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Le Sahara oriental, une terre marocaine spoliée : les archives françaises rétablissent une vérité historique

Par : Mohamed KHOUKHCHANI

Par : Mohamed KHOUKHCHANI

Introduction.

Le mouvement de l’Histoire penche désormais vers une revendication légitime des territoires spoliés du Royaume du Maroc. Alors que le dossier du Sahara « occidental » a été clos par la Résolution 2797 du Conseil de sécurité, il reste désormais à libérer les territoires du Sahara oriental, que la France avait arrachés au Maroc pour les concéder à l’Algérie. La récente remise d’archives françaises au Maroc constitue une étape décisive pour rétablir la vérité historique et ouvrir la voie à une revendication légitime.

I. L’amputation du territoire marocain : une spoliation méthodique.

Dès son installation dans l’Algérie voisine au XIXe siècle, la France a procédé à l’amputation insidieuse du Maroc, le privant d’une partie de ses territoires par étapes successives. La présence du Maroc dans le Touat, le Gourara et le Tidikelt était alors effective, comme en témoignaient les dahirs de nomination, les pièces de monnaie et les liens avec le pouvoir central.

Le processus de spoliation s’est accéléré avec les accords franco-marocains de 1901 et 1902. Signés sous la contrainte, ces textes ont amené le sultan Moulay Abdelaziz à entériner l’annexion par l’Algérie française des régions du Touat, du Gourara et du Tidikelt. Le protocole d’accord du 20 juillet 1901 à Paris, complété par l’accord d’Alger du 20 avril 1902, a officiellement reconnu l’incorporation de ces régions au territoire algérien français. Le lieu de signature – le Quai d’Orsay à Paris – illustre bien le rapport de force du moment : le Maroc, à Paris, se voyait dicter un compromis par la puissance coloniale.

La spoliation s’est poursuivie jusqu’en 1958, lorsque la France a définitivement arraché ces territoires pour les offrir à l’Algérie. Des territoires comme Tindouf, Béchar, Adrar, le Touat, le Gourara et le Tidikelt ont ainsi été intégrés de force à l’Algérie française. Jusqu’en 1963, les populations de Tindouf et Béchar proclamaient encore leur attachement au Royaume du Maroc, brandissant leurs documents d’identité délivrés par les provinces d’Agadir et de Marrakech.

II. Les archives françaises : des preuves irréfragables de la marocanité du Sahara oriental.

La remise par la France de quelque 2,5 millions de documents d’archives au Maroc constitue un tournant historique. Ces archives, longtemps gardées sous clé, contiennent des correspondances officielles, des rapports administratifs, des cartes et des accords franco- marocains de 1901-1902 qui attestent de la souveraineté marocaine sur ces espaces sahariens avant la colonisation.

Les recherches menées dans les archives militaires de Vincennes ont permis de retrouver des documents restés inexploités. Une « Note et renseignements sur le Sahara occidental » de la fin du XIXe siècle qualifie les tribus du Sahara occidental de « marocaines » et affirme la suzeraineté du sultan chérifien sur le Touat. Cette marocanité n’est pas une revendication rétrospective, mais le résultat d’un examen administratif français.

Les archives révèlent également que l’administration française elle-même rencontrait, dans le « Sahara occidental » qu’elle décrivait, une profondeur tribale, politique et commerciale marocaine. Un officier français du début du XXe siècle, Martin, avait d’ailleurs démontré, sur la base des archives et du terrain, la présence effective du Maroc dans ces régions – un travail qui lui valut d’être sommé de le remettre et de voir sa carrière brisée.

III. Plaidoyer pour la récupération des territoires spoliés.

Ces archives constituent désormais un levier diplomatique et juridique majeur pour le Maroc. Elles permettent de consolider le dossier marocain devant les instances internationales et de répondre définitivement aux thèses séparatistes qui contestent la marocanité du Sahara, tant occidental qu’oriental.

La spoliation du Sahara oriental constitue le plus grand hold-up du siècle. Une dizaine de territoires du sud-est marocain ont été arrachés au Royaume et offerts à l’Algérie. Pourtant, des documents juridiques et historiques conservés dans les archives françaises peuvent désormais étayer la souveraineté du Maroc sur une partie du Sahara. L’accès à ces archives, qui « font trembler » le régime algérien, servira de preuves irréfragables attestant juridiquement et historiquement que de vastes territoires rattachés aujourd’hui à l’Algérie ont de tout temps été des territoires marocains.

Le geste de la France témoigne d’une nouvelle maturité dans la relation avec le Maroc et marque la fin d’une époque où Paris privilégiait un équilibre fragile entre Rabat et Alger au détriment de la transparence historique. Il s’inscrit dans une dynamique de réchauffement spectaculaire des relations bilatérales, scellée par la reconnaissance explicite par la France, en juillet 2024, de la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental.

Conclusion.

La remise des archives françaises au Maroc rétablit une vérité historique longtemps occultée : le Sahara oriental – Touat, Gourara, Tidikelt, Tindouf, Béchar, Adrar – est une terre marocaine spoliée par la France coloniale. Fort de ces preuves irréfragables, le Royaume du Maroc est en droit de revendiquer la récupération de ses territoires. 

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