Gaza: opération israélienne en cours à l’hôpital Al-Shifa, un commandant du Hamas tué

Des échanges de tirs et des combats ont eu lieu peu avant l’aube, lundi 18 mars, dans l’enceinte et aux abords de l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza. L’armée israélienne a annoncé mener « une opération ciblée » sur l’hôpital dans un communiqué publié lundi matin, reposant sur « des informations indiquant l’utilisation de l’hôpital par des terroristes haut gradés du Hamas ». « Au cours de l’opération, les terroristes ont ouvert le feu sur les troupes depuis l’hôpital », explique un autre communiqué conjoint de l’armée et du renseignement intérieur israélien.

 

 

 

« Les troupes ont répliqué en tirant», poursuit-il en suggérant que des individus avaient été touchés par les tirs. Plus tard dans la journée, l’armée israélienne a affirmé sur « X » y avoir tué un haut responsable du Hamas. Selon elle, il s’agissait de « Faiq Mabhouh, chef de la direction des opérations de la sécurité intérieure du Hamas [qui] se cachait dans un complexe de l’hôpital ».

 

 

Des témoins sur place ont confirmé à l’Agence France-Presse (AFP) des bombardements, des tirs et des combats.

Dans un message publié en arabe sur le réseau social « X », un porte-parole de l’armée israélienne a demandé à la population civile d’évacuer « immédiatement » la zone de l’hôpital « vers l’ouest » et de prendre ensuite la route longeant la côte « vers le sud jusqu’à la zone humanitaire de Al-Mawasi », située dans le sud de la bande de Gaza.

Le ministère de la santé de la bande de Gaza, administrée par le Hamas, a fait savoir que « des dizaines de milliers » de personnes se trouvaient dans l’hôpital. Un des bâtiments est en feu à la suite d’une frappe aérienne, a-t-il ajouté en déplorant « des dizaines de martyrs », certains corps ayant été amenés depuis les abords de l’hôpital, d’autres restés sur la chaussée, « personne ne pouvant les transporter à l’hôpital en raison de l’intensité des tirs».

La situation est jugée « terriblement » préoccupante par le chef de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebrevesus. « Tout combat ou militarisation de l’établissement compromet les services de santé, l’accès pour les ambulances et l’acheminement de fournitures destinées à sauver des vies », a-t-il averti sur « X ».

AFP