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	<title>victimes espagnoles &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Des voix en Espagne se joignent aux appels internationaux pour inscrire le « polisario » sur la liste des organisations terroristes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 10:26:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
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		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Les appels internationaux pour classer le « polisario » sur la liste des organisations terroristes se multiplient. Dernier en date: celui qui a été lancé le 10 juin courant par le quotidien espagnol « La Provincia », à l&#8217;adresse des Etats-Unis. Dans un article intitulé « Procès contre le Polisario : il n&#8217;y a pas de présent sans passé », le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Les appels internationaux pour classer le « polisario » sur la liste des organisations terroristes se multiplient. Dernier en date: celui qui a été lancé le 10 juin courant par le quotidien espagnol « La Provincia », à l&rsquo;adresse des Etats-Unis. Dans un <a href="https://www.laprovincia.es/opinion/2025/06/10/juicio-polisario-hay-presente-pasado-118428533.html">article</a> intitulé « Procès contre le Polisario : il n&rsquo;y a pas de présent sans passé », le quotidien de Las Palmas estime que les connexions avérées du « polisario » avec l&rsquo;Iran, le Hezbollah et les groupes jihadistes essaimant dans la région du Sahel, ne doivent pas faire oublier les victimes espagnoles du terrorisme de la milice de Tindouf durant la « décennie noire » (70-80). Voici in extenso la traduction intégrale de cet article.</strong></em></p>
<p><strong>« Procès contre le Polisario : il n&rsquo;y a pas de présent sans passé »</strong></p>
<p>« Les récentes réclamations au niveau international d&rsquo;inclure le Front Polisario sur la liste des organisations terroristes des États-Unis ne doivent pas être un simple mouvement de façade. En tout cas, cela devrait être un impératif moral qui commencerait mal s&rsquo;il commettait l&rsquo;erreur de ne pas intégrer fermement et sans hésitation son passé sanglant contre des citoyens espagnols.</p>
<p>Entre les années 70 et 80 du XXe siècle, durant ce que l&rsquo;on a appelé la « Décennie Noire », le groupe a commis environ 300 attentats documentés contre des travailleurs de Phosboucraa et des pêcheurs canariens, andalous, galiciens et basques, selon l&rsquo;Association Canarienne des Victimes du Terrorisme (ACAVITE).</p>
<p>Ces crimes révèlent des antécédents historiques en matière de terrorisme si évidents que les États-Unis ne peuvent les ignorer en évaluant leur désignation en tant que groupe terroriste. Autrement dit, cette désignation ne serait pas compréhensible sans l&rsquo;inclusion — même comme substrat principal de la proposition — des actes criminels qui ont constitué cette décennie.</p>
<p>Brahim Ghali lui-même, actuel leader du polisario et ministre de la Défense durant ces années, a coordonné des attaques comme celle de la Croix de la Mer (1978), où sept membres d&rsquo;équipage espagnols ont été exécutés, et l&rsquo;enlèvement du Mencey d&rsquo;Abona (1980), dont le patron, Domingo Quintana, a été retrouvé étranglé avec un drapeau du Polisario attaché à son corps.</p>
<p>Ce ne sont que quelques exemples parmi une infinité, malgré l&rsquo;oubli politique et médiatique, en particulier aux Canaries. Ces faits, soutenus par des documents judiciaires espagnols et une vaste hémérothèque, démontrent que le groupe a opéré comme une milice terroriste des décennies avant que ses liens actuels avec l&rsquo;Iran ou le djihadisme sahélien ne soient investigués, et qui sont maintenant avancés comme principal argument pour son inclusion dans la liste mentionnée.</p>
<p>Alors que le sénateur Joe Wilson fait avancer son projet de loi contre le Polisario et que le Hudson Institute, l&rsquo;un des think tanks les plus influents des États-Unis en matière de sécurité nationale et de politique étrangère, alerte sur les connexions de celui-ci avec le terrorisme, la désignation que ces entités promeuvent est basée sur différents axes :</p>
<p>• Liens avec l&rsquo;Iran et le Hezbollah : Selon des informations publiées en avril dernier par le Washington Post, des centaines de combattants du Polisario formés par l&rsquo;Iran ont opéré en Syrie jusqu&rsquo;à la chute du régime d&rsquo;al-Assad. De plus, le Maroc a rompu ses relations avec l&rsquo;Iran en 2018 en raison d&rsquo;un soutien logistique présumé au Polisario.</p>
<p>• Trafic d&rsquo;armes vers le Sahel : Le Hudson Institute, dans son étude récente et exhaustive, accuse le Polisario de fournir des armes à des groupes djihadistes, de soutenir le CGRI iranien (Ndlr: Corps des Gardiens de la Révolution Islamique) ou d&rsquo;avoir des liens avec des groupes extrémistes, menaçant ainsi les intérêts américains.</p>
<p>• Menaces récentes : En janvier 2025, le Polisario a menacé la Mauritanie, par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;un de ses principaux leaders, Bachir Mustafa Sayed, pour avoir collaboré avec le Maroc, ce qui confirme que son modus operandi reste basé sur la coercition.</p>
<p>En fait, Mustafa Sayed lui-même avait déjà fait l&rsquo;apologie du terrorisme un an auparavant, avec sa rhétorique violente et dangereuse habituelle, incitant les Sahraouis à commettre des actes terroristes contre les intérêts marocains partout dans le Sahara Occidental. Entre autres, ses mots étaient littéralement : « Que chacun convainque trois et sorte pour attaquer, chaque militant doit faire exploser trois ou quatre de ces explosifs chaque nuit dans les villes de Smara, Dakhla ou Boujdour ».</p>
<p>La désignation du Polisario comme mouvement terroriste devrait être un acte de justice transnationale. Inclure ses crimes contre des Espagnols dans le dossier, pour lesquels ils n&rsquo;ont jamais rendu de comptes devant la justice, renforcerait la crédibilité de celle-ci et servirait en quelque sorte de réparation historique, celle qui leur a été refusée maintes fois dans nos frontières.</p>
<p>Il est impératif de récupérer la mémoire de cette tragédie et de rompre avec les faux récits qui ont contribué à son oubli : le Polisario n&rsquo;est pas un mouvement de libération enveloppé de romantisme. Ce fut une structure criminelle qui a normalisé la violence contre des civils des décennies avant que le djihadisme n&rsquo;atteigne le Sahel.</p>
<p>L&rsquo;administration américaine a une occasion unique : déclarer le Polisario organisation terroriste non pas pour ses alliances avec l&rsquo;Iran ou le Hezbollah, mais pour les crimes contre des citoyens d&rsquo;un pays qui a toujours été un allié clé comme l&rsquo;Espagne. La mémoire de ceux qui sont tombés dans les eaux froides de l&rsquo;Atlantique ou dans les mines de Phosboucraa exige cette rectification historique. Honorer les victimes nécessite cette décision ».</p>
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