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Espagne: quand les fascistes reprennent du poil de la bête 

Des manifestations violentes ont eu lieu hier mercredi 2 septembre dans plusieurs villes éloignées du royaume ibérique, notamment Madrid, Barcelone, Valence et Séville, à l’appel du Parti populaire (PP) et de “Vox”, excroissance directe et surtout abjecte d’une droite espagnole résolument hostile au Maroc. Le timing de ces manifestations qui ont basculé vers des dérives xénophobes odieuses semblait avoir été bien choisi: la “journée de Ceuta”, célébrée ce 2 septembre, en commémoration du 612è anniversaire de la prise de Sebta par le forces du roi Jean 1er du Portugal à la dynastie mérinide (Lisez bien: la dynastie mérinide marocaine). 

Passons sur les procès en “trahison envers la nation” imputés au socialiste Pedro Sanchez, dont le “délit”, paraît-il, est de ne pas céder aux chants inquisiteurs de fascistes délibérément maurophopbes… Passons aussi sur ces agressions physiques contre des journalistes, dont celui de la télévision publique “TVE”, dont le “tort” était de relayer des slogans dignes de la tristement célèbre époque franquiste… Les thuriféraires du “généralissime” avaient un coupable tout désigné, le Maroc, encore et toujours le Maroc. 

Malgré le démenti catégorique de l’Etat espagnol, gouvernement et services confondus, les héritiers du “Caudillo” persistent à pointer du doigt le Maroc, accusé sans la moindre preuve d’être à l’origine de la crise de Sebta. Mais cette hystérie anti- marocaine ne dupe personne: les extrémistes espagnols, en agitant l’épouvantail du « Moros », veulent conquérir le pouvoir. Et il faut s’attendre à un surplus de « maurophobie » de leur part, d’autant plus que les élections générales en Espagne approchent à grand galop (août 2027). 

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