
L’affaire du tristement célèbre pédo-criminel américain Jeffrey Epstein n’a pas livré tous ses secrets. Un document, issu des millions de fichiers rendus publics par le ministère de la justice américain, révèle l’implication du gendre de l’ancien patron de la Direction du contre-espionnage, le général major Smain Lamari, décédé en 2007 à Alger. Selon ce document, Khier Allab, divorcé d’Amel Lamari, serait intimement lié à Daniel Siad, un « chasseur de mannequins » d’origine algérienne cité plus de 2.000 fois. Ce dernier, toujours selon le document américain, aurait travaillé pour le milliardaire américain et criminel sexuel jusqu’à peu de temps avant son arrestation, en juillet 2019.
“Je l’ai rencontré (Ndlr: Khier Allab) avec Daniel Siad, ils étaient apparemment de vieux amis”, indique-t-on dans une correspondance envoyée à Epstein le 17 décembre 2010. “Je ne sais pas comment mais il a réussi à avoir mon numéro de téléphone”, dévoile le correspondant dont le nom a été caviardé dans le document déclassifié par l’Attorney general.
Les liens de Khier Allab avec Daniel Siad, remonteraient à 2010, soit trois ans après le divorce de Khier Allab d’Amel Lamari et le décès de Smaïn Lamari, qui a aidé sa fille à monter, à Alger, un empire pharmaceutique “PHARMALLIANCE”… et immobilier (SCI Sabri). Depuis, le divorcé s’est évaporé dans la nature, avant de rebondir cette fois en tant que gérant d’une société de conseil à Belfast (Irlande du Nord), spécialisée dans les hydrocarbures (98% des exportations algériennes!).
Pendant ce temps, sa divorcée Amel Lamari, avec sa maman Fatma Dahmani, a déplacé une partie de ses transactions immobilières du côté de Meudon, en région Ile-de-France, à la faveur de complicités coupables au sein de l’establishment militaro-politique algérien et au mépris de la réglementation algérienne qui stipule un contrôle strict des mouvements de fonds entre l’Algérie et l’étranger.
