
Alger a officialisé jeudi 10 septembre la rupture de ses liens diplomatiques avec Abou Dhabi, invoquant des ingérences répétées des Émirats arabes unis dans les affaires de plusieurs pays de la région, particulièrement dans le voisinage immédiat de l’Algérie.
Le ministère algérien des AE n’a pas donné d’explications claires, nettes ou détaillées pour justifier cette décision de non-retour. Mais le président Abdelmajid Tebboune n’a jamais mâché ses mots contre Abou Dhabi, accusée d’être à l’origine des « maux » de la région, notamment au Mali, la Libye et le Soudan. “Là où ils mettent le pied, le sang coule, c’est grave et nous avons des preuves”, avait-il pointé fin juillet 2026 lors d’une « une entrevue avec des représentants de la presse nationale ».
Quand l’hôpital se fout de la charité…
Des « preuves » qui n’existent évidemment que dans l’imagination morbide d’un régime qui n’en a jamais raté pour fourrer son « Nif » clownesque dans les affaires internes d’autrui, et ce n’est pas qu’au « Mali, en Libye et au Soudan ». Alger, qui abrite, arme et finance le « polisario » depuis un demi-siècle pour nuire aux intérêts suprêmes du Maroc, n’a pas de leçons à donner sur le principe de non-ingérence et de respect de la souveraineté des Etats. C’est l’hôpital qui se fout de la charité.
Accuser un autre Etat d’ingérence quand on est soi-même champion de l’ingérence, cela relève de la « projection psychologique ». De l’effet miroir, selon psychiatre Carl Jung.
Ce qui fait peur au raïs du « Titanic el Mouradia », c’est plutôt la montée en puissance de l’axe Rabat – Aboud Dhabi dont l’alliance géoéconomique promet de redistribuer les cartes dans la région. Mais en optant pour la rupture avec Abou Dhabi, après Rabat en 2021, le régime algérien joue sa survie.