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”Etat voyou” : quand un ex – conseiller au département d’Etat américain sort la sulfateuse contre l’Algérie

Invité sur France24 pour commenter le non-renouvellement du mandat de la “Minurso”, suite au double veto russo-américain le 30 octobre au Conseil de sécurité de l’ONU, Hazem Alghabra, ex-conseiller au département d’Etat américain, a sonné la charge contre l’Algérie. A la question du journaliste tunisien Hakim Beltifa sur une prétendue “responsabilité de l’administration américaine dans l’impasse”, l’ancien haut fonctionnaire américain a d’abord précisé que la position américaine était “très claire” et que “le président Trump (était) “plus que clair” sur la question du Sahara marocain”. “Le président Trump avait reconnu la marocanité du Sahara lors de son premier mandat et, maintenant, il en est à son deuxième mandat. La position américaine ne peut donc être surprenante pour aucune partie”, a-t-il rétorqué. “D’autre part, il faut souligner que le rôle de l’ONU n’était pas fructueux par le passé, pas plus d’ailleurs qu’aujourd’hui. La situation à l’ONU est à la fragmentation”, a-t-il relevé, avant de tacler son vis-à-vis russe, Dmitry Bridzhe, directeur de l’unité des études russes au sein du Center of Arabic Eurasian Studies (CAES).

 

“J’ai écouté les propos de votre invité, c’est comme si j’écoutais le discours de la Russie des années soixante ou soixante-dix. Le discours soviétique revient de manière préoccupante. Malheureusement, la Russie est devenue un soutien pour les Etats voyous, ou des Etats soutenant des Etats voyous. Quand je vois ces alliances entre la Russie et l’Iran, la Russie et la Corée du Nord, la Russie et l’Algérie …”, a-t-il encore dégainé, avant d’être (curieusement!) stoppé par le journaliste d’origine tunisienne. “Vous ne pouvez pas considérer l’Algérie comme Etat voyou, monsieur Hazem Alghabra”, a-t-il dit. “Etat voyou ou Etat soutenant des Etats voyous”, a rétorqué M. Alghabra. 

PS : qualifier l’Algérie d' »Etat », c’est lui faire trop d’honneur. L’Algérie est dirigée d’une poigne de fer par une mafia depuis son « indépendance » en 1962. Et ce n’est surtout pas le peuple algérien qui dira le contraire. Est-ce un hasard si ce peuple opprimé revendiquait haut et fort lors de son « hirak » de 2019 le retour des militaires à leurs casernes et l’instauration d’un Etat réellement civil et démocratique?  

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