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	<title>pouvoir &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<item>
		<title>MÉDIAS, POUVOIR ET DÉMOCRATIE : LE CAS DU MAROC DANS UN MONDE DE L’INFLUENCE</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/212953</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2026 11:08:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Dans les sociétés modernes, les médias occupent une position stratégique. Ils informent, expliquent, enquêtent, alertent et participent à la formation de l&#8217;opinion publique. À ce titre, ils constituent l&#8217;un des piliers essentiels de la démocratie. Pourtant, leur rôle soulève une question fondamentale : les médias sont-ils de simples vecteurs d&#8217;information ou sont-ils &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-210364" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1.jpeg" alt="" width="780" height="470" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1.jpeg 780w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1-300x181.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1-768x463.jpeg 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /></p>
<p><strong>Dans les sociétés modernes, les médias occupent une position stratégique. Ils informent, expliquent, enquêtent, alertent et participent à la formation de l&rsquo;opinion publique. À ce titre, ils constituent l&rsquo;un des piliers essentiels de la démocratie. Pourtant, leur rôle soulève une question fondamentale : les médias sont-ils de simples vecteurs d&rsquo;information ou sont-ils devenus des instruments d&rsquo;influence et de pouvoir ?</strong></p>
<p><strong>La question n&rsquo;est pas nouvelle. Depuis l&rsquo;apparition de la presse moderne jusqu&rsquo;à l&rsquo;essor des réseaux sociaux, l&rsquo;information a toujours été au cœur des rapports de force politiques, économiques et culturels. Celui qui maîtrise la circulation de l&rsquo;information dispose d&rsquo;un avantage considérable dans la bataille des idées.</strong></p>
<p><strong>Le rôle ambivalent des médias.</strong></p>
<p><strong>Les médias ont pour mission de permettre aux citoyens de comprendre le monde qui les entoure. Ils contribuent à la transparence de la vie publique et servent de contre-pouvoir face aux institutions politiques et économiques. Cependant, dans la réalité, aucun média n&rsquo;évolue totalement en dehors des rapports de force qui traversent la société.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;influence peut prendre plusieurs formes. Dans certains pays, elle est exercée directement par le pouvoir politique. Dans d&rsquo;autres, elle provient davantage des groupes économiques, des annonceurs, des lobbies ou des grands investisseurs. Dans tous les cas, la question demeure la même : qui décide des sujets qui feront la une ? Qui détermine les priorités du débat public ? Qui choisit les experts appelés à commenter l&rsquo;actualité ?</strong></p>
<p><strong>Ce qui se dit et ce qui se tait.</strong></p>
<p><strong>Le pouvoir médiatique ne réside pas seulement dans ce qui est dit, mais aussi dans ce qui est passé sous silence. Un sujet abondamment traité devient rapidement une préoccupation nationale. À l&rsquo;inverse, un sujet peu médiatisé peut disparaître des préoccupations collectives, même lorsqu&rsquo;il concerne directement la vie des citoyens.</strong></p>
<p><strong>C&rsquo;est précisément pour cette raison que de nombreux hommes d&rsquo;affaires, après avoir longtemps cherché à influencer les médias de l&rsquo;extérieur, finissent par acquérir ou créer leurs propres organes de presse. L&rsquo;objectif est rarement uniquement financier. Posséder un média permet de sécuriser une influence, de défendre des intérêts économiques, de promouvoir une vision du monde ou de peser durablement sur le débat public.</strong></p>
<p><strong>Le contrôle de l&rsquo;information représente aujourd&rsquo;hui une forme de pouvoir aussi importante que la puissance économique elle-même. Dans les sociétés contemporaines, la conquête des esprits précède souvent la conquête des marchés ou des institutions.</strong></p>
<p><strong>Toutefois, il serait excessif d&rsquo;affirmer que les médias gouvernent seuls les nations. Les institutions, l&rsquo;école, l&rsquo;université, les partis politiques, les associations, les syndicats, les réseaux sociaux et les citoyens eux-mêmes participent également à la construction de l&rsquo;espace public. La démocratie repose justement sur l&rsquo;équilibre entre ces différents acteurs.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc face aux défis du pluralisme médiatique.</strong></p>
<p><strong>Le Maroc n&rsquo;échappe pas à ces dynamiques mondiales. Son paysage médiatique reflète les mutations profondes que connaissent aujourd&rsquo;hui de nombreuses sociétés.</strong></p>
<p><strong>Le Royaume dispose d&rsquo;une pluralité de médias : presse écrite, médias audiovisuels publics et privés, sites d&rsquo;information, radios, plateformes numériques et réseaux sociaux. Cette diversité constitue un acquis important dans un contexte régional souvent marqué par des contraintes plus fortes sur la circulation de l&rsquo;information.</strong></p>
<p><strong>Parallèlement, le débat sur l&rsquo;indépendance des médias demeure présent. Comme ailleurs dans le monde, la concentration de certains organes de presse entre les mains de grands groupes économiques ou de centres d&rsquo;influence nourrit régulièrement les interrogations sur l&rsquo;autonomie éditoriale et le pluralisme réel des opinions.</strong></p>
<p><strong>La question est d&rsquo;autant plus importante que les difficultés économiques de la presse rendent de nombreux médias dépendants de ressources publicitaires, d&rsquo;investisseurs ou de soutiens institutionnels. Cette dépendance peut parfois limiter leur capacité à exercer pleinement leur rôle critique.</strong></p>
<p><strong>Le développement rapide des réseaux sociaux a également profondément modifié les équilibres traditionnels. Des milliers de Marocains produisent désormais leurs propres contenus, commentent l&rsquo;actualité et participent directement au débat public. Cette démocratisation de la parole a élargi les espaces d&rsquo;expression mais a aussi ouvert la voie à la désinformation, aux rumeurs et aux campagnes d&rsquo;influence.</strong></p>
<p><strong>Le citoyen marocain se trouve ainsi confronté à une situation paradoxale : jamais il n&rsquo;a eu accès à autant d&rsquo;informations, mais jamais il n&rsquo;a été autant exposé à la nécessité de trier, vérifier et contextualiser les contenus qu&rsquo;il consulte quotidiennement.</strong></p>
<p><strong>La véritable question démocratique.</strong></p>
<p><strong>Le débat ne devrait peut-être pas se limiter à savoir si les médias sont libres ou dirigés. La véritable question est de savoir si les citoyens disposent d&rsquo;une diversité suffisante de sources d&rsquo;information leur permettant de construire un jugement autonome.</strong></p>
<p><strong>Une démocratie solide ne se mesure pas seulement au nombre de médias existants, mais à leur diversité réelle, à leur crédibilité, à leur indépendance économique et à leur capacité à représenter la pluralité des sensibilités de la société.</strong></p>
<p><strong>Dans le cas du Maroc, comme dans celui de nombreuses démocraties contemporaines, l&rsquo;avenir du débat public dépendra largement de la capacité à concilier trois exigences fondamentales : la liberté d&rsquo;expression, le pluralisme médiatique et la responsabilité professionnelle de l&rsquo;information.</strong></p>
<p><strong>Conclusion.</strong></p>
<p><strong>La célèbre formule selon laquelle « qui dirige les médias dirige le pays » contient une part de vérité, mais elle ne résume pas à elle seule la complexité du pouvoir moderne. Les médias influencent profondément les sociétés, mais ils ne déterminent pas seuls leur destin.</strong></p>
<p><strong>En définitive, la meilleure garantie contre toute forme de domination médiatique demeure l&rsquo;existence d&rsquo;un citoyen instruit, informé, critique et capable de confronter les points de vue avant de se forger sa propre opinion. Car dans une démocratie vivante, la liberté ne dépend pas uniquement de ceux qui produisent l&rsquo;information, mais aussi de ceux qui la reçoivent, l&rsquo;analysent et la questionnent.</strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Mariage incestueux entre le pouvoir et l&#8217;argent au Maroc : l’hémorragie des « opportunités perdues » et le coût de l’exception à la reddition des comptes</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/210477</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 10:01:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUCHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-210364" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1.jpeg" alt="" width="780" height="470" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1.jpeg 780w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1-300x181.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/04/khkh-780x470-1-768x463.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 780px) 100vw, 780px" /></p>
<p>La dialectique de l’enrichissement illicite et des conflits d’intérêts dans le paysage politique marocain ne saurait être réduite à de simples « dysfonctionnements administratifs ». Elle constitue un obstacle structurel qui sape les fondements de l’État social et compromet toute perspective de développement durable. En l’absence d’un cadre légal répressif criminalisant l’enrichissement illicite, la gestion de la chose publique par certaines franges de l’élite s’est muée en un instrument d’accumulation de richesses, creusant un fossé béant entre le discours officiel sur le « modèle de développement » et les réalités vécues par la population.</p>
<p>1. La corruption financière : la systémique de l’impunité et l’absence de législation.</p>
<p>Le paradoxe marocain réside dans la contradiction flagrante entre une panoplie institutionnelle fournie (Cour des comptes, Instance nationale de l’intégrité et de la lutte contre la corruption) et l’absence de volonté législative pour criminaliser le mal à sa racine. Le retrait du projet de loi sur l’« enrichissement illicite » du Parlement n’a pas été un simple geste technique ; il a constitué, en pratique, un « laissez-passer » implicite pour ceux qui accumulent les fortunes grâce à leurs positions influentes.</p>
<p>Ce vide juridique permet à une « économie de rente » de prospérer, où les privilèges (licences, terrains issus du domaine privé de l’État, marchés de gré à gré) deviennent une monnaie d’échange entre les décideurs et leur entourage, consacrant ainsi un système parallèle qui échappe à la logique de l’efficacité et de la concurrence loyale.</p>
<p>2. Analyse du « manque à gagner » : le coût social et économique.</p>
<p>Le « manque à gagner » pour la société marocaine dû à la délinquance financière ne se limite pas aux sommes détournées ; il s’étend à une paralysie généralisée des secteurs vitaux.</p>
<p>L’hémorragie budgétaire : Des estimations d’organisations de défense des droits humains, nationales et internationales, indiquent que le Maroc perd chaque année une part significative de son PIB à cause de la corruption. Ces milliards perdus auraient pu suffire à combler les déficits accumulés dans les secteurs de la santé et de l’éducation, à construire des hôpitaux universitaires modernes et à équiper des écoles dans les régions reculées et défavorisées.</p>
<p>La fuite des investissements productifs : Lorsque la logique des conflits d’intérêts prévaut, les investisseurs vertueux (locaux comme étrangers) se retirent, craignant une concurrence déloyale avec les « sociétés d’influence ». Il en résulte un gaspillage de milliers d’emplois réels pour la jeunesse marocaine, remplacés par une économie de rente fragile qui ne crée pas de réelle valeur ajoutée.</p>
<p>Le creusement des inégalités sociales : L’enrichissement rapide des élites proches des centres de décision, conjugué à l’érosion du pouvoir d’achat des classes moyennes, engendre une véritable « asphyxie sociale ». L’argent qui aurait dû être recyclé dans le circuit économique national est souvent dissimulé à l’étranger ou investi dans des actifs improductifs (immobilier de luxe, biens ostentatoires), privant ainsi l’économie d’une liquidité vitale qui aurait pu alimenter des activités productives.</p>
<p>3. Conflits d’intérêts : quand « le commerçant légifère pour lui-même ».</p>
<p>La manifestation la plus dangereuse de cette délinquance financière est l’accession des grands capitaines d’industrie aux postes de décision politique. La législation devient alors un outil au service des « cartels » (comme on le constate dans les dossiers des carburants, de l’immobilier et de l’enseignement privé). Le coût ici n’est pas seulement matériel ; il prend la forme d’une « crise de confiance » aiguë. Le citoyen perd foi dans les institutions, ce qui pousse les compétences nationales vers l’émigration (l’hémorragie des cerveaux), qui est le plus grand « manque à gagner » pour l’avenir du pays.</p>
<p>4. Exemples frappants de ce déséquilibre.</p>
<p>Les rapports successifs confirment que les dossiers de corruption qui parviennent jusqu’à la justice ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. Le caractère sélectif des poursuites consacre en effet le principe d’une « immunité pour ceux qui n’appartiennent pas aux réseaux d’influence », tandis que les « gros poissons » restent à l’abri de toute accountability concernant l’origine de leurs fortunes, qui ont pourtant crû de manière obscène en l’espace de quelques années seulement passées dans l’arène politique.</p>
<p>Conclusion : Récupérer les « opportunités perdues ».</p>
<p>La lutte contre l’enrichissement illicite n’est pas un luxe d’ordre humaniste, mais une nécessité économique existentielle. La récupération des fonds détournés ou gaspillés et leur réorientation vers l’investissement public, conjuguée à l’adoption d’une loi stricte mettant fin aux conflits d’intérêts, constituent la seule voie pour réduire ce « manque à gagner ».</p>
<p>Tant que la responsabilité ne sera pas effectivement et équitablement liée à la reddition des comptes, le « modèle de développement », nouveau soit-il ou ancien, restera un simple document théorique, tandis que les richesses nationales demeureront prisonnières d’une caste qui profite de la rente politique au détriment des aspirations légitimes d’un peuple assoiffé de justice et de dignité.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Du ciel aux marchés : quand le climat et la spéculation étranglent le pouvoir d’achat</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/205601</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Feb 2026 14:13:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204693" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>Le débat sur le pouvoir d’achat au Maroc, particulièrement durant le mois de Ramadan, ne peut plus être analysé sous un angle purement saisonnier. Il résulte d’un enchevêtrement de facteurs où se croisent les bouleversements climatiques successifs et les déséquilibres persistants des circuits de commercialisation.</p>
<p>Après plusieurs années de sécheresse sévère ayant fragilisé l’agriculture nationale, réduit les cheptels et épuisé les ressources hydriques, le pays vient de connaître des épisodes de pluies intenses et d’inondations localisées. Si ces précipitations ont partiellement amélioré les réserves en eau et relancé certaines cultures, elles ont aussi provoqué des pertes agricoles et perturbé les chaînes d’approvisionnement. L’agriculture marocaine, encore largement dépendante des aléas climatiques, demeure vulnérable. Chaque choc météorologique finit par se répercuter sur les marchés.</p>
<p>En ce mois de Ramadan, la hausse traditionnelle de la demande a amplifié cette fragilité. Mais le climat n’explique pas tout. Les écarts observés entre les prix payés aux producteurs et ceux affichés sur les étals révèlent un dysfonctionnement structurel.</p>
<p>Prenons l’exemple des légumes de base. Une tomate achetée au producteur entre 2 et 3 dirhams le kilogramme peut se retrouver sur le marché de détail à 8 ou 10 dirhams, après être passée par le circuit de gros à 4 ou 5 dirhams. L’oignon, payé environ 1,5 à 2 dirhams à la ferme, atteint parfois 8 ou 9 dirhams chez le détaillant. Quant à la pomme de terre, vendue autour de 1,8 dirham au producteur, elle s’écoule souvent entre 6 et 7 dirhams au consommateur final. Autrement dit, le producteur ne perçoit souvent que 30 à 40 % du prix final, tandis que l’écart global peut dépasser 150 %, voire 200 % en période de tension.</p>
<p>Ces marges cumulées ne profitent ni à l’agriculteur, confronté à la hausse des intrants, au coût de la main d&rsquo;œuvre et aux risques climatiques, ni au consommateur, qui supporte le prix final le plus élevé. Elles traduisent la multiplication des intermédiaires, les coûts logistiques, mais aussi, dans certains cas, des pratiques spéculatives consistant à retenir temporairement la marchandise pour provoquer la rareté.</p>
<p>L’impact sur les ménages modestes est immédiat. Une famille disposant d’un revenu mensuel compris entre 3 000 et 4 000 dirhams consacre en moyenne entre 1 800 et 2 500 dirhams à l’alimentation. Pendant le mois de Ramadan, la hausse des prix, estimée entre 15 et 25 % selon les produits, peut générer un surcoût de 300 à 500 dirhams. Cela représente parfois plus de 10 % du revenu mensuel absorbé uniquement par l’augmentation des denrées alimentaires. Dans un pays où l’alimentation constitue une part importante du budget des ménages modestes, toute flambée agit comme un multiplicateur d’inégalités.</p>
<p>Lorsque les prix alimentaires progressent de près de 20 %, l’effet dépasse la simple contrainte budgétaire. Il touche l’inflation globale, fragilise la confiance des ménages et peut alimenter un sentiment d’injustice économique. Ramadan, mois de solidarité et de partage, ne devrait pas devenir une période d’angoisse financière pour les plus vulnérables.</p>
<p>La réponse ne peut être uniquement conjoncturelle. Elle suppose une réforme en profondeur des circuits de distribution, davantage de transparence dans la formation des prix, un contrôle effectif des pratiques spéculatives et un soutien renforcé au petit agriculteur. Car du ciel aux marchés, une évidence s’impose : la justice sociale passe par une gouvernance équitable de l’économie alimentaire.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La chronique philo de Chakib Hallak: Faut-il plaire au pouvoir ou lui dire non ? Le débat Yûssef Zaidân-Edward Saïd</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/202483</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 09:36:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Edward Saïd]]></category>
		<category><![CDATA[obéissance]]></category>
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		<category><![CDATA[Zaidân]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Chakib HALLAK* La figure de l’intellectuel suscite des lectures divergentes selon les époques, les contextes politiques et les trajectoires personnelles. Dans le monde arabe et au-delà, deux penseurs majeurs incarnent deux visions contrastées, presque opposées, de cette fonction : Yûssef Zaidân, écrivain égyptien, et Edward W. Saïd, critique littéraire et penseur américano-palestinien. Leurs conceptions, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Chakib HALLAK*</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-202484" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/hallakis-300x300-1.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/hallakis-300x300-1.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/hallakis-300x300-1-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>La figure de l’intellectuel suscite des lectures divergentes selon les époques, les contextes politiques et les trajectoires personnelles. Dans le monde arabe et au-delà, deux penseurs majeurs incarnent deux visions contrastées, presque opposées, de cette fonction : Yûssef Zaidân, écrivain égyptien, et Edward W. Saïd, critique littéraire et penseur américano-palestinien. Leurs conceptions, bien que parfois complémentaires dans leur objectif final – influencer la société – divergent profondément sur les moyens, les postures à adopter, et les rapports à entretenir avec le pouvoir.</p>
<p>Yûssef Zaidân : l’intellectuel, médiateur au service de l’harmonie sociale</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-202492" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/ziud.jpg" alt="" width="1480" height="950" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/ziud.jpg 1480w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/ziud-300x193.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/ziud-1024x657.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/ziud-768x493.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1480px) 100vw, 1480px" /></p>
<p>Le 2 février 2014, à Amman, lors d’une conférence culturelle intitulée « La fonction de l’intellectuel arabe à la lumière des événements actuels », organisée par la Fondation Abdul Hameed Shoman, Yûssef Zaidân a livré une conception controversée du rôle de l’intellectuel dans la société arabe contemporaine. Selon lui, la relation entre intellectuel et pouvoir ne doit pas nécessairement être antagoniste. Il affirme : « La relation entre les sphères politique et culturelle ne devrait pas être conflictuelle, mais au contraire harmonieuse. »</p>
<p>Zaidân rejette la figure romantique de l’intellectuel persécuté, dénonçant ce qu’il considère comme une forme de mythe culturel arabe : « La littérature arabe a longtemps vénéré les figures d’intellectuels morts aux mains du pouvoir, mais ce sont là des héros d’une cause illusoire. »</p>
<p>Il distingue deux formes de puissance : d’un côté, celle du pouvoir politique, qui s’appuie sur les forces de sécurité, et de l’autre, celle de l’intellectuel, fondée sur la maîtrise de la langue : « Le pouvoir dispose de la force armée, l’intellectuel, lui, se renforce par la langue. »</p>
<p>La mission première de l’intellectuel, selon lui, ne réside pas dans la confrontation directe avec les crises politiques, mais dans l’élévation de la conscience collective : « Ce n’est pas le rôle de l’intellectuel arabe de résoudre les problèmes ; il doit plutôt œuvrer silencieusement au développement de la société, élever le goût du public et enseigner une méthode de pensée.»</p>
<p>Dans cette même conférence, il propose une définition fonctionnelle de l’intellectuel : « L’intellectuel est celui qui exprime la culture dominante, à l’écrit comme à l’oral, et qui exerce une influence sur la société — sans que cela implique un conflit avec le pouvoir. »</p>
<p>Cette vision le conduit à évoquer, dans d’autres interventions médiatiques, la question sensible de la normalisation avec Israël, en adoptant une posture «pragmatique» qui illustre sa conception de l’intellectuel d’État : une figure qui agit en accord avec les institutions nationales, sans nécessairement céder aux crispations idéologiques: « Je n’ai aucun intérêt personnel avec Israël, mais si l’État, représenté par le ministère des Affaires étrangères ou par l’Union des écrivains, me le demandait au nom des Arabes, je le ferais. »</p>
<p>Il rapporte ainsi une anecdote révélatrice : « Israël a adressé une lettre à l’Union des écrivains pour demander une série de conférences à partir de mes travaux. L’Union a aussitôt pris peur ! Je leur ai dit : pourquoi tant de crispation ? Dites-le simplement, et si cela ne vous plaît pas, je n’irai pas tout seul. Mais certains cherchent à faire du bruit, et je leur pardonne. »</p>
<p>Cet épisode illustre bien la posture de Zaidân : il ne se présente ni comme militant ni comme provocateur, mais comme un homme de savoir capable d’exercer une influence dans les limites du cadre institutionnel.</p>
<p>En bref, chez Yûssef Zaidân, l’intellectuel apparaît avant tout comme un médiateur, un passeur de savoir et un acteur d’influence culturelle, dont la mission essentielle est de renforcer la cohésion sociale et de contribuer à l’élévation de la pensée collective.</p>
<p>Edward Saïd : l’intellectuel comme conscience critique et dissidente</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-202494" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/edwardsaid.jpg" alt="" width="860" height="860" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/edwardsaid.jpg 860w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/edwardsaid-300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/edwardsaid-150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/edwardsaid-768x768.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 860px) 100vw, 860px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À rebours de cette approche conciliatrice, Edward W. Saïd insiste sur l’absolue nécessité d’une indépendance critique face aux pouvoirs politiques, économiques ou académiques. L’intellectuel, selon lui, est avant tout une conscience en lutte, un contre-pouvoir moral et politique. Dans son livre Des intellectuels et du pouvoir, il affirme sans détour : « L’intellectuel n’est ni un pacificateur ni un constructeur de consensus, mais un esprit critique, qui engage tout son être et refuse, à n’importe quel prix, les formules faciles et les compromis complaisants avec les détenteurs du pouvoir. »</p>
<p>Saïd rejette l’idée de neutralité : pour lui, le silence face à l’injustice est une complicité. L’intellectuel ne doit pas chercher à plaire ou à préserver un statu quo, mais au contraire à « dire la vérité au pouvoir » – même lorsque cela le marginalise ou l’expose.</p>
<p>Saïd convoque à l’appui de son propos plusieurs figures emblématiques : Émile Zola, défenseur d’Alfred Dreyfus ; Jean-Paul Sartre, critique du colonialisme ; Noam Chomsky, opposant à la guerre du Vietnam. Autant de modèles qui incarnent l’exigence de vérité et le courage critique.</p>
<p>Dans ses propres combats – en particulier pour la cause palestinienne – Saïd incarne cette posture exigeante. Il souligne que l’intellectuel doit préserver une indépendance totale, non seulement matérielle mais aussi émotionnelle et intellectuelle : « Le véritable choix de l’intellectuel consiste soit à s’aligner sur la stabilité des vainqueurs, soit – chemin bien plus ardu – à considérer cette stabilité comme alarmante (…) et à faire entendre la voix des oubliés. »</p>
<p>Deux visions, deux postures : conciliation ou résistance ?</p>
<p>Entre Zaidân, qui prône l’harmonie et l’éducation, et Saïd, qui valorise la dissidence et la vérité critique, s’ouvre un large spectre de postures possibles. Le premier défend une conception institutionnelle et culturelle de l’intellectuel, perçu comme un constructeur de lien social. Le second insiste sur une mission éthique et politique, voyant dans l’intellectuel une force de rupture face aux systèmes d’oppression.</p>
<p>Zaidân mise sur la collaboration, Saïd sur la distance critique. Zaidân valorise la paix sociale, Saïd revendique le conflit nécessaire. L’un parle d’élévation du goût, l’autre de voix des opprimés.</p>
<p>Ces deux conceptions du rôle de l’intellectuel, bien que radicalement différentes, ne sont pas nécessairement incompatibles. Elles reflètent des priorités différentes, dictées par les contextes historiques, les expériences personnelles, et les finalités choisies. Mais elles convergent sur un point fondamental : l’intellectuel, qu’il soit conciliateur ou critique, ne peut être neutre. Il doit choisir sa posture, et ce choix engage sa crédibilité, sa liberté, et son impact réel sur la société.</p>
<p><strong>*Enseignant-chercheur à Paris</strong></p>
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		<title>Hirak: La victoire du peuple algérien, « confisquée par un coup de force pour sauver le système »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/41658</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Mar 2021 07:48:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Parti des Travailleurs (PT), l&#8217;une des principales formations de l’opposition en Algérie, a souligné que la victoire du peuple algérien, qui a chassé le président Abdelaziz Bouteflika du pouvoir, a été « confisquée par un coup de force pour sauver le système ». Le pouvoir de fait qui s’est imposé après la démission de Bouteflika, a &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Parti des Travailleurs (PT), l&rsquo;une des principales formations de l’opposition en Algérie, a souligné que la victoire du peuple algérien, qui a chassé le président Abdelaziz Bouteflika du pouvoir, a été « confisquée par un coup de force pour sauver le système ».</p>
<p>Le pouvoir de fait qui s’est imposé après la démission de Bouteflika, a mis en place « un dispositif répressif renforcé et imposé des élections présidentielles », a expliqué la SG du PT, Louiza Hanoune lors d’une conférence de presse.</p>
<p>Elle a relevé que cela a consacré « le maintien du même système, honni, putréfié, car périmé depuis octobre 1988, contre la volonté de l’écrasante majorité du peuple ».</p>
<p>Pour la responsable du PT, « la paupérisation qui touche des millions de familles algériennes nous ramène à la nécessité de mettre un contenu social et économique à la révolution de février, car le changement ne saurait être réduit aux seules libertés démocratiques ».</p>
<p>A ce sujet, Mme Hanoune estime que « la révolution du 22 Février n’a pas réalisé son objectif principal, qui est le départ de tout l’ancien système, tout en affirmant que « les pratiques héritées de l’ancienne bande existent toujours », ce qui a contribué à la détérioration de plusieurs secteurs, économique et social, mais surtout les libertés individuelles.</p>
<p>Hanoune a affirmé que le régime a tendance à dominer le vie politique par le biais d’une propagande médiatique hideuse et la poursuite de la persécution à travers des procès politiques malgré la libération de dizaines de détenus.</p>
<p>Selon elle, le maintien du même système s’est traduit par un recul des libertés et de la démocratie, de la liberté de l’information et de la pratique politique, ainsi que par les gains économiques et sociaux.</p>
<p>La responsable du PT a jugé « impératif » une jonction entre les revendications économico-sociale et politico-démocratique.</p>
<p>« La situation est déjà très difficile pour les travailleurs, la jeunesse et les larges couches, entraînant la multiplication des suicides, l’explosion de la hogra et des expressions de la décomposition », a-t-elle dénoncé.</p>
<p>« Aujourd’hui c’est encore pire, c’est l’effondrement généralisé, tel un tsunami qui a dévasté l’économie nationale et les conditions de vie de la majorité écrasante », constate Mme Hanoune qui accuse le gouvernement d’avoir recouru à un confinement à la « hussarde » afin de consacrer une politique de désertification industrielle et sociale et de « bâillonner les libertés ».</p>
<p>Elle s’est dite « convaincue » que s’il n’y avait pas eu la pandémie de Covid-19 et le confinement, le contenu social et économique de la 2e révolution algérienne se serait imposé dans un processus naturel, réalisant la jonction entre les questions politiques démocratiques et les questions socioéconomiques et provoquant la décantation sociale.</p>
<p>« Oui, nous marchons ensemble pour le départ du système, mais les travailleurs et les retraités ont besoin du versement et de l’augmentation de leurs salaires et pensions et cela est valable pour les larges couches vulnérables poussées à la détresse sociale », a noté Louisa Hanoune qui souligne que « la sauvegarde et le sauvetage de cette révolution consistent à empêcher sa déviation ».</p>
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		<title>Algérie: « Le pouvoir doit prendre acte de l&#8217;échec de sa feuille de route »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/41097</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2021 11:06:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
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					<description><![CDATA[La Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a souligné que le pouvoir en Algérie « doit prendre acte de l’échec de sa feuille de route » consistant notamment à organiser des élections anticipées. Le « pouvoir doit prendre acte de l’échec de sa feuille de route et amorcer en urgence un nouveau processus démocratique authentique », &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH) a souligné que le pouvoir en Algérie « doit prendre acte de l’échec de sa feuille de route » consistant notamment à organiser des élections anticipées.</p>
<p>Le « pouvoir doit prendre acte de l’échec de sa feuille de route et amorcer en urgence un nouveau processus démocratique authentique », a dit Saïd Salhi, vice-président de la LADDH dans des déclarations aux médias algériens.</p>
<p>Il a affirmé que ce processus doit satisfaire « la revendication du hirak : le changement démocratique et apaisé du système ».</p>
<p>Et d&rsquo;avertir que « continuer à vouloir imposer son agenda contre la volonté du peuple, c’est exposer le pays à des risques certains d’instabilité et de délitement ».</p>
<p>Le pays est au bord de l’ingouvernabilité tant les institutions souffrent encore de carences en légitimité démocratique, a-t-il mis en garde encore.</p>
<p>Il a estimé que c’est cette « légitimité bien entendu que le chef de l’Etat tente d’asseoir via sa feuille de route ».</p>
<p>Depuis l&rsquo;éviction début 2019 du président Abdelaziz Bouteflika, les autorités algériennes s’étaient dites « ouvertes » au dialogue avec le mouvement du Hirak. Pourtant, depuis lors, la répression s’est accrue selon les organisations internationales des droits de l&rsquo;Homme dont Amnesty Internationale.</p>
<p>D&rsquo;après le Comité National pour la Libération des Détenus (CNLD), en février 2021, au moins 2500 manifestants, journalistes et autres militants ont été arrêtés à cause de leur soutien ou de leur participation au mouvement du Hirak.</p>
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