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	<title>VIE SUR LE NAVIRE &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. LA VIE SUR LE NAVIRE DE GUERRE, UN PETIT VILLAGE FLOTTANT!!!</title>
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		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2020 11:16:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[carnets de voyage]]></category>
		<category><![CDATA[VIE SUR LE NAVIRE]]></category>
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					<description><![CDATA[Exit Agrigente, perle bleue de la Sicile. Place à Kotor, capitale de la république du Monténégro (ex-Yougoslavie). Les eaux turquoise de l&#8217;Adriatique sont encore loin. Mais chacun avait ses occupations. A bord du navire de guerre, les conditions sont peu confortables; les consignes, fermes. A 7 heures du matin, je suis réveillé au clairon. Les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Exit Agrigente, perle bleue de la Sicile. Place à Kotor, capitale de la république du Monténégro (ex-Yougoslavie). Les eaux turquoise de l&rsquo;Adriatique sont encore loin. Mais chacun avait ses occupations. A bord du navire de guerre, les conditions sont peu confortables; les consignes, fermes. A 7 heures du matin, je suis réveillé au clairon. Les lève-tard n&rsquo;ont qu&rsquo;à bien se tenir: ils sont non seulement privés de la pourtant incontournable douche de la matinée mais doivent aussi évacuer les plats du petit déjeuner auquel ils n&rsquo;ont pas eu droit et faire la vaisselle en guise de punition!!!</p>
<p>Me connaissant le réveil difficile, le cuisinier et néanmoins ami roumain, Boruzi, a souvent fait preuve de compréhension, à la faveur d&rsquo;une complicité qui se noua facilement. Il était aisément repérable à sa bedaine, ses joues rebondies et ses yeux souriants. Son sens de l&rsquo;humour tranchait avec l&rsquo;air grave de ses collègues.</p>
<p>Un jour, il a voulu me faire une surprise. Il savait que le plat préféré des Marocains le vendredi, était le Couscous.  Alors, il s&rsquo;est débrouillé pour en faire le menu principal de tout l&rsquo;équipage du navire. Ce n&rsquo;était pas tout à fait du Couscous mais il ne fallait pas en faire un plat!!!</p>
<p>«Il faut que tu viennes faire un stage au Maroc», ai-je dit à notre ami cuistot, le ton léger. Il n&rsquo;en pas fallu un mot de plus pour le voir jubiler: «Ouais!»</p>
<p>Il m&rsquo;a raconté avoir toujours rêvé de visiter Casablanca. « Je ne connaissais Casablanca qu&rsquo;à travers le film de Michael Curtis. Mais j&rsquo;imagine déjà sa beauté», fait-il, rêveur. «Prendre un thé à la menthe sur la terrasse de Risk-café, rien qu&rsquo;à y penser&#8230; je me rends heureux», soupire-t-il en s&rsquo;imaginant déjà sillonner les ruelles mystérieuses du quartier <em>La Scala</em>, où fut tourné le film <em>Casablanca</em> en 1942.</p>
<p>Plusieurs cadets roumains m&rsquo;ont confié avoir caressé ce rêve depuis qu&rsquo;ils ont vu le film de Michael Curtis. Pour me le prouver, l&rsquo;un d&rsquo;entre eux avait même rédigé un poème dédié à ma ville natale, <em>Casablanca</em>. Un matin, j&rsquo;ai trouvé le texte épinglé sur le journal de bord!!!</p>
<p>Sur ce journal de bord,  s&rsquo;affichaient encore pêle-mêle les coupons des articles de presse consacrés à « l&rsquo;Odyssée » par nos confrères siciliens. Un beau feuillet émerge du lot: «La Festa del Mediterraneo» (la Fête de la Méditerranée), paru sur «Il Giornale del Sicilia», l&rsquo;un des plus lus de la presse sicilienne. Un come-back tout en couleurs sur notre escale à Agrigente. D&rsquo;autres titres, à l&rsquo;instar de «La Sicilia», «La Gazetta del Sud», n&rsquo;avaient pas manqué de donner à l&rsquo;événement sa véritable dimension.</p>
<p>Richard Martin, maître d&rsquo;oeuvre de ce beau petit tour de la Méditerranée, était sur un nuage. Le soir, une grande fête était prévue sur le navire. A 20 heures, l&rsquo;héliport était paré de guirlandes et de petits ballons multicolores. Des tables y avaient été installées ; une petite estrade, également. Le «Constanta» avait les allures d&rsquo;une salle de fête flottante. Pour ceux qui ne connaissaient pas les langues des uns et des autres, pas de problème: la musique ne connaît pas de langue, ni de frontières. Au milieu de l&rsquo;héliport, des cadets de la Marine ouvrent la danse et voilà tout le bateau tanguer au rythme de l&rsquo;accordéon. C&rsquo;était parti jusqu&rsquo;au lever du jour&#8230;</p>
<p>Le port de Kotor, au Monténégro, est à portée de regard. « Welcome to my City », me dit Bogdan, en me gratifiant d&rsquo;une chaleureuse poignée de mains&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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