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	<title>un artiste &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>un artiste &#8211; Le collimateur</title>
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	<item>
		<title>UN ARTISTE. UNE ŒUVRE.  MOHAMED KRICH. FIGURATION ET ABSTRACTION. ART DE LA SYNTHÈSE</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/43081</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Mar 2021 15:50:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Krich]]></category>
		<category><![CDATA[un artiste]]></category>
		<category><![CDATA[Une oeuvre]]></category>
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					<description><![CDATA[*** Exploration simultanée du figuratif et de l’abstrait Mohamed Krich est considéré comme peintre de la mémoire collective, du temps, du souvenir, des fragments du passé… en une lecture juste de son œuvre. Mais on peut aussi aller au-delà du fond pour en examiner la forme.  L’œuvre de Mohammed Krich établit une fine synthèse entre &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><strong><span class="s1">*** Exploration simultanée du figuratif et de l’abstrait</span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Mohamed Krich est considéré comme peintre de la mémoire collective, du temps, du souvenir, des fragments du passé… en une lecture juste de son œuvre. Mais on peut aussi aller au-delà du fond pour en examiner la forme. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’œuvre de Mohammed Krich établit une fine synthèse entre figuration et abstraction. Elle se déploie sur deux genres… en apparence antithétique. Ses œuvres figuratives comportent des éléments apparentés à l’abstraction… et inversement.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Krich n’est pas dans une démarche où il aurait opté pour l’abstraction après avoir épuisé la figuration. Il n’est pas dans la rupture entre catégories ou périodes. Figuration et abstraction participent chez lui d’un même mouvement, d’une même temporalité. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Bien souvent de grands artistes affirment avoir tourné la page d’une période pour en ouvrir une autre. Mais Krich est dans une synthèse qui lui est propre.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">A l’occasion de son exposition rétrospective à So Art Gallery en<span class="Apple-converted-space">  </span>mars 2016 à Casablanca,<span class="Apple-converted-space">  </span>sous le thème « Quand la figuration s’allie à la modernité », Mohamed Krich a publié dans le catalogue un texte intitulé « Essentiel et Diversité ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il y évoque ses convictions esthétiques: « Les genres dans l’art pictural dans leurs aspects structurels et formels relèvent de l’éphémère dans le sens où tout style se voit, au fil du temps, voué au dépassement, à la désuétude et à l’abandon, dans le temps et l’espace ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Aucun genre ne saurait donc, selon Krich, qui est aussi critique d’art, se prévaloir de la permanence. Les synergies sont inéluctables. Aucun domaine d’expression plastique ne peut s’ériger<span class="Apple-converted-space">  </span>comme support exclusif. Chaque genre se nourrit de l’autre. Figer l’art dans des catégories verrouillées n’aurait aucun sens.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La seule constante pour Krich est « la pratique de l’art en tant qu’activité existentielle… qui est permanente, immuable et intemporelle »… laissant ainsi comprendre que<span class="Apple-converted-space">  </span>les déclinaisons viennent en second lieu.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Un autre propos de Krich va dans le même sens : « Cette exposition est le fruit d&rsquo;un travail de quarante<span class="Apple-converted-space">  </span>années à travers laquelle j’explore le figuratif vers l’abstrait ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Lorsqu’il dit « explorer le figuratif vers l’abstrait », il ne faudrait pas entendre « abstrait » comme un but, une finalité. En fait, il<span class="Apple-converted-space">  « </span>explore » en une réciprocité entière l’abstraction… « DANS ET PAR »… la figuration. Et il explore aussi la figuration « DANS ET PAR » l’abstraction.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Fait marquant,<span class="Apple-converted-space">  </span>lors de sa rétrospective de 2016, ses œuvres… figuratives et abstraites… ont été accrochées amalgamées… côte à côte… et non confinées dans des espaces distincts dans la galerie.<span class="Apple-converted-space">  </span>Il a choisi<span class="Apple-converted-space">  </span>une « scénographie » remarquable par sa<span class="Apple-converted-space">  « </span>mixité plastique ».<span class="Apple-converted-space">     </span></span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><span class="Apple-converted-space">  </span></span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">*** Au-delà de la figuration</span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ses œuvres figuratives peuvent apparaître comme une représentation de la réalité visible. Or, il n’y a pas une franche volonté de reproduire le réel avec les techniques picturales classiques, avec leur toucher lissé, régulier, glissant et sans aspérité. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Par exemple, aucun visage, aucun aspect anatomique n’est franchement souligné. Tout n’est que suggéré. Le corps est pris dans sa globalité en tant qu’entité avec un minimum de différenciation.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Krich se détache du motif,<span class="Apple-converted-space">  </span>même si celui-ci reste reconnaissable. Il suggère des lignes, des angles, des masses, en une sorte de « figuration partielle ». La réalité est « reconvertie »<span class="Apple-converted-space">  </span>par la technique. Elle est ensuite « retravaillée » par la subjectivité de l’artiste. Une forte intervention de son « monde intérieur ». </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">C’est au niveau de cette frontière&#8230; l&rsquo;interstice entre la réalité et sa représentation&#8230; que s’épanouit l’art de Mohammed Krich. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Certes, la figuration est… « déclenchée »… mais elle est comme « suspendue ». Et nous verrons aussi qu’il en est de même pour ses créations<span class="Apple-converted-space">  </span>abstraites, qui se trouvent elles aussi « retenues », car elles intègrent des éléments de figuration.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’ »abstraction partielle », on la retrouve chez les post-impressionnistes (Gauguin, Van Gogh, Cézanne…).<span class="Apple-converted-space">  </span>Ainsi que dans le fauvisme et le cubisme qui ont « irréalisé » la « réalité ». Le premier a modifié l’équation « lumière/couleur/réel » et le second a fractionné les formes et les lignes. Ces écoles ont questionné<span class="Apple-converted-space">  </span>à l’extrême la notion de figuration et depuis, l’art moderne ne cesse de s’interroger sur les bornes et les démarcations.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le travail de Krich s’inscrit dans ces questionnements. On peut distinguer trois facteurs qui participent, chez lui, à cette « retenue » de la figuration qui ne se manifeste pas<span class="Apple-converted-space">  « </span>pleinement ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">D’abord, des techniques picturales qui engendrent une sorte de<span class="Apple-converted-space">  « </span>trompe-l’œil »… Un « effet optique » engendré par des touches rapides et nerveuses employant des mélanges de pigments qu’il fabrique lui-même.<span class="Apple-converted-space">  </span>Cela aboutit à une pâte singulière qui permet des effets dont il a le secret oscillant entre « réalisme » et « impressionnisme ». </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ensuite, le degré d&rsquo; « éloignement et de proximité » qui modifie la perception de l’œuvre… De près, la toile de Krich laisse voir une matière colorée, éparpillée, éclatée… Quelques pas en arrière, tout se ramasse, se regroupe, s’agglomère. Les œuvres « pleinement » figuratives ne donnent pas cet effet.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Enfin, le sujet<span class="Apple-converted-space">  « </span>ombre/fumée », présent dans la majeure partie de ses toiles participe à l’ »irréalisation » de la figuration. Les ombres systématiques des silhouettes et les volutes de fumée imprègnent la toile d’un voile d’étrangeté.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’œuvre qui est déjà partiellement figurative en devient insaisissable. La forte intervention du<span class="Apple-converted-space">  « </span>traitement du réel » par l’imaginaire transcende<span class="Apple-converted-space">  </span>la réalité qu’il est supposé représenter.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cela rappelle une célèbre formule: « Le figuratif se voit avec les « yeux » et l’abstrait se voit avec les « neurones » ».</span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">*** Au-delà de l’abstraction</span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans l’autre sens, ses « compositions abstraites » comportent des traces de la réalité visible, même si elle n’est pas immédiate.<span class="Apple-converted-space">  </span>La composition laisse deviner un semblant de « référence issue du réel ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"> Le fond de la composition semble constitué de silhouettes vaporeuses et éthérées. Fragment d’une « scène de foule » (un de ses thèmes récurrents) qui serait extrait d’une de ses œuvres. Scène amplifiée saturant la totalité de l’espace de la toile.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"> Il retravaille librement les formes, la lumière, les couleurs, les tons, les nuances, les contrastes, les empreintes, les matières… restituant ainsi la démarche et le perçu de tout artiste engagé dans une « création abstraite ».<span class="Apple-converted-space">   </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La formule « art de la synthèse » s’applique incontestablement à cette démarche et lui confère intensité esthétique et profondeur de sens. L’œuvre de Krich l’inscrit dans le débat actuel de la modernité plastique. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le<span class="Apple-converted-space">  </span>peintre Yvo Jacquier résume ainsi<span class="Apple-converted-space">  </span>ce débat:</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">« La peinture doit être considérée comme l’art d’agencer les formes plus que l’art de raconter une histoire (…) La peinture ne saurait être envisagée comme purement figurative ni purement abstraite. La peinture n’est pas dans le choix d’un camp figuratif ou abstrait (…) Tout simplement parce que le terrain qui sépare les deux camps n’est pas un champ de bataille, mais un jardin à cultiver. »</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>UNE ŒUVRE. UN ARTISTE. MOHAMED HAFIDI. LE PARI RELEVÉ DU «MODERNE» ET DU «CONTEMPORAIN»</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/14796</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 09:43:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Mohamed Hafidi]]></category>
		<category><![CDATA[un artiste]]></category>
		<category><![CDATA[Une oeuvre]]></category>
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					<description><![CDATA[Précisons tout de suite que par «art contemporain» nous optons pour l’acception de Nathalie Heinich qui ne le définit pas par la «CHRONOLOGIE» mais par des «CRITÈRES». Nous en citerons quelques-uns. Selon Heinich, l&#8217;art contemporain repousse les limites de la notion d’œuvre d’art et il est en rupture avec les conventions de l’art moderne. Il &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Précisons tout de suite que par «art contemporain» nous optons pour l’acception de Nathalie Heinich qui ne le définit pas par la «CHRONOLOGIE» mais par des «CRITÈRES». Nous en citerons quelques-uns.</p>
<p>Selon Heinich, l&rsquo;art contemporain repousse les limites de la notion d’œuvre d’art et il est en rupture avec les conventions de l’art moderne. Il est dans l’expérimentation continue et l’invention permanente. Il est beaucoup plus préoccupé par la conception de l’œuvre et moins impliqué dans sa fabrication. Il est pleinement imprégné de la culture du temps présent, etc.</p>
<p>La chercheuse n’inclut que ce qu’il y a de remarquable et intéressant dans l’art contemporain, et non pas ses dérives sans intérêt.</p>
<p>Ceci étant précisé et pour revenir au projet artistique de Mohamed Hafidi, il est clair qu&rsquo;il s’inscrit dans une démarche de synthèse cherchant à lier  entre «modernité» et  «contemporanéité». Animé par un souci d' »invention permanente », son travail évolue dans une «zone frontière» entre plusieurs champs de créativité.</p>
<p>C’est toujours dans cette «zone de contact» entre écoles, courants, tendances, époques… que la recherche est la mieux inspirée&#8230; pouvant aussi aboutir à des ruptures fécondes. L’imaginaire de l’artiste explore, interroge ou fusionne plusieurs références et techniques.</p>
<p>Par exemple dans l’exposition «Éclats chromo-métalliques» à Rabat  en 2017, Mohamed Hafidi a présenté des travaux se déployant, simultanément, dans trois directions.</p>
<p>Des toiles en technique mixte avec un chromatisme intense lié à des formes géométriques; des œuvres fusionnant le cuivre et le bois avec incrustation de motifs et enfin des créations issues d’usinage de métaux, par le laser, comme l’acier ou l’aluminium.</p>
<p>L’imaginaire libéré s’est déployé en trois modes de créativité, complémentaires et non superposés. La cohérence du tout étant nourrie par un même souffle… et traversée aussi par des figures géométriques élaborées qui en font l’unité.</p>
<p>Les œuvres «métalliques» de Mohamed Hafidi (dans la lignée de l’art contemporain) en formes de bas-relief et déclinant des jeux de masse à forte tri-dimensionnalité… dégagent une équation esthétique singulière.  Même si l’œuvre est accrochée tel un «quasi-tableau»… il ne s’agit pas de l’accrochage ou de l’encadrement « convenus ».</p>
<p>D’autres lectures y ont vu «l’expression d’une tension issue de l’ère industrielle» (Azzam Madkour)… ou une «poétique du métal» (Benyounes Amirouche) ou bien des œuvres inscrites dans «le patrimoine visuel contemporain et post-moderne en général» ( Mohamed Chiguer)</p>
<p>Il est clair que l’imaginaire de Mohamed Hafidi «circule» avec aisance et fluidité entre «l’atelier de peinture»  et  «l’atelier industriel-factory». Il est difficile de le confiner dans un seul champ&#8230; par conséquent, il est  pleinement inscrit dans la culture de son temps.</p>
<p>Un temps marqué par les fusions interculturelles, les assemblages, les hybridations… ce vaste champ de la post-modernité où tout est mouvant.</p>
<p>Hafidi tient à cette  «hybridité créative» qui constitue le concept clé de ses expositions depuis 2014.  Elle illustre le «relativisme  artistique» d’aujourd’hui … où rien n’est figé, où les frontières sont perméables.</p>
<p>Toutefois, à la différence des  «créateurs  contemporains» centrés sur la conception ou l’idée de l&rsquo;oeuvre&#8230; et qui la confient  à des «techniciens collaborateurs»  pour sa réalisation… Mohamed Hafidi a une démarche originale. Il  n’est pas dans le «faire faire», il prend en charge entièrement son projet, de la maturation de l’idée à sa réalisation ou matérialisation.</p>
<p>Designer, infographiste, artiste-peintre, architecte d’intérieur, spécialiste des métiers d’art… son œuvre invite à interroger  le sens de la créativité plastique aujourd’hui. Sa polyvalence fait de son expérience  une des plus intéressantes parmi celles des artistes de sa génération.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14804 size-full" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.41-e1591349744590.jpeg" alt="" width="950" height="559" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.41-e1591349744590.jpeg 950w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.41-e1591349744590-768x452.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 950px) 100vw, 950px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14806 size-full" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.41-1-1-e1591349723707.jpeg" alt="" width="458" height="463" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.41-1-1-e1591349723707.jpeg 458w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.41-1-1-e1591349723707-125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 458px) 100vw, 458px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14802 size-full" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.41-1-e1591349770902.jpeg" alt="" width="456" height="453" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.41-1-e1591349770902.jpeg 456w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.41-1-e1591349770902-150x150.jpeg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.41-1-e1591349770902-125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 456px) 100vw, 456px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14800 size-full" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.42-e1591349806530.jpeg" alt="" width="758" height="749" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.42-e1591349806530.jpeg 758w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2020/06/WhatsApp-Image-2020-06-05-at-09.49.42-e1591349806530-125x125.jpeg 125w" sizes="auto, (max-width: 758px) 100vw, 758px" /></p>
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			</item>
		<item>
		<title>UNE ŒUVRE, UN ARTISTE. ABDELILAH LAHBABI. LA DISCRÉTION D’UN PIONNIER</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/13200</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Azdine Hachimi Idrissi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2020 11:07:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Abdelilah Lahbabi]]></category>
		<category><![CDATA[un artiste]]></category>
		<category><![CDATA[Une oeuvre]]></category>
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					<description><![CDATA[S/t. Production artistique soutenue et présence retenue L’artiste plasticien Abdelilah Lahbabi est de la génération artistique de Jilali Gharbaoui, Mohamed Kacimi, Miloud Labied, Glaoui,… avec qui il a exposé au début des années 70. C’est un nom distingué de la peinture marocaine moderne. Les amateurs d&#8217;arts plastiques auraient souhaité une présence plus marquée d&#8217;Abdelilah Lahbabi. &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>S/t. Production artistique soutenue et présence retenue</strong></p>
<p>L’artiste plasticien Abdelilah Lahbabi est de la génération artistique de Jilali Gharbaoui, Mohamed Kacimi, Miloud Labied, Glaoui,… avec qui il a exposé au début des années 70. C’est un nom distingué de la peinture marocaine moderne.</p>
<p>Les amateurs d&rsquo;arts plastiques auraient souhaité une présence plus marquée d&rsquo;Abdelilah Lahbabi. Bien qu&rsquo;il soit très productif, constamment dans la recherche et la création, ses expositions individuelles sont rares.</p>
<p>Par exposition individuelle on entend ce moment où un artiste plasticien montre au « grand public » l&rsquo;état d&rsquo;avancement de ses recherches, de son expérience ou de ses expérimentations&#8230; nonobstant le volet commercial!</p>
<p>Il y a quatre ans, il a présenté une rétrospective sous le thème «Lahbabi ou l’Architecture Poétique» à la galerie La Palette d’Or à Casablanca. Ses précédentes expositions individuelles ont eu lieu au début des années 70: à la galerie la Découverte et au  Centre culturel américain à Rabat,&#8230; à la galerie le Savouroux à Casablanca. Et sa première exposition fut organisée à Charleroi en Belgique en 1965.</p>
<p>C&rsquo;est aussi un choix, parce que Lahbabi, connu aussi pour son affabilité, estime que les expositions de groupe sont porteuses d’une dynamique de partage humain et d’échanges artistiques très importante à ses yeux.</p>
<p>A l’occasion d’un grand nombre d’expositions collectives, on a tous pu admirer l’amplitude et la densité de ses oeuvres.</p>
<p><strong>S/t Des exercices de l&rsquo;artisanat aux arts plastiques et à la composition numérique</strong></p>
<p>Natif de Fès, Lahbabi est venu spontanément à l’art. Dans sa jeunesse, il dessinait et peignait constamment. Il a aussi exercé ponctuellement des tâches dans les métiers traditionnels du zellige,  la poterie, la menuiserie, la teinture de laine, la gravure et dessin sur plateaux de cuivre,&#8230;</p>
<p>Lorsqu’il était étudiant en Commerce et Finances en Belgique et en France, il est toujours resté investi dans la réflexion et l’exploration artistiques.</p>
<p>A son retour au Maroc, il entama sa carrière au ministère des Finances mais la passion de l’art primait. Son administration lui a rendu plusieurs fois hommage en sa qualité d’artiste.</p>
<p>Il croisa aussi le chemin de l’écrivain marocain Ahmed Sefrioui, un des fondateurs de la littérature maghrébine d’expression française et auteur de l’œuvre culte «La boite à merveilles».  Ahmed Sefrioui qui était aussi directeur des arts et des  musées au ministère de la Culture l’encouragea à perfectionner son talent. Il l’aida à poursuivre ses études à l’Ecole d’Art et d’Architecture de Marseille de 1971 à 1976.</p>
<p>A son « deuxième » retour au pays et muni de « nouveaux concepts »&#8230; il fut pionnier dans l’introduction au Maroc de la composition numérique et du traitement de l’image et de la couleur par scanner.</p>
<p>Mais il a toujours trouvé le temps pour construire son œuvre à travers le dessin, la peinture, la calligraphie, l’estampe, la photographie. Lahbabi est aussi designer, plasticien de l’environnement, et spécialiste en arts graphiques.</p>
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<p><strong>S/t. Dessin,  abstraction et pixellisation</strong></p>
<p>En général, la créativité de Lahbabi  se déploie dans trois directions: la figuration articulée autour du  dessin et le portrait&#8230; l’abstraction qui laisse un champ très libre à la couleur… et enfin la pixellisation.</p>
<p>Lahbabi accorde une place importante à l’acte de «dessiner»:   «Je fais tout le temps des portraits. Avant même de commencer à peindre, je prends un crayon et des feuilles et je dessine. C’est un exercice préalable d’importance. J’estime que le dessin est le geste fondateur. L’architecte avant de prendre sa règle et son compas «crayonne». Il en est de même du désigner, du couturier, du modéliste, … Tout objet est d’abord saisi en dessin. Il est la base de la créativité », dit-il.</p>
<p>Ses premières œuvres (dessins, encres, portraits,&#8230;) étaient marquées par cette vision. Il est bien évident que «le dessin» est l’acte «matériel ou concret» lié étroitement au premier souffle de l’inspiration ou de l’imagination. Et lié aussi à la magie d&rsquo;un « instrument » qui dépose la « trace »&#8230; : plume de roseau, plume d&rsquo;oiseau,&#8230;ou bien plus tard plume métallique, crayon ou stylographe&#8230;</p>
<p>Toutefois, Lahbabi se revendique aussi comme artiste explorateur qui  » évite de s’éterniser dans une conception et refuse toute redondance dans l’expression ». Il s’intéressa à la fin des années 60 à l’abstraction qui constitua pour lui une nouvelle direction.</p>
<p>Son abstraction lyrique magnifie le travail des couleurs et la profusion de leurs nuances.  Ses premières toiles ont montré, comme il le souligne, «la chaleur de couleurs assez vives», traversées par la «synchronie/harmonie» … pour, dit-il, « aller à la philosophie de la chose ».</p>
<p>Sa troisième direction, la «pixellisation» a constitué un nouvel horizon esthétique. Des œuvres réunissant à la fois les éléments du dessin structuré, de l’art graphique et la force de l’abstraction colorée.</p>
<p>Avec «la pixellisation», il a construit un univers plastique qui consacre sa passion pour «le sens du détail et le sens du global»… son goût pour la «couleur et sa fraîcheur» … et son intérêt pour «la forme dans sa simplicité comme dans sa complexité».</p>
<p>Maîtrisant aujourd’hui une technique picturale qui lui est propre, il réalise des compositions «pixel acrylique sur toile» sur la base d’unités marquées par un chromatisme intense et une impressionnante minutie et harmonie dans la fragmentation et le découpage.</p>
<p>Les dernières  créations d&rsquo;Abdelilah Lahbabi, que nous sommes peu nombreux à avoir vues dans son atelier, appelle certainement à une nouvelle exposition qui marquera&#8230; non pas le retour mais tout simplement&#8230; un autre  jalon de son riche parcours.</p>
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