
Par : Hedi KENDIRE
Cinquante ans. C’est la durée de l’attente que Mike Waltz a rappelée au Polisario, après l’avoir reçu. Il ne lui a pas offert un statut. Il lui a signifié une échéance : les réfugiés ont besoin d’options réelles, pas d’une décennie de plus.
Met with the Polisario. Refugees in the Tindouf camps have waited 50 years. They deserve real choices, not another decade of waiting. The basis for a solution is on the table. pic.twitter.com/G6bvdmtDIc
— Ambassador Mike Waltz (@USAmbUN) September 30, 2026
Le message a un second destinataire. Quelques jours plus tôt, Ahmed Attaf montait à la tribune de l’ONU pour réciter le catéchisme du colonialisme et de la décolonisation. Un discours moisi, servi à une assemblée qui n’écoute plus. Washington a répondu sans le nommer.
Massad Boulos l’a dit sans détour : l’accord n’est peut-être pas pour demain, mais aucune solution autre que l’autonomie marocaine n’est et ne sera sur la table. Eux, ils ont les manœuvres, nous, nous avons la terre et la légitimité.
Alger avance désormais seule. Le Premier ministre nigérian a cité le Maroc comme un allié et un ami, devant l’Assemblée générale. Un pays que l’Algérie comptait parmi ses clientèles africaines. Les avions et hélicoptères militaires livrés récemment n’y changent rien : on n’achète pas un vote, et aucune flotte ne remplace une diplomatie.
Il reste un choix aux dirigeants du « Front » : négocier le cadre qui existe ou continuer à administrer une attente. Les camps, eux, n’ont pas de calendrier.



