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	<title>Yennayer &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Yennayer au Maroc : la preuve qu’un État arabo-musulman peut assumer sa diversité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 12:01:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO * La décision du Maroc de proclamer Yennayer, le Nouvel An amazigh, fête nationale officielle et rémunérée constitue un événement politique et culturel majeur dans le monde arabo-musulman. Elle démontre qu’un État peut affirmer son identité islamique et arabe tout en reconnaissant pleinement la pluralité culturelle qui le compose. Par le décret royal &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Marco BARATTO<em> *</em></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-202209" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/marcos.jpg" alt="" width="240" height="240" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/marcos.jpg 240w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/marcos-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 240px) 100vw, 240px" /></p>
<p>La décision du Maroc de proclamer Yennayer, le Nouvel An amazigh, fête nationale officielle et rémunérée constitue un événement politique et culturel majeur dans le monde arabo-musulman. Elle démontre qu’un État peut affirmer son identité islamique et arabe tout en reconnaissant pleinement la pluralité culturelle qui le compose.</p>
<p>Par le décret royal désignant le 14 janvier comme jour férié, le Maroc consacre l’amazighité comme un pilier fondamental de la nation. Cette reconnaissance ne surgit pas de nulle part : elle s’inscrit dans une trajectoire claire, amorcée par le discours royal d’Ajdir en 2001 et consolidée par la Constitution de 2011, qui érige l’amazigh au rang de langue officielle.</p>
<p>Dans une région marquée par des tensions identitaires, cette décision tranche avec des décennies de marginalisation vécues par les populations amazighes dans plusieurs pays nord-africains. En Algérie, le Printemps berbère de 1980, suivi du Printemps noir de 2001, a montré combien le refus de reconnaître une identité culturelle peut conduire à la violence et à la rupture entre l’État et la société.</p>
<p>Le Maroc a choisi une autre voie. Celle de l’intégration plutôt que de la négation. Celle du dialogue institutionnel plutôt que de la répression. Reconnaître Yennayer, ce n’est pas fragmenter la nation, mais l’unifier autour d’une mémoire partagée et assumée.</p>
<p>Ce choix envoie également un message fort au monde musulman : l’islam n’est pas incompatible avec la diversité culturelle. L’arabité n’exclut pas l’amazighité. Au contraire, ces dimensions se complètent et se renforcent mutuellement. Le modèle marocain montre que l’identité nationale peut être plurielle sans être conflictuelle.</p>
<p>Yennayer est porteur d’une symbolique profonde. Il rappelle le lien intime entre l’homme, la terre et le temps, au cœur de la civilisation amazighe depuis des millénaires. En le reconnaissant officiellement, le Maroc valorise un héritage vivant, transmis par les rites, la langue, la musique et les traditions populaires.</p>
<p>Cette reconnaissance a également une portée internationale. La diaspora amazighe en Europe représente un pont culturel précieux, capable de nourrir le dialogue interculturel et de renforcer la cohésion sociale dans les sociétés d’accueil. En ce sens, l’expérience marocaine pourrait inspirer d’autres États confrontés à la gestion de la diversité.</p>
<p>Dans un monde globalisé, où les identités sont souvent instrumentalisées ou niées, le Maroc fait le pari de la reconnaissance comme facteur de stabilité. Yennayer fête nationale n’est pas un aboutissement, mais une étape supplémentaire dans la construction d’un État moderne, inclusif et confiant dans sa pluralité.</p>
<p><em>* </em>Essayiste et analyste politique italien</p>
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		<title>Nouvel An Amazigh: quand les rituels de célébration investissent la place publique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/37762</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2021 12:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Les rituels de la célébration du Nouvel An amazigh (Yennayer) ont opéré leur transition de l&#8217;espace privé à celui public, devenant désormais une pratique collective, a indiqué le chercheur à l&#8217;Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), Aboulkacem El Khatir. Cette manifestation est désormais célébrée au sein des organisations de la société civile ou encore &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les rituels de la célébration du Nouvel An amazigh (Yennayer) ont opéré leur transition de l&rsquo;espace privé à celui public, devenant désormais une pratique collective, a indiqué le chercheur à l&rsquo;Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), Aboulkacem El Khatir.</p>
<p>Cette manifestation est désormais célébrée au sein des organisations de la société civile ou encore certains établissements publics, a précisé M. El Khatir dans une déclaration à MAP-Amazighe, ajoutant qu&rsquo;au-delà de la simple pratique rituelle, cette célébration est porteuse d’une véritable symbolique identitaire.</p>
<p>Et de relever que la célébration du nouvel an amazigh a pâti d’un recul graduel pendant des décennies, avant de connaitre un renouveau culturel à la faveur de l’action menée par le mouvement amazigh, laquelle action a donné à cette manifestation des connotations symboliques tant sur le plan culturel que social.</p>
<p>La célébration du réveillon du nouvel an amazigh «Id Innayer» constitue l’essence du patrimoine immatériel de la société amazighe et s&rsquo;inscrit dans le cadre des rituels du calendrier agraire organisant la pratique productive de l&rsquo;individu ainsi que son rapport au sacré, a fait valoir Aboulkacem El Khatir.</p>
<p>Fêtant le passage d&rsquo;une saison à une autre, la célébration de cet événement est historiquement ancienne et géographiquement répandue, non seulement au Maroc, mais dans l’ensemble des pays d&rsquo;Afrique du Nord et ce sous diverses appellations, comme «Id Usggas», «Id Innayer » ou «Hagouza», a-t-il noté.</p>
<p>Malgré les divers aspects que revêt la célébration de cet événement selon les régions, il ne demeure pas moins vrai qu’elle repose sur des principes généraux qui sont actualisés en fonction de chaque communauté, a-t-il indiqué, renvoyant à cet égard au patrimoine ethnographique et à la tradition orale.</p>
<p>Ces rituels comprennent généralement la préparation de mets à l’occasion et qui varient d’une région à une autre, comme «Tagulla», « Lebssis » ou encore les plats composés de sept légumes, relève-t-il, notant que la célébration de cet événement dépend en conséquence du nouvel an agraire.</p>
<p>Selon certains récits, la célébration de l&rsquo;année amazighe commémore la victoire des amazighs sous la conduite du roi Sheshonq contre les forces de Ramsès III dans la bataille qui a opposé les deux camps en 950 avant JC, laquelle victoire a donné lieu au sacre de Sheshong roi d’Egypte et à l’établissement de la vingt-deuxième famille pharaonique.</p>
<p>Pour conclure, M. El Khatir a proposé de déclarer « Id Innayer » jour férié, au même titre que les jours du 1er janvier et du 1er Moharram.</p>
<p><strong> El Mostapha Ayach (MAP)</strong></p>
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