
La vidéo filmée et mise en ligne depuis un magasin d’antiquités sur « Alshareey TV » fait froid dans le dos. “Des objets historiques récupérés dans des ksour ou des casbah abandonnés sont revendus aux touristes étrangers”, avoue un antiquaire sans peut-être réaliser la gravité de ce fléau, une véritable atteinte à notre mémoire collective.
Un bouleversant aveu qui réinterroge une fois de plus l’efficacité de la lutte contre le trafic illicite de biens patrimoniaux nationaux d’une valeur inestimable, une véritable hémorragie pour un pays de grande civilisation comme le nôtre.
Pour rappel, pas moins de 25 000 pièces archéologiques pillées au Maroc ont retrouvées en 2005 en France, avant d’être restituées au Royaume en 2021. Une saisie record qui devait appeler, bien plus qu’une riposte législative, un resserrement de contrôle effectif et un travail de sensibilisation acharné autour de nos trésors patrimoniaux.
