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	<title>Yoon Suk Yeol &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Corée du Sud: arrestation du président, une première [VIDEO]</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 08:07:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président suspendu en Corée du Sud, Yoon Suk Yeol, a été arrêté mercredi lors d&#8217;un assaut des enquêteurs, une mesure sans précédent à l&#8217;image de la crise politique provoquée par sa tentative ratée d&#8217;imposer la loi martiale début décembre. Après une première descente qui avait tourné au fiasco début janvier, des agents du Bureau &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le président suspendu en Corée du Sud, Yoon Suk Yeol, a été arrêté mercredi lors d&rsquo;un assaut des enquêteurs, une mesure sans précédent à l&rsquo;image de la crise politique provoquée par sa tentative ratée d&rsquo;imposer la loi martiale début décembre.</p>
<p>Après une première descente qui avait tourné au fiasco début janvier, des agents du Bureau d&rsquo;enquête sur la corruption des hautes personnalités (CIO) et de la police se sont présentés en nombre, avant l&rsquo;aube, à la résidence où l&rsquo;ancien procureur était retranché depuis des semaines dans un quartier huppé de Séoul.</p>
<p>Entrés dans son domicile en passant d&rsquo;abord par-dessus le mur d&rsquo;enceinte avec des échelles, les enquêteurs ont annoncé l&rsquo;avoir appréhendé à 10H33 (01H33 GMT). M. Yoon a ensuite été conduit aux bureaux du CIO, où il est en garde à vue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=tbniQiwFMrk"><img decoding="async" src="https://img.youtube.com/vi/tbniQiwFMrk/2.jpg" alt="Corée du Sud: arrestation du président, une première [VIDEO]"></a></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=tbniQiwFMrk">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>

<p>&nbsp;</p>
<p>Jamais un chef d&rsquo;Etat sud-coréen en exercice n&rsquo;avait été arrêté.</p>
<p>« J&rsquo;ai décidé de répondre au Bureau d&rsquo;enquête sur la corruption », a annoncé M. Yoon dans un message vidéo, ajoutant qu&rsquo;il ne reconnaissait pas la légalité de l&rsquo;enquête mais qu&rsquo;il s&rsquo;y soumettait « pour éviter toute effusion de sang malheureuse ».</p>
<p>Suspendu par les députés et visé par une enquête pour « rébellion », un crime passible de la peine de mort, Yoon Suk Yeol avait jusque-là refusé de répondre aux convocations, poussant les procureurs à recourir à des mandats d&rsquo;arrêt afin de l&rsquo;y forcer.</p>
<p>Il « exerce son droit de garder le silence » pour le moment, a déclaré à la presse le CIO en début d&rsquo;après-midi.</p>
<p>Un responsable a expliqué que M. Yoon refusait d&rsquo;être filmé pendant son interrogatoire et qu&rsquo;il passerait la nuit dans un centre de détention.</p>
<p>Yoon Suk Yeol peut être retenu pendant 48 heures en vertu du mandat en cours. Un nouvel ordre serait nécessaire pour éventuellement prolonger la durée.</p>
<h3 class="ci-subtitle">Message sur Facebook</h3>
<p>Dans un message publié sur Facebook après les événements, que l&rsquo;ancien procureur affirme avoir écrit alors qu&rsquo;il était barricadé chez lui, il répète ses accusations de fraudes électorales et invective de nouveau les forces « hostiles » attaquant la Corée du Sud, faisant allusion à Pyongyang.</p>
<p>M. Yoon est dans la tourmente pour avoir instauré brièvement la loi martiale le 3 décembre, une mesure choc ayant rappelé les heures sombres de la dictature militaire. Il l&rsquo;avait alors justifiée par sa volonté de protéger le pays des « forces communistes nord-coréennes » et d' »éliminer les éléments hostiles à l&rsquo;Etat ».</p>
<p>Au sein d&rsquo;un Parlement cerné par des soldats, les députés avaient déjoué ses plans en votant un texte exigeant la levée de cet état d&rsquo;exception. Mis sous pression par les élus, des milliers de manifestants prodémocratie et contraint par la Constitution, Yoon Suk Yeol avait dû obtempérer.</p>
<p>Il est suspendu depuis l&rsquo;adoption le 14 décembre d&rsquo;une motion de destitution à l&rsquo;Assemblée nationale et attend le jugement de la Cour constitutionnelle pour savoir s&rsquo;il sera définitivement démis ou rétabli dans ses fonctions. La juridiction a d&rsquo;ici à la mi-juin pour se prononcer, M. Yoon restant officiellement le président jusque-là.</p>
<h3 class="ci-subtitle">Le chaos est « terminé »</h3>
<p>Le 3 janvier, le Service de sécurité présidentiel (PSS), chargé de protéger les chefs de l&rsquo;Etat, avait bloqué la tentative initiale du CIO d&rsquo;exécuter un premier mandat d&rsquo;arrêt contre M. Yoon.</p>
<p>Pour leur deuxième descente, motivée par un nouvel ordre d&rsquo;arrestation, les autorités avaient prévenu qu&rsquo;elles appréhenderaient quiconque ferait obstruction.</p>
<p>De brèves altercations avaient d&rsquo;abord éclaté devant le portail de la résidence, où campaient des milliers de partisans résolus à défendre M. Yoon.</p>
<p>L&rsquo;arrestation de Yoon Suk Yeol est « le premier pas vers le retour de l&rsquo;ordre », a salué Park Chan-dae, chef des députés du Parti démocrate (principale force de l&rsquo;opposition) au Parlement.</p>
<p>« L&rsquo;histoire se souviendra inévitablement que le CIO et la police ont exécuté un mandat injuste et illégal », a pour sa part fustigé Kweon Seong-dong, son homologue du Parti du pouvoir au peuple (PPP) dont est issu M. Yoon.</p>
<p>Le chaos « terminé », le président du Parlement Woo Won-shik a appelé à concentrer les « efforts sur la stabilisation des affaires de l&rsquo;Etat et sur le rétablissement des moyens de subsistance de la population ».</p>
<p>Mardi, la Cour constitutionnelle a formellement lancé le procès en destitution de Yoon Suk Yeol. Ce dernier ne s&rsquo;est pas présenté à la première audience, dès lors écourtée, invoquant des « inquiétudes » concernant la sécurité.</p>
<p>La procédure continuera même sans lui. Une deuxième audience est prévue jeudi.</p>
<p><strong>AFP</strong></p>
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