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	<title>ROBES NOIRES &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Criminalisation du Hirak anti-régime vert-kaki: Levée de boucliers chez les robes noires</title>
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		<pubDate>Fri, 28 May 2021 15:14:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Plusieurs avocats algériens impliqués activement dans la défense des détenus d&#8217;opinion ont vivement dénoncé les « violations » répétées des droits de l’Homme en Algérie, à l’approche des législatives du 12 juin prochain. « Le régime a intensifié sa politique répressive contre le hirak. Nous assistons récemment à des tentatives d’intimidation ciblant des militants qui sont le cœur &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Plusieurs avocats algériens impliqués activement dans la défense des détenus d&rsquo;opinion ont vivement dénoncé les « violations » répétées des droits de l’Homme en Algérie, à l’approche des législatives du 12 juin prochain.</p>
<p>« Le régime a intensifié sa politique répressive contre le hirak. Nous assistons récemment à des tentatives d’intimidation ciblant des militants qui sont le cœur battant du hirak. Nous devons tous dénoncer ces pratiques qui constituent une dérive », s&rsquo;indignent-ils lors d’une conférence de presse.</p>
<p>Selon Me Abdeghani Badi, « la justice est impliquée dans la confiscation des droits fondamentaux des citoyens, garantis par la Constitution ».</p>
<p>« Le hirak est criminalisé alors qu’il est consacré par la Constitution », a-t-il encore dénoncé, rappelant que 156 détenus d’opinion croupissent toujours dans les geôles algériennes pour des faits liés au hirak ou aux libertés individuelles.</p>
<p>L’avocat a souligné que les Algériens, qui vivent un « processus révolutionnaire », n’ont pas besoin d’accéder favorablement à la demande du ministère de l’Intérieur qui a imposé une déclaration pour autoriser les marches du hirak à Alger.</p>
<p>De son côté, Me Mustapha Bouchachi a exprimé son indignation face à la dégradation continue de la situation des droits de l’Homme.</p>
<p>Pour lui, « l’heure est grave » et « l’opinion publique, la classe politique, les associations, les médias et les syndicats, dit-il, doivent être tenus au courant de ces agissements et pratiques qui mobilisent tout un corps de sécurité contre les citoyens ».</p>
<p>« Nous assistons depuis le 7 mai dernier à des dépassements dangereux systématiques et programmés contre les Algériens, à Alger et dans plusieurs villes du pays », a-t-il regretté.</p>
<p>« La responsabilité de ces arrestations, effectuées en dehors de la loi, incombe à la plus haute autorité de l’Etat qui donne ses instructions à la police », a-t-il expliqué.</p>
<p>« Nous enregistrons de graves violations à huis clos des droits des citoyens ces deux dernières semaines », a-t-il fustigé, évoquant des arrestations « arbitraires » de citoyens, parfois en pleine rue à Alger, alors que les habitants de Kabylie sont presque interdits d’accéder à la capitale, notamment le jour des manifestations hebdomadaires, et arrêtés de manière « discriminatoire ».</p>
<p>« Les arrestations, opérées par les forces de l’ordre, sur ordre du régime, sont illégales (…). L’appareil judiciaire et sécuritaire est au service d’un régime dictatorial », a-t-il dénoncé, relevant que « seul le régime est responsable » de cette situation.</p>
<p>Face aux atteintes des droits de l’Homme, Me Bouchachi a lancé un « appel de détresse » et exhorté la classe politique et les syndicats à dénoncer des pratiques « impunies ».</p>
<p>Selon lui, cette répression des manifestations du hirak est accompagnée d’un black-out médiatique.</p>
<p>L’ancien président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme a aussi jugé « anticonstitutionnels » les procès à distance des détenus d’opinion, décidés par les autorités à cause de la crise sanitaire.</p>
<p>Pour sa part, Me Nabila Smaïl a fait part de « graves dépassements et violations » des droits fondamentaux et des libertés collectives et individuelles des Algériens.</p>
<p>« Nous vivons une situation périlleuse. Le régime emploie l’appareil judiciaire pour réprimer les Algériens qui aspirent à exercer leurs droits, pourtant garantis par la Constitution. La justice est devenue un danger pour l’Etat », a-t-elle mis en garde.</p>
<p>Au chapitre des violations des droits humains, l’avocate a cité les arrestations « arbitraires » lors des manifestations du hirak et la récente réquisition du wali d’Alger aux forces de l’ordre pour réprimer les manifestations du mouvement populaire.</p>
<p>« Pourtant, il n’y a aucun trouble à l’ordre public », a-t-elle argué, appelant les citoyens, victimes de violences policières ou d’atteinte à leurs libertés à déposer plainte.</p>
<p>L’oratrice a qualifié de « catastrophique » l’état de santé des détenus d’opinion, dont le nombre ne cesse d’augmenter, et ils sont privés, selon elle, du droit au panier.</p>
<p>Selon le dernier décompte du Comité national pour la libération des détenus et de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, 175 détenus sont actuellement en prison.</p>
<p>A l’approche des législatives, les autorités continuent de cibler opposants politiques, militants, journalistes et internautes, multipliant poursuites judiciaires et condamnations.</p>
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