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	<title>Président Trump &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>« L&#8217;autre proxy iranien que le monde ignore »: le diplomate américain Greenblatt signe une tribune à charge contre le « polisario »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 15:29:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Jason Greenblatt]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans une tribune publiée dans le prestigieux média américain « Semafor », Jason Greenblatt, ancien envoyé du président Trump au Moyen-Orient (2017-2019), avertit contre la menace que fait planer un autre mandataire de l&#8217;Iran, bien réel mais souvent oublié, en l&#8217;occurrence la milice du « polisario ». « Ignorer cet autre allié iranien serait une grave erreur », prévient le diplomate &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans une tribune publiée dans le prestigieux média américain « Semafor », Jason Greenblatt, <span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">ancien envoyé du président Trump </span><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">au Moyen-Orient (2017-2019), avertit contre la menace que fait planer un autre mandataire de l&rsquo;Iran, bien réel mais souvent oublié, en l&rsquo;occurrence la milice du « polisario ». « Ignorer cet autre allié iranien serait une grave erreur », prévient le diplomate américain. Voici une traduction in extenso de sa <a href="https://www.semafor.com/article/03/17/2026/the-iranian-proxy-war-the-world-is-missing">tribune</a> publiée sous le titre: « La guerre par procuration iranienne que le monde ignore ». </span></em></p>
<p>Par: <a href="https://www.semafor.com/author/jason-d-greenblatt"><span dir="auto">Jason D. Greenblatt*</span></a></p>
<p><span dir="auto">« Alors que les États-Unis et Israël s&rsquo;opposent directement à l&rsquo;Iran, l&rsquo;attention s&rsquo;est surtout portée sur le Moyen-Orient. Mais un autre allié iranien étend discrètement son influence ailleurs, et presque personne n&rsquo;y prête attention.</span></p>
<p><span dir="auto">Maintenant que l&rsquo;agression de Téhéran est enfin confrontée de front, ignorer ce bras armé serait une grave erreur.</span></p>
<p><span dir="auto">Ce théâtre d&rsquo;opérations se situe en Afrique du Nord. L&rsquo;acteur principal est le Front Polisario.</span></p>
<p><span dir="auto">Depuis des décennies, l&rsquo;Iran perfectionne une stratégie visant à cultiver des mouvements armés non étatiques loin de ses frontières. Ces groupes émergent souvent comme de petits mouvements insurrectionnels ou séparatistes se présentant comme des acteurs politiques, mais agissant en réalité comme des organisations militantes et terroristes lourdement armées. Ils reçoivent de Téhéran un encadrement idéologique, une formation, des fonds et des armes. Avec le temps, ils déstabilisent les gouvernements, menacent la sécurité régionale et servent les ambitions de l&rsquo;Iran sans que Téhéran ait à intervenir directement dans les combats.</span></p>
<p><span dir="auto">Le monde a déjà constaté où mène cette stratégie au Liban, au Yémen et à Gaza, et les conséquences ont été dévastatrices.</span></p>
<p><span dir="auto">Au Liban, le Hezbollah, initialement une milice, s&rsquo;est transformé en une puissante organisation terroriste qui a sapé l&rsquo;État libanais et soumis la souveraineté du pays à Téhéran. Au Yémen, les Houthis, partis d&rsquo;une insurrection locale, sont devenus une force capable de menacer le transport maritime international, plongeant le pays dans des années de guerre et de désastre humanitaire. Le Hamas a joué un rôle similaire à Gaza.</span></p>
<p><span dir="auto">Ces résultats sont le fruit de la stratégie délibérée de Téhéran, et le même schéma se répète en Afrique du Nord.</span></p>
<p><span dir="auto">Le Front Polisario opère dans et autour du Sahara marocain, parfois appelé Sahara occidental. Il aspire à établir un État indépendant, la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée en 1976 lors du conflit armé qui l&rsquo;opposait au Maroc. Rabat administre la majeure partie du territoire et considère le Polisario comme une milice armée menaçant son intégrité territoriale et la stabilité régionale. Aujourd&rsquo;hui, seul un petit nombre de gouvernements reconnaissent la RASD, et plusieurs pays qui l&rsquo;avaient reconnue par le passé lui ont retiré leur reconnaissance.</span></p>
<p><span dir="auto">Les États-Unis ont clairement affirmé leur position en 2020 lorsque le président Donald Trump a formellement reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara marocain. Cette décision a renforcé le soutien de Washington à un allié de longue date : en 1777, le Maroc est devenu le premier pays à reconnaître les États-Unis et demeure l’un des partenaires les plus importants de l’Amérique en matière de sécurité en Afrique du Nord.</span></p>
<p><span dir="auto">La reconnaissance de Trump a également constitué un élément de la percée diplomatique qui a conduit le Maroc à normaliser ses relations avec Israël dans le cadre des accords d&rsquo;Abraham en décembre 2020, un coup diplomatique que de nombreux observateurs jugeaient autrefois impossible.</span></p>
<p><span dir="auto">Les relations de l&rsquo;Iran avec le Front Polisario sont bien antérieures à ces événements. Téhéran a reconnu la soi-disant République arabe sahraouie démocratique dès 1980, et ses liens avec le Polisario se sont renforcés depuis.</span></p>
<p><span dir="auto">Le Maroc a accusé à plusieurs reprises l&rsquo;Iran et le Hezbollah de fournir entraînement, soutien logistique et armes aux combattants du Polisario. Lorsque l&rsquo;Iran s&rsquo;intègre à des groupes armés comme le Polisario, son objectif n&rsquo;est pas un soutien symbolique. Téhéran y gagne en influence, en capacité opérationnelle et en aptitude à déstabiliser des régions par le biais de groupes armés interposés plutôt que par une confrontation directe.</span></p>
<p><span dir="auto">Les États-Unis n&rsquo;ont pas désigné le Front Polisario comme organisation terroriste étrangère et le décrivent généralement comme un mouvement armé séparatiste impliqué dans un conflit territorial. Cependant, l&rsquo;absence de désignation officielle n&rsquo;élimine pas le risque stratégique.</span></p>
<p><span dir="auto">L&rsquo;histoire nous adresse un avertissement clair.</span></p>
<p><span dir="auto">Pendant des années, le Hezbollah a été perçu sur la scène internationale comme un acteur politique complexe, et non comme ce qu&rsquo;il était en train de devenir : un groupe armé supplétif de l&rsquo;Iran qui a fini par dominer le système politique et sécuritaire libanais tout en plongeant le pays dans l&rsquo;effondrement économique. Au Yémen, les Houthis ont suivi une trajectoire similaire avant de devenir une force capable de menacer le commerce maritime mondial.</span></p>
<p>* Ancien <span dir="auto">représentant spécial du président Trump pour les négociations internationales (2017-2019)</span></p>
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		<title>Impeachment: Pourquoi ils veulent destituer un président déjà partant</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/37734</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Baker Saddiki]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2021 08:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Président Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[La procédure de destitution dans le droit anglo-saxon, nommée « impeachment », permet dans les faits au pouvoir législatif de destituer un haut fonctionnaire, ce qui aux États-Unis inclut notamment le président et son vice-président, les membres de son cabinet et même les juges fédéraux. Cette bataille juridique faisant rage dans les instances législatives américaines, sur fonds &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="yiv0589634993MsoNormal">La procédure de destitution dans le droit anglo-saxon, nommée « impeachment », permet dans les faits au pouvoir législatif de destituer un haut fonctionnaire, ce qui aux États-Unis inclut notamment le président et son vice-président, les membres de son cabinet et même les juges fédéraux.</p>
<p class="yiv0589634993MsoNormal">Cette bataille juridique faisant rage dans les instances législatives américaines, sur fonds de transition présidentielle, passionne les médias mondiaux et multiplie les analyses et pronostics.</p>
<p class="yiv0589634993MsoNormal">Le principal intéressé quant à lui juge la procédure « ridicule », en marge d’un déplacement dans le mur frontalier au Texas, dans une opération de communication politique, puisque ladite séparation est l’une de ses promesses phares lors de la campagne de 2016.</p>
<p class="yiv0589634993MsoNormal">Il est aisé d’en conclure que le président sortant garde une ambition politique malgré sa défaite, et le plus chevronné des prospectivistes politiques ne saurait prédire ou spéculer sur l’avenir de sa carrière politique ; sauf peut-être la conviction que le 45ème président américain souhaite toujours revenir aux commandes de la première puissance mondiale.</p>
<p class="yiv0589634993MsoNormal">Le discours de Donald Trump, depuis l’annonce des résultats jusqu’au moment où il admit sa défaite il y a quelques jours, ne laisse aucune équivoque ; notamment lorsqu’il annonce que <i>« Cela représente la fin de l’un des meilleurs premiers mandats présidentiels et ce n’est que le début de notre combat pour rendre sa grandeur à l’Amérique. »</i></p>
<p class="yiv0589634993MsoNormal">La persistance de ses adversaires politiques à vouloir absolument le destituer, à moins de dix jours de la date de la passation de pouvoir, prend tout son sens si l’on estime que la finalité est d’enterrer sa carrière politique.</p>
<p class="yiv0589634993MsoNormal">A mon sens, cette position omet de facto la montée en puissance des maints mouvements antisystèmes, parfois aux idéologies extrêmes, qu’un autre politicien pourrait exploiter dans une course prochaine à l’investiture, puisqu’ils seront toujours des voix à prendre.</p>
<p class="yiv0589634993MsoNormal">Ceci du moins, le président sortant l’avait compris et en a usé, démentant tous les pronostics, et quand bien même sa carrière politique s’achèverait, les voix de ses millions d’électeurs seront toujours comptabilisées dans les prochains scrutins.</p>
<p class="yiv0589634993MsoNormal">Au-delà des individus, cette récente crise politique américaine nous enseigne que le rôle premier des politiques est de travailler à créer les conditions économiques et sociales d’un vivre-ensemble et atténuer les fractures sociales ; auquel cas les urnes resteront toujours des boites de pandore face à l’élitisme, estimé souvent -à tort ou à raison- comme éminemment condescendant.</p>
<p class="yiv0589634993MsoNormal">C’est la finalité du politique de travailler à satisfaire le citoyen et l’équation restera toujours problématique, puisque comme disait Nicolas Machiavel « On s&rsquo;attire la haine en faisant le bien comme en faisant le mal » ; mais il disait aussi que « Là où la volonté est grande, les difficultés diminuent ».</p>
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