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	<title>russie &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Maroc–Russie : derrière les mots, une stratégie africaine assumée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 13:16:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO Les déclarations de l’ambassadeur russe au Maroc ne relèvent pas d’un simple exercice diplomatique. Elles s’inscrivent dans une dynamique géopolitique plus large où la Russie cherche à consolider des partenariats stables en Afrique, dans un contexte international marqué par des recompositions profondes. L’accent mis sur le « respect mutuel » et la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Marco BARATTO</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-205855" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/barattt-768x432-1.jpg" alt="" width="768" height="432" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/barattt-768x432-1.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/barattt-768x432-1-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/barattt-768x432-1-390x220.jpg 390w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>Les <a href="https://lecollimateur.ma/207341">déclarations</a> de l’ambassadeur russe au Maroc ne relèvent pas d’un simple exercice diplomatique. Elles s’inscrivent dans une dynamique géopolitique plus large où la Russie cherche à consolider des partenariats stables en Afrique, dans un contexte international marqué par des recompositions profondes. L’accent mis sur le « respect mutuel » et la « non-ingérence » n’est pas anodin : il constitue aujourd’hui l’un des piliers du discours russe à destination du Sud global.</p>
<p>L’évolution du partenariat stratégique entre Rabat et Moscou, formalisé en 2002 puis renforcé en 2016, prend une signification particulière à la lumière de l’abstention russe lors de la résolution 2797/2025 au Conseil de sécurité de l’ONU. Ce positionnement, loin d’être neutre, traduit une volonté de ne pas compromettre ses relations avec des partenaires africains clés, dont le Maroc.</p>
<p>En effet, la Russie se trouve aujourd’hui dans une situation où elle doit concilier plusieurs impératifs : maintenir son influence internationale, contourner les pressions occidentales et, surtout, sécuriser des alliances durables dans des régions stratégiques comme l’Afrique. Dans ce cadre, le Maroc apparaît comme un partenaire privilégié, à la fois stable politiquement, influent régionalement et ouvert à des coopérations diversifiées.</p>
<p>Le choix de l’abstention à l’ONU peut être interprété comme un signal de prudence diplomatique. Plutôt que de prendre une position tranchée susceptible de heurter ses partenaires africains, Moscou privilégie une approche flexible, qui lui permet de préserver ses marges de manœuvre. Cette posture reflète une stratégie plus large visant à construire un réseau d’alliances basé sur des intérêts convergents plutôt que sur des alignements idéologiques rigides.</p>
<p>Dans ce contexte, les propos de l’ambassadeur Baibakov prennent tout leur sens. En insistant sur la profondeur et la continuité du partenariat maroco-russe, il cherche à rassurer sur la solidité de cette relation, tout en ouvrant la voie à de nouvelles formes de coopération. Les secteurs évoqués – agriculture, énergie, infrastructures, numérique – correspondent précisément aux priorités de développement du continent africain.</p>
<p>La participation du Maroc aux sommets Russie-Afrique, ainsi que l’organisation du Forum arabo-russe à Marrakech, illustrent cette volonté de structurer un dialogue politique Sud-Sud. Pour la Russie, il ne s’agit pas seulement de multiplier les accords bilatéraux, mais de s’inscrire dans une logique de partenariat global avec l’Afrique, en s’appuyant sur des acteurs régionaux crédibles.</p>
<p>Le Maroc joue ici un rôle charnière. En tant que puissance africaine émergente et investisseur majeur sur le continent, il offre à la Russie une porte d’entrée vers des marchés et des réseaux économiques plus larges. Cette complémentarité est au cœur de la stratégie russe, qui cherche à transformer ses relations africaines en véritables partenariats de co-développement.</p>
<p>Par ailleurs, la coopération sécuritaire, notamment dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, constitue un autre axe central. Dans une région marquée par l’instabilité, la Russie entend se positionner comme un acteur capable d’apporter des solutions concrètes, en coordination avec des partenaires locaux. Là encore, le Maroc apparaît comme un allié de poids, disposant d’une expertise reconnue.</p>
<p>Mais au-delà des aspects économiques et sécuritaires, c’est aussi une bataille d’influence qui se joue. En mettant en avant des principes comme la souveraineté et le respect des spécificités nationales, la Russie cherche à se différencier des approches occidentales, souvent perçues comme intrusives. Ce discours trouve un écho favorable dans de nombreux pays africains.</p>
<p>Ainsi, le partenariat maroco-russe ne peut être compris isolément. Il s’inscrit dans une stratégie globale où Moscou cherche à redéfinir sa place sur la scène internationale en s’appuyant sur des alliances diversifiées et pragmatiques. L’Afrique, et en particulier des pays comme le Maroc, devient un terrain clé de cette recomposition.</p>
<p>En définitive, les déclarations de l’ambassadeur Baibakov révèlent une réalité plus profonde : la Russie a besoin de partenaires fiables en Afrique, non seulement pour des raisons économiques, mais aussi pour renforcer sa légitimité internationale. Dans ce jeu complexe, le Maroc apparaît comme un allié stratégique, capable de contribuer à cette ambition.</p>
<p>L’abstention à la résolution 2797/2025 n’est donc pas un simple détail diplomatique. Elle s’inscrit dans une logique cohérente, où chaque geste, chaque mot, participe à la construction d’un équilibre subtil entre intérêts nationaux et ambitions globales.</p>
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		<title>Entretien téléphonique entre M. Bourita et M. Lavrov</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/206455</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 19:06:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[nasser bourita]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, s’est entretenu, vendredi, par téléphone avec le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, M. Sergueï Lavrov. À cette occasion, les deux ministres se sont félicités de la qualité des relations d’amitié et de coopération &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="item_article" class="content_sigle_article">
<div class="box-taxo skin20">
<div class="body single_act" data-actitle="Entretien téléphonique entre M. Bourita et M. Lavrov" data-acdossier="Activités Gouvernementales">
<p>Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita, s’est entretenu, vendredi, par téléphone avec le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, M. Sergueï Lavrov.</p>
<p>À cette occasion, les deux ministres se sont félicités de la qualité des relations d’amitié et de coopération liant le Royaume du Maroc et la Fédération de Russie, réaffirmant leur volonté commune de poursuivre le renforcement et l’approfondissement de ce partenariat.</p>
<p>Cet échange intervient dans le contexte de la célébration du dixième anniversaire de l’adoption du Partenariat stratégique approfondi entre les deux pays, signé en mars 2016 à Moscou, lors de la Visite historique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.</p>
<p>Les deux responsables ont, par ailleurs, procédé à un échange de vues sur plusieurs questions régionales et internationales d’actualité, soulignant l’importance d’une concertation continue et d’une coordination renforcée afin de contribuer à la promotion de la paix et de la stabilité internationales.</p>
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		<title>Tourisme. Maroc-Russie: si lointains et si proches</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/204858</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Feb 2026 11:05:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO ★ L’année 2025 a marqué un tournant significatif dans les relations entre le Maroc et la Russie, illustré par un engouement remarquable des touristes russes pour le royaume. Selon les données récentes, les réservations de vols vers le Maroc ont progressé de 70 % par rapport à l’été 2024. Cette hausse spectaculaire ne &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Marco BARATTO</strong> ★</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-203273" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>L’année 2025 a marqué un tournant significatif dans les relations entre le Maroc et la Russie, illustré par un engouement remarquable des touristes russes pour le royaume. Selon les données récentes, les réservations de vols vers le Maroc ont progressé de 70 % par rapport à l’été 2024. Cette hausse spectaculaire ne constitue pas seulement une tendance saisonnière : elle traduit une évolution profonde des habitudes de voyage et révèle un potentiel stratégique pour les deux pays. À l’heure où l’on commémore en 2026 les 230 ans de la disparition de Catherine II de Russie, dite Catherine la Grande, cette dynamique contemporaine fait écho à une histoire ancienne de rapprochement diplomatique et commercial.</p>
<p>Traditionnellement, les touristes russes privilégient des destinations comme la Turquie et l’Égypte, qui restent dominantes. La Turquie, notamment, concentre plus de la moitié des réservations internationales russes à l’été 2025. Toutefois, le Maroc s’impose désormais comme une alternative crédible et séduisante. Ce changement s’explique par la recherche croissante d’expériences nouvelles, d’authenticité et de diversité culturelle. Une partie importante de la clientèle russe ne souhaite plus se limiter à des séjours balnéaires classiques, mais aspire à des découvertes plus riches sur le plan historique et humain.</p>
<p>Le Maroc bénéficie à cet égard d’atouts exceptionnels. Sa position géographique, à la croisée de l’Europe et de l’Afrique, lui confère une identité plurielle nourrie par des influences arabes, africaines et européennes. Le pays offre une grande variété de paysages : littoraux atlantiques et méditerranéens, montagnes de l’Atlas, oasis et dunes sahariennes. Cette diversité naturelle s’accompagne d’un patrimoine culturel remarquable. Les villes impériales telles que Marrakech et Fès attirent les visiteurs par leurs médinas, leurs palais, leurs mosquées et leurs traditions artisanales. Pour les touristes russes, ces éléments constituent une immersion dans un univers différent, à la fois dépaysant et structuré par une histoire millénaire.</p>
<p>Au-delà des considérations touristiques, ce rapprochement contemporain trouve un écho dans le passé. Les relations entre la Russie et le Maroc remontent au XVIIIe siècle. Sous le règne du sultan Mohammed III (1757-1790) et celui de Catherine II, une volonté commune de coopération stratégique s’est affirmée. En 1777-1778, un dahir royal marocain accorda aux navires russes l’accès libre aux ports du royaume. Le 7 juillet 1778, une lettre officielle du sultan adressée à l’impératrice confirma cette amitié particulière et consacra le principe de réciprocité diplomatique.</p>
<p>Ces accords s’inscrivaient dans un contexte géopolitique spécifique. La Russie cherchait à étendre son influence maritime et à consolider son accès aux mers chaudes, notamment à la Méditerranée. Le Maroc, pour sa part, poursuivait une politique d’ouverture commerciale destinée à diversifier ses partenaires et à renforcer son autonomie face aux puissances européennes. Les échanges envisagés concernaient le commerce, le ravitaillement des navires et l’assistance mutuelle. Il s’agissait d’un dialogue stratégique entre deux États conscients de leur position géographique et de leurs intérêts respectifs.</p>
<p>Aujourd’hui, le tourisme peut être interprété comme une forme moderne et pacifique de ce rapprochement. Les flux touristiques favorisent la connaissance mutuelle et l’ouverture culturelle. Chaque visiteur devient un vecteur d’échange, contribuant à modifier les perceptions et à créer des liens humains durables. Les professionnels marocains du secteur touristique adaptent progressivement leur offre aux attentes de la clientèle russe, tandis que les voyageurs découvrent les traditions, la gastronomie et l’hospitalité marocaines.</p>
<p>La commémoration des 230 ans de la mort de Catherine II représente une occasion symbolique pour approfondir cette coopération culturelle. Des initiatives conjointes — conférences historiques, expositions, partenariats universitaires, programmes d’échanges artistiques — pourraient renforcer les liens bilatéraux. Le tourisme culturel, en particulier, constitue un levier stratégique. Il permet de valoriser l’histoire partagée et d’inscrire les relations maroco-russes dans une perspective de long terme.</p>
<p>Par ailleurs, pour le Maroc, l’essor du marché russe contribue à la diversification des marchés émetteurs, objectif central de sa politique touristique. Réduire la dépendance à l’égard des clientèles traditionnelles européennes permet d’accroître la résilience du secteur face aux crises économiques ou géopolitiques. Pour la Russie, le Maroc représente une destination stable, culturellement riche et géographiquement accessible, correspondant à la demande d’expériences différenciées.</p>
<p>Toutefois, cette dynamique doit être consolidée. Le développement des liaisons aériennes directes, l’amélioration des services adaptés aux visiteurs russophones et la poursuite d’une promotion ciblée demeurent essentiels. La concurrence régionale reste forte, notamment de la part de la Turquie et de l’Égypte.</p>
<p>En définitive, l’engouement touristique actuel s’inscrit dans une continuité historique. Du dahir de 1777 aux échanges culturels contemporains, le Maroc et la Russie partagent une tradition de dialogue et de coopération. En célébrant la mémoire de Catherine la Grande, les deux pays peuvent saisir l’opportunité de transformer cette dynamique touristique en un partenariat culturel et stratégique durable, fondé sur la compréhension mutuelle et le respect réciproque.</p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">★Essayiste et analyste politique italien</span></strong></p>
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		<title>La Russie et le Sahara : le choix du rééquilibrage stratégique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/201801</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Dec 2025 16:16:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[russie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO * Les récentes positions russes sur la question du Sahara marocain ne doivent pas être interprétées comme une rupture idéologique ou un revirement brutal. Elles relèvent plutôt d’une tradition diplomatique profondément russe : celle du déplacement progressif, du rééquilibrage silencieux et du refus des gestes théâtraux. L’abstention de Moscou au Conseil de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Marco BARATTO *</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-199368" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>Les récentes positions russes sur la question du Sahara marocain ne doivent pas être interprétées comme une rupture idéologique ou un revirement brutal. Elles relèvent plutôt d’une tradition diplomatique profondément russe : celle du déplacement progressif, du rééquilibrage silencieux et du refus des gestes théâtraux.</p>
<p>L’abstention de Moscou au Conseil de sécurité, souvent perçue en Occident comme une position attentiste, constitue en réalité un acte politique clair. Dans le langage diplomatique russe, s’abstenir, c’est souvent laisser faire — voire soutenir sans s’exposer. En l’occurrence, cette abstention s’inscrit en faux contre un allié historique, l’Algérie, sans toutefois rompre ouvertement avec elle.</p>
<p>Pour la Russie, l’Algérie fut un partenaire militaire central durant la Guerre froide. Mais ce partenariat est aujourd’hui politiquement contraignant. L’État algérien traverse une phase de fragilité structurelle, tandis que son soutien au « polisario », soutenu par un régime affaibli, s’enfonce dans une marginalisation diplomatique croissante.</p>
<p>Moscou observe, calcule et ajuste</p>
<p>Dans le même temps, la Russie poursuit une stratégie plus large de réinsertion dans le monde musulman. Son statut de membre observateur de l’Organisation de la Coopération Islamique depuis 2005 traduit une reconnaissance officielle de l’Islam comme religion historique et constitutive de la Fédération, notamment dans le Caucase et la région de la Volga. Cette dimension religieuse n’est pas périphérique : elle est centrale pour la stabilité interne russe.</p>
<p>Dans cette optique, Moscou a besoin de partenaires musulmans fiables, modérés et politiquement stables, capables d’offrir un équilibre face à la proximité géographique et stratégique avec l’Iran. Le Maroc répond précisément à ce profil.</p>
<p>Ce repositionnement n’est pas dirigé contre l’Occident, mais il échappe à ses grilles de lecture. Les diplomaties occidentales, souvent prisonnières de l’instant et de la communication, peinent à comprendre ces mouvements lents mais décisifs.</p>
<p>La Russie n’annonce pas ses choix : elle les laisse apparaître lorsque les rapports de force sont déjà modifiés. Sur le Sahara, ce tournant silencieux pourrait bien être l’un des signes les plus révélateurs du nouvel équilibre maghrébo-sahélien en gestation.</p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"> * Marco Baratto, essayiste italien, auteur du livre « Le défi de l’Islam en Italie »</span></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz Daouda. Sahara Marocain: le repositionnement subtil de la Russie</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/201727</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 11:20:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[russie]]></category>
		<category><![CDATA[sahara marocain]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Aziz Daouda Les signaux envoyés récemment par la Russie sur le dossier du Sahara Marocain ne relèvent ni du hasard ni d’un simple flottement diplomatique. Ils traduisent au contraire un repositionnement pragmatique, révélateur des recompositions géostratégiques profondes qui traversent le Maghreb et le Sahel dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, l’affaiblissement &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Aziz Daouda</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-201732" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/didwda.png" alt="" width="200" height="200" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/didwda.png 200w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/didwda-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p class="blu-article-first-paragraph"><span class="blu-article-lead">Les signaux envoyés récemment par la Russie sur le dossier du Sahara Marocain ne relèvent ni du hasard ni d’un simple flottement diplomatique.</span> Ils traduisent au contraire un repositionnement pragmatique, révélateur des recompositions géostratégiques profondes qui traversent le Maghreb et le Sahel dans un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, l’affaiblissement relatif de l’Occident en Afrique et l’émergence de nouvelles logiques d’alliances.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Pendant que les Marocains sont occupés par la Coupe d&rsquo;Afrique des Nation de football dont ils veulent offrir une édition exceptionnelle à leur continent, il se passe des choses fortement intéressantes pour l&rsquo;avenir de la région. Le refus de Moscou d’autoriser la participation du « polisario », sous sa forme autoproclamée de « rasd », à la dernière réunion afro-russe constitue un acte politique fort, même s’il n’a pas été formalisé par une déclaration officielle tonitruante. Dans la grammaire diplomatique russe, ce type de décision vaut message. En excluant une entité non reconnue par l’ONU et exclusivement dépendante de l’Algérie, la Russie confirme son attachement au cadre onusien et son refus de légitimer des constructions étatiques fragiles ou instrumentalisées. Le « polisario » n&rsquo;a pas participé à la dernière réunion ministérielle du Forum Russie-Afrique au Caire les 19-20 décembre 2025. Moscou a explicitement exclu le « polisario » et sa pseudo-«rasd», malgré les pressions de l&rsquo;Algérie et de l&rsquo;Afrique du Sud, réservant l&rsquo;événement aux États souverains reconnus par l&rsquo;ONU.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Cette décision s&rsquo;inscrit dans la ligne constante de la Russie, qui avait déjà écarté le « polisario » des sommets précédents à Sotchi et Saint-Pétersbourg. Ce choix est d’autant plus significatif qu’il intervient dans un contexte où Moscou cherche à apparaître comme un acteur « responsable » aux yeux des pays africains, soucieux de stabilité et de souveraineté.</p>
<p class="blu-article-paragraph">L’abstention russe au Conseil de sécurité lors du dernier vote sur le Sahara marocain s’inscrit dans la même logique. Moscou ne soutient pas explicitement la position marocaine, mais ne s’oppose plus frontalement à l’évolution du dossier en faveur d’une solution politique réaliste. Cette posture traduit une neutralité active, qui permet à la Russie de préserver ses relations historiques et lucratives avec l’Algérie tout en évitant de contrarier un partenaire marocain devenu central dans plusieurs dossiers africains et méditerranéens. Dans la logique russe, il ne s’agit pas de choisir un camp, mais de maximiser les marges de manœuvre.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Contrairement à une lecture idéologique héritée de la Guerre froide, la relation russo-marocaine repose aujourd’hui sur des intérêts économiques tangibles et croissants, notamment en agriculture et sécurité alimentaire avec les importations de céréales et exportations de produits agricoles marocains, en engrais et phosphates, en énergie, ainsi qu’en logistique et accès aux marchés africains. Le Maroc apparaît pour Moscou comme un hub africain crédible, un État stable disposant de réseaux économiques et diplomatiques étendus en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Dans un contexte où la Russie cherche à compenser son isolement occidental, Rabat offre une porte d’entrée pragmatique vers l’Afrique atlantique, loin des zones de chaos sahélien.</p>
<p class="blu-article-paragraph">L’Algérie demeure un allié stratégique historique de la Russie, notamment dans le domaine militaire, Alger consacrant chaque année plusieurs milliards de dollars à l’achat d’armements russes, ce qui en fait l’un des principaux clients de l’industrie de défense russe. Mais cette relation est aujourd’hui déséquilibrée : elle reste largement unidimensionnelle centrée sur l’armement, n’offre pas à Moscou de relais économiques ou logistiques comparables à ceux du Maroc en Afrique subsaharienne, et se trouve politiquement rigidifiée par une lecture idéologique figée du dossier saharien. De plus, l’Algérie n’a pas su capitaliser diplomatiquement sur son alignement russe pour devenir un acteur structurant crédible et solide au Sahel, contrairement à ce qu’elle ambitionnait.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Dans le contexte sahélien actuel: effondrement étatique, coups d’État, terrorisme, présence de mercenaires et rivalités internationales, la Russie privilégie désormais les acteurs capables d’offrir des îlots de stabilité. Le Maroc, par sa politique africaine pragmatique, ses investissements, sa diplomatie religieuse et sécuritaire, apparaît comme un facteur d’équilibre, là où l’Algérie reste perçue comme un acteur de blocage sur certains dossiers régionaux. Les pays du Sahel n&rsquo;hésitent même plus à dire ouvertement de l&rsquo;Algérie qu&rsquo;elle est la cause de leur malheur.</p>
<p class="blu-article-paragraph">La question du Sahara, dans cette lecture, n’est plus un enjeu idéologique, mais un paramètre de stabilité régionale ; Moscou semble avoir intégré que la perpétuation du statu quo conflictuel sert davantage l’instabilité que ses propres intérêts stratégiques en Afrique.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Contrairement à une idée répandue, la Russie ne raisonne plus en termes d’alliances « fraternelles » héritées du passé, mais en rapports coûts &#8211; bénéfices, l’époque du soutien automatique aux mouvements dits «révolutionnaires» étant révolue. La Russie est signataire avec le Maroc d&rsquo;accords incluant le Sahara notamment en matière de pêche. Le dossier saharien illustre parfaitement cette mutation : pas de reconnaissance du « polisario », pas d’opposition frontale au Maroc, maintien du lien avec l’Algérie sans lui accorder un blanc-seing diplomatique. Bien au contraire, elle la cantonne dans une dimension plutôt de petit poucet ne l&rsquo;ayant pas du tout aidé à rejoindre les BRICS bien au contraire. Pour le président algérien, l&rsquo;adhésion était acquise. Il reçoit une véritable gifle, et en Afrique du Sud s&rsquo;il vous plaît. Les BRICS refusèrent l&rsquo;adhésion de son pays.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Les récentes positions russes sur le Sahara ne constituent pas une rupture spectaculaire, mais un tournant silencieux, à pas sûrs, révélateur d’un nouvel équilibre maghrébo &#8211; sahélien. Dans ce jeu à plusieurs niveaux, le Maroc consolide son statut d’acteur africain central et fiable, l’Algérie reste pour la Russie, un partenaire militaire important mais politiquement contraint.</p>
<p class="blu-article-paragraph">Soutenu par un pays affaibli et un régime à l&rsquo;agonie, le « polisario » s’enfonce dans une marginalisation diplomatique progressive. Il vit ses derniers instants.</p>
<p class="blu-article-paragraph">La Russie, fidèle à sa tradition de puissance réaliste, ajuste ses positions non pas en fonction des slogans, mais des dynamiques réelles du terrain, où la stabilité, l’intégration régionale, les intérêts économiques pérennes et solides et bien évidemment la crédibilité diplomatique valent désormais plus que les fidélités idéologiques du passé. Désormais, il va falloir intégrer ce qu&rsquo;est devenue la Russie qui n&rsquo;est plus l&rsquo;Union Soviétique. Alger en a telle la capacité intellectuelle?</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Rabat, médiateur discret: le Maroc face au dossier Maire Tecnimont</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/200875</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Dec 2025 14:15:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[italie]]></category>
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		<category><![CDATA[Maire Tecnimont]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO * L’affaire Maire Tecnimont offre au Maroc une opportunité diplomatique rare: celle de se positionner comme médiateur crédible entre l’Europe et la Russie dans un contexte de fragmentation géopolitique. Pour Rabat, il ne s’agit pas seulement d’un conflit commercial, mais d’un test de son rôle croissant sur la scène internationale. Une diplomatie d’équilibre &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Marco BARATTO<em> *</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-199368" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>L’affaire Maire Tecnimont offre au Maroc une opportunité diplomatique rare: celle de se positionner comme médiateur crédible entre l’Europe et la Russie dans un contexte de fragmentation géopolitique. Pour Rabat, il ne s’agit pas seulement d’un conflit commercial, mais d’un test de son rôle croissant sur la scène internationale.</p>
<p>Une diplomatie d’équilibre</p>
<p>Le Maroc entretient des relations solides avec l’Italie, partenaire économique clé, tout en maintenant un dialogue stable avec la Russie. Cette position d’équilibre, fondée sur le pragmatisme et le respect mutuel, distingue Rabat de nombreux acteurs régionaux.</p>
<p>Dans le dossier Tecnimont, le Maroc pourrait offrir un canal de communication informel, à l’abri des pressions médiatiques et idéologiques. Une médiation discrète, axée sur la recherche d’un compromis temporaire ou d’un gel du contentieux.</p>
<p>Intérêts marocains</p>
<p>Pour Rabat, jouer ce rôle renforcerait son image de puissance diplomatique fiable en Méditerranée et en Afrique. Cela consoliderait aussi sa relation avec Rome, tout en envoyant à Moscou un signal clair: le Maroc est un interlocuteur sérieux, capable de comprendre les contraintes russes sans les juger.</p>
<p>Une médiation d’attente</p>
<p>Il ne s’agirait pas nécessairement de résoudre immédiatement le litige, mais de gagner du temps, en attendant une évolution du contexte politique et économique international. Pour l’Italie, cela offrirait un répit à une entreprise stratégique; pour la Russie, une reconnaissance implicite de sa position; pour le Maroc, un succès diplomatique à forte valeur symbolique.</p>
<p>Dans un monde de blocs rigides, Rabat mise sur la souplesse. Et dans le dossier Maire Tecnimont, cette souplesse pourrait faire toute la différence</p>
<ul>
<li>Essayiste et analyste politique italien</li>
</ul>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-200876" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/maire-tecnimont.jpg" alt="" width="1000" height="750" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/maire-tecnimont.jpg 1000w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/maire-tecnimont-300x225.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/12/maire-tecnimont-768x576.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></p>
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		<item>
		<title>Résolution 2797 : quand la diplomatie silencieuse pèse plus que les déclarations — l’abstention russe comme signal stratégique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/199484</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2025 10:07:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO  La publication officielle par le Secrétariat de l’ONU du texte intégral de la résolution 2797 sur le Sahara marocain marque un tournant important, à la fois sur le plan diplomatique et sur celui de la clarté juridique. L’Algérie, qui avait tenté de modifier la version arabe en remplaçant la mention neutre « &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Marco BARATTO </strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-199368" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/barattt-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>La publication officielle par le Secrétariat de l’ONU du texte intégral de la résolution 2797 sur le Sahara marocain marque un tournant important, à la fois sur le plan diplomatique et sur celui de la clarté juridique. L’Algérie, qui avait tenté de modifier la version arabe en remplaçant la mention neutre « les parties » par « les deux parties », espérait se voir exclue du statut d’acteur direct du conflit. Cette tentative vient d’être définitivement contredite : la version validée par le Conseil de sécurité mentionne bien « les parties » — confirmant la présence de plusieurs protagonistes, et notamment l’Algérie comme partie pleinement impliquée.</p>
<p>Ce n’était pas un simple débat lexical. En cherchant à se masquer derrière une façade d’observateur extérieur, Alger voulait effacer sa responsabilité historique, politique et matérielle dans ce différend régional. Les pressions exercées auprès du Secrétariat ont même retardé de 24 jours la publication officielle — un délai qui a suscité interrogations et critiques, mais qui n’aura finalement servi qu’à souligner l’acharnement algérien.</p>
<p>La publication finale, dans les six langues officielles de l’ONU, rétablit la réalité : ce conflit ne concerne pas deux, mais quatre parties, parmi lesquelles l’Algérie est clairement identifiée. Cette clarification est capitale parce qu’elle met fin aux artifices interprétatifs et réaffirme la légitimité du cadre fixé par l’ONU.</p>
<p>Le point 3 de la résolution est central : il demande aux parties de participer au processus politique sans conditions préalables, sur la base du plan d’autonomie proposé par le Maroc, en soulignant qu’une autonomie véritable constitue la voie la plus réaliste vers une solution définitive et mutuellement acceptable. Le message est clair : l’autonomie marocaine n’est pas une option parmi d’autres — c’est la base de travail retenue par le Conseil de sécurité.</p>
<p>Mais au-delà du texte, il y a le contexte. Dans les résolutions, comme le disait un industriel italien, « les votes ne se comptent pas, ils se pèsent ». Et l’abstention qui pèse le plus lourd est celle de la Russie.</p>
<p>Beaucoup l’ont interprétée comme un geste neutre. C’est une erreur d’analyse. Il s’agit plutôt d’un signal diplomatique discret, mais significatif. La Russie, comme le Maroc, pratique une diplomatie sobre, qui évite les coups d’éclat médiatiques au profit de la patience stratégique. Tolstoï parlait du pouvoir du « temps et de la patience » — une maxime que Moscou et Rabat semblent partager.</p>
<p>Les deux pays travaillent loin des caméras, privilégient le dialogue discret aux annonces tapageuses, et cultivent des relations construites sur la durée. C’est pourquoi l’abstention russe doit être comprise non comme une absence de position, mais comme une marque tacite de compréhension et d’ouverture.</p>
<p>Ce signal s’inscrit dans une continuité historique : la présence de l’Église orthodoxe russe à Rabat dès 1931 en est un exemple peu connu mais révélateur. De même, au sein des membres permanents du Conseil de sécurité, seule la Russie est observatrice auprès de l’Organisation de la Coopération Islamique — un détail qui a son importance.</p>
<p>Tout cela dessine la perspective d’un rapprochement discret mais profond entre Rabat et Moscou. La Russie n’est pas encore allée jusqu’à reconnaître pleinement le Sahara marocain — mais elle a ouvert une porte. Il n’est pas exclu que les mois à venir réservent des développements inattendus dans les relations russo-marocaines, fidèles au style de leurs diplomaties : sobres, patientes et efficaces.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Résolution 2797: La position de Moscou à la lumière des relations maroco-russes</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/198367</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 08:14:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[résolution 2797]]></category>
		<category><![CDATA[russie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI &#160; Entre neutralité diplomatique et intérêts stratégiques L’abstention de la Russie lors du vote de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, relative au renouvellement du mandat de la MINURSO et à la reconnaissance du plan d’autonomie marocain de 2007 comme base sérieuse de négociation, révèle la nature équilibrée et prudente de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-197870" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Entre neutralité diplomatique et intérêts stratégiques</strong></p>
<p><strong>L’abstention de la Russie lors du vote de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, relative au renouvellement du mandat de la MINURSO et à la reconnaissance du plan d’autonomie marocain de 2007 comme base sérieuse de négociation, révèle la nature équilibrée et prudente de la diplomatie russe vis-à-vis du dossier du Sahara.</strong></p>
<p><strong>Moscou n’a pas voté pour, mais elle n’a pas non plus utilisé son droit de veto, signe d’une volonté de ne pas s’opposer ouvertement au Maroc tout en préservant ses relations avec l’Algérie, dans un contexte géopolitique mondial tendu.</strong></p>
<p><strong>Une neutralité calculée</strong></p>
<p><strong>La position russe repose sur une logique de réalisme et de prudence. </strong><strong>Consciente du rôle stratégique du Maroc comme pôle de stabilité au Maghreb et en Afrique de l’Ouest, la Russie cherche à ménager les deux partenaires nord-africains.</strong></p>
<p><strong>1. Équilibre régional : Moscou maintient une posture d’équilibre entre son allié historique, l’Algérie, et le Maroc, acteur clé du continent africain.</strong></p>
<p><strong>2. Reconnaissance implicite du sérieux du plan marocain : Les diplomates russes parlent d’une « initiative crédible » susceptible de servir de base à un règlement politique.</strong></p>
<p><strong>3. Volonté d’éviter la confrontation : L’abstention, plutôt qu’un veto, permet à la Russie de préserver ses marges diplomatiques.</strong></p>
<p><strong>Le poids des intérêts économiques</strong></p>
<p><strong>Les relations économiques entre les deux pays se sont fortement développées depuis la dernière décennie :</strong></p>
<p><strong>● le commerce bilatéral dépasse 2 milliards de dollars par an ;</strong></p>
<p><strong>● le Maroc exporte vers la Russie fruits, légumes et produits de la mer ;</strong></p>
<p><strong>● la Russie fournit au Maroc énergie, céréales et engrais ;</strong></p>
<p><strong>● et un partenariat a été conclu en 2016 dans le domaine du nucléaire civil.</strong></p>
<p><strong>Ces intérêts mutuels incitent Moscou à ne pas politiser ses relations économiques et à éviter tout acte pouvant fragiliser cette coopération.</strong></p>
<p><strong>Perspective historique : de la compréhension à la coopération</strong></p>
<p><strong>Les premiers contacts diplomatiques entre les deux nations remontent au XVIIIᵉ siècle. Mais c’est surtout après l’indépendance du Maroc en 1956 que les liens se sont consolidés : l’Union soviétique fut parmi les premiers États à reconnaître le Maroc et à établir des relations officielles.</strong></p>
<p><strong>À l’époque, Moscou exprimait une compréhension du principe d’unité territoriale marocaine, critiquant le découpage colonial français de la région.</strong></p>
<p><strong>Sans affirmer ouvertement la « marocanité » des territoires mauritaniens, les Soviétiques défendaient une approche anti-coloniale et unitaire pour le Maghreb.</strong></p>
<p><strong>Le tournant décisif intervint en 2002, avec la signature du Traité d’amitié et de coopération lors de la visite du roi Mohammed VI à Moscou, suivie d’une seconde visite en 2016, scellant une alliance stratégique durable.</strong></p>
<p><strong>Une position pragmatique et constante</strong></p>
<p><strong>Le comportement de la Russie dans le dossier du Sahara illustre une ligne de conduite fondée sur :</strong></p>
<p><strong>● le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États,</strong></p>
<p><strong>● la recherche d’un règlement politique négocié,</strong></p>
<p><strong>● et la préservation d’un dialogue ouvert avec toutes les parties.</strong></p>
<p><strong>En choisissant l’abstention, la Russie n’a pas contesté la position du Maroc mais a préféré maintenir une neutralité constructive, consciente que le plan d’autonomie marocain constitue aujourd’hui la seule base réaliste pour une solution durable et équilibrée du conflit.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Les deux guerriers les plus puissants sont le temps et la patience ». Rabat et Moscou n&#8217;ont jamais été aussi proches</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/196583</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[colmanager]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 11:52:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[nouvel axe]]></category>
		<category><![CDATA[russie]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Marco Baratto* Ces derniers jours, Moscou a de nouveau accueilli un dialogue diplomatique d’une portée stratégique remarquable. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères du Maroc, et son homologue russe Sergueï Lavrov, ont mené des entretiens qui dépassent largement le cadre protocolaire. Derrière les déclarations officielles et les gestes mesurés, se dessine la construction progressive &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Marco Baratto<em>*</em></strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-195818" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/10/marcos-3.jpg" alt="" width="240" height="240" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/10/marcos-3.jpg 240w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/10/marcos-3-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /></p>
<p><strong>Ces derniers jours, Moscou a de nouveau accueilli un dialogue diplomatique d’une portée stratégique remarquable. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères du Maroc, et son homologue russe Sergueï Lavrov, ont mené des entretiens qui dépassent largement le cadre protocolaire. Derrière les déclarations officielles et les gestes mesurés, se dessine la construction progressive d’un partenariat fondé sur la prudence, la confiance et la vision à long terme — des valeurs qui incarnent la diplomatie marocaine tout autant que la russe. </strong></p>
<p><strong>M. Bourita, fidèle à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a rappelé que les solutions aux crises internationales doivent s’appuyer sur le droit et les principes universels, mais sans que ceux-ci soient détournés pour freiner la recherche de solutions. Un message clair, empreint de cette sagesse pragmatique qui caractérise la politique extérieure du Royaume : un respect profond du droit international, certes, mais au service de la paix et du dialogue, jamais de la confrontation ni de l’immobilisme. </strong></p>
<p><strong>Le chef de la diplomatie marocaine a également mis en avant le rôle central de la Russie, qui préside en octobre le Conseil de sécurité des Nations Unies. Selon lui, il est temps de “prendre en considération la nouvelle dynamique internationale”, portée par l’action visionnaire de Mohammed VI et les changements d’attitude observés dans plusieurs capitales mondiales à l’égard des grandes questions régionales et africaines. De son côté, Sergueï Lavrov a salué la profondeur du partenariat maroco-russe, qualifiant les relations entre les deux pays de “traditionnellement amicales, empreintes de confiance et de partenariat stratégique”. Il a insisté sur la volonté commune de renforcer la coopération économique, scientifique et culturelle. La présence de milliers d’étudiants marocains en Russie, la reprise des vols directs Casablanca–Moscou, ou encore les perspectives d’accords dans les domaines agricole et maritime, traduisent la vitalité de cette relation. </strong></p>
<p><strong>L’année 2026 marquera le dixième anniversaire du Partenariat Stratégique Approfondi signé à Moscou lors de la visite historique de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Cet anniversaire symbolisera non seulement la solidité d’une relation fondée sur le respect mutuel, mais aussi une nouvelle étape pour dynamiser la coopération. “Notre dialogue n’est dirigé contre personne, mais vise à consolider la paix et la stabilité régionales”, a souligné M. Bourita. </strong></p>
<p><strong>Dans un monde fragmenté, cette affirmation traduit l’esprit d’équilibre propre à la diplomatie marocaine — celle d’un Royaume qui préfère bâtir des ponts plutôt que de tracer des lignes de fracture. Pour la Russie, en quête de crédibilité et d’ouverture dans un contexte international tendu, le Maroc représente un partenaire d’exception. Pays stable, ancré dans son continent et reconnu pour sa modération, le Maroc agit comme une passerelle entre l’Afrique, le monde arabe et l’Europe. Lavrov a d’ailleurs rendu hommage au rôle de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en tant que Président du Comité Al-Qods, saluant son engagement constant en faveur d’une solution pacifique et équitable de la question palestinienne.</strong></p>
<p><strong> Le dialogue a également porté sur le Sahel, région où les deux pays partagent la même lecture : le respect de la souveraineté des États et le refus de toute forme de tutelle extérieure. “Ces nations doivent pouvoir décider librement de leur avenir, et le Maroc sera toujours à leurs côtés pour les accompagner vers la stabilité et le développement”, a déclaré Bourita. Cette approche illustre la politique africaine du Royaume — une diplomatie d’accompagnement, de partenariat et de respect, en parfaite cohérence avec la vision royale d’une Afrique forte de ses propres choix. </strong></p>
<p><strong>Dans un contexte géopolitique en pleine mutation, le Maroc et la Russie défendent une vision commune d’un monde multipolaire. Tous deux croient à la nécessité d’un système international plus juste, fondé sur le dialogue et l’équilibre des intérêts. “Nous croyons à un multilatéralisme efficace et équitable, qui tienne compte des aspirations des pays en développement, en particulier en Afrique”, a affirmé le ministre Bourita. </strong></p>
<p><strong>Ce message reflète la philosophie constante de Rabat : une diplomatie de concertation, ancrée dans la légitimité et la recherche de solutions durables. Mais au-delà des chiffres, des accords et des protocoles, ce qui retient l’attention est le rythme même de cette relation. Le Maroc ne recherche pas les alliances spectaculaires ni les gestes brusques ; il privilégie la continuité, la prévisibilité et la patience. Comme l’écrivait Léon Tolstoï : “Les deux guerriers les plus puissants sont le temps et la patience.” Cette maxime russe trouve une résonance particulière dans la méthode marocaine : avancer lentement, mais sûrement, en construisant des relations solides fondées sur la confiance. </strong></p>
<p><strong>La Russie, elle aussi, agit selon cette logique. Sa diplomatie observe, analyse, évalue avant d’agir. Elle partage avec le Maroc cette culture du discernement et de la réflexion stratégique. Les deux nations privilégient la discrétion à la démonstration, la constance à la précipitation. Ce réalisme réfléchi constitue la base d’un partenariat appelé à durer, précisément parce qu’il repose sur le temps long et non sur la conjoncture. Dans une époque dominée par les réactions immédiates et les alliances changeantes, la politique étrangère du Maroc se distingue par sa cohérence et sa sagesse. Fidèle à la vision de son Souverain, elle ne cherche ni l’affrontement ni la soumission, mais l’équilibre et la reconnaissance mutuelle. En cela, elle incarne une diplomatie du respect — respect du droit, des partenaires, et surtout du temps nécessaire pour transformer les relations en véritables partenariats. Le rapprochement entre Rabat et Moscou ne traduit donc pas un repositionnement opportuniste, mais une maturation naturelle d’un dialogue fondé sur la compréhension et la convergence d’intérêts. C’est un “pas lent mais sûr”, une danse diplomatique qui épouse le rythme du temps plutôt que celui des crises. </strong></p>
<p><strong>Dans un monde pressé de juger et de choisir des camps, le Maroc rappelle que la diplomatie, la vraie, est un art patient — celui de la mesure et de la constance. En consolidant son partenariat avec la Russie, le Royaume ne tourne le dos à personne : il affirme simplement son autonomie stratégique, sa confiance dans sa propre voie et sa foi dans le dialogue comme instrument de stabilité. En fin de compte, la politique étrangère marocaine, fidèle à l’esprit de Mohammed VI, montre que la sagesse n’est pas lenteur, mais profondeur. Et que, comme l’écrivait Tolstoï, les victoires les plus durables appartiennent toujours à ceux qui savent attendre. </strong></p>
<p><strong>*Politologue italien</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Russie salue les Initiatives Royales pour l’Atlantique et le Sahel</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/196400</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 17:26:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[sahel]]></category>
		<category><![CDATA[SM LE ROI MOHAMMED VI]]></category>
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					<description><![CDATA[À l’occasion de la 8e session de la Commission mixte intergouvernementale Maroc-Russie, coprésidée par M. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, et M. Dmitry Patrushev, vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, Moscou a salué les Initiatives Royales visant à renforcer la stabilité et à &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div class="actu-detail-article_header mb-2">
<div class="article-title">
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<div><strong>À l’occasion de la 8e session de la Commission mixte intergouvernementale Maroc-Russie, coprésidée par M. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, et M. Dmitry Patrushev, vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, Moscou a salué les Initiatives Royales visant à renforcer la stabilité et à promouvoir le développement du continent africain.</strong></div>
<div></div>
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<p class="text-align-justify justifyText add-more-font-size-dep" dir="ltr"><strong>L’ambassadeur de Russie au Maroc, s&rsquo;exprimant au nom du ministère des Affaires étrangères, a souligné, à cette occasion, que son pays, « lié au Royaume du Maroc par un Partenariat stratégique approfondi, porte un grand intérêt aux Initiatives Royales, qui constituent autant d’opportunités de coopération et de partenariat avec le Maroc ».</strong></p>
<p><strong>Il a ajouté que « la Russie estime que les Initiatives portées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI sont de nature à contribuer au renforcement de la stabilité, de la sécurité et du développement durable sur le continent africain ».</strong></p>
<p><strong>Ces initiatives illustrent l’engagement constant du Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en faveur du développement de l’Afrique, à travers une approche centrée sur l’humain et une coopération Sud–Sud fondée sur la solidarité, l’efficacité et le partage des bénéfices.</strong></p>
<p><strong>Le Processus des États africains atlantiques, lancé à l’initiative du Souverain, vise à faire de la façade atlantique un espace d’intégration économique, de prospérité sociale et d’attractivité pour les investissements internationaux.</strong></p>
<p><strong>De même, l’Initiative Royale pour faciliter l’accès des États du Sahel à l’océan Atlantique ambitionne d’établir un nouveau modèle de coopération régionale, à travers la mise en place de routes, de ports, d’infrastructures de base et de services logistiques intégrés.</strong></p>
<p><strong>Dans cette même dynamique de solidarité et de prospérité partagée, le Projet de Gazoduc Africain Atlantique s’inscrit comme un corridor stratégique d’interconnexion énergétique et un vecteur majeur de nouvelles opportunités géoéconomiques pour l’Afrique de l’Ouest.</strong></p>
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