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	<title>révision du procès &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Affaire Omar Raddad: la défense dépose une demande de révision du procès</title>
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		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jun 2021 14:15:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[La défense de Omar Raddad, ce jardinier marocain condamné, puis gracié sans jamais être innocenté pour le meurtre de sa patronne Ghislaine Marchal, a déposé, jeudi, une demande de révision du procès de l&#8217;une des plus célèbres affaires criminelles en France. Trente ans après, de nouveaux éléments, révélés récemment par le journal le Monde, sont &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La défense de Omar Raddad, ce jardinier marocain condamné, puis gracié sans jamais être innocenté pour le meurtre de sa patronne Ghislaine Marchal, a déposé, jeudi, une demande de révision du procès de l&rsquo;une des plus célèbres affaires criminelles en France.</p>
<p>Trente ans après, de nouveaux éléments, révélés récemment par le journal le Monde, sont venus relancer cette affaire poussant la défense d&rsquo;Omar Raddad, à déposer une nouvelle requête pour la révision de son procès.</p>
<p>Un rapport établi en 2019 par un expert privé auquel a eu accès le journal français a conclu à la présence d&rsquo;une trentaine de traces d&rsquo;un ADN complet masculin n&rsquo;appartenant pas au jardinier et trouvées dans l&rsquo;une des fameuses inscriptions faites avec le sang de la victime qui désignaient Omar Raddad comme le meurtrier.</p>
<p>« Si je saisis aujourd&rsquo;hui la Cour de révision, c&rsquo;est parce que les éléments nouveaux sont suffisamment forts », a expliqué l&rsquo;avocate du Marocain, Me Sylvie Noachovitch lors d&rsquo;un point presse devant la Cour de cassation.</p>
<p>« Au nom des droits de l&rsquo;Homme je vous demande de le soutenir, parce que véritablement un homme est innocent et se bat (&#8230;) Il a certes été gracié mais cela ne le blanchit pas », a poursuivi Me Noachovitch qui était entourée de l&rsquo;académicien Jean-Marie Rouart, auteur d&rsquo;un livre sur cette affaire criminelle, et de l&rsquo;ancien député Georges Fenech, un des artisans de la réforme qui a assoupli en 2014 les conditions de révision d&rsquo;une condamnation définitive, ainsi que l&rsquo;écrivain Eric Neuhoff et le journaliste Jean-François Kahn.</p>
<p>Dans son rapport, Laurent Breniaux a analysé 35 traces d&rsquo;un des ADN présent dans la fameuse inscription « Omar m&rsquo;a t ». L&rsquo;expert favorise l&rsquo;hypothèse d&rsquo;un dépôt d&#8217;empreintes au moment des faits, et non d&rsquo;une « pollution » ultérieure par les enquêteurs.</p>
<p>En d&rsquo;autre termes, ces traces génétiques auraient pu être déposées par l&rsquo;auteur de l&rsquo;inscription, qui ne serait alors pas Mme Marchal mais potentiellement le véritable meurtrier, estime la défense d&rsquo;Omar Raddad. « Ne croyez-vous pas qu&rsquo;il est important de savoir à qui sont ces ADN ? », s&rsquo;est interrogée Me Noachovicth.</p>
<p>En 1999, une première requête en révision avait débouché sur des expertises graphologiques, qui concluaient à l&rsquo;impossibilité d&rsquo;attribuer l&rsquo;inscription à Mme Marchal, et sur la mise en évidence de deux ADN masculins non-identifiés.</p>
<p>Mais le 20 novembre 2002, la Cour de révision avait rejeté la demande d&rsquo;un nouveau procès estimant qu' »il est impossible de déterminer à quel moment, antérieur, concomitant ou postérieur au meurtre, ces traces ont été laissées ».</p>
<p>Si cette nouvelle requête de la défense d&rsquo;Omar Raddad est jugée recevable, elle sera examinée au fond par la commission d&rsquo;instruction de la Cour de révision lors d&rsquo;une audience, possiblement « d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année », espère son avocate.</p>
<p>Condamné en 1994 à 18 ans de réclusion, sans possibilité de faire appel à l&rsquo;époque, Omar Raddad avait au total passé plus de sept ans en prison. Le jardinier marocain, qui n&rsquo;a jamais cessé de clamer son innocence, avait bénéficié d&rsquo;une grâce partielle du président Jacques Chirac et d&rsquo;une libération conditionnelle en 1998, sans pour autant être innocenté ou voir sa condamnation annulée.</p>
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