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	<title>Tranches de vie &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Tranches de vie &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Tranches de vie. Abdellah « Moul Sfenj », ce repère matinal</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/73604</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelhadi Gadi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Feb 2022 11:25:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Ssi Abdellah, c&#8217;est comme ça que l&#8217;appellent ses clients, fait partie d&#8217;une génération qui continue de se battre contre l&#8217;inexorable montre de la disparition d&#8217;un métier, parmi tant d&#8217;autres, qui remonte loin dans des temps immémoriaux. J&#8217;ai nommé la préparation et la vente du Sfenj ! Ce « beignet » marocain, voire maghrébin, qui a accompagné, accompagne, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Ssi Abdellah, c&rsquo;est comme ça que l&rsquo;appellent ses clients, fait partie d&rsquo;une génération qui continue de se battre contre l&rsquo;inexorable montre de la disparition d&rsquo;un métier, parmi tant d&rsquo;autres, qui remonte loin dans des temps immémoriaux. J&rsquo;ai nommé la préparation et la vente du Sfenj ! Ce « beignet » marocain, voire maghrébin, qui a accompagné, accompagne, nos matinées et la fin de nos après-midis. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ssi Abdellah, 65 ans, en parle avec une amertume discrète saupoudrée d&rsquo;une trop parlante nostalgie. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pas trop bavard, il remonte la pendule vers les années 1970 lorsqu&rsquo;il débarque à Casablanca venant des environs d&rsquo;El Jadida. Il fallait se débrouiller pour survivre. Après avoir galéré, il se retrouve « apprenti-moul sfenj » chez un maallem.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Quelques années lui ont suffi pour apprendre le métier. Il se met alors à son propre compte. Et cela fait plus d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années, maintenant qu&rsquo;il a planté ses quartiers du côté de Derb Benjdia. Dès 6 heures du matin, Ssi Abdellah se met au travail pour servir les lève-tôt de son quartier, la matinée s&rsquo;achevant vers 10h30. Quant à l&rsquo;après-midi, l&rsquo;activité s&rsquo;étend de 16h30 à 18 heures au grand max, dit-il.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Sourire forcé, il reconnaît néanmoins que les temps sont de plus en plus durs. Non seulement en raison des changements des habitudes de consommation, avec une clientèle qui « se réduit » au fil des ans, mais aussi du fait de la cherté des « matières premières », notamment l&rsquo;huile ainsi que d&rsquo;autres factures à régler dont les 2.500 dirhams du loyer, indique Ssi Abdellah. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">N&#8217;empêche, « Moul Sfenj » garde le cap et le moral: « l7amdou Lillah, comme tout le monde, on s&rsquo;en sort comme on peut ! »</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-73605" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/02/beignets-vendeur--300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/02/beignets-vendeur--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/02/beignets-vendeur--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2022/02/beignets-vendeur--125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
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		<item>
		<title>Tranches de vie. Said, le taxiste qui aimait Molière&#8230;</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/65689</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelhadi Gadi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Dec 2021 17:52:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[le taxiste]]></category>
		<category><![CDATA[Said]]></category>
		<category><![CDATA[Tranches de vie]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est un portrait fugace. Said est taxiste. Deux enfants et son épouse pour famille. Comme dans plusieurs cas, la maman est très présente quand il se lâche. En voyant le taxi rouge de couleur à Casablanca, je fais le geste de demander s&#8217;il pourrait faire le demi-tour. J&#8217;allais le renvoyer vers d&#8217;où il venait. Said &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C&rsquo;est un portrait fugace. Said est taxiste. Deux enfants et son épouse pour famille. Comme dans plusieurs cas, la maman est très présente quand il se lâche. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En voyant le taxi rouge de couleur à Casablanca, je fais le geste de demander s&rsquo;il pourrait faire le demi-tour. J&rsquo;allais le renvoyer vers d&rsquo;où il venait. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Said dit oui par le geste.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">À peine qu&rsquo;il demande la destination et se tait. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Contrairement à d&rsquo;autres, Said n&rsquo;est pas bavard. Plus, il fait taire sa radio pour ne pas déranger.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il fallait le provoquer pour qu&rsquo;il parle. 35 ans, licence littérature française en poche, Said devait trouver un travail. En vain. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Comme d&rsquo;autres jeunes, Said a essayé l&rsquo;émigration. Jonglant entre la darija et la langue de Molière, il me dit sa vie.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En peu de mots. « J&rsquo;ai rêvé et j&rsquo;ai les pieds sur terre. Enfin, sur quatre roues !&rsquo;, résume Said. Sa famille est son Tout existentiel, ajoute-t-il. Sans emphase. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Maintenant, en voyant les chantiers tramway, du côté de la gare Casa-Port et ailleurs, il s&rsquo;interroge sur les cinq années à venir. Après, dit-il, on verra dans les coins qui ne seront pas desservis par le Tram-Ennui. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Quelques milliers de taxistes dans l&rsquo;équation mobilité urbaine !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">C&rsquo;était dix minutes !</span></p>
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		<title>Tranches de vie. La canne à pêche de Mounir</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/65531</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelhadi Gadi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Dec 2021 18:34:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[le pêcheur]]></category>
		<category><![CDATA[Mounir]]></category>
		<category><![CDATA[Tranches de vie]]></category>
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					<description><![CDATA[Sa vie, c&#8217;est la pêche. Il en vit et en fait vivre sa petite famille. Dont sa fille chérie et son épouse. Mais, il n&#8217;oublie pas sa maman. Sa « baraka », me dit-il. La pêche à la canne est un héritage de feu son père. Tout petit, Mounir, que j&#8217;ai croisé cette matinée, l&#8217;accompagnait quand le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Sa vie, c&rsquo;est la pêche. Il en vit et en fait vivre sa petite famille. Dont sa fille chérie et son épouse. Mais, il n&rsquo;oublie pas sa maman. Sa « baraka », me dit-il. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La pêche à la canne est un héritage de feu son père. Tout petit, Mounir, que j&rsquo;ai croisé cette matinée, l&rsquo;accompagnait quand le temps scolaire le permettait. Il tomba amoureux des horizons et des vagues. Il est ici depuis plus de 15 ans. Il aime prendre en photo ses prises, mais a refusé de se prendre en photo cette matinée. Sa « moisson », Mounir, dont je venais juste de faire connaissance, a son plan établi pour la vendre.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Connaisseur des mouvements des vagues et des mouvements des poissons, il sait par cœur comment s&rsquo;y prendre et quand. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Avec le sourire, comme si on partageait des liens lointains, il m&rsquo;en parle avec amour. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Merci Mounir de m&rsquo;avoir invité à partager quelques bribes de ta vie et d&rsquo;avoir décidé que tu me prennes en photo avec ta canne.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">J&rsquo;avais envie de partager une vingtaine de minutes avec lui en si peu de mots !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">C&rsquo;est fait !</span></p>
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