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	<title>visa &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>visa &#8211; Le collimateur</title>
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	<item>
		<title>ALGERIE, UN VISA POUR L&#8217;ENFER (II)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/165134</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Sep 2024 09:34:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POINT DE MIRE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeudi 26 septembre 2024, Alger a annoncé une nouvelle pour le moins insolite. La réinstauration avec effet « immédiat » du visa pour les Marocains. Cette décision a soulevé une vague de dérision sur la Toile, et pas vraiment à tort. En effet, qui des Marocains veut ou peut s’aventurer dans ce pays transformé par la junte &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Jeudi 26 septembre 2024, Alger a annoncé une nouvelle pour le moins insolite. La réinstauration avec effet « immédiat » du visa pour les Marocains. Cette décision a soulevé une vague de dérision sur la Toile, et pas vraiment à tort. En effet, qui des Marocains veut ou peut s’aventurer dans ce pays transformé par la junte au pouvoir en immense prison à ciel ouvert? </em></p>
<p><em>Votre modeste serviteur en a fait l’expérience à l’été 2003, lors de deux escales à Mostaganem et Alger, dans le cadre d’un périple organisé symboliquement à bord d’un bateau de guerre transformé en instrument de paix, sur une idée géniale de feu Richard Martin, alors vice- président de l’Institut international du théâtre méditerranéen (IITM), et sur une aimable proposition d’Ahmed Massaïa, alors directeur de l’Institut supérieur d’art dramatique et d’animation culturelle (Isadac). Voici mon ressenti. </em></p>
<p>&nbsp;</p>

<a href='https://lecollimateur.ma/165134/sur-le-pont-1'><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/09/Sur-le-pont-1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/09/Sur-le-pont-1-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/09/Sur-le-pont-1-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/09/Sur-le-pont-1-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Par M&rsquo;Hamed Hamrouch </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-79261" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/hamrouch-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/hamrouch-300x300.png 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/hamrouch-150x150.png 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/hamrouch-125x125.png 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bye-bye Mostaganem, bonjour Alger « la Blanche »! </strong></p>
<p><em><strong>Le 28 juillet 2003, le «Constanta» quitte <a href="https://lecollimateur.ma/165048">Mostaganem</a>. Direction: Alger. Les pacifistes devaient prendre leur courage à deux mains. Ils se mettront bientôt à regretter l’étape mostaganemoise, plus clémente que celle qui les attendait à Alger « la Blanche »…</strong></em></p>
<p>Le 1er juillet 2023, le « Constanta » était déjà dans les eaux d&rsquo;Alger. Mais il était interdit de quitter le port. Colère, voire indignation, sur l’héliport. Nous étions en rupture de stock et l&rsquo;accès aux commerces, y compris et surtout les bureaux de tabac, était impossible.</p>
<p>Nous savions que nous étions en terrain inhospitalier et nous devions faire contre mauvaise fortune bon cœur.</p>
<p>Les plus ingénieux d’entre nous avaient déjà fait le plein de provisions à Mostaganem, les autres, n&rsquo;eût été la solidarité des premiers, devaient battre la dèche!</p>
<p>En ce qui me concerne, cette question ne me préoccupait pas outre mesure. Au fait, je rêvais de visiter la médina d&rsquo;Alger, caresser ses vieilles pierres, sillonner ses ruelles étroites et les nombreux escaliers de sa Casbah, siroter un thé sur les terrasses du quartier européen populaire « Bab El Oued ».</p>
<p>Peine perdue!</p>
<p>J&rsquo;ai eu beau solliciter une autorisation de sortie du port, en vain. On m&rsquo;a dit que des « instructions d&rsquo;en-haut » ne le permettaient pas et que nous allions rester « confinés » au port jusqu&rsquo;à notre départ.</p>
<p>Le siège est total.</p>
<p>Le jour du départ, je suis toutefois parvenu à tromper la vigilance des sécuritaires pour me glisser dans le café du port… Je me suis fondu discrètement dans le public, en me gardant de susciter la moindre suspicion.</p>
<p>Pour cela, j’avais de grands atouts à faire valoir: le même nom de famille que celui de l&rsquo;ancien premier ministre « Mouloud Hamrouch », la même couleur de peau, le même accent ou presque…</p>
<p>Que demander de plus pour me faire passer pour «un Algérien»?</p>
<p>Une fois attablé, j’ai voulu commander une tasse de café. Or, le <em>«garçon»</em> était introuvable! Il n&rsquo;y avait peut-être pas de serveur dans ce café? Seulement du « self-service » à l&rsquo;algérienne!</p>
<p>Qu&rsquo;importe, on n&rsquo;est jamais mieux servi que par soi-même. C&rsquo;est chose faite.</p>
<p>Sauf que je n&rsquo;étais toujours pas au bout de mes peines. Dès que j’ai voulu en griller une, j’ai senti peser sur moi un regard torve. J’étais peut-être placé dans « le Collimateur » … d’un agent secret.</p>
<p>Pendant ce temps, quelqu’un a pris mon café et s’en est allé. J’ai dû alors retourner au bateau, le cœur un peu serré mais déterminé.</p>
<p>Je me suis juré de ne plus remettre les pieds en Algérie.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>ALGERIE, UN VISA POUR L&#8217;ENFER (I)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/165048</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Sep 2024 13:57:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POINT DE MIRE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[visa]]></category>
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					<description><![CDATA[Jeudi 26 septembre 2024, Alger a annoncé une nouvelle pour le moins insolite. La réinstauration avec effet « immédiat » du visa pour les Marocains. Cette décision a soulevé une vague de dérision sur la Toile, et pas vraiment à tort. En effet, qui des Marocains veut ou peut s&#8217;aventurer dans ce pays transformé par la junte &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Jeudi 26 septembre 2024, Alger a annoncé une nouvelle pour le moins insolite. La réinstauration avec effet « immédiat » du visa pour les Marocains. Cette décision a soulevé une vague de dérision sur la Toile, et pas vraiment à tort. En effet, qui des Marocains veut ou peut s&rsquo;aventurer dans ce pays transformé par la junte au pouvoir en immense prison à ciel ouvert? </em></p>
<p><em>Votre modeste serviteur en a fait l&rsquo;expérience à l&rsquo;été 2003, lors de deux escales à Mostaganem et Alger, dans le cadre d&rsquo;un périple organisé symboliquement à bord d&rsquo;un bateau de guerre transformé en instrument de paix, sur une idée géniale de feu Richard Martin, alors vice- président de l&rsquo;Institut international du théâtre méditerranéen (IITM), et sur une aimable proposition d&rsquo;Ahmed Massaïa, alors directeur de l&rsquo;Institut supérieur d&rsquo;art dramatique et d&rsquo;animation culturelle (Isadac). Voici mon ressenti. </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-165051" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/09/constantus-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/09/constantus-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/09/constantus-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/09/constantus-125x125.jpg 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Par M&rsquo;Hamed Hamrouch</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-79261" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/hamrouch-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/hamrouch-300x300.png 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/hamrouch-150x150.png 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/04/hamrouch-125x125.png 125w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><strong>27 juin 2003, Mostaganem</strong></p>
<p><em><strong>A la veille de son arrivée à Mostaganem, le 27 juin 2003, une forte tension régnait sur le «Constanta», un bâtiment de guerre mis gracieusement à notre disposition par les Forces armées roumaines. Les passagers sont sur les dents. Ils savaient que leur équipée en Algérie n’allait pas être une promenade de santé.</strong></em></p>
<p><em><strong>Une réunion urgente est alors convoquée par Richard Martin. Lors de cette réunion, ce dernier a tenté de dissiper les craintes. Des consignes de sécurité ont été données: rester ensemble et éviter les lieux de grande fréquentation.</strong></em></p>
<p><em><strong>A l’heure du coucher de soleil, les amarres sont jetées. A quai, des amis algériens faisaient le pied de grue&#8230; pour nous accueillir.</strong></em></p>
<p><em><strong>Mais non, il n’y avait personne !!!</strong></em></p>
<p><em><strong>À part des hommes en treillis militaire et la kalachnikov en bandoulière, se pavanant de long en large… L’Algérie était-elle en guerre? Contre qui? </strong></em></p>
<p><em><strong>Mais que nos hôtes se rassurent, le «Constanta» ne portait pas d’armes. C’est avec des branches d’oliviers que nous étions venus, le cœur rempli d&rsquo;affection envers un peuple meurtri par la guerre civile (années 90) et son lot de balles et de larmes (250.000 morts).</strong></em></p>
<p><em><strong>En plus, nous étions venus avec plusieurs tonnes d’aides pour la population de Boumerdes alors secouée par un tragique tremblement de terre. </strong></em></p>
<p><em><strong>La moindre des choses était de nous accueillir convenablement.</strong></em></p>
<p><em><strong>Or ne voilà-t-il pas un quotidien nous a gratifier d’un article incendiaire. « Des espions sionistes à bord du Constanta », a-t-il pétaradé (remarquez que c&rsquo;est le même alibi qui a été invoqué, hier jeudi 26 septembre, par le MAE algérien pour justifier la réinstauration du visa pour les Marocains).</strong></em></p>
<p><em><strong>Quoi? «Nous espions?», s&rsquo;indigne Richard Martin.</strong></em></p>
<p><em><strong>Omar Fetmouch, responsable de la section algérienne de l’Institut international du théâtre méditerranéen, est interdit d’accès au port. Le public, lui, a été éloigné et ne pouvait voir le navire qu&rsquo;à travers les rampes à fer du port. «Vous êtes déclarés non grata à Mostaganem», se désole notre ami algérien, via son GSM. La patience des passagers est alors mise à rude épreuve. La bataille ne faisait que commencer…</strong></em></p>
<p><em><strong>Assiégés par les Robocops de l’Armée nationale populaire (ANP), les pacifistes, restés confinés au beau milieu du bateau, ne sont pas au bout de leurs peines tellement le temps était exécrable. </strong></em></p>
<p><em><strong>«Il paraît que le vent va se lever», se demande Richard Martin, descendu voir un militaire. «Ah non!», répond ce dernier, l&rsquo;air rassurant.</strong></em></p>
<p><em><strong>Nous avons eu tort de le prendre au sérieux, car le vent ne tardera pas à souffler. Au-dessus du navire, comme pour compléter le tableau, le ciel s&rsquo;assombrit. </strong></em></p>
<p><em><strong>«Mais que viennent faire des nuages dans un ciel d’été ?», s’interroge ce pacifiste, le ton narquois. « Qu’importe, mieux vaut traiter avec les nuages qu’avec … la bête galonnée!!! », assène-t-il, Un constat qui a fait rire mes amis du «Constanta» qui négociaient une autorisation de sortie du port.</strong></em></p>
<p><em><strong>C’est alors qu’un monsieur, joufflu et ventriloque, intervient, l’air grave. Sans s’embarrasser de formules de politesse, il taille dans le vif. «Vous êtes Moghrabi ?», me demande-il d’un ton faussement accueillant. «Vous êtes le seul Arabe sur ce navire?», enchaîne-t-il…</strong></em></p>
<p><em><strong>Ce n’étaient là que de fausses questions, il savait très bien qui j’étais, d’où j’étais et pourquoi j’étais venu.</strong></em></p>
<p><em><strong>Mon «délit», paraît-il, est d’avoir simplement voulu, en pacifiste convaincu, exprimer ma solidarité à des frères algériens opprimés.</strong></em></p>
<p><em><strong>Las, j’ai renoncé à visiter Mostaganem cette nuit-là. Mes amis, italiens, espagnols et français, me diront par la suite ce qu’ils ont vu.</strong></em></p>
<p><em><strong>Or, quelle n’a été ma surprise de découvrir qu’ils étaient talonnés à tout bout de champ par des éléments des services secrets. Il n’était pas question de faire quoi que ce soit sans être suivi des regards indiscrets des taupes. Un constat que j’ai vérifié in situ…</strong></em></p>
<p><em><strong>Après un nouveau round de discussions avec le préposé à mon interrogatoire, j’ai pu finalement décrocher l’autorisation-sésame!!!</strong></em></p>
<p><em><strong>Mon interrogateur était en fait «un cousin» originaire d’Oujda… sa belle-famille devait (toujours) résider dans la capitale de l’Oriental marocain.</strong></em></p>
<p><em><strong>Mais passons, car tout cela restait à prouver…</strong></em></p>
<p><em><strong>Il était 11h00, quand j’ai pris place sur la terrasse du café-restaurant «TOUT VA BIEN», situé au centre ville de Mostaganem. Une heure plus tard, voilà arriver mes amis du «Constanta», flanqués de deux agents des services secrets. C’était à ces deux-là que devait revenir la charge de «nous protéger» ! Et contre qui? Le Groupe islamique armé (GIA, bras armé de l’ex-Front islamique du Salut)? Ou l&rsquo;armée elle-même?</strong></em></p>
<p><em><strong>Au fait, les deux agents avaient pour « mission » de contrôler tous nos déplacements. </strong></em></p>
<p><em><strong>La présence de journalistes à bord du bateau avait mis la puce à l&rsquo;oreille des services soucieux de maintenir coûte que coûte le black-out sur les dérapages sécuritaires: rafles musclées, détentions arbitraires, exécutions sommaires, tortures et autres bavures perpétrées au nom de la sacro-sainte «lutte antiterroriste».</strong></em></p>
<p><em><strong>«Les attentats terroristes ont certes nettement diminué, mais les arrestations abusives, les détentions arbitraires et la pratique de la torture sont restées monnaie courante», s’insurge un jeune Algérien en s’invitant au café-restaurant «TOUT VA BIEN», sous le regard inquisiteur des services…</strong></em></p>
<p><em><strong>Le régime vert-kaki a semé la psychose d’attentats chez le civils algériens, pour justifier tous les excès imaginables.</strong></em></p>
<p><em><strong>S’agissant de notre équipage, il est clair qu’il n’avait pas besoin de la présence desdits services.</strong></em></p>
<p><em><strong>Notre déplacement à Mostaganem-ville a fait plutôt du bien à la population. Cette présence incarnait pour les jeunes Mostaganémois, un signe d&rsquo;espoir et d’évasion… hors du chaudron militaro-sécuritaire.</strong></em></p>
<p><em><strong>Ce n’était d’ailleurs pas un hasard si nombre d’entre eux étaient interdits d’accès au port, le jour de notre arrivée. Ils ont dû suivre le spectacle joué sur l’héliport du bateau depuis les rampes de la corniche. Malgré le siège, ils ont pu communier, bougies à la main, avec des pacifistes venus leur dire qu’ils n’étaient pas seuls face aux outrances. Galonnées et barbues confondues !!!</strong></em></p>
<p><em><strong>Il n’en restait pas moins que cette situation profitait plutôt aux militaires qui ont amassé des fortunes sur les ruines du «Fils du pauvre» (Cf: roman de l&rsquo;écrivain algérien Mouloud Ferraoun). Les barbouzes, lancées sur nos pas, ne se gênaient d’ailleurs pas à s’afficher en voitures branchées, leur carrure jurant avec les maigres silhouettes qui rôdaient dans les ruelles fantômes de Mostaganem.</strong></em></p>
<p><em><strong>Des jeunes se livraient à des petits métiers pour subvenir à leurs besoins alimentaires. D’autres, lauréats d’universités, ne savaient plus à quel saint se vouer. «Après avoir décroché ma peau d’âne, je ne sais plus où donner de la tête», déplore cette étudiante qui venait d’obtenir sa licence à l’université d’Agriculture de Mostaganem. Un autre jeune, croisé le 28 juillet 2003 sur la corniche, n’avait plus qu’un rêve: prendre le large le plus tôt possible… Une tentative qui n’est pas sans risque, il le savait, mais, pour lui, mieux vaut mourir noyé que mourir à petits feux. Les jeunes se sentaient très mal à l’aise dans ce maudit rôle de «hittistes», passant leur temps à raser les murs. Un état difficile à supporter dans un pays qui regorge toutefois d’énergies fossiles, avec ce que cela comporte de pétro et gazo-dollars. </strong></em></p>
<p><em><strong>Mais passons, le 28 juillet, le «Constanta» change de cap. Destination: Alger. Les pacifistes devaient prendre leur courage à deux mains. Ils se mettront bientôt à regretter l’étape de Mostaganem, plus clémente que celle qui les attendait à Alger…</strong></em></p>
<p><em><strong>A suivre&#8230;</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Etats-Unis: hausse des frais de visas B1/B2, les plus demandés au Maroc</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/119843</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 May 2023 12:35:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[frais]]></category>
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		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[Le département d&#8217;État américain vient d’annoncer une augmentation des frais de visas non-immigrants (NIV) à partir du 30 mai courant. Ainsi, les frais de visas visiteurs délivrés pour les affaires et le tourisme (B1/B2 et BCC), et les autres demandes de visas de non-immigrants non basées sur des requêtes tels que les visas étudiants et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Le département d&rsquo;État américain vient d’annoncer une augmentation des frais de visas non-immigrants (NIV) à partir du 30 mai courant.</p>
<p>Ainsi, les frais de visas visiteurs délivrés pour les affaires et le tourisme (B1/B2 et BCC), et les autres demandes de visas de non-immigrants non basées sur des requêtes tels que les visas étudiants et ceux délivrés dans le cadre de programmes d’échange, passeront de 160 à 185 dollars, <a href="https://www.ustraveldocs.com/ma_fr/index.html?firstTime=No">indique le département d’Etat dans une note aux médias.</a></p>
<p>Les frais concernant certains visas de non-immigrants basés sur des requêtes pour les travailleurs intérimaires (catégories H, L, O, P, Q et R) passeront de 190 à 205 dollars, alors que les frais pour les négociants et les investisseurs au titre d’un traité et les demandeurs de traité dans une profession spécialisée (catégorie E) vont augmenter de $205 à $315, selon la Règle finale du département d&rsquo;Etat sur les augmentations des frais de visas non-immigrants publiée au Federal Register le 28 mars dernier.</p>
<p>Il s&rsquo;agit de la première augmentation des frais pour les visas B1 (affaires)/B2 (loisirs ou un traitement médical), les plus demandés au Maroc, depuis 2012, selon un communiqué de l’ambassade des Etats Unis à Rabat.</p>
<p>Cette règle, qui entre en vigueur le 30 mai courant, n’affecte pas d’autres frais consulaires, y compris la dispense de frais de résidence de deux ans exigés pour certains visiteurs participant à des programmes d’échange.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Restrictions sur les visas: le Sénateur Christian Cambon met en garde contre un « grave préjudice aux relations franco-marocaines »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/95033</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 10:28:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Le sénateur français, Christian Cambon, président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées au Sénat, a interpellé le gouvernement de son pays sur les “grandes difficultés” rencontrées par les ressortissants marocains en matière de délivrance de visas et leurs conséquences sur les relations franco-marocaines. Dans des lettres aux ministres &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le sénateur français, Christian Cambon, président de la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées au Sénat, a interpellé le gouvernement de son pays sur les “grandes difficultés” rencontrées par les ressortissants marocains en matière de délivrance de visas et leurs conséquences sur les relations franco-marocaines.</p>
<p>Dans des lettres aux ministres des Affaires étrangères et de l&rsquo;Intérieur, M. Cambon, également président du groupe interparlementaire d&rsquo;amitié France-Maroc du Sénat, affirme avoir été saisi, ces dernières semaines, comme nombre de ses collègues sénateurs, de plusieurs cas de refus de délivrance de visas pour des ressortissants marocains souhaitant se rendre en France.</p>
<p>“Cela alors que la demande semblait parfaitement légitime, comme par exemple un médecin souhaitant se rendre à un congrès international de médecine ou un sportif devant participer à une compétition internationale”, écrit-il à l&rsquo;adresse de la cheffe de la diplomatie, Catherine Colonna, et du locataire de la Place Beauvau, Gérald Darmanin.</p>
<p>Dans ce type de situation, le refus de délivrance de visa par les autorités françaises suscite une “forte émotion et une légitime incompréhension” de la part des ressortissants marocains, souligne le sénateur.</p>
<p>“Plus profondément, l&rsquo;augmentation récente des décisions de refus de délivrance de visas ou de titres de séjour aux ressortissants marocains par les autorités françaises pourrait porter un grave préjudice aux relations politiques, économiques et culturelles avec le Maroc, un pays ami de la France et un pôle de stabilité essentiel dans une région où les risques et les menaces sont nombreux”, relève le sénateur français.</p>
<p>Et de poursuivre que le Maroc représente “un partenaire stratégique” de la France, notamment dans les domaines économique et culturel, avec de nombreuses entreprises françaises et un réseau culturel très dense, ou encore en matière de lutte contre le terrorisme et sur la question migratoire.</p>
<p>“Pour éviter tout risque de fragiliser notre coopération bilatérale, et notamment la place très importante des entreprises françaises dans ce pays, il me semblerait donc opportun que vous puissiez donner les instructions nécessaires à vos services afin qu&rsquo;ils fassent preuve d&rsquo;un plus grand discernement dans la procédure de délivrance de visas”, conclut-il.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pour les tracasseries de visa, Achraf Dari a failli ne pas aller à Brest</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/88448</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelhadi Gadi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Jul 2022 09:44:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SPORT]]></category>
		<category><![CDATA[Achraf Dari]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[visa]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est quand même bizarre le scénario que vient de subir le dorénavant ancien latéral droit du Wydad de Casablanca. En effet, après avoir signé son contrat de 4 ans avec le club français Stade de Brest, pour une valeur de 1,7 million d&#8217;euros, Achraf Dari tout comme sa nouvelle équipe étaient loin de s&#8217;attendre à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C&rsquo;est quand même bizarre le scénario que vient de subir le dorénavant ancien latéral droit du Wydad de Casablanca. En effet, après avoir signé son contrat de 4 ans avec le club français Stade de Brest, pour une valeur de 1,7 million d&rsquo;euros, Achraf Dari tout comme sa nouvelle équipe étaient loin de s&rsquo;attendre à des tracasseries administratives relatives à l&rsquo;obtention de visa. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il y avait urgence en la matière, notamment du fait que Dari devait rejoindre Brest dans les plus brefs délais. D&rsquo;abord, pour passer ses tests médicaux et, ensuite, du fait que le Staff technique du club voudrait que la nouvelle recrue entre dans le vif du sujet en étant avec ces nouveaux coéquipiers pour les préparatifs avant le début de la saison. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Visiblement, les choses semblent s&rsquo;arranger et Dari serait à temps. Ceci étant, ces tracasseries viennent rappeler certaines incohérences des procédures qu&rsquo;ont subies bien des citoyennes et des citoyens marocains, étudiants et autres opérateurs économiques, pour ne parler que de ces deux catégories, depuis les restrictions actées par Paris !</span></p>
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		<title>Djokovic pourrait retourner en Australie si « les bonnes conditions » sont réunies</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/68594</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 07:20:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Djokovic]]></category>
		<category><![CDATA[Open d'Australie]]></category>
		<category><![CDATA[visa]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Premier ministre australien Scott Morrison a déclaré, lundi, que le joueur de tennis serbe Novak Djokovic pourrait retourner dans le pays si « les bonnes conditions » sont réunies. Le tennisman a été expulsé la veille suite à l&#8217;annulation de son visa en raison du non-respect des mesures anti-covid instaurées par le gouvernement australien. Le joueur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Premier ministre australien Scott Morrison a déclaré, lundi, que le joueur de tennis serbe Novak Djokovic pourrait retourner dans le pays si « les bonnes conditions » sont réunies.</p>
<p>Le tennisman a été expulsé la veille suite à l&rsquo;annulation de son visa en raison du non-respect des mesures anti-covid instaurées par le gouvernement australien.</p>
<p>Le joueur numéro 1 mondial a été expulsé quelques heures après avoir perdu une bataille devant les tribunaux australiens contre la deuxième annulation de son visa en Australie, une mesure qui, en vertu de la loi sur l&rsquo;immigration, l&#8217;empêche d&rsquo;entrer dans le pays pendant trois ans sauf dans des « circonstances exceptionnelles ».</p>
<p>« C&rsquo;est une période de trois ans, mais ils ont la possibilité de revenir dans les bonnes circonstances et cela serait envisagé en temps voulu », a déclaré Morrison à un média local, insistant sur le fait que les étrangers entrant en Australie doivent être vaccinés contre le covid ou avoir une exemption médicale valide.</p>
<p>De son côté, la ministre australienne de l&rsquo;Intérieur, Karen Andrews, a précisé que le retour de Djokovic ne sera pas un processus « facile ou simple », bien qu&rsquo;elle ait évoqué la possibilité que l&rsquo;interdiction soit « exemptée dans des circonstances convaincantes », dans le cas où le joueur de 34 ans en fournit des preuves convaincantes.</p>
<p>« M. Djokovic est désormais soumis à une interdiction de trois ans, qui peut être suspendue dans certaines circonstances, mais ce n&rsquo;est pas une question d&rsquo;aujourd&rsquo;hui ou de demain », a déclaré Andrews à la chaîne de télévision SkyNews.</p>
<p>Le périple australien de Djokovic, transformé en show médiatique et politique, a commencé le 5 janvier lorsque le joueur de tennis s&rsquo;est rendu à Melbourne avec une dispense médicale pour participer à l&rsquo;Open d&rsquo;Australie sans être vacciné, ayant été infecté par le covid-19 récemment.</p>
<p>À son arrivée, les autorités de l&rsquo;immigration ont annulé son visa et l&rsquo;ont détenu jusqu&rsquo;à sa libération lundi dernier sur décision de justice, estimant qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas été traité « équitablement ». Samedi, il a de nouveau été arrêté à la suite d&rsquo;une nouvelle tentative d&rsquo;expulsion du gouvernement. Un tribunal a déterminé ce weekend qu&rsquo;il y avait des motifs juridiques pour cette décision.</p>
<p>L&rsquo;expulsion de l&rsquo;athlète a provoqué l&rsquo;indignation en Serbie et chez ses fans.</p>
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		<title>Open d&#8217;Australie. Annulation de visa: Djokovic dépose un recours en justice</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/67729</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jan 2022 08:29:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Djokovic]]></category>
		<category><![CDATA[Open d'Australie]]></category>
		<category><![CDATA[visa]]></category>
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					<description><![CDATA[Le numéro un mondial de tennis Novak Djokovic a intenté un recours en justice contre la décision des autorités australiennes d&#8217;annuler son visa et de l&#8217;expulser du pays, ont annoncé jeudi des responsables judiciaires. Un juge de Melbourne, Anthony Kelly, examinera à 16H00 (06H00 GMT+1) la requête du Serbe, retenu par les services d&#8217;immigration à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le numéro un mondial de tennis Novak Djokovic a intenté un recours en justice contre la décision des autorités australiennes d&rsquo;annuler son visa et de l&rsquo;expulser du pays, ont annoncé jeudi des responsables judiciaires.</p>
<p>Un juge de Melbourne, Anthony Kelly, examinera à 16H00 (06H00 GMT+1) la requête du Serbe, retenu par les services d&rsquo;immigration à Melbourne depuis son arrivée dans le pays mercredi soir dans l&rsquo;intention de participer à l&rsquo;Open d&rsquo;Australie. Novak Djokovic s&rsquo;est vu annuler l&rsquo;octroi de visa à son arrivé à l&rsquo;aéroport de Melbourne, dépourvu des documents nécessaires à l&rsquo;entrée dans le pays, ont indiqué les douanes australiennes.</p>
<p>Le N.1 mondial du tennis, qui n&rsquo;a jamais caché son scepticisme à propos de la vaccination, avait obtenu une dérogation médicale pour pouvoir se rendre à Melbourne en vue d&rsquo;y disputer le premier tournoi du Grand Chelem de l&rsquo;année (17-30 janvier).</p>
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		<title>Chantage au visa. Le silence assourdissant du gouvernement face à la guerre politique, économique et sociale que mène la France contre les Marocains</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/63876</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ahmed Hamdaoui]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 21 Nov 2021 12:32:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[france]]></category>
		<category><![CDATA[réduction]]></category>
		<category><![CDATA[visa]]></category>
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					<description><![CDATA[Le chantage au visa que mène la France contre les Marocains depuis le 28 septembre est indigne d’un pays qui se targue d’avoir émis la déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789. C’est une véritable guerre qui a été déclarée contre le royaume en réduisant de moitié le quota de visas aux &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le chantage au visa que mène la France contre les Marocains depuis le 28 septembre est indigne d’un pays qui se targue d’avoir émis la déclaration des droits de l’homme et du citoyen en 1789. C’est une véritable guerre qui a été déclarée contre le royaume en réduisant de moitié le quota de visas aux ressortissants marocains quelles que soient leurs catégories sociales et professionnelles.</p>
<p>Du coup, les Marocains qui veulent se rendre en France pour des raisons médicales, familiales ou professionnelles sont déclarés persona non grata par le consulat français. Ce qui gêne aux entournures, c’est que les services consulaires n’expliquent pas aux postulants les véritables raisons du refus du visa et se contentent d’émettre des motivations saugrenues comme l’absence de garantie et autres.</p>
<p>Le personnel du consulat est incapable d’avouer que la France a réduit de moitié la délivrance des visas pour punir le Maroc qui aurait refusé de délivrer les laissez-passer consulaires nécessaires au retour des immigrés refoulés de France. Ce qui est étonnant c’est que la plupart des demandeurs de visa ignorent que ce refus est un acte politique décidé par la France.</p>
<p>D’autant plus que le gouvernement marocain affiche un silence assourdissant face à une situation qui ne cesse d&#8217;empirer sur les plans social, économique, voire humanitaire. Des citoyens sont séparés de leurs proches, des centaines de transporteurs TIR sont bloqués, des chauffeurs en chômage, des exportations suspendues et les rentrées en devises commencent à en pâtir.</p>
<p>Autant dire que c’est toute la chaîne de l’économie marocaine qui risque d’être gravement affectée alors qu’elle n’est pas encore sortie des graves répercussions de la pandémie. Ce qui est encore plus aberrant, c’est que les services consulaires continuent à encaisser les frais de dossiers tout en sachant que la moitié des demandes de visa sera rejetée et que cette manne d’argent n’est pas remboursable.</p>
<p>Autant dire que le chantage politique a été « consolidé » par une supercherie financière quand on sait que les frais de dossiers pour chaque personne s&rsquo;élèvent à 1500 dirhams. Face à ce blocage, les transporteurs, les hommes d’affaires, les sociétés et les particuliers ont beau protester mais personne ne semble se préoccuper de leur détresse au sein du gouvernement.</p>
<p>En France, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, se réjouit de cette situation dramatique en déclarant: « Réduire les visas est une mesure difficile mais qu’on assume tant qu’il n’y aura pas une coopération plus importante. Elle a permis la reprise de discussions diplomatiques à très haut niveau ».</p>
<p>Au Maroc, le ministre de l’industrie, Ryad  Mezzour, reçoit ce lundi le ministre délégué aux affaires étrangères français, Franck Riester. L’ambassade de France indique dans un communiqué que les deux responsables devraient évoquer  « les sujets d’avenir du partenariat d’exception franco-marocain ».</p>
<p>On ne sait pas comment on peut parler d’avenir quand le présent est gelé par l’interdiction de la circulation des biens et des personnes décrétée par la France.</p>
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