
Par la porte de la science et du savoir, la professeure Najima Ghazali Taï Taï, ancienne ministre marocaine de l’Éducation et professeure invitée dans plusieurs universités européennes et arabes, met en lumière un événement scientifique d’envergure accueilli par le Royaume d’Arabie Saoudite : la 25e édition de l’Olympiade asiatique de physique 2025.
Dans cet article exclusif pour Le Collimateur, la professeure Ghazali exprime sa profonde admiration pour la qualité de l’organisation et la place croissante du Royaume dans le paysage scientifique mondial. Elle salue également le soutien royal accordé à l’éducation et à la recherche en Arabie Saoudite, tout en mettant en avant les liens culturels et scientifiques qui unissent les pays asiatiques et arabes. Elle affirme sa fierté quant à l’excellence des universités marocaines dans le domaine de la physique au niveau mondial.
Mme Ghazali a déclaré que l’Arabie Saoudite a émerveillé le monde par la qualité exceptionnelle de l’organisation de cette 25e édition de l’Olympiade asiatique de physique, qui se tient à l’Université du Roi Fahd du Pétrole et des Mines à Dhahran.
Elle a affirmé avoir été impressionnée par les cérémonies d’ouverture, qui ont reflété le statut scientifique croissant du Royaume, ainsi que par les performances artistiques inspirées du patrimoine saoudien, et le programme riche de l’Olympiade, qui comprend des activités éducatives, culturelles et récréatives permettant aux participants de découvrir l’héritage civilisationnel et le développement du pays.
Elle a souligné que cet événement scientifique contribue à renforcer les relations entre l’Arabie Saoudite et les pays participants, à promouvoir le tourisme intérieur, et à refléter l’aspiration du Royaume à un avenir scientifique prospère qui pourrait surpasser le modèle européen, notamment grâce au fort soutien du Roi Salmane Ben Abdelaziz et de son prince héritier, Mohammed Ben Salmane, à l’éducation et à la jeunesse.
Mme Ghazali a mis en avant que le succès de l’organisation témoigne de la compétence du ministère saoudien de l’Éducation, de la Fondation du Roi Abdulaziz et de ses hommes pour le talent et la créativité “Mawhiba”, ainsi que de l’Université du Roi Fahd du Pétrole et des Mines. Elle a rappelé que l’Olympiade avait commencé en 1999-2000 avec seulement 12 pays participants, alors qu’aujourd’hui, plus de 30 pays se réunissent sur le sol saoudien sous le slogan : « Ensemble, nous générons l’énergie du futur », un slogan qui, selon elle, reflète une volonté sérieuse d’investissement dans les sciences appliquées.
Elle a expliqué que cet événement ravive l’espoir de retrouver la grandeur scientifique d’antan, d’autant plus que la physique était un domaine d’excellence pour de nombreux savants asiatiques et arabes à travers l’histoire, parmi eux Ibn Al-Haytham, qui a apporté des contributions majeures à l’optique ; Ibn Sina, qui a étudié les forces et les mouvements ; et Al-Khwarizmi, fondateur de l’algèbre et de la trigonométrie, en plus de nombreux autres érudits encyclopédiques.
À l’occasion de cet événement scientifique, Mme Ghazali a exprimé sa fierté pour le Royaume du Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui accorde une grande importance à l’encouragement des sciences appliquées. Elle a souligné que le Maroc avait réalisé un exploit notable en 2021, lorsque quatre universités marocaines ont été classées parmi les 500 meilleures au monde en physique selon le classement de Shanghai. Il s’agit des universités : Mohammed Premier à Oujda, Mohammed V à Rabat, Hassan II à Casablanca, et Cadi Ayyad à Marrakech, surpassant ainsi toutes les autres universités arabes et africaines.
Elle a conclu en affirmant que cette Olympiade marque un tournant vers un avenir plus radieux pour le monde arabe et asiatique dans les domaines de la science et du savoir, et ravive l’espoir de bâtir des générations créatives capables d’exceller et d’innover.