<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>débat &#8211; Le collimateur</title>
	<atom:link href="https://lecollimateur.ma/tag/debat/feed" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://lecollimateur.ma</link>
	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
	<lastBuildDate>Tue, 16 Dec 2025 11:53:40 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/11/cropped-logo-32x32.png</url>
	<title>débat &#8211; Le collimateur</title>
	<link>https://lecollimateur.ma</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Réaction aux articles de Le Collimateur. À propos de l’histoire juive au Maroc : entre reconnaissance légitime et rigueur historique nécessaire</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/200848</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 11:53:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[Présence juive au Maroc]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=200848</guid>

					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI À propos de l’histoire juive au Maroc : entre reconnaissance légitime et rigueur historique nécessaire Les articles consacrés à l’histoire juive au Maroc parus récemment dans Le Collimateur, notamment celui de Marco Baratto intitulé « Deux mille ans de vie juive au Maroc : un patrimoine d’une valeur inestimable » et les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200576" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/khoukh-A-390x220.jpg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>À propos de l’histoire juive au Maroc : entre reconnaissance légitime et rigueur historique nécessaire</p>
<p>Les articles consacrés à l’histoire juive au Maroc parus récemment dans Le Collimateur, notamment celui de <a href="https://lecollimateur.ma/200679">Marco Baratto</a> intitulé « Deux mille ans de vie juive au Maroc : un patrimoine d’une valeur inestimable » et les contributions récurrentes de Marc Cohen, ont le mérite indéniable de remettre au centre du débat public une composante essentielle, ancienne et longtemps marginalisée de l’histoire marocaine. Cette démarche de reconnaissance appelle cependant une lecture nuancée, rigoureuse et contextualisée, afin d’éviter toute simplification ou glissement interprétatif.</p>
<p>Une ancienneté incontestable et un patrimoine réel</p>
<p>Il ne fait guère de doute que la présence juive au Maroc est l’une des plus anciennes du monde méditerranéen et africain. Les sources historiques, archéologiques et textuelles convergent pour situer cette présence bien avant l’avènement de l’islam, remontant à l’Antiquité, voire à plusieurs siècles avant notre ère. En ce sens, Marco Baratto a raison de souligner la profondeur historique et la valeur patrimoniale exceptionnelle du judaïsme marocain, tant dans ses expressions matérielles — synagogues, mellahs, cimetières — que dans ses dimensions immatérielles : langues judéo-berbères et judéo-arabes, traditions religieuses, musique, cuisine et figures intellectuelles majeures.</p>
<p>Cette reconnaissance s’inscrit d’ailleurs dans une dynamique institutionnelle assumée par le Maroc contemporain, notamment depuis la Constitution de 2011, qui consacre explicitement l’affluent hébraïque comme composante constitutive de l’identité nationale marocaine. À ce titre, la valorisation du patrimoine juif n’est ni un geste conjoncturel ni un artifice diplomatique, mais le prolongement d’une continuité historique et politique.</p>
<p>Judaïsme et Imazighen : une réalité partielle, non généralisable.</p>
<p>L’un des points les plus sensibles de ce débat concerne la relation entre les populations amazighes et le judaïsme avant l’islamisation. Les travaux d’historiens, y compris ceux cités par Ibn Khaldoun, attestent effectivement que certaines tribus amazighes se sont judaïsées, souvent au contact de communautés juives installées dans l’espace nord-africain. Toutefois, cette réalité demeure localisée et circonstancielle. Elle ne saurait être extrapolée à l’ensemble du monde amazigh ni constituer une identité religieuse dominante avant l’islam.</p>
<p>Il importe donc de distinguer entre reconnaissance d’une pluralité historique réelle et tentation de relecture identitaire excessive, qui risquerait d’instrumentaliser le passé au détriment de sa complexité.</p>
<p>Le Maroc, « premier État hébreu » ? Une affirmation infondée.</p>
<p>Certaines interprétations, parfois suggérées de manière indirecte dans le débat médiatique, laissant entendre que le Maroc aurait pu constituer une forme de « premier État hébreu », ne résistent pas à l’examen historique. Si des communautés juives ont exercé une influence économique, culturelle, voire locale dans certaines régions, le Maroc n’a jamais été un État juif, ni dans sa structure politique ni dans sa légitimité dynastique.</p>
<p>La continuité étatique marocaine s’est construite, depuis l’islamisation, autour de dynasties musulmanes, des Idrissides aux Alaouites, qui ont néanmoins assuré, à des degrés variables, la protection des communautés juives en tant que minorité reconnue. Confondre coexistence, influence ou ancienneté avec souveraineté étatique relève d’un anachronisme qu’il convient d’éviter.</p>
<p>Cohabitation, protection et mémoire partagée</p>
<p>Les articles de Marc Cohen mettent à juste titre l’accent sur la cohabitation judéo-musulmane, souvent pacifique et encadrée par le pouvoir politique, notamment sous les sultans alaouites. Cette relation, bien que marquée par des périodes de tension ou de persécution — comme sous les Almohades —, s’inscrit globalement dans un modèle de coexistence qui distingue le Maroc d’autres contextes régionaux.</p>
<p>L’exode massif des Juifs marocains au milieu du XXᵉ siècle constitue sans doute la rupture la plus douloureuse de cette histoire pluriséculaire. Il s’explique par un faisceau de facteurs géopolitiques, idéologiques et sécuritaires, davantage que par une hostilité structurelle propre au Maroc. La persistance d’un lien affectif fort entre la diaspora juive marocaine et le Royaume en témoigne largement.</p>
<p>En guise de conclusion :</p>
<p>Les articles de Le Collimateur contribuent utilement à la réhabilitation d’une mémoire longtemps reléguée aux marges du récit national. Ils invitent à repenser l’histoire marocaine dans sa pluralité et sa profondeur. Cette entreprise est salutaire, à condition qu’elle demeure fidèle à la rigueur historique, qu’elle évite les raccourcis symboliques et qu’elle distingue clairement entre reconnaissance patrimoniale, réalité historique et projections contemporaines.</p>
<p>Reconnaître la place centrale du judaïsme marocain dans l’histoire du pays n’affaiblit en rien l’identité nationale; au contraire, cela la renforce en l’ancrant dans sa vérité plurielle, complexe et assumée.</p>
<p>Bruxelles le 16 décembre 2025.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Discussion du Programme gouvernemental, entre soutien et surenchère&#8230;</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/60626</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelhadi Gadi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 15:26:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[akhannouch]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[parlement]]></category>
		<category><![CDATA[programme]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=60626</guid>

					<description><![CDATA[Pour son baptême de feu au Parlement, à l&#8217;occasion de la discussion du programme gouvernemental (PG), la secrétaire générale du PSU et non moins sa députée a eu droit, ce mercredi sous la coupole, à un accueil digne d&#8217;une star. En effet, pour sa première montée au pupitre parlementaire, nombreux étaient les cliquetis des appareils &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Pour son baptême de feu au Parlement, à l&rsquo;occasion de la discussion du programme gouvernemental (PG), la secrétaire générale du PSU et non moins sa députée a eu droit, ce mercredi sous la coupole, à un accueil digne d&rsquo;une star. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En effet, pour sa première montée au pupitre parlementaire, nombreux étaient les cliquetis des appareils photo qui ont immortalisé le moment ! </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Sur le fond, c&rsquo;est sans surprise que Nabila Mounib a donné un ton plutôt politique à son intervention. En indiquant qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un « moment de responsabilité », elle<span class="Apple-converted-space">  </span>n&rsquo;a pas manqué de puiser dans l&rsquo;encrier qui est le sien. Notamment, sur la démocratie, les droits, les réformes, etc. Mais, on retiendra sa petite phrase: « Il ne faut pas tuer la politique sur l&rsquo;autel d&rsquo;une écrasante majorité ». Suivez son regard !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Quant aux autres intervenants, qui ont défilé entre 10 heures et 13h 20, ils ont valsé entre le soutien des partis de la majorité, qui peuvent compter sur le Groupe Constitutionnel dont les propos étaient très tendres, et les surenchères des formations de l&rsquo;opposition. Ces dernières, tout dans leur rôle, ont estimé que la déclaration sur la politique générale ne serait qu&rsquo;un chapelet de vœux pieux qui, à leurs yeux, manquerait de précisions et des modes opératoires pour sa mise en œuvre. De même qu&rsquo;ils se sont interrogés sur les moyens de financement des<span class="Apple-converted-space">  </span>ambitions affichées. </span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Fixations&#8230;</span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Sur ce même front, les interventions de l&rsquo;USFP et du PJD installent dès à présent la trame de ce que seraient leurs discours d&rsquo;opposition.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La Rose avance dans l&rsquo;habit victimaire en parlant, fidèle à la position développée par son premier secrétaire, de ce que le parti considère comme un « hégémonisme » du trio de la majorité. Pour l&rsquo;évaluation du PG, l&rsquo;on peut la résumer en peu de mots: « La déclaration n&rsquo;est pas au niveau des défis du moment « . Une formulation, bien que légitime, pèche par son « côté creux », d&rsquo;autant qu&rsquo;elle relève de la « redite ». </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Et de redite, justement, la palme devrait revenir au parti de la Lampe.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Abdellah Bouanou n&rsquo;a pas trouvé mieux que de se référer au communiqué du 9 septembre de son parti. On n&rsquo;était plus dans la discussion mais dans un effort de quête de légitimité sur laquelle les urnes ont rendu leur verdict. Et comme il fallait s&rsquo;y attendre, l&rsquo;intervenant a bifurqué sur le quotient électoral qui, visiblement, relève d&rsquo;un problème d&rsquo;indigestion. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Par ailleurs, une bonne partie de l&rsquo;intervention de Bouanou a tourné autour de la vie interne de sa formation.</span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Vue d&rsquo;en haut !</span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Maintenant, à écouter les nouvelles-vieilles prises de positions de certains politiciens, l&rsquo;on est vite pris par l&rsquo;idée de parler d&rsquo;un certain écartèlement quant à l&rsquo;appréhension même qu&rsquo;ils se font de l&rsquo;action politique en ce qu&rsquo;elle est censée être un levier, ou tout au moins, un instrument pour agir sur le quotidien des membres de la communauté. Or, ce n’est<span class="Apple-converted-space">  </span>certainement pas en étant tentés de jeter le discrédit sur tout un processus électoral qu&rsquo;on pourrait prétendre être un acteur agissant sur ce même quotidien ! Plus, l&rsquo;on toucherait même les rivages de parler de certaines formes latentes de distorsion tout aussi latente.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ceci dit, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, qui prenait note de tout ce qui se disait, est attendu pour répondre aux interventions des groupes et groupements parlementaires. Rendez-vous est pris pour 19 heures.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« cher•e•s », « électeur•rice•s », « déterminé•e•s »&#8230; L&#8217;écriture « inclusive » fait, de nouveau, débat en France</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/45622</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 May 2021 12:03:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[écriture inclusive]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=45622</guid>

					<description><![CDATA[Défendue par les chantres de l’égalité hommes-femmes, l’écriture « inclusive » fait, de nouveau, débat en France. Conçue pour lutter contre les stéréotypes liés aux sexes et les inégalités, l’écriture inclusive se caractérise par l&#8217;accord des noms et des adjectifs à l&#8217;aide d&#8217;un « point médian », comme « cher•e•s », « électeur•rice•s », « déterminé•e•s »…. Cette écriture « militante » propose aussi de nouveaux mots &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Défendue par les chantres de l’égalité hommes-femmes, l’écriture « inclusive » fait, de nouveau, débat en France.</p>
<p>Conçue pour lutter contre les stéréotypes liés aux sexes et les inégalités, l’écriture inclusive se caractérise par l&rsquo;accord des noms et des adjectifs à l&rsquo;aide d&rsquo;un « point médian », comme « cher•e•s », « électeur•rice•s », « déterminé•e•s »…. Cette écriture « militante » propose aussi de nouveaux mots comme « iels » pour « ils/elles », « toustes » pour « tous/toutes », « celleux » pour « celles/ceux »…</p>
<p>D’actualité il y a de cela plusieurs années, la polémique autour de l’écriture inclusive a refait surface dans l’hexagone après que des députés d’un parti politique de la place, Europe Écologie Les Verts (EELV), ont décidé de l’utiliser dans leur correspondance officielle.</p>
<p>Une décision qui n’a pas été du goût d’autres élus français qui ont crié au scandale et se sont empressés au nom de la « défense de la langue française » de déposer à l’Assemblée nationale deux propositions de Loi visant à interdire voire à pénaliser son utilisation.</p>
<p>Le premier texte, déposé en février dernier par plusieurs députés y compris de la Majorité présidentielle, veut interdire l’usage de l’écriture inclusive pour les personnes morales en charge d’une mission de service public. Le second, enregistré le 23 mars, « vise à interdire et à pénaliser l’usage de l’écriture inclusive dans les administrations publiques et les organismes en charge d’un service public ou bénéficiant de subventions publiques ».</p>
<p>« L’égalité entre les femmes et les hommes est un objectif qui doit être défendu de manière forte, mais l’usage accru du féminin dans la langue française, faisant fi des règles en vigueur et créant une confusion importante, ne permettra en rien d’atteindre l’objectif voulu, bien au contraire », avancent les députés dans leur argumentaire.</p>
<p>Pour étayer leur motif, ils s’appuient sur une déclaration de l’Académie française dans laquelle la prestigieuse institution dénonce l’écriture inclusive qu’elle considère comme un « péril mortel » pour l’avenir de la langue française.</p>
<p>En effet, le 26 octobre 2017, l’Académie française, réagissant à la diffusion d’une « écriture inclusive qui prétend s’imposer comme norme », a lancé « un cri d’alarme » devant cette « aberration ».</p>
<p>Selon la vénérable institution dont la fonction est de normaliser et de perfectionner la langue française, la démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques de cette écriture aboutirait à une « langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité ».</p>
<p>Les défenseurs de la pureté de la langue française s’appuient également sur la Constitution du pays qui considère que la langue française est « un élément fondamental de la personnalité et du patrimoine de la France » et qu’ »elle est la langue de l’enseignement, du travail, des échanges et des services publics ».</p>
<p>Ils se réfèrent aussi à une circulaire en date du 21 novembre 2017 relative aux règles de féminisation et de rédaction des textes publiés au Journal officiel. Cette circulaire invite à ne pas faire usage de l’écriture inclusive et rappelle que l’administration de l’État devait se conformer aux règles orthographiques et grammaticales en vigueur.</p>
<p>Pourtant, dénoncent-ils, des départements ministériels comme le Secrétariat d’État en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes continue d’adresser aux parlementaires des courriers intégralement écrits en écriture inclusive. Cette pratique est même directement encouragée par le ministère du travail qui a présenté un guide « de bonnes pratiques » à destination des TPE et PME recommandant de « délester la communication des stéréotypes de genre ».</p>
<p>Dès lors, quel crédit accorder à cette circulaire ?, s’insurgent les députés à l’origine de ces propositions de loi, regrettant au passage qu’il n’existe pas aujourd’hui en France une interdiction générale de l’utilisation de l’écriture inclusive au sein des administrations publiques et des entreprises ou associations en charge de mission de service public ou bénéficiant de subventions publiques.</p>
<p>Ils trouvent cette situation encore plus dommageable lorsqu’il s’agit de l’enseignement. En effet, soulignent-ils, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture se révèle déjà laborieux. En 2020, à l’entrée en sixième, près d’un élève sur deux n’avait pas le niveau de fluidité requis en lecture, affirment-ils.</p>
<p>C’est pour cela, considèrent-ils, que l’écriture inclusive est « un non‑sens » d’un point de vue de l’apprentissage de la langue française et représente une difficulté supplémentaire pour les enfants. Pire encore, l’écriture inclusive exclut les enfants souffrant de dyslexie et/ou de dysphasie. Or en France, 4 à 5 % des élèves d’une classe d’âge sont dyslexiques, 3 % sont dyspraxiques, et 2 % sont dysphasiques.</p>
<p>Ces enfants souffrent déjà beaucoup de ces handicaps « non visibles », il paraît impensable de leur rajouter des complexités dans leur apprentissage du langage pour une simple volonté politique, sous couvert « d’égalitarisme », plaident les parlementaires.</p>
<p>Pareil pour les malvoyants ou aveugles qui sont aussi inquiets de sa progression, car les dispositifs de lecture qu’ils utilisent sont inopérants.</p>
<p>Certains linguistes comme Bernard Cerquiglini, professeur émérite de l’Université de Paris, ne portent pas eux aussi dans leur cœur cette écriture « inclusive », qui bien qu’empreinte d’une « louable intention », serait « une fâcheuse erreur ».</p>
<p>Dans une tribune au Monde en date du 20 avril, Bernard Cerquiglini, auteur de Un Participe qui ne passe pas (Points, 2021) et Le ministre est enceinte (Points, 2018), estime que l’écriture « inclusive » ne correspond pas à une féminisation de la langue française, et que son usage et son extension promettent de se révéler socialement excluants, avec sa typographie (parenthèses, points médians, etc.), « incompréhensible, illisible, imprononçable et difficilement enseignable ».</p>
<p>Mais les défenseurs de l’écriture « inclusive » ne l’entendent pas de cette oreille et promettent de poursuivre leur lutte jusqu&rsquo;à imposer l&rsquo;écriture « Inclusive » et qu&rsquo;elle devienne la norme.</p>
<p>Eliane Viennot, professeure de littérature à l’université et auteure de « Non le masculin ne l’emporte pas sur le féminin », défend son importance, car « le langage structure notre pensée. Expliquer aux enfants que &lsquo;le masculin l’emporte sur le féminin’ ne peut guère contribuer à forger des consciences égalitaristes », affirme-t-elle.</p>
<p>Pour cette membre honoraire de l’Institut universitaire de France, la langue française a longtemps été plus égalitaire qu’elle ne l’est aujourd’hui. « Les hommes ont dominé la parole publique pendant des siècles. Mais il y a eu aussi, en France, une masculinisation délibérée du langage, à partir du XVIIe siècle, sous l’influence de &lsquo;puristes’ ».</p>
<p>Dans une tribune cosignée avec Raphaël Haddad, Docteur en sciences de l&rsquo;information et de la communication, directeur associé de l&rsquo;agence Mots-Clés, le 24 septembre 2020 sur Marianne, Eliane Viennot déplore que l’on critique « les impertinent.es qui osent se réapproprier leur langue, au lieu de participer à un mouvement qui ne s&rsquo;arrêtera plus –sauf à ce que l&rsquo;égalité régresse ».</p>
<p>Selon elle, les défenseur.es de l’écriture « inclusive » vont continuer leur action et exiger des réformes de l&rsquo;orthographe. Et « s&rsquo;il le faut, nous irons jusqu&rsquo;à mettre la main à la poche pour que les logiciels de Braille sachent traiter le point médian, comme certains logiciels orthographiques le font désormais », martèle-t-elle.</p>
<p>Bref, le jour où l’on pourra voir l’écriture « inclusive » s’imposer en France semble encore lointain; le chemin étant parsemé d’embuches et les réticences demeurent nombreuses et majeures !</p>
<p><strong>Jalila AJAJA</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vidéo. USA: Trump et Biden se rendent coup pour coup lors d&#8217;un débat chaotique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/27811</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2020 07:58:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[Trump-Biden]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=27811</guid>

					<description><![CDATA[Les deux candidats à la présidentielle américaine Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés mardi soir à Cleveland, en Ohio, au cours d&#8217;un débat télévisé chaotique marqué par une multitude d&#8217;échanges virulents. Le débat a sombré dans le chaos au cours des 20 premières minutes, le président Donald Trump interrompant à plusieurs reprises l&#8217;ancien &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les deux candidats à la présidentielle américaine Donald Trump et Joe Biden se sont affrontés mardi soir à Cleveland, en Ohio, au cours d&rsquo;un débat télévisé chaotique marqué par une multitude d&rsquo;échanges virulents.</p>
<p>Le débat a sombré dans le chaos au cours des 20 premières minutes, le président Donald Trump interrompant à plusieurs reprises l&rsquo;ancien vice-président Joe Biden et le modérateur Chris Wallace de Fox News.</p>
[c5ab_video c5_helper_title= » » c5_title= » » url= »https://youtu.be/BJa0Ksbi8vI » width= »800&Prime; height= »450&Prime; ]
<p>Exaspéré au bout d’une dizaine de minute, Biden s&rsquo;est tourné vers Trump et a lancé: « Voulez-vous vous taire, mec? »</p>
<p>« Les gens comprennent, Joe. Pendant 47 ans, vous n&rsquo;avez rien fait », a rétorqué Trump.</p>
<p>Après une première moitié chaotique du débat, le modérateur Chris Wallace a demandé au président Trump de cesser d’interrompre son adversaire.</p>
<p>« Tout d&rsquo;abord, je suppose que je débats contre vous, pas lui », a répliqué Trump à Wallace. « Je ne suis pas surpris. »</p>
<p>Comme cela était prévu, la première question qui a été posée aux deux candidats concernait la vacation à la Cour suprême. Sur ce point, Biden, fidèle à la stratégie déployée par les démocrates ces derniers jours, a fait valoir que si la juge Amy Coney Barrett était confirmée par le Sénat et que le tribunal annulait la loi sur les soins de santé de l&rsquo;ancien président Barack Obama, 100 millions de personnes souffrant de maladies préexistantes perdraient leur couverture santé.</p>
<p>« Et il n&rsquo;est donc tout simplement pas approprié de le faire avant cette élection », a argué Biden, faisant référence à un vote de confirmation de Barrett au Sénat avant l’élection.</p>
<p>Trump a contesté l&rsquo;affirmation selon laquelle 100 millions de personnes ont des conditions préexistantes, avant de pivoter pour attaquer Biden sur son propre plan de soins de santé qui, selon lui, mettra fin aux à la couverture maladie de 180 millions de personnes qui ont actuellement une couverture privée.</p>
<p>Biden a répondu que « ce n&rsquo;est tout simplement pas vrai », alors que Trump l&rsquo;a accusé de faire de « la médecine communiste ».</p>
<p>Lorsque les deux candidats ont été interrogés sur la gestion de la pandémie, Biden en a profité pour accuser Trump d’avoir été conscient des risques posés par le coronavirus dès février mais de n’avoir rien fait pour éviter de semer la panique auprès des Américains.</p>
<p>Se tournant vers la caméra, Joe Biden a déclaré: « Vous (ndlr: les Américains) ne paniquez pas. Il panique ».</p>
<p>« Je vais vous dire, Joe, que vous n’auriez jamais pu faire le travail que nous avons fait. Vous ne l&rsquo;avez pas dans votre sang. Vous n&rsquo;auriez jamais pu faire ça, Joe », a rétorqué Trump.</p>
<p>Plus tard dans le débat, le président américain a attaqué Biden sur les allégations de corruption présumée contre son fils Hunter en Ukraine.</p>
<p>« Il ne s&rsquo;agit pas de ma famille ou de sa famille, il s&rsquo;agit de votre famille &#8211; le peuple américain », a répondu Biden. « Il ne veut pas parler de ce dont vous avez besoin », a-t-il poursuivi en s’adressant à nouveau à la caméra. Dans un échange houleux sur les déclarations de revenus de Trump, Biden a accusé son adversaire d&rsquo;être « le pire président que l&rsquo;Amérique ait jamais eu ».</p>
<p>Biden a attaqué le candidat républicain pour avoir profité du code fiscal américain et a promis d&rsquo;éliminer les réductions d’impôts mises en place par l’administration Trump.</p>
<p>Trump a répliqué vivement qu&rsquo;il avait « fait plus en 47 mois que vous n&rsquo;en avez fait en 47 ans ».</p>
<p>A la fin du débat, le président Trump a refusé d&rsquo;affirmer s&rsquo;il allait accepter les résultats des élections ou qu&rsquo;il se retiendrait de se déclarer vainqueur le soir du 03 novembre avant le décompte de millions de bulletins de vote par correspondance. Le candidat républicain a soutenu que le vote par correspondance laissait la porte ouverte à tous types de fraude électorale, un argument réfuté en bloc par Biden. Plusieurs commentateurs sur les chaines américaines ont qualifié ce face à face du « pire » débat d&rsquo;une élection présidentielle auxquels ils ont assisté. Pour le moment, Trump et Biden devraient s&rsquo;affronter deux fois de plus avant les élections, une fois à Miami et une autre à Nashville.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. HAMMAMET, AU-DELÀ DE LA CARTE POSTALE</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/10867</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2020 10:11:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[débat]]></category>
		<category><![CDATA[hammamet]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=10867</guid>

					<description><![CDATA[Richard Martin est invité à introduire le débat sous le thème: « Poètes et politiques ». Mais avant de tailler dans le vif, il répond à une question qui était sur toutes les lèvres: comment un navire de guerre peut-il être au service de la paix ?!! Idée excentrique ? Au départ, beaucoup l&#8217;ont ainsi « accueillie ». Richard &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Richard Martin est invité à introduire le débat sous le thème: « Poètes et politiques ». Mais avant de tailler dans le vif, il répond à une question qui était sur toutes les lèvres: comment un navire de guerre peut-il être au service de la paix ?!!</p>
<p>Idée excentrique ? Au départ, beaucoup l&rsquo;ont ainsi « accueillie ». Richard Martin, fort d&rsquo;une équipe soudée et prête à en découdre, n&rsquo;y est pas allé de main morte. Il a réussi à mobiliser l&rsquo;état-major de la Marine roumaine, qui a mis gracieusement à notre disposition un véritable bijou de son industrie militaire construit dans les années soixante-dix. Un travail de fourmis se déploie alors pour faire partir cette machine de guerre, baptisée du nom de la ville roumaine « Constanta » située sur les rivages du beau fleuve du Danube où il fut construit à l&rsquo;époque de la Guerre froide.</p>
<p>En mettant à disposition cette « bête de guerre », les autorités roumaines ont démontré que l&rsquo;on peut aimer à la fois le fusil et le rameau d&rsquo;olivier.</p>
<p>Mais passons, car si les autorités roumaines avaient été coopératives, leurs homologues françaises l&rsquo;auront été moins, voire du tout. Richard Martin a dû mettre sa vie en danger pour les amener à coopérer. Un jour, il se suspend à la fenêtre du Théâtre Toursky, à Marseille, prenant à témoin plusieurs journalistes. Alertées, les autorités de la cité phocéenne cèdent&#8230; et accèdent à notre demande de soutien.</p>
<p>Les pacifistes étaient décidés à aller jusqu&rsquo;au bout de leur idée: réunir sur un même bateau deux mondes que tout semblait opposer: d&rsquo;un côté, des militaires, de l&rsquo;autre, des artistes!!</p>
<p>Richard martin ne savait pas que c&rsquo;était impossible, alors il l&rsquo;a fait!!</p>
<p>A la tribune, vont se succéder Habib Bel Hadi, responsable de l&rsquo;antenne tunisienne de l&rsquo;Institut international du théâtre méditerranéen (IITM), Fadel Jaïbi, dramaturge tunisien, sans compter une myriade de poètes, de politiques et de journalistes venus couvrir la rencontre-débat. L&rsquo;échange était vif et passionnant, il s&rsquo;agissait de confronter deux visions opposées: celle des politiques, élus pour gérer le monde des possibles, et celle des poètes, qui veulent faire de l&rsquo;impossible une infinité de possibles!!!</p>
<p><strong>Maintenant, au-delà du débat, que faut-il retenir de l&rsquo;escale-Hammamet ? </strong></p>
<p>Le confort et le strass du majestueux «Marina Palace»? Les curiosités de la cuisine tunisienne ? Le goût un peu relevé de «l&rsquo;hrissa»? Le sourire intéressé des bazaristes de Sidi Bousaïd ?, etc, etc.</p>
<p>Que faut-il garder de l&rsquo;escale-Carthage ? La brise enivrante des dattiers? Le prestige de l&rsquo;imposant théâtre romain ?, etc, etc.</p>
<p>Si l&rsquo;équipage était satisfait de l&rsquo;accueil, il n&rsquo;aura pas beaucoup apprécié l&rsquo;étape-Hammamet. C&rsquo;était dû moins aux très courtois organisateurs, -qui n&rsquo;ont lésiné sur aucun moyen-, qu&rsquo;à ce côté assez superficiel de notre escale. On n&rsquo;a montré à l&rsquo;équipage que la façade folklorique de Tunis, alors qu&rsquo;ils voulaient découvrir « la Tunisie profonde »!! «On a vu en nous des clients ni plus ni moins», résume mon confrère et néanmoins ami espagnol, Emilio Garrido (Radio nationale d&rsquo;Espagne).</p>
<p>En effet, la majorité écrasante des Tunisiens n&rsquo;ont pas eu les mêmes chances que les parvenus de l&rsquo;ère Benali. Est-ce d&rsquo;ailleurs un hasard si la première étincelle du « printemps arabe » a jailli en Tunisie?</p>
<p>L&rsquo;escale Hammamet nous a toutefois permis de découvrir les mystères de l&rsquo;histoire millénaire du pays du Jasmin.</p>
<p>Je pense particulièrement à Carthage. Fondée en 814 autour de la citadelle de Byrsa et, selon Virgile, par la reine Didon, Kart Hadasht, qui veut dire «la Nouvelle Ville», fut au centre de tous les intérêts. Sa beauté inégalée fit d&rsquo;elle un objet de convoitise, sa position stratégique la mit à la croisée des trafics, de marchandises mais surtout de circulation des idées. Elle devint sous César un point de rayonnement intellectuel et religieux sur toute l&rsquo;Afrique romaine.</p>
<p>Voilà pourquoi Carthage, à l&rsquo;instar de Bagdad, fut envahie et saccagée à plusieurs reprises. A l&rsquo;image d&rsquo;un phénix, elle renaît à chaque fois de ses cendres.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
