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Après l’Arabie saoudite, l’Egypte sonne le tocsin contre les périls séparatistes – décryptage

Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi vient de lancer un avertissement contre les parrains des entités séparatistes. Intervenant samedi 24 janvier devant l’Académie de Police au Nouveau Caire, à l’occasion du 74ᵉ anniversaire de la Fête de la Police, il a fustigé sans les nommer les artisans des guerres par procuration, en insistant sur le principe de respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats. 

 

@alarabiya

السيسي: الدول التي أنشأت ميليشيات « دُمرت » #العربية

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Le chef de l’Etat égyptien a averti que les parrains de ces « proxy wars » sont eux-mêmes condamnés à l’autodestruction. L’allusion à l’Iran, qui compte plusieurs mandataires dans la région (Hezbollah au Liban Sud, Houtis au Yémen, les milices chiites irakiennes, pour ne pas citer la milice du « polisario » entraînée par des experts militaires du Hezbollah), est à peine voilée.

La sortie du président égyptien dénote un sursaut de conscience généralisée quand au danger que font planer les milices séparatistes sur la stabilité et l’unité territoriale des Etats de la région. Elle est en tout cas en résonance avec la position de l’Arabie saoudite, meneur de la Coalition anti-houtis au Yémen.

Pour rappel, Ryad avait mené des frappes aériennes le 30 décembre 2025 contre deux navires dans le port d’Al Mukalla, au sud du Yémen, des navires qui devaient acheminer une cargaison d’armes aux milices séparatistes sudistes (Conseil de transition du Sud, CTS, dirigé par Aidarous al-Zoubaidi).

Les observateurs considèrent les déclarations d’Al-Sissi comme le signe précurseur de l’avènement d’un front arabe anti-séparatisme, car l’Égypte s’est officiellement jointe aux efforts saoudiens visant à préserver l’unité des institutions étatiques au Yémen, en Somalie et au Soudan.

Le Caire en a annoncé la couleur en se dressant clairement contre les « mandataires » des entités séparatistes qui bénéficiaient d’un soutien régional dans des zones comme le sud du Yémen, le « Somaliland », ou même les « Forces de soutien rapid »e au Soudan.

L’Égypte considère la présence continue de milices ou d’entités parallèles au Soudan et au Yémen comme une menace directe pour sa sécurité nationale et le canal de Suez, tout comme l’Arabie saoudite la considère comme une menace pour sa stabilité.

L’adhésion de l’Égypte à cet axe signifie que les « grandes puissances » de la région (l’Égypte et l’Arabie saoudite) ont pris une décision stratégique pour empêcher l’effondrement de l’État-nation au profit de milices séparatistes, même si cela implique un affrontement avec d’anciens « alliés ».

Le message égyptien est clair : « l’unité territoriale » prime sur toute considération politique, et seules les institutions légitimes sont reconnues.

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