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	<title>soutien public à la culture &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Quand la subvention publique devient simplement un témoignage de la force des relations, et non de la force de la créativité </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 15:56:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par: Hafid BADRI*  Les appels à la réforme du secteur culturel dégénèrent souvent en confrontation entre ceux qui réclament la transparence et ceux qui les accusent de cibler les artistes et de les priver de leurs moyens de subsistance. Or, il n&#8217;en est rien. Défendre la bonne gouvernance ne signifie pas affamer les créateurs, mais &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Hafid BADRI<em>* </em></strong></p>
<p><strong><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-215380" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/Hafid-Badri.jpeg" alt="" width="715" height="429" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/Hafid-Badri.jpeg 715w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/07/Hafid-Badri-300x180.jpeg 300w" sizes="(max-width: 715px) 100vw, 715px" /></strong></p>
<p><strong>Les appels à la réforme du secteur culturel dégénèrent souvent en confrontation entre ceux qui réclament la transparence et ceux qui les accusent de cibler les artistes et de les priver de leurs moyens de subsistance. Or, il n&rsquo;en est rien. Défendre la bonne gouvernance ne signifie pas affamer les créateurs, mais bien protéger leur droit de travailler dans un système équitable.</strong></p>
<p><strong>La culture n&rsquo;est ni un privilège accordé par une élite, ni une source de revenus à partager entre quelques-uns. La culture est un service public, et les investissements qui lui sont consacrés doivent être encadrés par la loi et des directives claires définissant les conditions d&rsquo;accès, les mécanismes de sélection, les critères d&rsquo;évaluation et garantissant l&rsquo;égalité des chances pour tous. </strong></p>
<p><strong>Les fonds publics ne devraient pas être distribués en fonction de relations personnelles, d&rsquo;influences ou d&rsquo;affiliations, mais selon des règles transparentes, des comités indépendants et des procédures soumises à un contrôle et à une obligation de rendre des comptes. Autrement, nous nous retrouverons tôt ou tard face à une oligarchie culturelle qui monopolisera les soutiens, les opportunités et les tribunes, et qui s&rsquo;arrogera également le droit de définir qui est artiste et qui ne l&rsquo;est pas.</strong></p>
<p><strong>Cependant, reconnaître le droit de l&rsquo;artiste à gagner sa vie ne signifie pas accepter que les opportunités d&#8217;emploi et les soutiens deviennent un privilège permanent pour une poignée d&rsquo;élus. Le marché doit rester ouvert, les soutiens doivent demeurer soumis à la concurrence et les contrats doivent reposer sur la compétence et la transparence, et non sur le favoritisme. </strong></p>
<p><strong>Défendre les moyens de subsistance et la créativité authentique commence par défendre l&rsquo;égalité des chances. Lorsque les conditions sont égales et que les meilleurs sont récompensés, tout le monde y gagne : l&rsquo;artiste, l&rsquo;État et le public. Mais lorsque des portes se ferment et que les ressources sont monopolisées, ce n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;artiste exclu qui en pâtit, mais la culture elle-même.</strong></p>
<p><span style="font-weight: 400;"><strong>Aujourd&rsquo;hui, il n&rsquo;est pas nécessaire de priver les gens de leurs moyens de subsistance, mais de bloquer toute forme de monopole culturel et d&rsquo;instaurer un modèle fondé sur la transparence, la concurrence loyale et la responsabilité. Seuls ces principes peuvent garantir que la culture devienne un espace de créativité, et non un lieu de privilèges inaccessibles à tous.</strong> </span></p>
<p><em><strong>*</strong> </em><strong>Comédien- metteur en scène</strong></p>
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