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	<title>Tarik Akdim &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Tarik Akdim &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>A l’ère des temps qui coulent…</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/43642</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tariq Akdim]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 08:42:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[covid]]></category>
		<category><![CDATA[problématique]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a un an déjà je pensais que le virus comme pathologie pouvait provoquer des ruptures dans les champs politiques, économiques et sociaux un peu partout dans le monde. En vérité, il est difficile de porter un regard critique sans situer son action dans un horizon temporel rappelant l’historicité des faits marquant l’histoire des &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Il y a un an déjà je pensais que le virus comme pathologie pouvait provoquer des ruptures dans les champs politiques, économiques et sociaux un peu partout dans le monde. En vérité, il est difficile de porter un regard critique sans situer son action dans un horizon temporel rappelant l’historicité des faits marquant l’histoire des pandémies et leurs effets sur les structures humaines. Mais au-delà de ces considérations de l’ordre à objectiver les réalités du jadis, il me semble qu’il est intéressant de revenir à ce qui ne pourrait plus revenir comme avant, à cette dialectique entre le réel et le virtuel, entre ce qui est dynamique et statique, entre l’incertitude et le doute d’un temps qui coule et qui nous interpelle au devenir de nos relations humaines. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Partant de ces constats, il est donc utile d’interroger nos possibilités d’être, ce qui nous donne du sens à la vie. A vrai dire, devant une telle crise des systèmes, il est encore complexe de tout comprendre et de donner des réponses &#8211; prêtes à porter- à des modèles humains qui tendent à changer de couleurs, de voies et surtout de paradigmes. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Une vie de l’entre-deux</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour paraphraser Brugère Fabienne, philosophe et professeur des universités, qui fait appel à cette expression pour rappeler notre incapacité à vivre ni dedans, ni dehors. Nous menons une vie doublement malheureuse, une double conquête de sens de ce qu’on appelle désormais « l’hybride », la formule que nous avons découverte dans le monde des automobiles, avant qu’elle se trouve une place dans nos vies séparées entre le monde réel et le monde virtuel. Peut-être aussi partagées entre travailler dedans et travailler dehors, faire ses courses ou se faire livrer, aller à l’école ou suivre en ligne. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cette double forme de vie que nous menons interroge nos sens, nos capabilités pour reprendre l’expression des communs. Ce qui fait de nous des êtres invisibles mais aussi indivisibles. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>De l’invisible à l’indivisible </b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il est encore difficile de me prononcer sur ces termes qui ne passent pas partout, mais qui trouvent du sens dans ce que nous faisons quotidiennement pour ne citer que l’exemple des masques. A un moment donné, il ne serait plus facile de se reconnaitre. Nous passons alors à un mode des invisibles. Invisible à l’autre, au temps qui coule et invisible au droit de respirer, de se sentir vrai, non dans une peau cachée, réellement soi-même. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il est donc plus à l’aise de dire que cet effacement de soi dans un espace public remet en cause le double sens collectif/individu, ce qui par ricochet remet en question les possibilités de se réapproprier les espaces de dialogue et de partager dans le public cache également un redoutable sentiment de doute. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Un doute performant </b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Depuis un certain temps et avec l’avènement du Ramadan tradition religieuse mêlée d’un esprit d’appropriation des lieux de culte, le doute de toutes les couches sociales devient une réalité dure à dépasser. Une citoyenneté telle que les activistes des droits humains la souhaite pose un vrai problème ; celui d’accès à l’information et dans le temps souhaité. L’Etat-providence revient en force et caractérise le besoin de laisser le doute comme indicateur d’une possible détermination d’une décision commune qui nécessite une performance donnée. Or, en réalité les indicateurs pandémiques changent et les déplacements deviennent de plus en plus difficiles à maîtriser. Il nous faut, même dans ces temps d’incertitude, réinventer le sens des communs et d’affronter le réel par des mesures anticipatives pour éviter un burn-out généralisé de par les épreuves de ce temps qui coule. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>Repenser les échelles du temps qui coule.. <span class="Apple-converted-space">   </span></b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Dans une chronique antérieure, la question du temps est revenue à maintes reprises, de par l’échelle du dialogue qui rappelle la nécessaire régularité de l’information entre les gouvernés et les gouvernants dont j’appelle les forces vives à un nouveau dialogue citoyen, de par l’échelle de l’investissement dans une communication de crise comme celle que nous traversons. Il nous faut du sens dans ce temps qui coule, il faut connaître qui prend la décision de ce qui partage l’information et de quel objectif laissons-nous les concitoyens dans un suspense qui craque les esprits et fatigue l’échelle de conscience de tout un chacun. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il est inadmissible de continuer dans ces logiques de faire, il faut trouver les bonnes manières d’agir, nous avons des compétences et des méthodes pour apaiser les esprits et préparer le citoyen aux incertitudes des temps qui coulent au lieu de le stresser, de le fatiguer et de le faire attendre pour pas grand-chose. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Il y a encore de beaux jours à venir… </span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><span class="Apple-converted-space">      </span></span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>2020-2030: Penser les ruptures dans les prospectives de la société (1)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/36764</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tariq Akdim]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 Jan 2021 08:39:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[chronique]]></category>
		<category><![CDATA[Tarik Akdim]]></category>
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					<description><![CDATA[« Tout a déjà été pensé, disait Goethe, l’important c’est d’y penser à nouveau » Si nous pouvons consacrer un moment pour ce que nous vivons aujourd’hui, on peut tout simplement le résumer en un mot: Ruptures. Dans les faits, on associe la question des ruptures au capitalisme, comme à la fois prétendant créateur des inégalités dans &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Tout a déjà été pensé, disait Goethe, l’important c’est d’y penser à nouveau »</em></p>
<p>Si nous pouvons consacrer un moment pour ce que nous vivons aujourd’hui, on peut tout simplement le résumer en un mot: Ruptures.</p>
<p>Dans les faits, on associe la question des ruptures au capitalisme, comme à la fois prétendant créateur des inégalités dans le monde, et paradigme qui change de visage voire de couleur en fonction de ce qui porte comme objectif.</p>
<p>En effet, faut-il le rappeler, cette chronique est une invitation à repenser le sens de ces ruptures et les différents temps qu’il peut porter en rappelant toutefois la complexité d’une telle approche.</p>
<p>Décrire ces réalités revient à dire qu’elles sont faites de mutations et de bouleversements auxquelles toute l’humanité fait face et dont elle est en grande partie responsable. Il va sans dire que ces réalités sont caractérisées par leurs foisonnements et paradoxalement vont dans le même sens de ce qu’on appelle crise systémique.</p>
<p>De ce fait, il est plus simple de se prononcer sur ces questions que de les penser dans une approche nouvelle qui appelle à une prise de conscience collective du sens de la résilience de nos territoires du vécu à ce genre de crise. Mais, avant tout un nécessaire retour aux signes marquants des ruptures actuelles, et qui ont vraisemblablement touché plusieurs domaines: économique, social, culturel, etc.</p>
<p>Ceci étant dit, il faut rappeler que les ruptures ne sont pas le fait d’une année, mais d’un cumul de plusieurs décennies.</p>
<p><strong>Des dualités qui percent </strong></p>
<p>D’abord, en temps social. Celui-ci a nettement changé durant cette année marquée par la prolifération de la pandémie du Covid-19. Veut-on une image ?</p>
<p>Tout voudrait que ça change, mais peu actionnent les leviers d’un changement possible. Pendant la pandémie, beaucoup ont cru au changement, de par la nature des discours des institutions officielles, mais aussi de la perception des citoyens envers ce probable retour d’un État qui protège, ou du moins un État qui régule, de ce que les économistes appellent un État-Providence.</p>
<p>Dans les faits, de nouveaux chantiers appelés à protéger les citoyens, à garantir l’accès à une sécurité sociale à tous est primordiale pour un pays qui se modernise par de grands projets structurant certains territoires compétitifs. La vision royale a pour objectif de préparer un citoyen capable d’affronter les incertitudes et les ambivalences des systèmes administratifs archaïques qui n’arrivent pas ou qui ne veulent pas changer et aider pour le changement vers une administration jeune, dynamique et numérique.</p>
<p><strong>Jeunesse et vision numérique </strong></p>
<p>Cette rupture est indispensable pour vivre et confronter les challenges à venir. Les pays qui se modernisent sont appelés plus que jamais à réfléchir structurellement aux potentialités accrues des jeunes d’aujourd’hui en matière de digitalisation et d’accès à des bases numériques permettant d’améliorer l’offre des administrations et des entreprises en matière d’efficacité et de performance demandées.</p>
<p>Cette idée de ruptures est liée à celle du renouveau des systèmes d’éducation et de formation. L’école dans cette nouvelle décennie ne doit plus se pencher sur les savoirs propres à une discipline, elle doit apprendre aux jeunes générations le savoir-être et le savoir-vivre qui deviennent en temps de post-modernisme les clés pour réussir leurs vies. Certes, la question est complexe et nécessite une prise en compte d’autres dimensions telles que les politiques publiques axées sur les jeunes. Beaucoup répliquent le discours sur les politiques des jeunes. Or, en réalité, ces politiques ne sont pas efficaces et manquent d’une vraie gouvernance par les projets.</p>
<p><strong>Culture et Diversité ou la diversité culturelle </strong></p>
<p>C’est un autre aspect qui doit être pris au sérieux dans les visions politiques de l’État en rappelant qu’il touche tous les autres dossiers stratégiques de l’Etat. Il faut là aussi une véritable rupture avec le modèle actuel. La diversité culturelle telle qu’elle est exercée par un certain nombre d’acteurs pionniers en la matière mérite un grand appui de l’État, puisque tout simplement il transcende tous les autres domaines du politique au social.</p>
<p>Les jeunes peuvent vraisemblablement porter cette valeur de diversité en temps de rupture, elle est garante d’un mieux vivre-ensemble, pas dans les théories, mais réellement dans toutes les pratiques à émerger dans la décennie à venir.</p>
<p><strong>La société postmoderne et le devenir du politique </strong></p>
<p>A quelques mois des élections électorales au Maroc, le débat sur la place du politique dans la résilience des sociétés postmodernismes semble, jusqu’à l’heure très fermé sur certaines élites et ne trouve pas de place dans les débats publics. C’est vrai que l’opinion publique et les acteurs de l’Etat sont tournés actuellement sur la question du vaccin contre la Covid-19, mais ne faut-il pas continuer à réfléchir sur ces questions de nature à créer des plateformes de réflexions numériques sur le devenir du politique ?</p>
<p>Faut-il le rappeler, l’indice de confiance entre les citoyens marocains et les institutions de l’État ne semble pas connaître une évolution constante. Il agit en fonction des périodes et les mécanismes du Marché, pour reprendre l’expression « en dent-de-scie » effet de structure au sens plus large. Les perceptions changent vite et ne permettent pas de dessiner une rupture au sens d’une évolution de la confiance chez les citoyens.</p>
<p>Une confiance qui a été mesurée positivement pendant le confinement mais qui tend à s’émousser au fil de l’année que nous venons de quitter, notamment avec la parution du vaccin.</p>
<p>Il nous faut un nouveau contrat politique où les jeunes sont appelés à créer des changements dans la perception et la conception des projets de société. Sans eux, toute politique à venir ne saura répondre aux enjeux de la décennie à venir.</p>
<p>Actuellement, les Marocains aspirent dans cette quête d’un nouveau modèle de développement à un véritable processus de développement où on n’exclut personne, où la vision politique se conjugue avec la capacité de nos acteurs du territoire, mais aussi avec les acteurs de la culture et les politiques des jeunes pour, non pas seulement dépasser la crise et reprendre, mais que la rupture soit un véritable aspect de négociation et de dévouement de la part de ces acteurs à faire de ce Maroc, un pays où son modèle repose sur ce que nous sommes et sur ce que nous voudrions être.</p>
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