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	<title>protection de l&rsquo;enfance &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>De Mary Ellen à Meknès : la protection de l’enfance, un combat universel à ancrage local</title>
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		<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 14:57:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI L’histoire de la protection de l’enfance ne commence ni avec les conventions internationales ni avec les ministères modernes. Elle naît dans la douleur, l’indignation et le courage de quelques individus qui, face à l’inacceptable, refusent le silence. Le cas de Mary Ellen Wilson, en 1874 à New York, demeure à ce titre &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
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<p>L’histoire de la protection de l’enfance ne commence ni avec les conventions internationales ni avec les ministères modernes. Elle naît dans la douleur, l’indignation et le courage de quelques individus qui, face à l’inacceptable, refusent le silence. Le cas de Mary Ellen Wilson, en 1874 à New York, demeure à ce titre un repère fondateur : il a révélé l’invisibilité juridique de l’enfant, provoqué une rupture décisive et ouvert la voie à l’institutionnalisation de sa protection.</p>
<p>Plus d’un siècle plus tard, cette dynamique universelle trouve un écho particulier au Maroc, où la protection de l’enfance s’est construite progressivement, à la croisée de l’initiative associative, de l’engagement féminin et, plus tardivement, de l’intervention structurée de l’État.</p>
<p>Le Maroc : d’une solidarité informelle à une action organisée</p>
<p>Longtemps, la prise en charge des enfants en situation de vulnérabilité au Maroc a reposé sur des mécanismes traditionnels : solidarité familiale élargie, entraide communautaire, œuvres caritatives à vocation religieuse. Si ces formes ont permis d’atténuer certaines souffrances, elles ont montré leurs limites face à des phénomènes plus complexes : abandon, maltraitance, enfants en situation de rue, exploitation économique ou sexuelle.</p>
<p>C’est à partir des années 1980 et surtout 1990 que l’on observe l’émergence d’un tissu associatif structuré, souvent impulsé par des femmes, qui vont faire de la protection de l’enfance un champ d’action spécifique, assumé et professionnalisé. Ces initiatives précèdent souvent le cadre légal et poussent l’État à rattraper le terrain social.</p>
<p>L’adoption de la Convention internationale des droits de l’enfant (ratifiée par le Maroc en 1993), la réforme progressive du droit de la famille, puis l’émergence des politiques publiques sociales dans les années 2000 vont consolider cette trajectoire.</p>
<p>Meknès : une ville pionnière par la société civile</p>
<p>À Meknès, ville longtemps reléguée dans les politiques territoriales, la protection de l’enfance a paradoxalement trouvé un terrain d’innovation sociale. Bien avant la mise en place de structures publiques spécialisées, des initiatives locales ont vu le jour pour répondre à l’urgence humaine.</p>
<p>La Fondation Rita Maria Zniber constitue à cet égard une expérience emblématique. En s’attaquant aux problématiques de l’enfance vulnérable – hébergement, accompagnement social, soutien éducatif, protection des filles en situation de précarité – elle a contribué à installer une culture de l’action sociale durable, dépassant la logique de l’assistance ponctuelle.</p>
<p>Autour d’elle, d’autres associations, souvent dirigées par des femmes, ont investi le champ de la protection de l’enfance avec une approche pragmatique, enracinée dans les réalités locales de Meknès : pauvreté urbaine, décrochage scolaire, fragilité des familles monoparentales, exposition accrue des enfants à la rue.</p>
<p>Ces expériences ont joué un rôle de laboratoire social, révélant à la fois l’ampleur des besoins et la capacité du tissu local à innover malgré des moyens limités.</p>
<p>L’État entre tardivité et structuration</p>
<p>Il faudra attendre les années 2007–2011 pour que l’État marocain engage une réponse plus systémique, notamment sous l’impulsion de Nezha Skali, alors ministre du Développement social. La création des Complexes de Protection Sociale, dont celui d’Ibtissama à Meknès, marque un tournant : reconnaissance institutionnelle de la vulnérabilité infantile, coordination des acteurs, intégration des dimensions sociale, psychologique et juridique.</p>
<p>Cependant, cette intervention étatique, bien que structurante, reste confrontée à plusieurs défis : insuffisance des ressources humaines, pression de la demande sociale, articulation parfois fragile avec les associations, et inégalités territoriales persistantes.</p>
<p>À Meknès, le complexe Ibtissama n’a pas remplacé la société civile ; il est venu s’y superposer, confirmant une réalité fondamentale : la protection de l’enfance ne se décrète pas uniquement par la loi, elle se construit sur le terrain.</p>
<p>Une responsabilité collective toujours inachevée</p>
<p>Comme au temps de Mary Ellen Wilson, la protection de l’enfance demeure un révélateur du degré de maturité morale d’une société. Les dispositifs existent, les cadres juridiques se renforcent, mais les situations de maltraitance, d’abandon et d’exclusion persistent, souvent dans l’indifférence.</p>
<p>À Meknès comme ailleurs, l’enjeu n’est plus seulement de créer des structures, mais de consolider une culture de vigilance, de renforcer la prévention, et de garantir la continuité de l’accompagnement des enfants au-delà de l’urgence.</p>
<p>Car protéger l’enfance, ce n’est pas seulement sauver des vies fragiles : c’est investir dans l’avenir, réparer des injustices silencieuses et affirmer, concrètement, que l’enfant n’est ni un objet de charité ni une variable sociale, mais un sujet de droit à part entière.</p>
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		<title>Son Altesse la Princesse Lalla Zineb, Préside l&#8217;Assemblée Générale de la Ligue Marocaine pour la Protection de l’Enfance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Dec 2020 08:55:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Princesse Lalla Zineb]]></category>
		<category><![CDATA[protection de l'enfance]]></category>
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					<description><![CDATA[Son Altesse la Princesse Lalla Zineb, Présidente de la Ligue Marocaine pour la Protection de l’Enfance, a présidé mardi à Rabat, l’Assemblée générale ordinaire de la Ligue, consacrée à la présentation du rapport moral et du rapport financier au titre de l&#8217;année 2019, du manuel des procédures actualisé et du programme d’action de la Ligue &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Son Altesse la Princesse Lalla Zineb, Présidente de la Ligue Marocaine pour la Protection de l’Enfance, a présidé mardi à Rabat, l’Assemblée générale ordinaire de la Ligue, consacrée à la présentation du rapport moral et du rapport financier au titre de l&rsquo;année 2019, du manuel des procédures actualisé et du programme d’action de la Ligue 2020-2021, ainsi qu’à l’examen du rapport du commissaire aux comptes.</p>
<p>A cette occasion, Son Altesse la Princesse Lalla Zineb, a salué les efforts consentis par l&rsquo;ensemble des membres du Bureau Central et des Bureaux Régionaux et Locaux de la Ligue et leur mobilisation constante pour l&rsquo;amélioration des conditions de prise en charge des enfants privés de l&rsquo;environnement familial et pour la promotion de l’éducation de la petite enfance et l’enseignement préscolaire, indique mercredi un communiqué de la Ligue.</p>
<p>Son Altesse a également remercié vivement l’ensemble des partenaires et donateurs pour leur appui et soutien aux différents projets et activités de la Ligue, ainsi que le commissaire aux comptes et les acteurs opérant dans le domaine social pour leur précieuse contribution, ajoute la même source.</p>
<p>Au terme des discussions, les membres de la Ligue ont approuvé à l’unanimité, le rapport moral et les comptes de l&rsquo;exercice clos le 31 décembre 2019 et les résolutions y afférentes.</p>
<p>La Ligue fait savoir qu&rsquo;il a été procédé à l&rsquo;approbation des recommandations et propositions formulées par la Ligue, relatives à la révision de la Loi de la Kafala, à la simplification des procédures et à l’amélioration de la qualité des prestations fournies aux enfants sans protection familiale, pensionnaires des centres d&rsquo;accueil et d’hébergement implantés dans les différentes régions du Royaume.</p>
<p>Son Altesse a ensuite présidé une réunion de l’Assemblée Générale extraordinaire, consacrée à l&rsquo;examen d’un point unique de l’ordre du jour, concernant la modification du statut général de la Ligue, ajoute-t-on de même source.</p>
<p>Après approbation, à l’unanimité, des membres de la Ligue de cette unique résolution, l’Assemblée Générale s’est achevée par la lecture du message de fidélité et de loyalisme adressé par les participants à Sa Majesté le Roi Mohamed VI, que Dieu l’Assiste.</p>
<p>Il est à signaler que l’année 2019, a été marquée par la réalisation de nouveaux centres d’accueil et de prise en charge des enfants privés de famille à Smara, Agadir, Beni Mellal, Fès, Rabat, Dakhla et Boujdour ainsi que par l’organisation des ateliers et sessions de formation continue en faveur du personnel de la Ligue et par la promotion des relations de coopération et de partenariat avec les différents acteurs et partenaires intervenants dans le domaine de la protection de l’enfance.</p>
<p>A cela vient s’ajouter le renforcement des initiatives d’échange d’expériences et d’expertises en matière de prise en charge, d’accompagnement et de suivi des mères en situation de détresse afin de les inciter à renoncer à l’abandon et à garder leurs enfants, conformément aux Hautes Orientations Royales, visant la promotion de l’enfance et la préservation de ses droits fondamentaux.</p>
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