
“Mort d’un ENVAHISSEUR de diabète et fuite d’un autre atteint de varicelle, les derniers symptômes de la crise sanitaire à Ceuta”. C’est en ces termes indignes, abjects et scandaleux que le média “El Español” a rapporté le décès, jeudi 3 septembre, d’un mineur marocain, 17 ans, dans un centre d’accueil temporaire à Sebta occupée.
Ce n’est pas du journalisme, c’est un déni d’humanité insupportable à l’égard des migrants, doublé d’une atteinte grave au respect dû aux morts.
Face à ces dérives aussi inquiétantes et dangereuses, des voix espagnoles mêmes se sont élevées pour dire : “Basta!” (ça suffit!). Voici in extenso la réaction indignée d’un militant à ce genre de dérapages aux relents fascistes.
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La mort d’un « envahisseur » diabétique et la fuite d’un autre atteint de varicelle ne font pas la une de la presse allemande des années 1930 parlant des Juifs, ni de la presse française déshumanisant les républicains espagnols fuyant Franco. Non, il s’agit d’un journal de défense des droits humains, El Español, qui parle d’un être humain qui vient de mourir, ce qui rend le titre encore plus odieux. Ce prétendu « envahisseur » était un mineur, un enfant, malade du diabète, qui se trouvait dans un centre d’accueil à Ceuta. Mais à cause du titre, il est devenu un envahisseur. Voilà comment opère la déshumanisation. D’abord, on cesse de se soucier des gens, puis on parvient à ce qu’on ne se soucie plus de ce qu’on connaît trop bien dans cette langue, et qu’on connaît trop bien.
@jaumeasens “Invasor”: así llaman en El Español a un niño muerto. ¡Que vergüenza!
No es un titular de la prensa alemana de los años 30 hablando de los judíos. Ni de la prensa francesa deshumanizando a los republicanos españoles que huían del fascismo.
Es @lauragarofanoes de @elespanolcom hablando hoy de un menor de edad que acaba de morir pic.twitter.com/uD5sHreyhF
— Jaume Asens (@Jaumeasens) September 4, 2026



