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Le régime iranien souffle le chaud et « l’effroi »… et joue sa survie – décryptage

 

 

“Notre pays n’est pas une proie facile : sa peau est dure et sa chair est amère », averti samedi 7 mars le président des Émirats arabes unis, cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane dans une rare intervention télévisée. Pendant ce temps-là, le ministre saoudien de la défense, Khaled ben Salmane, a mis en garde l’Iran contre “toute erreur d’appréciation”, au moment où son pays est pris pour cible par les drones et missiles de Téhéran. 

Idem pour la Turquie qui a lancé un avertissement à Téhéran, suite à la destruction d’un missile lancé depuis l’Iran, alors qu’il se dirigeait vers l’espace aérien turc; ou encore l’Azerbaïdjan, dont l’aéroport international de Nakhitchevan a été visé par des drones iraniens.

Autant d’indices sur un durcissement de ton à l’égard de l’Iran, qui semble montrer des signes d’infléchissement. Les “excuses” présentées samedi 7 mars par son président Masoud Pezeshkian auprès des pays du Golfe, n’ont pas réussi à éteindre le feu de la colère qui s’empare des dirigeants et des peuples des pays du Golfe, pas plus d’ailleurs qu’au sein du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), dont le fossé avec la direction politique semble se creuser de jour en jour.

Entretemps, des indices sur une intervention au sol des troupes américaines pointent à l’horizon. Une expectative que le président américain, Donald Trump, n’exclut désormais plus, d’autant plus qu’il exige la « capitulation totale » du régime iranien. Une exigence accueillie avec moquerie par le président iranien Pezeshkian.

Pris en tenaille entre le marteau israélo-américain et le marteau d’un voisinage exaspéré par la tactique de “la terre brûlée” menée par le CGRI, le régime iranien joue sa survie.

Pour quand?

Wait and see…

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