
La Fédération sénégalaise de football prévoit une conférence de presse ce samedi 17 janvier à l’hôtel Amphitrite de Rabat. Motif de cette conférence: dénoncer des ”dysfonctionnements » dans la préparation de la finale qui opposera, ce dimanche 18 janvier, les Lions de l’Atlas et les Lions de la Teranga.
Cette curieuse annonce fait suite à un communiqué de la même fédération, attribuant, accrochez-vous bien!, des intentions de “sabotage” à l’encontre de la sélection sénégalaise! Dans ce communiqué, la FSF dénonce d’abord l’arrivée “chaotique” de sa sélection, hier vendredi à la gare de Rabat-Agdal, en provenance de Tanger. Les coéquipiers de Sadio Mané se seraient retrouvés au milieu d’un bain de foule, se lamente-t-elle.
Les Lions du Sénégal sont arrivés à Rabat cet après-midi. Un accueil chaleureux leur a été réservé par les supporters sénégalais. Seule ombre au tableau : l’absence de sécurité et le grand désordre à la gare de Rabat-Agdal. pic.twitter.com/ZdKE3XwYVb
— RTS SENEGAL (@RTS1_Senegal) January 16, 2026
Seulement voilà, la Fédération sénégalaise a juste oublié de dire qu’elle est elle-même responsable de cette « arrivée chaotique ». En effet, c’est elle qui a communiqué publiquement la date, l’heure et le lieu exacts du déplacement de sa sélection à la gare Rabat-Agdal.

La FSF attendait-elle des autorités marocaines d’empêcher par la force les supporters sénégalais de se porter à l’accueil de leur sélection nationale ou vider carrément la gare Rabat-Agdal de ses passagers quitte à paralyser le trafic ferroviaire national pour éviter le « dérangement » de ses joueurs ?
Mais passons, car la FSF, qui ne trouvait rien à redire sur l’organisation depuis le début de la CAN, a encore jugé que l’hôtel proposé à sa sélection, en plein centre de la capitale, était “modeste par rapport aux standards habituellement réservé aux équipes finalistes”, que sa “configuration ne répondrait pas aux exigences de tranquillité, d‘espace et de confort nécessaires à une préparation optimale”.
Plus encore, elle s’est autorisée à critiquer le dispositif sécuritaire mis à sa disposition, estimant que ce dispositif, “limité à cinq agents de police”, serait insuffisant” au regard de l’importance de l’événement et de la mobilisation populaire attendue.
Voyez, on pourrait allonger la liste des griefs, mais il ne faut pas pousser. La manœuvre est trop visible pour duper qui que ce soit: prêcher le faux pour avoir le vrai.
Une chose reste sûre: ce n’est pas avec cette mentalité victimaire et complotiste qu’on fera avancer l’Afrique.
Simplement pathétique!



