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	<title>soutien à la presse &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>soutien à la presse &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>La FMEJ dénonce les dessous de la gestion du soutien public à la presse</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/215436</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 12:44:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[FMEJ]]></category>
		<category><![CDATA[soutien à la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[Réuni en session ordinaire le lundi 06 juillet 2026, le Bureau exécutif de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux – FMEJ- a examiné les derniers développements du dossier du soutien public au secteur de la presse et de l&#8217;édition, et a passé en revue le détail des procédures administratives y afférentes. À l&#8217;issue d&#8217;un &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Réuni en session ordinaire le lundi 06 juillet 2026, le Bureau exécutif de la Fédération marocaine des éditeurs de journaux – FMEJ- a examiné les derniers développements du dossier du soutien public au secteur de la presse et de l&rsquo;édition, et a passé en revue le détail des procédures administratives y afférentes. À l&rsquo;issue d&rsquo;un débat approfondi et sérieux entre ses membres, le Bureau exécutif a tenu à tirer les conclusions et à souligner ce qui suit :</strong></p>
<p><strong>•​La violation flagrante et manifeste, par le ministère de la Communication, des dispositions de l&rsquo;arrêté ministériel conjoint relatif au soutien public, et son obstination à imposer des conditions différentes de celles énoncées dans cet arrêté.</strong></p>
<p><strong>•​ L&rsquo;arrêté ministériel conjoint, publié le 05 novembre 2024, dispose, au troisième paragraphe de son premier article, que l&rsquo;accès au dispositif de soutien public est subordonné, pour la presse électronique, à la détention de quatre cartes professionnelles et d&rsquo;un directeur de publication, et, en ce qui concerne la presse régionale imprimée, de trois cartes professionnelles et d&rsquo;un directeur de publication. Or le ministère a foulé aux pieds son propre arrêté en portant ce nombre à cinq cartes professionnelles et un directeur de publication, et ce sans aucun fondement juridique, et, uniquement, par le seul biais d&rsquo;une liste de documents diffusée auprès des entreprises de presse.</strong></p>
<p><strong>•​ Ce comportement révèle une manipulation manifeste de la loi et une méconnaissance grave de la nécessité de veiller à la sécurité juridique dans le pays.</strong></p>
<p><strong>•​La Fédération marocaine des éditeurs de journaux rappelle qu&rsquo;elle avait critiqué l&rsquo;arrêté ministériel conjoint lui-même au moment de sa publication, comme elle avait auparavant critiqué le décret gouvernemental s’y rapportant et qui a été publié le 22 décembre 2023.</strong></p>
<p><strong>•​Elle avait considéré, dès le départ, que « les conditions liées au nombre de cartes professionnelles exigées étaient exagérées pour les journaux électroniques nationaux et régionaux ».</strong></p>
<p><strong>•​Elle avait également insisté, depuis lors, sur le fait qu&rsquo;elle « soutenait la publication d&rsquo;un décret sur le principe, pour mettre fin à la phase provisoire », tout en estimant que « tout soutien public doit garantir la justice, l&rsquo;équité et l&rsquo;égalité, et ne pas être conçu dans une logique de mainmise, de monopole et d&rsquo;exclusion ».</strong></p>
<p><strong>•​Près de trois ans après la date de publication du décret du gouvernement en décembre 2023, le ministère de tutelle continue de s&rsquo;enliser dans son impasse gestionnaire et son incapacité à s&rsquo;en sortir ou à honorer ses promesses. Dans le même temps, la justesse de la position de la Fédération et le bien-fondé de ses critiques à ce sujet se confirment.</strong></p>
<p><strong>•​Tout en prenant acte des dérives évoquées plus haut et en alertant sur l&rsquo;incapacité du ministère de tutelle à élaborer des solutions réalistes à la situation dans laquelle il s&rsquo;est embourbé lui-même, la FMEJ souligne que toute cette incapacité découle de l&rsquo;adoption de postulats erronés dès le départ.</strong></p>
<p><strong>•​Les services du ministère de tutelle ont décidé, dès le début, d&rsquo;exclure la FMEJ, qui est restée, pendant plus de deux décennies pleines, le partenaire principal des pouvoirs publics dans tous les programmes de mise à niveau des entreprises de presse et de réforme du secteur. </strong></p>
<p><strong>Le ministère, lui, a rejeté toute approche participative avec les véritables organisations professionnelles, a persisté à monopoliser la prise de décision, et a choisi, de manière flagrante, de faire triompher dans ses décisions et ses pratiques des lobbies d&rsquo;intérêts bien connus ainsi que des calculs égoïstes et rentiers. Il n&rsquo;a pas mesuré que toute cette pratique irréfléchie n&rsquo;a aucun lien avec les véritables enjeux sociétaux imposés à la presse nationale dans le Maroc d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, ni avec la réalité du secteur et de ses entreprises, ni avec la protection du pluralisme et le développement de la lecture, objectifs pour lesquels le soutien public a été créé.</strong></p>
<p><strong>•​En outre, les services du ministère ont conçu le système de soutien public selon des calculs de rente et d&rsquo;hégémonie évidents au profit d&rsquo;un lobby connu de tous — qu&rsquo;ils cherchent à habiliter pour accaparer les deniers publics. Les dessous de cette démarche ont également été dictés par une architecture similaire que le ministère tente d&rsquo;imposer concernant la structuration de l&rsquo;institution d&rsquo;autorégulation. L&rsquo;objectif est ainsi de permettre à ce même lobby de dominer le pouvoir disciplinaire, l&rsquo;organisation de l&rsquo;accès à la profession ou l&rsquo;exclusion de celle-ci, et ce, en vertu de lois rejetées par la majeure partie de l&rsquo;opinion professionnelle, des droits de l&rsquo;homme et politique nationale, et à travers la fabrication d&rsquo;une « légitimité » représentative absolument inexistante dans la réalité.</strong></p>
<p><strong>•​La Fédération marocaine des éditeurs de journaux est consciente de tous ces calculs rentiers et de ces manœuvres irresponsables, qu&rsquo;elle a constamment dénoncés. Elle continue aujourd&rsquo;hui d&rsquo;alerter le ministère de tutelle, ainsi que le gouvernement en fin de mandat, sur le fait que toutes ces pratiques nuisent à l&rsquo;image démocratique et institutionnelle de notre pays. </strong><strong>La FMEJ estime qu&rsquo;il est aujourd&rsquo;hui impératif de renoncer et de mettre un terme à ces pratiques, en optant plutôt pour l&rsquo;écoute des organisations professionnelles sérieuses et en œuvrant à un consensus autour de solutions réalistes et concertées à tous ces blocages dans lesquels le ministère s&rsquo;est empêtré.</strong></p>
<p><strong>•​ La Fédération marocaine des éditeurs de journaux réaffirme que, malgré toutes les manœuvres avérées perpétrées à son encontre pendant plus de quatre années, elle demeure, aujourd&rsquo;hui encore, la plus représentative des éditeurs de journaux, tant à l&rsquo;échelle centrale que dans les régions. C’est une réalité de fait que ne sauraient occulter les comportements d&rsquo;exclusion et de mise à l&rsquo;écart, ni les manœuvres infantiles et pitoyables.</strong></p>
<p><strong>•​Tout en exigeant la nécessité de sortir du « provisoire » et d&rsquo;accélérer l&rsquo;aboutissement à un système juridique réaliste et équitable pour le soutien public, la Fédération insiste sur l&rsquo;importance d&rsquo;alléger les conditions pour en bénéficier, notamment en ce qui concerne le nombre de cartes professionnelles exigées ainsi que les autres conditions administratives et financières exagérées. Elle appelle, au moins, à appliquer les lois que le gouvernement lui-même promulgue sans consultation préalable, et à ne pas les bafouer à leur tour.</strong></p>
<p><strong>•​ D&rsquo;autre part, la FMEJ enregistre la persistance du gouvernement et de son ministre de tutelle dans la politique des décisions unilatérales, et dans la promulgation de lois et de législations en s&rsquo;appuyant uniquement sur une majorité numérique obéissante au sein du Parlement, à travers une approche parcellaire et anarchique du système juridique.</strong></p>
<p><strong>•​Tout en revendiquant la nécessité de sortir du « provisoire » et d&rsquo;accélérer l&rsquo;accès à un régime légal réaliste et équitable de soutien public, la Fédération insiste sur l&rsquo;importance d&rsquo;alléger les conditions d&rsquo;éligibilité, notamment celles relatives au nombre de cartes professionnelles exigées ainsi qu&rsquo;aux autres conditions administratives et financières excessives, et sur la nécessité, à tout le moins, d&rsquo;appliquer les lois que le gouvernement édicte lui-même sans concertation préalable, et de ne pas les fouler aux pieds à son tour.</strong></p>
<p><strong>•​Dans ce cadre, des amendements au statut des journalistes professionnels ont été adoptés sans aucune concertation préalable avec les organisations professionnelles, et une nouvelle prérogative a été conférée au Conseil national de la presse, en contradiction avec les attributions d&rsquo;autres départements gouvernementaux.</strong></p>
<p><strong>•​De même, le ministre de tutelle a lancé une promesse dénuée de tout fondement et sans aucune réalisable mise en œuvre, concernant le bénéfice, par les journalistes, des droits d&rsquo;auteur, qu’il est parvenu à la faire passer au Parlement grâce à sa majorité, sans le moindre dialogue préalable avec les professionnels ni écoute de leurs réserves.</strong></p>
<p><strong>•​Toutes ces pratiques révèlent la volonté du ministre de faire passer coûte que coûte l&rsquo;ensemble des textes avant son départ du ministère, laissant ainsi le secteur entravé par des décisions improvisées et hasardeuses, et abandonnant l&rsquo;ensemble de la profession, victime de dispersion et du déclin professionnel et déontologique, tout en souffrant de la précarité et de l&rsquo;improvisation.</strong></p>
<p><strong>•​À l&rsquo;issue de la réunion de son Bureau exécutif, la Fédération marocaine des éditeurs de journaux a également examiné les autres points de l&rsquo;ordre du jour, passé en revue ses programmes internes et organisationnels, pris les mesures qui s&rsquo;imposent à leur sujet, et réaffirmé son attachement constant à ses positions de principe, telles qu&rsquo;elle les a toujours exprimées, ainsi que sa disponibilité, en tout état de cause, pour tout dialogue sérieux et constructif avec les pouvoirs publics, en vue d&rsquo;élaborer des solutions réalistes et équitables à l&rsquo;ensemble des problèmes posés. Elle réaffirme aussi son attachement à son plaidoyer commun et à sa coordination sérieuse avec les organisations professionnelles des journalistes et des éditeurs, en vue de sauver la profession et le secteur.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La FMEJ dénonce les conditions iniques de l&#8217;aide publique au détriment des petites entreprises de presse et de la presse régionale</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/213498</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Jun 2026 13:34:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Mehdi Bensaid]]></category>
		<category><![CDATA[soutien à la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[Jugeant impératif de stopper le plan de mainmise sur la presse qui s&#8217;est accéléré à l’approche de la fin du mandat du gouvernement La FMEJ dénonce les conditions iniques de l&#8217;aide publique au détriment des petites entreprises de presse et de la presse régionale Le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Jugeant impératif de stopper le plan de mainmise sur la presse qui s&rsquo;est accéléré à l’approche de la fin du mandat du gouvernement</strong></p>
<p><strong>La FMEJ dénonce les conditions iniques de l&rsquo;aide publique au détriment des petites entreprises de presse et de la presse régionale</strong></p>
<p><strong>Le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication — Département de la Communication — a surpris l’opinion publique professionnelle, il y a quelques jours, par une nouvelle mesure unilatérale, dépourvue de toute concertation préalable ou de réflexion rationnelle et sage. Le ministère a diffusé la liste des documents requis pour bénéficier de l’aide publique allouée aux secteurs de la presse, de l’édition, de l’impression et de la distribution au titre de l’année 2026. Cette liste inclut une condition inédite imposant de disposer d&rsquo;au moins cinq cartes de presse professionnelles en plus de celle du directeur de publication (1+5) pour les petites entreprises de presse électronique et les entreprises de presse régionale, en plus d&rsquo;autres critères et documents exigés.</strong></p>
<p><strong>À cet égard, la Fédération Marocaine des Editeurs de Journaux (FMEJ) rappelle qu’elle avait initialement rejeté le contenu du décret gouvernemental relatif à l’aide publique publié en décembre 2023, avant de rejeter également l’arrêté ministériel conjoint qui en a découlé. Elle avait considéré, en son temps, que les soubassements, les détails et la finalité du scénario gouvernemental concernant l’aide publique à la presse s’inscrivaient dans une stratégie de contrôle et d’hégémonie sur le secteur. Cela s&rsquo;apparente précisément à la mainmise sur l’instance d’autorégulation — le « Conseil National de la Presse » (CNP) — ces deux démarches reposant sur le critère du chiffre d’affaires et du capital, bafouant ainsi le principe du pluralisme énoncé par la loi sur la presse et l&rsquo;édition.</strong></p>
<p><strong>Lorsque la Cour Constitutionnelle a rendu sa décision concernant la loi de réorganisation du Conseil National de la Presse, interdisant tout mécanisme juridique menant au monopole, par une seule organisation professionnelle, de la représentativité des éditeurs de journaux au sein de l&rsquo;instance d&rsquo;autorégulation, la FMEJ avait alors averti que cette décision constitutionnelle signifiait clairement la caducité de l&rsquo;intégralité du mécanisme, à savoir l&rsquo;annulation du critère du chiffre d&rsquo;affaires et du principe de délégation.</strong></p>
<p><strong>Cependant, le gouvernement a opté pour une approche technique, formelle et superficielle pour traiter le projet. Il l&rsquo;a soumis à nouveau au Parlement en y maintenant le même mécanisme rejeté. Le plus grave réside dans la persistance de ce même mécanisme et de ce même critère dans les conditions du décret d’aide et de l’arrêté ministériel conjoint y afférent. Cela est mis au grand jour aujourd’hui par cette nouvelle décision du ministère de tutelle, qui constitue une dérive contre laquelle la Fédération avait mis en garde depuis un certain temps.</strong></p>
<p><strong>Aujourd&rsquo;hui, en s&rsquo;isolant dans cette nouvelle décision anarchique, le gouvernement fait fi de ses propres déclarations et pratiques antérieures en imposant des conditions différentes, notamment concernant le nombre de cartes professionnelles requises pour accéder au système d&rsquo;aide publique. Cela place des dizaines de petites entreprises de presse et de médias régionaux dans une impasse critique, d&rsquo;une part parce qu&rsquo;elles s&rsquo;étaient fiées aux informations préalablement fournies par les services du ministère concernant le nombre de cartes exigées, et, d’autre part, en raison de l&rsquo;absence actuelle du Conseil National de la Presse, ce qui bloque l&rsquo;émission de nouvelles cartes ou le recrutement de nouveaux journalistes.</strong></p>
<p><strong>Cette situation démontre la mauvaise foi du ministère dans la gestion de ce dossier, son acharnement à façonner, sur mesure, la cartographie, les critères et les conditions au profit d’un lobby bien connu, et à tout mettre en œuvre pour faciliter le contrôle des budgets de l’aide publique, puis asseoir son hégémonie sur la prise de décision via l’instance d’autorégulation.</strong></p>
<p><strong>Un mécanisme qui exclut des dizaines d’entreprises de presse de l’aide publique</strong></p>
<p><strong>La démarche entreprise par le ministère de tutelle, soutenue par le gouvernement, conduira à l&rsquo;exclusion de dizaines de petites entreprises et de médias régionaux du droit d’accès au système d’aide publique. De plus, la rareté ou l’absence de ressources dans plusieurs régions, combinées à un environnement économique régional non stimulant, mènera un grand nombre d&rsquo;entreprises à la faillite et à la disparition. Par conséquent, plusieurs régions du Royaume se retrouveront totalement dépourvues de tout journal régional ou local. Ce qui menace le pluralisme et la diversité du paysage médiatique national, tout en entraînant le licenciement de centaines de professionnels au sein des entreprises de presse régionale.</strong></p>
<p><strong>Le ministère de tutelle aurait pu gérer ce dossier avec un minimum de sagesse et de clairvoyance politique, en cherchant rationnellement à concrétiser les réformes structurelles nécessaires dans le secteur, sans pour autant altérer l&rsquo;essence et les objectifs de l&rsquo;aide publique tels qu&rsquo;ils ont été définis depuis sa mise en œuvre. Il s&rsquo;agit notamment de respecter l&rsquo;article 7 de la loi sur la presse et l&rsquo;édition, qui stipule que les secteurs de la presse, de l&rsquo;édition, de l&rsquo;impression et de la distribution bénéficient de l&rsquo;aide publique sur la base des principes de transparence, d&rsquo;égalité des chances et de neutralité&#8230;</strong><br />
<strong>Ce même article définit les objectifs de l&rsquo;aide publique à la presse comme suit : « le développement de la lecture, le renforcement du pluralisme, et le soutien à ses ressources humaines »&#8230;</strong></p>
<p><strong>Pourtant, le ministère a décidé, dès le départ, de substituer l&rsquo;objectif de développement de la lecture par le critère du chiffre d’affaires pour développer le commerce. Il s&rsquo;est entêté à porter atteinte au pluralisme en encourageant l&rsquo;hégémonie et le monopole, tout en ne cessant d&rsquo;imposer, à chaque fois, de nouvelles conditions surréalistes uniquement pour garantir la domination des lobbies de la rente qui soutiennent les décisions du ministre, sans aucun égard pour le respect des lois et leur cohérence.</strong></p>
<p><strong>Il est aberrant que de petites entreprises de presse électroniques et régionales, qui ont peiné et travaillé durement ces dernières années pour remplir les conditions d&rsquo;éligibilité — ne serait-ce que pour l’aide forfaitaire minimale —, se retrouvent aujourd’hui non conformes aux nouveaux critères ministériels. Cela les condamne à être privées du droit d&rsquo;accès au système d&rsquo;aide publique. Même si elles souhaitaient se conformer aux nouvelles exigences, il leur est impossible, par exemple, d&rsquo;obtenir de nouvelles cartes professionnelles en raison du blocage de l&rsquo;institution habilitée à les délivrer, suite aux scandales de la commission provisoire désignée par le gouvernement et son ministre de tutelle.</strong></p>
<p><strong>La Fédération Marocaine des Éditeurs de Journaux considère le comportement du ministère en charge du secteur comme anarchique, empreint d&rsquo;amateurisme et de gestion d’humeur pour des dossiers fondamentaux qui exigent pourtant de faire appel à la sagesse, à la retenue et à une vision à long terme.</strong></p>
<p><strong>La mauvaise foi dès le départ …</strong></p>
<p><strong>La FMEJ note que la communication de ces nouvelles conditions a été, elle-même, entachée de mauvaise foi dès le départ : l&rsquo;information a fait l&rsquo;objet d&rsquo;une fuite restreinte via le lobby favori du ministère, suivie de contacts ciblés des services du ministère avec quelques entreprises seulement. L&rsquo;information et la communication n&rsquo;ont été généralisées qu&rsquo;après la révélation de l&rsquo;affaire et la vague d&rsquo;indignation qui a suivi. Cela prouve que le ministère lui-même est conscient que son action est contraire à la loi et qu&rsquo;elle nécessitait rapidité et confidentialité pour parvenir à passer le plan escompté.</strong></p>
<p><strong>La Fédération rappelle que le maintien persistant du critère du chiffre d&rsquo;affaires et l&rsquo;exagération du nombre de cartes professionnelles exigées — alors que leur renouvellement est suspendu en raison de l&rsquo;impasse de la commission provisoire — entachent d&#8217;emblée de suspicion l&rsquo;action du ministère et du gouvernement.</strong></p>
<p><strong>Le gouvernement ne s’est pas imprégné de l&rsquo;esprit et de la lettre de la décision de la justice constitutionnelle. </strong></p>
<p><strong>Le ministère de tutelle aurait dû, également, s&rsquo;imprégner de l&rsquo;esprit et de la lettre de la décision de la justice constitutionnelle concernant la loi de réorganisation du Conseil National de la Presse, pour abandonner clairement le critère du chiffre d&rsquo;affaires dans la classification des éditeurs de journaux, puis ouvrir un véritable dialogue avec les organisations professionnelles, en particulier la FMEJ, pour élaborer une nouvelle loi régissant l&rsquo;instance d&rsquo;autorégulation. Il aurait fallu ensuite en tirer les conséquences en annulant également la condition du chiffre d&rsquo;affaires dans le décret d&rsquo;aide, tout en veillant au respect de la loi et au développement du pluralisme dans le secteur.</strong></p>
<p><strong>En fait, le ministère aurait dû, bien avant tout cela, trouver une solution juridique à l&rsquo;impasse de la commission provisoire provoquée par ses décisions anarchiques, et appliquer les sanctions juridiques et administratives nécessaires suite au scandale de la fameuse vidéo, au lieu de laisser passer la vague sans réagir.</strong></p>
<p><strong>Le gouvernement se hâte dans une course contre la montre au service d’un lobby</strong></p>
<p><strong>Aujourd&rsquo;hui, le ministère de tutelle tente de poursuivre sa fuite en avant. Il se hâte pour faire adopter la loi sur le Conseil National de la Presse à la Chambre des Conseillers et imposer l&rsquo;application de son plan contesté dans la gestion de l&rsquo;aide publique, et ce, dans une course contre le temps, le mandat gouvernemental n’ayant plus que quelques mois. Cette démarche risque de plonger le secteur dans de nouvelles crises profondes et de laisser le lobby de la rente contrôler les budgets de l&rsquo;aide publique ainsi que l&rsquo;instance d&rsquo;autorégulation.</strong></p>
<p><strong>Nous faisons donc face, aujourd’hui, à une politique aveugle, dénuée de raison et de clairvoyance, qui ne se soucie ni de l’intérêt du secteur et de son avenir, ni de l’intérêt suprême du pays et de son image démocratique. C’est pourquoi il est impératif de stopper ce plan de contrôle et de mainmise sur la presse qui s&rsquo;est accéléré à une vitesse maximale en raison de la fin imminente du mandat gouvernemental, car il risque de mener le secteur au fond du gouffre.</strong></p>
<p><strong>La Fédération Marocaine des Éditeurs de Journaux(FMEJ)</strong><br />
<strong>Le Bureau Exécutif</strong></p>
<p><strong><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-213495" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/mahtatos.jpg" alt="" width="800" height="373" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/mahtatos.jpg 800w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/mahtatos-300x140.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/06/mahtatos-768x358.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le ministre Bensaïd dresse des échafauds pour la presse libre, plurielle et diversifiée. La FMEJ sonne la charge et &#8230; la mobilisation toute</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/170791</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Dec 2024 21:43:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[FMEJ]]></category>
		<category><![CDATA[soutien à la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;arrêté conjoint des ministres de la Communication et du Budget relatif aux aides à la presse, l&#8217;édition, l&#8217;imprimerie et la distribution continue de secouer le landerneau médiatique national. « Cet arrêté signe l&#8217;arrêt de mort des petites et moyennes entreprises de presse », s&#8217;indigne la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), qui sonne la mobilisation toute &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;arrêté conjoint des ministres de la Communication et du Budget relatif aux aides à la presse, l&rsquo;édition, l&rsquo;imprimerie et la distribution continue de secouer le landerneau médiatique national. « Cet arrêté signe l&rsquo;arrêt de mort des petites et moyennes entreprises de presse », s&rsquo;indigne la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ), qui sonne la mobilisation toute pour faire tomber « l&rsquo;arrêté » qui dresse des échafauds pour une presse libre, indépendante et plurielle. Communiqué. </strong></p>
<p>Le Bureau exécutif de la Fédération Marocaine des Éditeurs de Journaux (FMEJ) a pris connaissance, avec beaucoup de stupeur et d&rsquo;indignation, du contenu de l&rsquo;arrêté ministériel conjoint n° 2345.24, signé par le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication et le ministre délégué chargé du Budget, et en rapport avec le décret gouvernemental du 22 décembre 2023 fixant les conditions et modalités d’octroi de l’aide publique aux secteurs de la presse, de l’édition, de l’imprimerie et de la distribution.</p>
<p>Le bureau exécutif, réuni le jeudi 5 décembre à Casablanca, considère que cet arrêté consacre de manière flagrante et étrange le monopole et l&rsquo;exclusion, signe l&rsquo;arrêt de mort des petites et moyennes entreprises médiatiques et de la presse régionale, et manque de logique et d&rsquo;objectivité, étant contraire aux dispositions de la loi.</p>
<p>Ainsi si l’article 7 de la loi relative à la presse et à l’édition stipule que «les secteurs de la presse, de l’édition, de l&rsquo;imprimerie et de la distribution bénéficient de l&rsquo;aide publique dans le respect des principes de transparence, d’égalité des chances et de  neutralité», le bureau exécutif de la Fédération relève cependant que ce sinistre arrêté ministériel, tout comme le décret gouvernemental précédent, ne respectent ni la transparence, ni l&rsquo;égalité des chances, ni la neutralité.</p>
<p>Alors que le même article 7 de la loi relative à la presse et à l’édition précise que le soutien public à la presse a comme objectifs «de promouvoir la lecture, de renforcer le pluralisme et d&rsquo;appuyer les ressources humaines des dits secteurs», l&rsquo;arrêté ministériel conjoint constitue une violation flagrante et scandaleuse de la loi. En ce sens qu&rsquo;il substitue à la promotion de la lecture une notion aberrante basée sur le chiffre d’affaires pour promouvoir le commerce, tuant ainsi le pluralisme et menaçant les ressources humaines par des milliers de licenciements dans des entreprises soumises à des critères surréalistes et taillés sur mesure pour quelques entreprises qui se comptent sur les doigts d&rsquo;une seule main.</p>
<p>Mais le plus étrange dans ces décisions unilatérales prises par le ministère de la Communication, est que ce soutien, qui a doublé pour atteindre 30 milliards de centimes, bénéficiera, selon ces critères pernicieux, à seulement 4 entreprises, qui vont s’accaparer 10 milliards, soit le double du soutien alloué à la presse dans la loi de finances 2025. Tandis que le reste sera réparti entre les entreprises dont le chiffre d’affaires se situe entre 2 et 10 millions de dirhams, au moment où des centaines d’entreprises nationales seront privées de tout soutien alors qu’une grande partie d’entre elles en bénéficiait depuis plus de 20 ans.</p>
<p>Le bureau exécutif note également que les critères relatifs au soutien des imprimeries ont été eux aussi taillés sur mesure pour deux établissements, alors que des imprimeries qui existent depuis des décennies en seront exclues. La confusion et l&rsquo;improvisation sont ainsi les maîtres mots de cette absurdité.</p>
<p>Tout ceci a été décidé en l’absence d’une concertation réelle avec les représentants des éditeurs et en excluant délibérément la FMEJ, sachant qu’elle ne cautionnera jamais ce plan infernal. Le ministère a innové en adoptant un paramètre arbitraire de classification des organisations professionnelles dénué de critères objectifs et légaux, en recourant à des critères subjectifs, à l’humeur et au favoritisme pour décréter qui en sont les plus représentatives, au point de mettre en jeu les enjeux cruciaux du secteur.</p>
<p>Aussi, le fait d’introduire le chiffre d’affaires des entreprises éditrices comme critère, en fait une première mondiale, pose un véritable problème quant à la relation entre le soutien de l’État à la presse et le capital dans ce secteur. Il faudra affirmer que ce que l&rsquo;arrêté ministériel conjoint est contraire à la volonté royale telle qu&rsquo;exprimée dans le message de Sa Majesté le Roi à la famille de la presse en 2002. La décision ministérielle constitue également une tentative de contrôle et de mainmise gouvernementale sur les médias et de meurtre prémédité des petites et moyennes entreprises et de la presse régionale en général et, plus particulièrement dans les provinces du Sud, en tant que zones sensibles.</p>
<p>Le bureau exécutif rappelle que le même massacre commis aujourd&rsquo;hui contre les principes de loi et d’équité a eu lieu contre l’autorégulation, en ce sens que les fondements constitutionnels de la nécessité d&rsquo;élire un Conseil national de la presse ont été ignorés, et que l’hérésie de la mise en place d&rsquo;une commission provisoire a été inventée, alors que nous assistons aujourd’hui à des efforts acharnés visant à en assurer la pérennité ou à élaborer des lois sur la presse qui n&rsquo;ont rien à voir ni avec la régulation de la profession ni avec la promotion du secteur.</p>
<p>Il faudra dire qu’après des années de patience et de sens élevé de patriotisme envers ce gouvernement, et ce malgré son exclusion systématique, le bureau exécutif de la FMEJ annonce aujourd’hui la mobilisation générale de tous ses membres, au niveau central et des sections, contre cette grave dérive ciblant 90 % du tissu entrepreneurial professionnel. Par conséquent, il procèdera à l&rsquo;élaboration d&rsquo;un programme de protestation à l’échelle nationale.</p>
<p>La Fédération appelle également à la formation d’un front national regroupant toutes les organisations professionnelles concernées pour obtenir l’annulation de cet arrêté ministériel conjoint et du décret gouvernemental relatif au soutien, le respect des dispositions de l’article 7 de la loi relative à la presse et l’adoption d’une approche participative dans laquelle la FMEJ, en tant qu’organisation la plus représentative des éditeurs, sera au cœur des chantiers de réforme.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Soutien à la presse: l&#8217;arrêté conjoint Bensaïd-Lekjaa met vent debout l’Union des Petites Entreprises de Presse (communiqué)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/170577</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Dec 2024 10:51:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[soutien à la presse]]></category>
		<category><![CDATA[UPEP]]></category>
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					<description><![CDATA[Le bureau exécutif de l’Union des Petites Entreprises de Presse (UPEP) a tenu, lundi 2 décembre 2024 à Rabat, une réunion extraordinaire consacrée à l’examen des voies de recours légales disponibles pour contester le décret ministériel controversé et l’arrêté ministériel conjoint fixant les plafonds de soutien à la presse, qui ont exclu les petites entreprises &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="article__body-croppable">
<div class="block-content">
<p><em><strong>Le bureau exécutif de l’Union des Petites Entreprises de Presse (UPEP) a tenu, lundi 2 décembre 2024 à Rabat, une réunion extraordinaire consacrée à l’examen des voies de recours légales disponibles pour contester le décret ministériel controversé et l’arrêté ministériel conjoint fixant les plafonds de soutien à la presse, qui ont exclu les petites entreprises de presse des subventions destinées à ce secteur vital.</strong></em></p>
<p>Selon un communiqué, dont une copie nous est parvenue à lecollimateur.ma, le bureau exécutif de l’UPEP a également étudié la première action de plaidoyer en faveur de l’équité, qui sera soumise au Médiateur du Royaume via une lettre officielle qui lui sera transmise ce mardi 3 décembre 2024. Les membres du bureau ont unanimement convenu de recourir aux procédures légales pour faire valoir leurs droits.</p>
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<p>&nbsp;</p>

<a href='https://lecollimateur.ma/upep-cnp-4-2'><img decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/UPEP-CNP-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/UPEP-CNP-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/UPEP-CNP-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/UPEP-CNP-125x125.jpg 125w" sizes="(max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
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<p>&nbsp;</p>
<div class="article__body-croppable">
<div class="block-content">
<p>Dans ce contexte, le bureau exécutif a réitéré son rejet catégorique de cette décision, qu’il considère comme injuste et portant atteinte aux principes d’équité, de justice et d’égalité des chances dans l’attribution des subventions au secteur de la presse. Dans le même communiqué, le bureau a exprimé son profond mécontentement quant aux répercussions négatives de cette décision sur la pérennité des petites entreprises de presse, qui constituent une composante essentielle du tissu médiatique national.</p>
<p>L’UPEP a également salué les organisations professionnelles et les associations de presse ayant exprimé leur refus de cette mesure, notamment les entreprises de presse situées dans les trois régions du Sahara marocain. L’Union a affirmé son entière solidarité avec toutes les entreprises impactées par cette décision et a salué leurs efforts pour protéger et défendre les intérêts des journalistes et des petites entreprises de presse.</p>
<p>L’Union a exprimé son intention de rencontrer les chefs de partis politiques et les présidents des groupes parlementaires afin de les mobiliser et drainer un soutien politique et de faire pression sur les autorités concernées pour modifier la décision ou adopter un décret spécifique sur l’accès aux subventions pour les petites entreprises.</p>
<p>Le bureau exécutif a par ailleurs dénoncé ce qu’il qualifie de «soutien sélectif» et «secret» bénéficiant à certains sites électroniques proches du ministre en charge du secteur, via des conventions financées par le Fonds pour la promotion du paysage audiovisuel, des annonces et de l’édition publique, doté d’un budget avoisinant 700 millions de dirhams, selon le même communiqué.</p>
<p>Dans ce cadre, ajoute le même communiqué, le bureau de l’UPEP a demandé l’ouverture d’une enquête judiciaire sur ces pratiques, afin de garantir le respect des principes de transparence et d’égalité dans la distribution des subventions et de vérifier la légalité et l’objectivité de ces conventions.</p>
<p>Le bureau poursuit également l’examen des actions militantes futures, incluant le boycott des activités du ministère de la Communication, la suspension de diffusion et de publication, le port de brassards de protestation et l’affichage de bannières dénonciatrices dans toutes les rédactions, dans le cadre de la défense des droits des entreprises lésées.</p>
<p>Enfin, l’UPEP a souligné dans son communiqué la nécessité d’unifier les efforts et de se rallier autour de l’Union pour défendre les droits des petites entreprises de presse, et de demander aux autorités concernées de revoir cette décision injuste qui menace la survie de ces entreprises. Elle rappelle que cette mesure viole un droit fondamental inscrit dans l’article 7 de la loi n° 88-13 relative à la presse et à l’édition.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Les ministres Bensaid et Lekjaa signent « l&#8217;arrêt de mort » des petites entreprises de presse: colère chez les éditrices et journalistes marocaines</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/170435</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Dec 2024 11:59:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Association Marocaine des Éditrices et Journalistes]]></category>
		<category><![CDATA[soutien à la presse]]></category>
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					<description><![CDATA[L&#8217;arrêté conjoint des ministres de la Communication et du Budget relativement au soutien public à la presse continue de susciter l&#8217;indignation au sein des professionnels des médias. Après l&#8217;Union des Petites Entreprises de Presse (UPEP), c&#8217;est au tour de l&#8217;Association Marocaine des Editrices et Journalistes (AMEJ) de se dresser contre « l&#8217;arrêt de mort » signé Mehdi &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>L&rsquo;arrêté conjoint des ministres de la Communication et du Budget relativement au soutien public à la presse continue de susciter l&rsquo;indignation au sein des professionnels des médias. Après l&rsquo;Union des Petites Entreprises de Presse (UPEP), c&rsquo;est au tour de l&rsquo;Association Marocaine des Editrices et Journalistes (AMEJ) de se dresser contre « l&rsquo;arrêt de mort » signé Mehdi Bensaïd et Fouzi Lekjaa. Communiqué.  </em></strong></p>
<p>« Le Bureau exécutif de l&rsquo;Association Marocaine des Éditrices et Journalistes s&rsquo;est réuni, le 29 novembre 2024, à Rabat pour discuter de l&rsquo;évolution du soutien en faveur du secteur de la presse, de l&rsquo;édition et de la distribution. Ainsi, après avoir informé les membres de l&rsquo;association de l&rsquo;arrêté conjoint du ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, et du ministre délégué auprès du ministre de l&rsquo;Économie et des Finances chargé du budget n° 2345.24, concernant les plafonds de soutien à la presse, à l&rsquo;édition et à la distribution, puis l’étude des conditions injustes et non équitables qu&rsquo;il contient pour les petites entreprises de presse, en échange de la domination absolue des grandes entreprises de presse, <strong>l&rsquo;Association Marocaine des Éditrices et Journalistes annonce son rejet complet et absolu des conditions énoncées dans l&rsquo;arrêté conjoint, notamment celles qui imposent des conditions impossibles qui ne sont pas incluses dans le décret du 22 décembre 2023 et liées à la nécessité d&rsquo;ajouter une condition de la somme minimale du coût total de production et du coût des salaires non inférieur à 900 mille dirhams, et que le nombre minimum de transactions ne doit pas être inférieur à 2 millions de dirhams pour les petites entreprises de presse : ce qui rend ces conditions totalement inapplicables pour la plupart des petites entreprises de presse qui souffrent déjà de difficultés pour faire face aux coûts financiers nécessaires pour éviter leur cessation et leur déclaration de faillite</strong></p>
<p>&nbsp;</p>

<a href='https://lecollimateur.ma/170435/association-editrices'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/association-editrices--150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/association-editrices--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/association-editrices--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/association-editrices--125x125.jpg 125w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/association-editrices-.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>
<a href='https://lecollimateur.ma/170435/association-editrices-2'><img loading="lazy" decoding="async" width="150" height="150" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/association-editrices-1-1-150x150.jpg" class="attachment-thumbnail size-thumbnail" alt="" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/association-editrices-1-1-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/association-editrices-1-1-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/association-editrices-1-1-768x768.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/association-editrices-1-1-125x125.jpg 125w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/association-editrices-1-1.jpg 1000w" sizes="auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px" /></a>

<p>&nbsp;</p>
<p>Sachant que les conditions contenues dans l&rsquo;arrêté conjoint contrastent fortement avec celles stipulées dans le décret susmentionné sur le soutien aux petites entreprises de presse; ce qui confirme <strong>une intention claire d&rsquo;exclure, voire d&rsquo;exécuter, les petites entreprises de presse.</strong></p>
<p>Ainsi, de notre position de cadre entrepreneurial féminin, nous ne pouvons nous empêcher de nous engager auprès d&rsquo;autres cadres professionnels pour exprimer notre rejet des conditions stipulées par le nouveau décret.</p>
<p>Face à cette menace déclarée qui nous poursuit en tant que femmes entrepreneures, nous avons le droit de nous interroger sur le sens des slogans que notre gouvernement brandit sur l&rsquo;autonomisation économique des femmes en les encourageant à investir et à créer des entreprises, dans le but d&rsquo;établir l&rsquo;égalité entre les femmes et les hommes, dérivée des exigences constitutionnelles qui accordent une grande importance à l&rsquo;autonomisation économique des<br />
femmes sur le plan social et politique comme déterminant fondamental pour le renforcement de l&rsquo;Etat de droit.</p>
<p>En tant que femmes entrepreneures dans le domaine des médias, nous nous sommes lancées dans cette aventure avec nos propres moyens, son seul capital étant l&rsquo;expérience de ses membres en tant que journalistes professionnelles, qui exercent le métier depuis de nombreuses années et ont accumulé une longue expérience dans le domaine du journalisme et des médias. Aujourd’hui, nous essayons de créer un bloc de femmes professionnelles dans les médias, et nous cherchons à être une force de proposition qui contribue à soulever et à résoudre les problèmes de société en général, et ceux des médias en particulier.</p>
<p>La création de notre association n&rsquo;avait pas pour objectif de féminiser ou de meubler la scène médiatique, mais plutôt d&rsquo;y contribuer et de l&rsquo;influencer de manière sérieuse et responsable, dans le but d&rsquo;améliorer les médias sur des bases fondées sur le respect des règles et de l&rsquo;éthique de la profession journalistique.</p>
<p>Cependant, avec les conditions injustes contenues dans le nouveau décret, l&rsquo;association se retrouve face à un danger imminent qui menace son ambition et nous pousse vers l&rsquo;inconnu.</p>
<p><strong>Sur la base de ce qui précède, nous appelons les autorités concernées à retirer de toute urgence les conditions impossibles contenues dans la décision commune, à les modifier de manière à les adapter à la réalité des petites entreprises de presse et à garantir leur soutien effectif à la lumière des défis auxquels elles sont confrontées ».</strong></p>
<p><strong>Bureau Exécutif de l&rsquo;Association Marocaine des Éditrices et des Journalistes</strong><br />
<strong>Rabat, le 29 novembre 2024</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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