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	<title>secteur de l&rsquo;immobilier &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Voici comment 2022 s&#8217;annonce pour le secteur de l&#8217;immobilier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Mar 2022 13:47:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCONOMIE]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans un contexte de relance de tous les secteurs économiques, l&#8217;immobilier s&#8217;efforce de retrouver sa stabilité et de dépasser les effets de la crise sanitaire. En effet, les financements et transactions ont enregistré une progression en 2021 par rapport à l’année précédente, annonçant des perspectives prometteuses pour le secteur en 2022. Dans une interview accordée &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans un contexte de relance de tous les secteurs économiques, l&rsquo;immobilier s&rsquo;efforce de retrouver sa stabilité et de dépasser les effets de la crise sanitaire. En effet, les financements et transactions ont enregistré une progression en 2021 par rapport à l’année précédente, annonçant des perspectives prometteuses pour le secteur en 2022. Dans une interview accordée à la MAP, l&rsquo;expert en immobilier, Amine Mernissi, nous éclaire autour de ces perspectives et commente également la baisse de l&rsquo;indice des actifs immobiliers.</p>
<p><strong>1- L&rsquo;indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) s&rsquo;est déprécié de 3,2% et le nombre de transactions a augmenté de 32,8% en 2021, selon BAM et ANCFCC. Quelle est votre lecture de cette variation contrastée? </strong></p>
<p>Vous noterez que la dépréciation des prix des actifs est concomitante à la hausse des transactions, ce n&rsquo;est pas un hasard.</p>
<p>En effet, l&rsquo;année 2021 a été particulière, dans le sens où elle a connu une réalité « hybride ». Avec un premier semestre jusqu&rsquo;au 30 juin 2021, sous le signe des incitations fiscales, avec une réduction de 50% des droits d&rsquo;enregistrement pour l&rsquo;achat d&rsquo;un bien résidentiel dont le prix ne dépasse pas 4 millions de dirhams et l&rsquo;exonération totale de ces mêmes droits pour l&rsquo;achat d&rsquo;un logement social.</p>
<p>La première moitié de l&rsquo;année 2021 a connu donc une animation et une dynamisation du marché immobilier prévisible compte tenu du levier fiscal et une seconde moitié de l&rsquo;année plus atone.</p>
<p>Mais l&rsquo;un sur l&rsquo;autre, le bilan est somme toute positif. Ce fait a été rendu possible aussi par la correction au niveau des prix de la part des opérateurs immobiliers qui ont su faire preuve de clairvoyance et de maturité pour s&rsquo;adapter au marché.</p>
<p>La volonté de déstocker leur parc immobilier en fin d&rsquo;année a aussi contribué à des baisses de prix constatée sur certains segments.</p>
<p><strong>2- Les transactions du résidentiel ont grimpé de 26,1%, avec une baisse des prix de 4%. Est-ce qu&rsquo;on peut en déduire qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une véritable relance ? </strong></p>
<p>Tout d&rsquo;abord il est permis de garder espoir, car même en période de pandémie où la menace pèse sur l’économie, l&#8217;emploi et l&rsquo;impact certain sur le pouvoir d&rsquo;achat en général des Marocains, l’appétence de ces derniers pour l&rsquo;accession à la propriété demeure intacte !</p>
<p>Les chiffres que vous mentionnez le corroborent. Cela étant dit, à l&rsquo;aune de ces données, il faut examiner aussi le comportement d&rsquo;achat des Marocains. Ils n&rsquo;ont tendance à bouger que lorsqu’il y a une incitation. Qu&rsquo;elle soit d&rsquo;ordre fiscal ou tarifaire. Ils guettent, ils attendent&#8230; et en l&rsquo;absence de leviers, ils ont tendance à reporter leur décision d&rsquo;achat.</p>
<p>Comportement somme toute logique et réaliste surtout en période de crise, mais aussi pervers, car le marché se retrouve enfermé dans une logique coût/opportunité qui conditionne sa bonne tenue ou a contrario son atonie. Donc parler de véritable relance est prématuré.</p>
<p>Car si 2021 a pu être sauvée grâce à ce que j&rsquo;ai expliqué précédemment, 2022 ne prévoyant aucun élément nouveau dans ce sens en sa loi de finances notamment, fera que cette année sera en quelque sort l&rsquo;épreuve de vérité&#8230;</p>
<p><strong>&#8211; Quid des biens à usage professionnel, dont les prix ont diminué de 4,3% et les transactions ont progressé de 45% ? </strong></p>
<p>La dynamique de marché qui prévaut pour les biens à usage professionnel reflète en grande partie la santé économique d&rsquo;un pays.</p>
<p>Force est de constater que malgré la crise économique et l&rsquo;incertitude qui planent depuis 2020, notre économie a fait preuve de résilience. Des emplois ont été perdus, des entreprises ont fait faillite mais l&rsquo;investissement, et surtout le désir d&rsquo;investir n&rsquo;a pas faibli.</p>
<p>De nouvelles créations d&rsquo;entreprises, quand ce n&rsquo;est pas des extensions d&rsquo;activité pour des entreprises existantes sont une réalité.</p>
<p>Également de nouvelles niches liées aussi à ce que la crise Covid a pu générer comme opportunités, (et pas seulement comme menaces) a permis au marché des biens à usage de professionnels de continuer à croitre, conjugué à un effet « prix à la baisse » relatif qui a permis de le rendre attrayant pour arriver à ce taux de progression très honorable que vous mentionnez.</p>
<p><strong>3- Comment voyez-vous les perspectives de l&rsquo;immobilier globalement cette année ? </strong></p>
<p>Disons que le marché est en attente de signaux. Et pas que depuis 2022 d&rsquo;ailleurs. La fin du dispositif du logement social conventionné fait peser une incertitude d&rsquo;abord pour les opérateurs.</p>
<p>Quid de son remplacement ? Et par quoi ? Tout le monde attend de nouveaux produits encadrés. Et je dirais en premier lieu le consommateur. Il y a un manque encore et toujours pour des biens moyens standing dont le prix se situerait entre 500.000 et 1 Million DH. Le marché a soif de ce type de biens. Où sont-ils ?</p>
<p>La hausse des intrants dans les BTP constatée pas qu&rsquo;au niveau marocain, mais au niveau mondial devrait induire un renchérissement des prix des actifs immobiliers, sans que le pouvoir d&rsquo;achat ne soit en mesure de suivre nécessairement.</p>
<p>Les opérateurs peuvent faire des efforts sur les prix&#8230; mais jusqu&rsquo;à quand ? Mais là où le consommateur les attend aussi c’est sur la qualité et le respect des délais aussi.</p>
<p>L&rsquo;équation est compliquée mais pas insoluble. Les pouvoirs publics doivent donner le « la ». Pourquoi pas des «Assises de l’immobilier» ? En premier lieu pour donner la visibilité et la confiance nécessaire aux professionnels et ramener sur le marché des milliers de ménages qui ne demandent qu&rsquo;à investir dans un toit.</p>
<p>Ensuite soutenir le pouvoir d&rsquo;achat mis à mal par la crise. Car s&rsquo;il y a aide, elle doit être réservée exclusivement à l&rsquo;acquéreur. Car in fine, un acquéreur qui revient sur le marché fera profiter l&rsquo;ensemble de la chaine de valeur de l&rsquo;immobilier.</p>
<p><strong>Propos recueillis par Bassma Rayadi</strong></p>
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