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	<title>RÉFORME &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>RÉFORME &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Réseau autoroutier : Cap sur la fluidité avant 2030</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/191279</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Aug 2025 14:10:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[Autoroutes du Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[RÉFORME]]></category>
		<category><![CDATA[système de péage]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Reda JAALI Le Maroc dispose d’un des réseaux autoroutiers les plus développés du continent africain. Ce maillage a permis de renforcer les liaisons entre les régions, de stimuler les échanges économiques et de faciliter la mobilité des citoyens. Toutefois, des disparités demeurent dans la manière dont les péages sont répartis et gérés, en particulier &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Reda JAALI</strong></p>
<p>Le Maroc dispose d’un des réseaux autoroutiers les plus développés du continent africain. Ce maillage a permis de renforcer les liaisons entre les régions, de stimuler les échanges économiques et de faciliter la mobilité des citoyens. Toutefois, des disparités demeurent dans la manière dont les péages sont répartis et gérés, en particulier sur l’axe stratégique qui relie Tanger à Agadir.</p>
<p>Une simple comparaison avec l’axe Rabat–Oujda suffit à faire ressortir cette inégalité. Sur un parcours de plus de 500 kilomètres entre Rabat et Oujda, l’usager ne s’arrête qu’à deux reprises : une fois à Sidi Allal Bahraoui pour prendre un ticket, et une seconde fois à l’entrée d’Oujda pour payer. Le système y est simple, fluide, lisible. Il repose sur un modèle fermé qui permet une facturation en fonction du kilométrage réel parcouru, sans interruption du trajet.</p>
<p>À l’opposé, entre Tanger et Agadir, l’usager est confronté à pas moins de huit points de péage. Après avoir pris un ticket à Tanger, il doit s’arrêter une première fois à Kénitra Nord pour payer, puis il est freiné à Kénitra Sud, Technopolis (Salé), Bouznika et Tit Mellil, tous équipés de péages ouverts. À Berrechid, un nouveau ticket est délivré, et le paiement final s’effectue à l’entrée d’Agadir. Sur ce parcours, les arrêts sont fréquents, la fluidité du trafic est compromise, et les automobilistes perdent un temps précieux.</p>
<p>Le cas du péage de Bouznika est particulièrement problématique. Lors des périodes de forte affluence, notamment les week-ends, les jours fériés ou pendant les vacances, des bouchons de plusieurs kilomètres s’y forment régulièrement. Ces ralentissements entraînent une surconsommation de carburant, du stress pour les conducteurs, et une congestion générale qui affecte tout le corridor entre Rabat et Casablanca. Un tel point de blocage, sur un axe aussi stratégique, illustre les limites du système de péage ouvert.</p>
<p>Face à ce constat, une réforme s’impose. La proposition consiste à supprimer le péage de Kénitra Sud et à transformer l’axe Rabat-Casablanca en un système fermé. Concrètement, il s’agit de supprimer le péage ouvert de Bouznika, et de permettre aux usagers de prendre un ticket à Aïn Atiq ou au sud de Technopolis, pour ensuite régler à Tit Mellil ou Aïn Harrouda, selon le sens de circulation. Grâce au projet de séparation des voies à Aïn Harrouda, cette réorganisation est désormais techniquement réalisable. Le Pass Jawaz, certes, contribue déjà à fluidifier le trafic et à réduire les files d’attente. Toutefois, la suppression des péages ouverts et la généralisation du système fermé à l’ensemble du réseau, combinée à l’usage du Jawaz, offriraient un trafic encore plus fluide et optimisé.</p>
<p>Un tel changement apporterait de nombreux bénéfices. La suppression des péages ouverts réduirait significativement les arrêts sur l’axe Tanger–Agadir, améliorerait la fluidité, et allégerait la pression sur les points sensibles comme Bouznika. En adoptant une tarification proportionnelle au trajet réellement effectué, ce nouveau système serait aussi plus juste et plus transparent pour les usagers. Moins d’arrêts signifie également moins de pollution, moins d’usure des véhicules, et une meilleure efficacité énergétique, en phase avec les objectifs de durabilité du Maroc.</p>
<p>Surtout, cette réforme revêt une <strong>importance stratégique capitale à l’approche de la Coupe du Monde 2030</strong>, que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal. Accueillir un événement d’une telle envergure implique une mobilité fluide, rapide et fiable sur l’ensemble du territoire. Les millions de visiteurs attendus devront pouvoir traverser le pays efficacement, notamment entre les villes hôtes probables comme Tanger, Rabat, Casablanca, Marrakech ou Agadir. Réduire les points de péage et fluidifier les axes autoroutiers devient ainsi une condition essentielle de réussite logistique et d’image internationale.</p>
<p>Au-delà des besoins ponctuels de la Coupe du Monde, cette proposition permettrait également une <strong>structuration intelligente du réseau autoroutier national</strong>, avec des tronçons fermés bien répartis :</p>
<ul>
<li>Un <strong>tronçon nord</strong>, de Tanger à Kénitra.</li>
<li>Un <strong>tronçon est</strong>, de Rabat à Oujda, incluant la future connexion au port Nador West Med.</li>
<li>Un <strong>tronçon centre</strong>, entre Rabat et Casablanca, optimisé grâce à proposition de la suppression des péages ouverts.</li>
<li>Un <strong>tronçon ouest</strong>, de Casablanca à Safi.</li>
<li>Un <strong>tronçon sud</strong>, de Berrechid à Agadir, desservant Marrakech et le Grand Sud.</li>
<li>Un <strong>tronçon centre-est</strong>, de Berrechid à Béni Mellal.</li>
</ul>
<p>Ce maillage offrirait un réseau autoroutier plus lisible, plus équilibré et plus moderne, à la hauteur des ambitions économiques, touristiques et sportives du Maroc à l’horizon 2030.</p>
<p>Il est temps que la société des Autoroutes du Maroc (ADM) reconsidère le modèle actuel. La modernisation du système de péage entre Tanger et Agadir n’exige pas de grands travaux, mais une volonté politique et une logique d’équité territoriale. Il s’agit là d’une réforme simple, concrète, et attendue par des milliers d’usagers quotidiens. Pour un réseau plus fluide, plus juste, et digne d’un pays en mouvement.</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Kigali: le Maroc insiste sur la nécessité d’accélérer la réforme de l’Union africaine</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/131453</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Oct 2023 18:41:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[RÉFORME]]></category>
		<category><![CDATA[ua]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Maroc a insisté, dimanche à Kigali, sur l’urgente nécessité d’accélérer la réforme institutionnelle de l’institution panafricaine qui demeure tributaire d’une mise en œuvre efficace et efficiente du Deuxième Plan Décennal de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA). L’Ambassadeur Représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi, qui intervenait lors la &#8230;]]></description>
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<div class="body single_act" data-actitle="UA: Le Maroc insiste à Kigali sur la nécessité d’accélérer la réforme institutionnelle de l’institution panafricaine" data-acdossier="Opinions et Débats">
<p>Le Maroc a insisté, dimanche à Kigali, sur l’urgente nécessité d’accélérer la réforme institutionnelle de l’institution panafricaine qui demeure tributaire d’une mise en œuvre efficace et efficiente du Deuxième Plan Décennal de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA).</p>
<p>L’Ambassadeur Représentant permanent du Royaume auprès de l’UA et la CEA-ONU, Mohamed Arrouchi, qui intervenait lors la Retraite ministérielle sur l’Agenda 2063 qui se tient à Kigali du 1er au 03 octobre, a rappelé le rôle primordial de l’institution panafricaine et ses différents organes dans l’exécution, l’accompagnement et l’évaluation de la mise en œuvre de l’agenda continental de développement.</p>
<p>Le diplomate marocain a souligné qu’il est évident que la marche commune vers le développement exige une solidarité interafricaine, le partage d’expériences et de bonnes pratiques, ainsi que l’intégration régionale.</p>
<p>La réalisation de la vision de l’Afrique que nous voulons ne peut se faire qu’à travers une forte implication des Communautés économiques régionales (CER) dans le processus de développement en prenant compte les spécificités des États africains dans la conception des objectifs du prochain plan, a relevé M. Arrouchi.</p>
<p>Dans le même ordre d’idée, il va sans dire qu’une collaboration efficace entre la Commission de l’UA, l’Agence de développement de l’UA (AUDA-NRPAD), les CER, les États Membres, les institutions continentales et la société civile, demeure un enjeu et une clé dans l’aboutissement des objectifs de l’Agenda 2063, a noté le diplomate marocain.</p>
<p>M. Arrouchi a souligné que dans le contexte continental actuel, marqué par des défis sans précédents, “notre Union est appelée à faire preuve de créativité dans la mise en œuvre efficace du deuxième plan décennal, de son suivi et de son évaluation, et d’accélérer de la mise en œuvre des stratégies et de programmes de développement visant la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique et la sécurité sanitaire”.</p>
<p>Enfin, il va sans dire qu’un bon voisinage et la non-ingérence dans les affaires des Etats en gardant à l’esprit les causes nobles et les intérêts vitaux du continent africain et de ses citoyens, loin de tout agendas ou intérêts restreints, pour garantir une paix et une stabilité durable, constitue une condition sine qua non pour le développement et la mise en œuvre du Deuxième Plan Décennal de l’Agenda 2063, a insisté le diplomate marocain.</p>
<p>Cette Retraite vise à mener des discussions et solliciter des orientations stratégiques sur les résultats du Projet spécial de l’Agenda 2063 portant sur l’évaluation du Premier Plan décennal et la formulation du Deuxième Plan Décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063, ainsi que sur la classification des projets phares et les questions liées au financement.</p>
</div>
</div>
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<div class="lire_aussi"></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Bureau marocain des droits d&#8217;auteur, la réforme de la discorde !</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/79293</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Abdelhadi Gadi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Apr 2022 08:53:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[BMDA]]></category>
		<category><![CDATA[polémique]]></category>
		<category><![CDATA[RÉFORME]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce n&#8217;est certainement pas demain la veille que l&#8217;on verrait la réforme, sans couacs, du Bureau marocain des droits d&#8217;auteur et droits voisins traduite de manière opérationnelle. Celle-ci s&#8217;apparentant de plus en plus à une arlésienne. Et pour cause. La mouture déposée à l&#8217;appréciation de la Commission parlementaire ad hoc par le ministère de la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Ce n&rsquo;est certainement pas demain la veille que l&rsquo;on verrait la réforme, sans couacs, du Bureau marocain des droits d&rsquo;auteur et droits voisins traduite de manière opérationnelle. Celle-ci s&rsquo;apparentant de plus en plus à une arlésienne. Et pour cause. La mouture déposée à l&rsquo;appréciation de la Commission parlementaire ad hoc par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mehdi Bensaid, n&rsquo;est pas du goût des syndicats concernés par le secteur, relevant des domaines de la production artistique et audiovisuelle. À telle enseigne qu&rsquo;ils ont sonné la mobilisation en rejetant, par la voie d&rsquo;un communiqué rendu public le 15 avril, et le fond et la forme du projet en question. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Les cinq syndicats signataires du communiqué<span class="Apple-converted-space">  </span>évoquent, entre autres, l&rsquo;absence de réactivité du département de tutelle qui n&rsquo;aurait pas pris en compte leurs propositions.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Plus encore, les syndicats en question ont tenu à exprimer leur refus de ce qu&rsquo;ils considèrent être une atteinte à l&rsquo;indépendance du Bureau matérialisée par l&rsquo;idée de voir l&rsquo;Executif aux manettes. Risquant, par la même occasion, d&rsquo;en faire l&rsquo;otage de calculs politiciens au moment où il est censé défendre les intérêts des créateurs. Du coup, les syndicats en appellent à la démocratisation de la gestion dudit Bureau. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Visiblement, c&rsquo;est tout un travail de lobbying qui devrait suivre cette nouvelle polémique autour d&rsquo;une réforme, présentée sous l&rsquo;habit d&rsquo;une mise à niveau, dont les spasmes remontent à quelques années déjà. D&rsquo;autant plus que les premiers concernés ne s&rsquo;y retrouvent pas.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Régime CNSS: Nécessité d&#8217;une réforme « paramétrique » (M. Boubrik)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/63819</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Nov 2021 14:08:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[CNSS]]></category>
		<category><![CDATA[Hassan Boubrik]]></category>
		<category><![CDATA[RÉFORME]]></category>
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					<description><![CDATA[Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Hassan Boubrik, a souligné, samedi à Rabat, la nécessité de mettre en œuvre une réforme « paramétrique » du régime de la CNSS des salariés du secteur privé, et ce pour un meilleur équilibre technique. « Il s&#8217;agit de repousser l&#8217;âge de la retraite, augmenter la cotisation &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), Hassan Boubrik, a souligné, samedi à Rabat, la nécessité de mettre en œuvre une réforme « paramétrique » du régime de la CNSS des salariés du secteur privé, et ce pour un meilleur équilibre technique.</p>
<p>« Il s&rsquo;agit de repousser l&rsquo;âge de la retraite, augmenter la cotisation et revoir les règles de calcul des annuités », a précisé M. Boubrik qui s&rsquo;exprimait lors d&rsquo;une table ronde organisée sous la thématique: « faire face à la fragilité sociale », dans le cadre de la 14ème édition du Colloque international sur les finances publiques (CIFP).</p>
<p>S&rsquo;attardant sur les différentes situations des régimes de la Caisse, M. Boubrik a fait savoir que le régime des pensions civiles ne produit plus de déficit grâce notamment à la reforme paramétrique de 2016 qui a augmenté l’âge de retraite de 60 à 63 ans, baissé le taux d&rsquo;annuité de 2,5% à 2% et augmenté la cotisation de 20% à 28 %, soit des décisions « lourdes » mais qui ont permis d' »arrêter l’hémorragie ».</p>
<p>M. Boubrik a, en outre, mis en exergue l&rsquo;importance de l’équilibre technique « individu à individu » en fonction de calcul des droits et de l&rsquo;âge de départ à la retraite entre autres, notant dans le même contexte que d&rsquo;autres sources de financement alternatifs devraient être repensées pour assurer le financement des droits passés.</p>
<p>Le responsable a, par ailleurs, relevé que le vieillissement de la population mondiale est « une réalité » et que l&rsquo;augmentation de l&rsquo;espérance de vie notamment au Maroc est « une bonne chose », dans la mesure où elle est essentiellement due, a-t-il dit, à un meilleur accès aux infrastructures de la santé et au développement de la médecine.</p>
<p>Toutefois, « ce vieillissement de la population a aujourd&rsquo;hui des conséquences extrêmement fortes et pose des pressions majeures sur les ressources et les dépenses de retraites et de santé », a-t-il souligné, notant que pour ce qui est du financement de la retraite et de la protection sociale, « il n&rsquo;y a pas d&rsquo;autre miracle que celui d&rsquo;allonger la période d&rsquo;activité forte et retarder l’âge de la retraite ».</p>
<p>S&rsquo;agissant de la projection des cotisations, dépenses et solde technique des régimes de pension 2020-2050, M. Boubrik a fait état d' »une forte fragilité financière du système de retraite national », ainsi qu&rsquo;une évolution des dépenses de pensions à un rythme plus soutenu que les cotisations, le temps où le solde technique (cotisations &#8211; dépenses), a-t-il précisé, est « négatif » et s&rsquo;aggrave de plus en plus sur la période de projections.</p>
<p>Dans la même veine, Jean françois Cope, ancien député, ancien ministre et maire de Meaux, a également souligné l&rsquo;impératif de repousser l’âge de départ à la retraite, ajoutant néanmoins « qu&rsquo;en disant cela le problème n&rsquo;est pas réglé à 100% » dans la mesure où « rien n&rsquo;est organisé pour l&#8217;employabilité des seniors ».</p>
<p>En effet, selon M. Cope, il est évidemment capital de mettre l&rsquo;accent sur la contradiction entre la durée d&rsquo;espérance de vie qui s&rsquo;allonge, la durée du temps à la retraite et la durée de cotisation qui est insuffisante par rapport au budget consacré à cela.</p>
<p>« On ne peut prétendre augmenter l’âge de la retraite sans mettre en place une réforme des retraites digne de ce nom, qui commande une réorganisation complète de l&rsquo;économie, que ce soit dans l&rsquo;entreprise ou dans l’administration, pour faire en sorte que l&#8217;employabilité de ceux qui ont plus de 55 ou 60 ans aujourd’hui soit une priorité absolue », a-t-il soutenu.</p>
<p>De son côté, Jaafar Heikel, épidémiologiste et infectiologue a rappelé que le système de santé marocain est divisé en trois grandes catégories à savoir, le secteur public, le secteur privé à but non lucratif et le secteur privé à but lucratif.</p>
<p>M. Heikel, également professeur de management sanitaire et d&rsquo;économie de la santé, a souligné la nécessité d&rsquo;opérer « une véritable régionalisation du système de santé », fixer le budget de la santé à 8% minimum du budget de l’État (7% du PIB minimum) avec « réallocation de la majorité des ressources aux régions sanitaires autonomes ».</p>
<p>Il est également question, a-t-il ajouté, de revoir notamment les termes des lois en vigueur relatives à la santé: contrats, mobilité et performance des médecins et mettre en place un système d&rsquo;information sanitaire intégré et global. Au menu de ce colloque tenu à l&rsquo;initiative du ministère de l’Économie et des Finances (Trésorerie Générale du Royaume &#8211; TGR), en partenariat avec l&rsquo;Association pour la Fondation Internationale de Finances Publiques (FONDAFIP) figurent trois panels qui s&rsquo;articulent autour de plusieurs axes. Le premier axe concerne les stratégies et les modalités de financement des questions se rapportant à la fragilité sociale, notamment la vieillesse, la retraite et les personnes en situation de handicap, alors que le deuxième aborde le rôle des pouvoirs publics face aux défis économiques, aux impératifs de la croissance, à la transition démographique et aux problématiques liées aux inégalités territoriales.</p>
<p>S&rsquo;agissant du troisième axe, il traite des politiques publiques stratégiques en relation avec la programmation budgétaire, les enjeux de la dette, la transition numérique, ainsi que l&rsquo;évaluation des politiques publiques.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Réforme du système éducatif: Assistance technique de la Banque mondiale et du Royaume-Uni au Maroc</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/34064</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Dec 2020 14:12:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[RÉFORME]]></category>
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					<description><![CDATA[Une convention d’assistance du chantier de réforme du système éducatif au Maroc a été signée, mercredi à Rabat, par le Royaume Uni et la Banque Mondiale. Signée par l&#8217;ambassadeur du Royaume-Uni Simon Martin et le directeur pays de la Banque Mondiale (BM), Jescko Hentschel, cette convention intervient dans le cadre de la mise en œuvre &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Une convention d’assistance du chantier de réforme du système éducatif au Maroc a été signée, mercredi à Rabat, par le Royaume Uni et la Banque Mondiale.</p>
<p>Signée par l&rsquo;ambassadeur du Royaume-Uni Simon Martin et le directeur pays de la Banque Mondiale (BM), Jescko Hentschel, cette convention intervient dans le cadre de la mise en œuvre effective de la loi-cadre N°51.17 relative au système de l&rsquo;éducation, de l&rsquo;enseignement, de la formation et de la recherche scientifique. Elle a pour objectifs d’apporter une assistance technique au système éducatif marocain en vue de combler les lacunes en matière de pauvreté d’apprentissage remarquée pendant la crise Covid-19 et de promouvoir le recrutement d’enseignants qualifiés, sur la base de compétences académiques et non académiques, telles que les compétences émotionnelles, personnelles et comportementales.</p>
<p>A cette occasion, le ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, porte-parole du Gouvernement, Saaid Amzazi, a salué l’action « louable » du Royaume-Uni et de la Banque mondiale dans l’accompagnement du Royaume dans le déploiement du chantier de réforme du système éducatif et la promotion de l’expérience et de l&rsquo;expertise dans le domaine de l&rsquo;enseignement.</p>
<p>A cet égard, le responsable gouvernemental a mis en exergue l’impact significatif de la pandémie de Covid-19 sur le système éducatif, relevant que cette crise peut constituer une occasion pour accélérer le processus de réforme de l’éducation nationale, notamment en matière de digital.</p>
<p>M. Amzazi n’a pas manqué de souligner l’importance du capital humain dans le processus de réforme du système éducatif, tout en mettant en avant la « noblesse » du métier d’enseignant et la responsabilité qui en découle. « L’enseignement est une vocation. Il serait intéressant de soumettre les candidats à des tests de personnalité, avant d’entamer une évaluation académique afin de mieux identifier le profil de chacun », a-t-il fait observer.</p>
<p>A cet égard, il a rappelé la mise en place du programme d&rsquo;appui au secteur de l&rsquo;éducation, financé par la Banque mondiale à hauteur de 500 millions de dollars, conçu en appui à l&rsquo;objectif d&rsquo;amélioration des résultats éducatifs pour tous.</p>
<p>Ce programme, poursuit-il, est étalé sur cinq années et articulé autour de trois axes fondamentaux pour la réforme, à savoir la promotion de l’enseignement préscolaire, l&rsquo;amélioration de la formation des enseignants et la gouvernance du système éducatif.</p>
<p>Pour sa part, M. Martin s’est félicité des avancées notoires du Royaume du Maroc dans le domaine de l’éducation, à travers notamment la mise en œuvre de la loi-cadre. La formation des enseignants, l&rsquo;amélioration du niveau des apprenants après la pandémie et l’exploitation des nouvelles technologies demeurent entre autres les meilleurs moyens d’assurer un système éducatif de qualité, a affirmé le diplomate.</p>
<p>Par ailleurs, l&rsquo;ambassadeur a exprimé la volonté de son pays de développer davantage la collaboration bilatérale dans le secteur de l’enseignement.</p>
<p>Le directeur pays de la Banque Mondiale (BM), Jescko Hentschel, a de son côté insisté sur l’importance de la formation des enseignants dans le renforcement du processus d’apprentissage ainsi que l’engagement de toutes les parties prenantes pour promouvoir la qualité des apprentissages (école, parents ou entourage).</p>
<p>Selon lui, une assistance technique permettra d’évaluer le niveau des élèves, les méthodes d’apprentissage afin d’identifier les forces et faiblesses du système éducatif, promouvoir la qualité de l’enseignement et relever les défis de la crise due à la Covid-19.</p>
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