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		<title>Perforation d&#8217;un barrage en exploitation au Maroc, « une première en Afrique », selon la BAD</title>
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		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Aug 2020 15:58:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[ÉCONOMIE]]></category>
		<category><![CDATA[BARRAGE AL MASSIRA]]></category>
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					<description><![CDATA[La Banque Africaine de Développement (BAD) a qualifié de « véritable exploit » le projet de perforation du barrage « Al Massira », réalisé par l&#8217;institution financière africaine dans le cadre d&#8217;un programme de renforcement de l&#8217;accès à l’eau potable de la ville de Marrakech avec un financement de près 150 millions d’euros. « C&#8217;est un véritable exploit que de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Banque Africaine de Développement (BAD) a qualifié de « véritable exploit » le projet de perforation du barrage « Al Massira », réalisé par l&rsquo;institution financière africaine dans le cadre d&rsquo;un programme de renforcement de l&rsquo;accès à l’eau potable de la ville de Marrakech avec un financement de près 150 millions d’euros.</p>
<p>« C&rsquo;est un véritable exploit que de percer un barrage alors qu’il donne toujours de l’eau (…) C’est une réussite pour la Banque et pour l’Office National de l&rsquo;Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) », s&rsquo;est réjoui le directeur général de la BAD pour l&rsquo;Afrique du Nord, Mohamed El Azizi dans un article publié sur le site de l’institution financière.</p>
<p>Le modus operandi de l’opération, visant à acheminer l’eau vers des stations de traitement jusqu’à la ville de Marrakech et qui bénéficiera dans le cadre du programme financé par la BAD à quelque deux millions d’habitants, consiste à perforer pour installer une prise d’eau sur la paroi du barrage en activité.</p>
<p>La perforation du barrage « Al Massira », deuxième réservoir d’eau du Maroc avec une capacité de retenue de 2,6 milliards de mètres cubes, a été décidée alors qu’il est toujours en exploitation.</p>
<p>« Cette solution technique, qui a fait ses preuves, peut être aujourd’hui généralisée », a estimé M. El Azizi pour qui « cette exceptionnelle opération doit être dupliquée au profit d’autres barrages au Maroc et dans d’autres pays africains ».</p>
<p>« C’est notre rôle de banque de développement que de le faire afin que des millions d’Africains sur le continent puissent en bénéficier », a-t-il insisté.</p>
<p>Cité dans le même article, intitulé « Première en Afrique, la perforation du barrage Al Massira répond au défi du stress hydrique dans la région de Marrakech », le directeur général de l’ONEE, Abderrahim El Hafidi a fait savoir que ce barrage ne disposait pas de prise d’eau pour être raccordé, expliquant que les études ont démontré que la meilleure solution était de procéder à sa perforation.</p>
<p>Selon lui, « cette opération, qui est une première en Afrique, nous permet d’avoir un important débit de sept mètres cubes par seconde ».</p>
<p>« C’est une opération qui a permis la perforation du béton armé sur une longueur de dix mètres. Elle a nécessité des études très spécifiques en matière de stabilisation de structure. Et c’est vraiment unique ! », s’est-il félicité.</p>
<p>Selon M. El Hafidi, le partenariat entre l’ONEE et la BAD, qui avait financé quinze opérations pour un montant de plus de 1,3 milliard de dollars, est qualifié d’ »exemplaire » par les experts, les bailleurs de fonds et les organisations internationales.</p>
<p>De son côté, la représentante résidente de la Banque pour le Maroc, a rappelé que depuis une cinquantaine d’années, la BAD et l&rsquo;ONEE agissent « main dans la main », relevant que plus de quinze millions de Marocains, dans une trentaine de villes à travers le Royaume, ont bénéficié de ces projets d’eau et d’assainissement ».</p>
<p>Revenant sur ce projet de perforation du barrage Al Massira, situé à 120 km de Marrakech, elle a estimé que la phase la plus délicate de l’opération a consisté à extraire un noyau central de près de cent tonnes, qualifiant d’ »exceptionnelle » la réalisation de cette opération dans des conditions optimales de sécurité et d’étanchéité et sans incident.</p>
<p>D’après l’article, pendant plusieurs mois, des experts marocains et internationaux et des dizaines d’ingénieurs, de plongeurs et de techniciens se sont succédé pour relever ce défi colossal.</p>
<p>Pour assécher la zone de percement, un important ouvrage d’étanchéité a été érigé sur la paroi du barrage : un batardeau de 40 mètres de hauteur qui pèse plus de 250 tonnes, a-t-il fait savoir, notant que cette étape a nécessité des travaux sous-marins pour dégager un important volume étanche.</p>
<p>Il a estimé qu’un autre défi de taille a consisté à réaliser un conduit d’un diamètre de 2,5 mètres et d’une profondeur de dix mètres dans la paroi en béton du barrage.</p>
<p>Durant les dernières décennies, l’important développement urbain et touristique de la cité a généré une demande en eau de plus en plus croissante, a rappelé la même source, qui a noté que l’enjeu qui est de taille consiste à sécuriser l’accès à l’eau dans une région où cette ressource stratégique se fera de plus en plus rare à l’avenir.</p>
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