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	<title>Une artiste &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>UNE ARTISTE. UNE ŒUVRE. LES SYMBOLIQUES CROISÉES D’ILHAM LARAKI OMARI   </title>
		<link>https://lecollimateur.ma/43571</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 10:07:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[artiste-peintre]]></category>
		<category><![CDATA[Ilham Laraki]]></category>
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					<description><![CDATA[***Une exploration plastique composite L’univers de l’artiste peintre Ilham Laraki Omari est imprégné de notions porteuses de fortes  symboliques: le cercle, la spirale, la sphère, le temps, le  mouvement, l’énergie, la lumière… témoignant d’un imaginaire tendu vers une quête spirituelle. Ces notions et leurs symboliques sont présentes tant au niveau de ses compositions peintes… que &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv2432321120MsoNormal"><b>***Une exploration plastique composite</b></p>
<p>L’univers de l’artiste peintre Ilham Laraki Omari est imprégné de notions porteuses de fortes  symboliques: le cercle, la spirale, la sphère, le temps, le  mouvement, l’énergie, la lumière… témoignant d’un imaginaire tendu vers une quête spirituelle.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Ces notions et leurs symboliques sont présentes tant au niveau de ses compositions peintes… que de ses œuvres contemporaines. Sa dernière grande exposition personnelle a  constitué un tournant majeur dans sa recherche. Sous le thème « Souffle », l&rsquo;exposition a été déclinée en trois volets: « Incandescence »… « Tasbih »…  « Le temps »…</p>
<p>Des compositions abstraites en peinture à huile sur toile, les plus nombreuses… côtoient  des sculptures mobiles (installations) avec différents matériaux: bois, métal, plexiglas, fil tissé sur bois, bois peint fixé sur toile peinte…<b></b></p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">L’artiste est ainsi dans une exploration composite, cultivant la perméabilité entre genres esthétiques. Cette démarche mixte qui va au-delà des cloisonnements peut être  illustrée par une de ses formules: « Mon abstrait est le figuratif de mon profond ressenti »… !</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Ilham Laraki Omari ne veut pas être confinée dans un seul champ d’expression.  Comme plusieurs artistes de sa génération, elle tient à prospecter simultanément l’art moderne et l’art contemporain. Les sonder à travers des prismes créatifs constamment réinventés.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
Mais l’esprit et la vision qui ont animé l’exposition « Souffle » se poursuivent et continuent à nourrir sa recherche et ses récentes créations.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Nous examinerons tous ces éléments illustrant une quête spirituelle, nourrie d&rsquo;émotion…</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<b>***Les figures du cercle et de la spiralité</b></p>
<p>Tant dans ses œuvres peintes que ses  installations, l’artiste joue sur les désinences de la figure du cercle et celle de la spiralité. Elles sont omniprésentes. Des formes prises dans un mouvement giratoire autour d’un point nodal…</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal"> La symbolique de la spiralité a toujours interpelé les cultures humaines. Une formidable intuition que la science a confirmé en considérant la forme spirale comme: « structure de base de la vie » et ancrée dans la matière vivante.</p>
<p>La forme hélicoïdale de l’ADN reste l’image la plus fascinante dans la grammaire  de perpétuation de la vie.</p>
<p>La spirale c’est également le chemin sinueux afin de percer un secret ou un mystère.</p>
<p>La spirale c’est aussi l’allégorie d’une âme à la recherche de la vie éternelle.</p>
<p>On pense aussi à la symbolique du « Mandala ». Terme sanskrit signifiant le cercle et symbolisant la quête vers l’absolu.</p>
<p>L’écoulement de la durée est aussi lié à cette « spirale du temps » qui hante les imaginaires.</p>
<p>Et aussi ces spirales géantes des galaxies et des nébuleuses, symbole de l’énergie cosmique et des mouvements stellaires.</p>
<p>Et aussi la spirale de la fascination de l’hypnose.</p>
<p>Avec ces images et  formes présentes dans l’univers d’Ilham Laraki Omari, on identifie  inéluctablement  des questions se rapportant à  la genèse de la vie, le mystère de l’univers, la quête des origines, le temps, la matière, l’esprit,…</p>
<p><b></b></p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal"><b>***La fascination du temps</b></p>
<p>La notion du temps fascine Ilham Laraki Omari et revient souvent dans ses propos.  Fascination transformée en une féconde source de créativité.</p>
<p>« Le temps, je ne saurai en parler… qu’à travers mes œuvres… au moment où il faut placer des mots pour le cerner, il n’y est plus », dit-elle !</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
Une de ses installations, qui résume tout sur cette fascination, est intitulée: « Le Sablier »…</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Mais il faut comprendre: « Ceci n’est pas un sablier « … à l’instar d’un célèbre titre de Magritte.</p>
<p>L’objet présenté  n’est pas resserré en son milieu pour laisser le sable s’égrener  en un temps convenu. C’est un objet cylindrique !</p>
<p>Un mécanisme de rotation est prévu… Le sable ne s&rsquo;écoule pas. Il se déverse, en un bruit lourd et s&rsquo;étale dans le fond du sablier-cylindre.   Ce « sablier » est dépourvu de finalité, sa fonction est minée ! La mesure du temps n’est guère possible. Elle n’a plus de sens !</p>
<p>Dans ses œuvres récentes… où elle mixe de plus en plus moderne et contemporain… l’artiste a interrogé à l’extrême la question du temps.</p>
<p>Elle intègre dans des toiles des systèmes de montre, dépourvus de chiffres, avec cadran et aiguilles mobiles… après en avoir modifié le fonctionnement mécanique.<br />
Les aiguilles tournent dans le sens inverse… de droite à gauche… ! Là non plus la mesure du temps n’est guère possible ! Ceci n’est pas une montre… !</p>
<p>Un temps  insaisissable… qui échappe… qui nargue … ou qui défie…</p>
<p>Le seul moment où l’artiste semble évoquer d’une manière apaisée et sereine « le temps » c’est lorsque, dit-elle,  elle est en admiration face à la  création divine.  Il devient alors un « temps en suspension » source de paix et de quiétude.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">« Ces moments où je sens le temps en suspension… car submergée par une profonde admiration et gratitude de l’infini des créations divines ».</p>
<p>Bouthaina Azami, écrivaine et critique d’art qui a analysé l’œuvre d’Ilham laraki Omari, parle d’une « véritable dramaturgie » du temps qui « se met en scène » dans les œuvres de l’artiste.  Ce temps, écrit-elle,  « Qui nous condamne. Qui nous échappe. Se joue de nous »  et dont il faut « relativiser » l’emprise !</p>
<p><b>***Energie et mouvement</b></p>
<p>On  ne peut  parler du travail d’Ilham Laraki Omari sans évoquer la notion du mouvement.  « Mon travail est celui de saisir le mouvement (…) Je cherche à attraper l&rsquo;énergie dans sa genèse », affirme l’artiste.</p>
<p>En plus de ses œuvres contemporaines  où le mouvement fonctionne, dans son sens premier, à travers des mécanismes à actionner…  c’est dans ses peintures que  les notions  du mouvement et d’énergie prennent toute leur signification esthétique.</p>
<p>Elle est une des rares plasticiennes à intégrer une illusion optique de mouvement  dans ses toiles. L’illusion  de l’animation est quasi perceptible dans ses œuvres montrant  une activité giratoire.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
On s’arrêtera sur une de ses toiles les plus connues « A l’infini » qui montre une spirale cosmique  composée de carreaux de zellige, incrustés, un par un, d’un même énoncé calligraphique à référentiel spirituel.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
La rigidité du carrelage semble abolie et assouplie par le souffle du verbe écrit. Les formes et les lignes devenues ondoyantes et mouvantes sont emportées vers le cœur lumineux.  Une lente, inexorable et fascinante chorégraphie stellaire. Tout se dirige vers ce centre d’énergie et de lumière qui appelle et assimile le Tout.  L’allégorie d’un vertige soufi !</p>
<p>Dans ce même tableau, les couleurs du flamboiement et de l’incandescence … laissent aussi percevoir des « images sonores » dans l’imaginaire du spectateur.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">On a l’impression de crépitement de flammes, de grondements lointains  et profonds des plaques tectoniques de l’asthénosphère ou du manteau supérieur terrestre… le vrombissement sourd et d&rsquo;une coulée de lave… ou tout simplement le ressenti du « silence sidéral » face aux spirales galactiques.</p>
<p><b>***Les teintes de la  terre et les couleurs du feu…</b></p>
<p>Chromatisme de la terre, du feu, du magma, du minéral. Des déclinaisons infinies des nuances du marron, du brun, du jaune, de l&rsquo;orange, du rouge, du cuivré, de l’ocre…Couleurs de l’incandescence induisant  l’atmosphère d’un univers en gestation.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Un choix sobre car l’art d’Ilham Laraki Omari ne vise pas l’objet esthétique gratuit. La  palette est  donc ramassée, autour de couleurs essentielles, mais les nuances de chaque teinte  sont richement démultipliées et amplifiées.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">« Feu, lumière, cela se joue à une voyelle près dans la langue arabe : « Nour » et « Nar », deux éléments qui se rejoignent… », dit l’artiste.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Soulignons également que les titres des œuvres ne sont ni arbitraires, ni gratuits:</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Souffle… Incandescence… Perles de lumière… Luminescence… Déferlement… Matrice… Epicentre… ADN… Echo d’ADN… Temps… Tasbih… A l’Infini… Sablier… Roue… Tissage du temps… Empreinte du temps… Tempo spirituel…</p>
<p>Ces titres constituent eux-même un « texte » ou un « récit » racontant une histoire et complétant  le sens de l’œuvre.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Participant à l’équation du sens, un système graphique à référent spirituel  est souvent présent.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Parfois c’est tout un « texte » déployé en petites lettres  et qui occupe la moitié de la toile…où la couleur brune de l’écriture fusionne  avec les riches nuances de couleurs terreuses.</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">Sans que cela soit de la calligraphie, selon des règles académiques, cette écriture  reprend des formules sacrées…</p>
<p class="yiv2432321120MsoNormal">
<p class="yiv2432321120MsoNormal">L’artiste est dans le partage de son émerveillement, sa fascination et ses questions  face à  l’univers. A travers son art et à sa manière,  elle essaie de  répondre aux questions du mystère de la vie, du temps,  la quête de la lumière, du Nour et de l’Absolu. Elle s’adresse  aussi à un  socle commun de spiritualité pouvant être partagé par toutes les cultures et les croyances.</p>
<p>En plus d’être imprégné d’une nécessité intérieure, le travail d’Ilham Laraki Omari s’inscrit dans une postmodernité évidente.  Il parvient à  agencer des  questions profondes et éternelles avec un traitement esthétique, issu d’une fraîcheur du regard d’une artiste nourrie des références de son  temps.</p>
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		<title>UNE ARTISTE. UNE ŒUVRE.  DE L’ART DES FEMMES</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/29005</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2020 08:20:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Une artiste]]></category>
		<category><![CDATA[Une oeuvre]]></category>
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					<description><![CDATA[Hier 10 Octobre 2020, Journée Nationale de la Femme Marocaine. Une journée d’hommage et de reconnaissance. L’occasion aussi de revenir sur un débat ancien… mais qu’il faut rappeler pour le dépasser. « L&#8217;approche genre » dans les arts plastiques est-elle pertinente ou justifiée? L’auteur d’une œuvre d’art, femme ou homme, s&#8217;attend-il à être évalué selon son talent? &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Hier 10 Octobre 2020, Journée Nationale de la Femme Marocaine. Une journée d’hommage et de reconnaissance. L’occasion aussi de revenir sur un débat ancien… mais qu’il faut rappeler pour le dépasser.</p>
<p>« L&rsquo;approche genre » dans les arts plastiques est-elle pertinente ou justifiée? L’auteur d’une œuvre d’art, femme ou homme, s&rsquo;attend-il à être évalué selon son talent? Parfois selon son génie ? Ou à travers des différences définies biologiquement (le sexe) ou celles définies socialement (le genre) ?</p>
<p>La plupart des expositions collectives sont mixtes. Comment interagir avec des expositions collectives réservées uniquement aux femmes?</p>
<p>Il y a peu de temps, une riche exposition collective intitulée « Au-delà de la Vision » à laquelle ont participé, 5 artistes femmes &#8211; Khadija El Fahli, Fatna Chenane, Khadija Sekkat, Amina Badraoui, et Zahra Algo &#8211; a offert l’occasion de développer une brève réflexion sur « l’Art des Femmes ».</p>
<p><strong>* Les artistes femmes… un apport à l’art… et acteurs décisifs de l’évolution sociétale</strong></p>
<p>Il faut d’abord rappeler que les grandes artistes marocaines (aussi bien les pionnières autodidactes que celles des générations suivantes formées à l’école des Beaux-Arts) ont vu leurs œuvres analysées &#8211; comme pour tout artiste peintre &#8211; sous l’angle de l’histoire de la peinture et des notions propres à ce champ: composition, lumière, couleurs, formes, volumes…</p>
<p>Mais, il est évident qu’au vu des pesanteurs sociales&#8230; bousculées dans les années 60 par le bel effet surprise de voir surgir Chaibia Tallal, devenue une Icône !&#8230; « l’approche genre » devait, elle aussi, être intégrée dans l’analyse.</p>
<p>Il fallait conforter ce mouvement émergent et souligner le rôle précurseur de ces femmes artistes. Chaïbia, Radia Bent Lhoucine, Fatema Hassan El Farrouj,…</p>
<p>Au-delà de l’art, elles étaient aussi des symboles forts montrant que les lignes étaient en train de bouger. Aussi bien dans l&rsquo;art qui était un « bastion masculin »&#8230; que dans la société.</p>
<p>L’Occident a connu une situation similaire. Il a fallu attendre longtemps pour que les femmes passent de l’artisanat (fileuse de soie, brodeuse, tapissière…) à l’art.</p>
<p>Les artistes femmes marocaines « pionnières » se sont imposées par leur art dans des conditions historiques particulières. Face à l’impossibilité de suivre des formations, elles ne pouvaient faire que de la peinture détachée des règles académiques.</p>
<p>La peinture naïve leur a permis liberté, fraîcheur et audace. L’art naïf allait devenir pour elles un système à la fois d’exploration intérieure, de découverte esthétique et aussi un levier d’émancipation sociale.</p>
<p>La place qu’elles ont acquise au niveau national et international ne relève ni de la complaisance, ni de la bienveillance.</p>
<p>C’est la reconnaissance de talents authentiques. Y compris pour les femmes peintres des générations suivantes, plus proches de l’abstraction, formées dans les écoles des Beaux-arts.</p>
<p><strong>***Il n’y a pas de registre artistique spécifiquement féminin ou masculin.</strong></p>
<p>Dans un essai célèbre: « L&rsquo;art féminin ou l&rsquo;art des femmes » publié en 2003, la chercheuse Miroslava Grajciarova a condensé les termes du débat. « Je refuse le terme d’art féminin, mais je pense qu’il faut bien accepter l’existence de « l’art des femmes » qui constitue évidemment un champ spécifique de l’art. Je n’ose pas en exposer les critères puisque l’art n’a pas de règles » (http://www.sens-public.org/article49.html).</p>
<p>Elle rejette donc l’idée de « registres artistiques spécifiques féminins et masculins ». Elle refuse l’idée d’art féminin parce que non plus il n’y a pas d’art masculin… mais accepte la notion d’ « art des femmes ».</p>
<p>Dans un texte de 2017 intitulé « La création artistique n’a pas de sexe, et c’est tant mieux ! », la chroniqueuse culturelle suisse Marie-Pierre Genecand reconnaît que « la création artistique est encore un bastion masculin »…</p>
<p>Mais elle pose la question de la perception : « Peut-on dire que la production des femmes artistes est particulièrement « féminine » et celle des hommes est « masculine » ? Le public ne se pose pas la question de cette séparation lorsqu’il consomme la culture. En plus aucune démarcation esthétique franche ne valide cette différenciation ».</p>
<p>Elle souligne que « les femmes artistes sont artistes avant d’être femmes, c’est leur droit le plus strict » (https://www.letemps.ch/opinions/creation-artistique-na-sexe-cest-tant-mieux).</p>
<p><strong>***Le croisement entre « l’approche genre » et le « critère du talent ».</strong></p>
<p>La différenciation entre artistes femmes ou hommes ne peut être que le talent… mais l’organisation d’expositions selon « l’approche genre » demeure compréhensible. Ces expositions réservées aux femmes ne sont pas moins exigeantes et le talent reste une condition incontournable.</p>
<p>Un évènement à double sens. Un sens artistique… et un sens social profond dans un environnement qui ne veille pas trop à la parité.</p>
<p>L’art est un langage, un mode d’expression mais il est aussi un des moteurs de l’évolution sociale. L’art, porté par les femmes (arts plastiques, cinéma, musique, poésie, littérature, théâtre…) participe efficacement à la dynamique de la modernité, de l’ouverture sociale et des valeurs de tolérance et de paix. Ce constat est valable non seulement pour notre société mais aussi pour tant d’autres !</p>
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