
Par : Abdelhamid JMAHRI

Y a-t-il une vie après la MINURSO ?
Oui, comme avant. La mission de l’ONU a été créée en 1991, dix ans après l’acceptation du « référendum » par le Maroc !
Entre 1981 et 1991, aucune paix durable n’a été instaurée.
La période qui suivit ne vit pas non plus l’organisation du « référendum ». Au contraire, la mission, initialement conçue pour faciliter la recherche d’une solution, se transforma en un mécanisme d’internationalisation du conflit – selon le communiqué du Cabinet royal – devenant ainsi un instrument du conflit russo-américain, avec ses propres calculs.
La Russie a négligé le fait que cette question relève d’un droit marocain avant même d’être une affaire américaine. Elle souhaitait prolonger la durée de vie de la MINURSO, mais elle a, au contraire, contribué à sa disparition.
Une overdose de calculs…
Son représentant au Conseil de sécurité en était conscient lorsqu’il a accusé d’autres personnes de l’avoir assassinée… au lieu d’assumer la responsabilité de cette erreur fatale.
Le communiqué du Cabinet royal ne mentionnait aucune partie en particulier, ni la Russie, ni le Pakistan, ni la Chine ; il abordait le fond du problème.
La MINURSO a perdu sa légitimité juridique et cesse donc d’exister. L’autre partie se retrouve privée d’un élément essentiel et c’est à elle, et non au Maroc, de trouver un cadre approprié. Le Maroc, qui n’a cessé de réclamer la dissolution de la mission et avait même demandé à son personnel de quitter le pays après la gaffe de Ban Ki-moon en 2016, a également exprimé ce besoin.
Nous avons vécu sans la MINURSO.
La proposition marocaine fait désormais office de plafond. Elle bénéficie d’un soutien international. Le rapport de forces, tant au sein qu’à l’extérieur du Conseil de sécurité, lui est favorable. Des blocs tels que l’Europe et les États du Golfe, sur tous les continents, la soutiennent, et la solution hors du Conseil de sécurité réside dans d’autres voies dont les contours se préciseront bientôt.



