisario”, s’est-elle émue, une larme dans la voix.

Ce n’est pas tant ce parti pris flagrant pour la thèse du “polisario” que cette commisération pour son chef, qui semble le plus étonner, car le cas Ghali, -quel cas!-, n’est pas à percevoir sous l’angle des droits de l’Homme qu’il n’a eu de cesse de piétiner durant les 16 ans d’hostilités, pour ne pas parler du massacre continu des droits de l’Homme dans les camps du mal, à Tindouf, avec la complicité criminelle du régime militaire algérien.

La MAE espagnole vient ainsi de dévoiler son vrai visage en prenant parti ouvertement pour la “Issaba” de Rabouni et le régime des “caporaux” finissant, lui-même responsable de crimes génocidaires à l’encontre du peuple algérien frère (250.000 morts dans les années 90), sans oublier la répression féroce qui se déroule à huis clos depuis le 22 février 2019 contre le “Hirak” qui continue de revendiquer pacifiquement l’instauration d’un État réellement civil et démocratique en Algérie.

L’attitude de Gonzalez Laya ne fait pas honneur à la “23ème démocratie du monde”, comme elle aime tant à le crier sur les toits. Elle incarne l’image d’une Espagne qui a plutôt mal à sa démocratie, pire, qui semble renouer avec les démons du franquisme.