
Avec la triplette Espagne-Algérie-“polisario”, on ne s’ennuie jamais. Ils voient le Maroc partout, en parlent matin, midi et soir, ne cessent de vouloir en découdre avec lui comme Don Quichotte, avec les fameuses moulins à vent.
Le voisin espagnol s’y reconnaîtra, d’abord. Jeudi 10 septembre, il est monté sur ses grands chevaux pour annoncer, à grand coup de trompettes médiatiques, l’adoption par sa chambre basse (congrès des députés) d’une proposition de loi prévoyant l’octroi de la nationalité espagnole aux sahraouis nés sous occupation espagnole. Mieux vaut être né sous occupation que sous « X » !
Motif invoqué à cette décision ? Don Quichotte n’aurait pas fait mieux: “redresser un tort colonial”. Or, ne voilà-t-il pas notre le « malin » espagnol ouvrir les portes de l’Espagne et, de l’Europe en général, à des “sandalos” biberonnés à l’idéologie jihadiste et, paf!, rodés au maniement du Kalach’. Adnane Abou Walid al-Sahraoui, fondateur de “l’Etat islamique au Grand Sahara”, devenu “province du Sahel” sous son fils Abou al-Bara al-Sahraoui, ont fait leurs premières armes à Tindouf avant de sévir dans la région sahélo-saharienne.
A ceux qui disent que l’Espagne récupère, à travers cette initiative législative, une carte contre le Maroc, nous leur répondrons que cette carte a déjà changé de main. Le Sahara est aujourd’hui plus marocain qu’il ne l’a été. Par la force du droit international (cf: résolution 2797), le momentum international historique autour du Plan d’autonomie sous souveraineté marocaine, sans parler de l’évidence historique et géographique.
N’en déplaise aux relais espagnols de la fausse “cause sahraouie”, la proposition de loi citée plus haut profite plutôt au Maroc. Elle va permettre ce que le “polisario” et sa marrane algérienne ont toujours refusé : le tri entre celui qui est sahraoui et celui qui ne l’est pas. Conséquence : Alger et son rejeton séparatiste qui se livraient impunément à la charity-business vont sûrement trinquer.
Et ce n’est pas fini! L’initiative législative espagnole risque de produire un effet inespéré par la mafia d’Alger et de Rabouni: un départ massif de Tindouf vers l’Espagne. C’est le « ciao bella »!
Alger coupe avec Abou Dhabi, cherchez le Maroc !
Autre croustillante, et non des moindres: la rupture par Alger de ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi. La décision, annoncée en grande fanfare hier jeudi par l’agence de presQue algérienne, a été attribuée à de prétendues « ingérences répétées » d’Abou Dhabi dans les affaires internes des pays de la région, « notamment au Mali, en Libye et au Soudan ». Rien que ça!
Pour une fois, « l’Marok », sport national en Algérie, est épargné. Mais nos frères émiratis n’ont pas attendu longtemps pour révéler le pot aux roses. « Si l’amour du Maroc va pousser certains à choisir la rupture avec nous aux Emirats arabes unis, eh bien, bienvenue à toute rupture (…) Nous ne changerons pas notre position, ô Maroc de la fierté et de la noblesse. Un pays cher, un peuple cher, et une fraternité que les positions passagères ne sauraient ébranler. Tel est le sentiment de la rue émiratie« , rapportait l’éminent universitaire émirati Dr Abdul Khaleq Abdullah sur son compte « X ».
Pour le « Titanic el Mouradia », c’est encore pschitt. Les liens entre Rabat et Abou Dhabi sont assez robustes pour céder aux petites manœuvres, du reste pathétiques et pitoyables, d’un voisin qui ne craint plus le ridicule.
Heureusement que le ridicule ne tue pas. Si tel était le cas, les rues d’Alger seraient jonchées de cadavres.
