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Meute anti-marocaine en Espagne: la face crapuleuse de l’extrême-gauche

Par : Mohamed KHOUKHCHANI

Par : Mohamed KHOUKHCHANI

À chaque succès stratégique de la diplomatie marocaine sur l’échiquier international, l’opinion publique espagnole est prise au dépourvu par des salves verbales maladroites, émanant de certains cercles de la gauche radicale espagnole, en premier lieu la dirigeante de Podemos, Ione Belarra, qui n’a pas hésité à qualifier le régime marocain de « totalitaire et dictatorial » et à réduire le Royaume à un simple « instrument » des États-Unis et d’Israël dans la région.

Ces déclarations, qui s’inscrivent dans une séquence d’attaques récurrentes menées par l’extrême gauche espagnole, notamment lors des tensions liées aux dossiers migratoires et aux enjeux géopolitiques entre Madrid et Rabat, ne dévoilent en réalité rien d’autre qu’une incapacité interne et un complexe politique trouvant dans le Maroc un exutoire populiste.

Comment répondre à ces surenchères indécentes de manière méthodique, balayer la poussière idéologique et rétablir la souveraineté marocaine dans toutes ses dimensions ? C’est ce que nous entreprenons dans cette lecture critique, qui entend mettre les points sur les i, démasquer les projections politiques et éclairer la trajectoire historique de l’État marocain, ainsi que les exigences d’une souveraineté en voie d’achèvement.

Premièrement : une crise de la gauche espagnole en quête de bouc émissaire.

Le paysage politique espagnol connaît un glissement marqué vers la droite ces derniers temps, ce qui a poussé la gauche radicale, et Podemos en particulier, à chercher des prétextes pour ranimer sa popularité déclinante. Le Maroc a alors été désigné comme la cible de tous les échecs intérieurs, recevant des accusations sans fondement.

Qualifier un régime politique ancien, fondé sur une monarchie parlementaire, une alternance démocratique par les urnes et des constitutions évolutives renforçant les libertés publiques et la séparation des pouvoirs, de « totalitaire », relève soit d’une ignorance crasse, soit d’une mauvaise foi manifeste. Un État où des partis concurrents se disputent le pouvoir, où des élections transparentes sont organisées régulièrement, où des réformes structurelles touchent la justice, la régionalisation avancée, le Conseil de la concurrence et les instances de parité et d’égalité des chances, ne saurait être dictatorial que dans l’imagination de ceux qui préfèrent le discours de haine aux programmes politiques réalistes.

Deuxièmement : la souveraineté marocaine, une décision nationale ne relevant de personne.

Ce que les critiques des choix extérieurs du Maroc ignorent, c’est que l’établissement de partenariats avec les grandes puissances comme les États-Unis et Israël ne découle que d’une volonté nationale pure et d’un intérêt souverain suprême, dont les priorités sont la défense de l’intégrité territoriale, la consolidation de la sécurité nationale et l’élargissement des domaines de coopération économique et technologique.

Le Maroc n’a jamais été un vassal, et ne sera jamais un instrument entre les mains de quiconque ; il est un acteur régional et international influent, bâtissant ses alliances sur la base de l’égalité et du respect mutuel. Il est absurde de l’accuser de soumission, alors qu’il est le seul État africain à entretenir des relations équilibrées avec Washington, Tel-Aviv, les capitales européennes et du Golfe, sans que rien ne lui soit imposé. Le dossier du Sahara marocain, qui a bénéficié d’un soutien américain, espagnol et français décisif ces dernières années, est la meilleure preuve de l’efficacité de cette diplomatie indépendante, qui convainc ses alliés par la justice de ses positions, et non par une logique de dépendance.

Troisièmement : l’étrange paradoxe du discours de Podemos.

L’étrangeté de la situation atteint son paroxysme quand ces accusations émanent d’un parti souffrant d’une marginalité politique en Espagne même, et d’une incapacité à peser sur la politique étrangère de Madrid. Ceci explique le recours de ses dirigeants à un discours populiste et désordonné, comme s’ils tentaient de compenser leur absence des cercles de décision par des déclarations chocs, accusant le Maroc de maux qui ne correspondent en rien à sa réalité, dans l’espoir d’agiter une scène politique qui leur est désormais fermée.

La réalité, pourtant, veut que la diplomatie espagnole officielle, consciente du poids stratégique du Maroc, s’emploie à dépasser ces faux pas et à s’engager dans un partenariat pratique et constructif avec Rabat, loin des slogans creux des partis marginaux. Cela révèle que les cris de Podemos ne sont pas dirigés vers Rabat, mais vers l’intérieur espagnol, tout en tombant dans le piège de la vulgarité politique, qui discrédite tout discours et le rend risible et ignorable.

Quatrièmement : l’achèvement de la souveraineté, un processus historique tourné vers l’avenir.

Cependant, la réponse à ces platitudes ne doit pas se cantonner à une critique ponctuelle ; elle doit être un prolongement du rappel, adressé à l’histoire et aux sociétés espagnole et marocaine, d’une vérité fondamentale : le Maroc n’a pas encore achevé la récupération de toutes ses terres, et la souveraineté nationale n’est pas qu’un slogan, mais un projet en constante consolidation et achèvement.

Depuis son indépendance des colonisations française et espagnole, le Maroc a mené un combat de grande envergure pour édifier un État moderne, fondé sur des institutions, une planification stratégique et un développement de terrain, transformant ses provinces du Sud en pôles attractifs pour l’investissement et en centres logistiques reliant l’Afrique à l’Europe. Il a su transformer les défis naturels en opportunités de développement et réaliser un miracle politique de stabilité dans une région troublée.

Mais la mémoire nationale, qui n’a jamais cédé un pouce de terre, demeure tournée vers l’achèvement de la souveraineté sur les enclaves restantes : Ceuta et Melilla occupées, les îles Chafarinas, et les rochers qui jalonnent les côtes méditerranéennes, toujours sous administration espagnole, en contradiction flagrante avec la géographie et l’histoire. Plus encore, des questions légitimes se posent quant aux îles Canaries, prolongement naturel du Rif atlantique marocain, séparées des côtes marocaines par quelques dizaines de milles seulement, ce qui rend leur présence hors de la souveraineté marocaine une anomalie qu’il convient de dépasser dans le cadre de relations de voisinage sincères, débarrassées de tout esprit colonial suranné.

Le temps est venu pour l’Espagne de comprendre que les déclarations provocatrices et la prétendue défense de la démocratie dans un pays qui la pratique effectivement, et de manière plus solide que certaines de ses propres régions, constituent une contradiction qui affaiblit sa position négociatrice et creuse l’écart entre le discours et les actes. Le Maroc d’aujourd’hui, avec son armée robuste, sa diplomatie avisée et sa société attachée à son unité, ne prête pas attention aux aboiements de ceux qui ont perdu leur boussole ; il avance avec détermination sur la voie du renforcement de sa souveraineté et de l’achèvement de ce qui reste d’une souveraineté inachevée, convaincu que l’avenir appartient à ceux qui respectent leur souveraineté et leur histoire, et non à ceux qui trafiquent la dignité des peuples dans des marchés électoraux éphémères.

Le Maroc, roi, peuple et institutions, achèvera son cheminement souverain, et les tempêtes de paroles dénuées de sens ne l’en détourneront pas, quelles que soient les voix du rejet et de l’alignement idéologique qui s’acharnent contre lui, car la souveraineté marocaine n’est pas une faveur que l’on sollicite, mais une réalité qui s’exerce et s’accomplit, chaque jour, sur le terrain et dans les consciences.

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