
Est-ce le début d’une purge au sein des staffs des fédérations de football africaines? Le Gabon, éliminé de la CAN Maroc 2025 au premier tour avec 0 point, en a déjà donné le ton et de la manière la plus radicale. Dans un communiqué publié le 1er janvier 2026, le gouvernement a annoncé le limogeage du sélectionneur Thierry Mouyouma, la dissolution de son staff technique et la suspension des Panthères jusqu’à nouvel ordre, à la suite de leur prestation jugée « catastrophique » à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc. Cette mesure fait suite aux conclusions du Conseil des ministres du 29 décembre 2025, au cours duquel le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait pointé des « manquements structurels persistants », notamment l’absence de méthode et la mauvaise gestion des ressources.

Trois jours plus tard, c’est au tour de la Fédération tunisienne de football d’annoncer le licenciement du sélectionneur Sami Trabelsi. « Le bureau fédéral a décidé de mettre fin, d’un commun accord, à la relation contractuelle avec l’ensemble du staff technique de l’équipe nationale A », a-t-elle annoncé dimanche 4 janvier sur sa page Facebook.
La défaite en huitièmes de finale de la CAN 2025 face au Mali (1-1, 3 tab à 2), samedi, après un parcours peu convaincant au Maroc, a scellé le sort du coach, à la tête de l’équipe depuis moins d’un an.

Côté Angola, le flou plane toujours autour du sélectionneur des « Antilopes noires » (« Os Palancas Negras »), le français Patrice Beaumelle. Certes, aucune décision officielle n’a été prise à son encontre mais son avenir semble scellé. « Patrice Beaumelle et son staff ne sont pas rentrés avec le groupe », constate un média de la place, relevant que seuls six joueurs ont pris l’avion pour Luanda avec la délégation officielle.

Ces crises ne concernent pas que la CAN. Elles auront un effet direct sur la préparation du Mondial 2026.





