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	<title>premier film &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>« De quelques événements sans signification »: La nouvelle vie du premier film de Mostapha Derkaoui</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 13:37:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Mostafa Derkaoui]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Khadija BOUTNI Le film de Mostapha Derkaoui « De quelques événements sans signification » réalisé en 1974 vient d’être projeté à Rabat. Le  film raconte les tribulations d’une équipe d’artistes voulant réaliser un film sur l’utilité du cinéma; en pleine préparation, un événement vient de se produire … Si le titre du film « De quelques événements &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par</strong> <span class="s1"><b>Khadija BOUTNI</b></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le film de Mostapha Derkaoui « De quelques événements sans signification » réalisé en 1974 vient d’être projeté à Rabat. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le<span class="Apple-converted-space">  </span>film raconte les tribulations d’une équipe d’artistes voulant réaliser un film sur l’utilité du cinéma; en pleine préparation, un événement vient de se produire …</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Si le titre du film « De quelques événements sans signification »<span class="Apple-converted-space">  </span>suggère qu’il n’y a point de significations sur ce qui allait être projeté, le spectateur trouvera sûrement une signification à travers les séquences du film montrant la présence remarquable des jeunes, le choix de la musique, les idées du temps révolu, les coiffures anticonformistes, la présence de la femme dans un milieu masculin par excellence, tout cela a sens et une signification historique, philosophique et sociale, qui évoque les doux souvenirs de l’émergence des valeurs avant-gardistes dans un contexte de lutte de toute une génération pour une vie meilleure.<span class="Apple-converted-space">   </span></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ce film qui se positionne entre la fiction et le documentaire voulant raconter une histoire sur les conséquences du chômage durant les années 70, a lui-même une histoire impressionnante.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Tout d’abord le film réalisé en 1974 a été interdit pendant 25 ans<span class="Apple-converted-space">  </span>jusqu’au début des années 90.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ensuite, les originaux du film ont été perdus parce que le laboratoire se trouvant à Barcelone où le film avait été mixé, a fait faillite.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Et comme dans les légendes, le cinéphile </span> <span class="s1">Mostapha Dziri &#8211; qui a joué et a beaucoup soutenu le<span class="Apple-converted-space">  </span>film &#8211; détenait une copie qui a pu sauver ce patrimoine et permettre à Mme Léa Morin la directrice de la Cinémathèque de Tanger la restauration du film en 2019.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ce film réalisé avec les moyens de bord et dans des conditions difficiles est toujours valable parce qu’il pose une question pertinente: « Quel cinéma veut le public ? ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Question qui se pose jusqu’à nos jours. Aussi sa projection permet aux jeunes cinéastes de mesurer le chemin que le cinéma marocain a parcouru, ainsi il donne une idée sur les rêves de la jeunesse d’autrefois, ses aspirations, ses préoccupations et ses implications dans ce qui se passe au pays.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Aussi le film donne une idée sur Casablanca, connue historiquement par son port, cette ville bruyante, sale, où les moyens de transport sont restreints ou inexistants, englobait dans le temps 54 salles de cinéma ! </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Le film auquel beaucoup d’artistes peintres, journalistes, musiciens, écrivains, cinéphiles ont participé et dont beaucoup parmi eux ont disparu comme Khalid Jamai, Fattah Shimi, Mohamed Jabrane … présente un patrimoine collectif qu’il faut préserver contre l’oubli.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Si le film -fait par les frères Derkaoui revenant de Lodz en ces temps marqués par une grande effervescence d’idées -est<span class="Apple-converted-space">  </span>considéré<span class="Apple-converted-space">  </span>par certains comme une expérience dubitative où la trame est décousue, le son est inaudible, d’autres le considèrent comme étant un film de recherches étant donné qu’il n’y avait pas de film à cette époque.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La soirée était émouvante en présence du réalisateur Mostapha Derkaoui qui est venu malgré<span class="Apple-converted-space">  </span>ses conditions de santé pour répondre aux questions des spectateurs en se rappelant que son professeur l’a mis en garde de s’obstiner à raconter toutes les choses « en grands plans ».</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Concernant son nouveau projet qui vient de bénéficier du soutien du CCM, le cinéaste confie<span class="Apple-converted-space">  </span>modestement: « Le prochain film va se faire par un débutant, j’ai eu le temps de tout oublier ». <span class="Apple-converted-space">     </span></span></p>
<p class="p2">
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