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	<title>poulets &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Les prix du poulet risquent de faire l&#8217;ascenseur encore longtemps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Sep 2020 14:59:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Au moment où la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19) continue de sévir dans le Royaume et partout à travers le monde, les Marocains ont été secoués la semaine dernière par une hausse spectaculaire des prix du poulet. Une hausse qui serait, selon bon nombre d&#8217;opérateurs du secteur, « passagère » et devrait s&#8217;atténuer à l&#8217;avenir, sans toutefois &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au moment où la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19) continue de sévir dans le Royaume et partout à travers le monde, les Marocains ont été secoués la semaine dernière par une hausse spectaculaire des prix du poulet.</p>
<p>Une hausse qui serait, selon bon nombre d&rsquo;opérateurs du secteur, « passagère » et devrait s&rsquo;atténuer à l&rsquo;avenir, sans toutefois écarter la possibilité d&rsquo;une nouvelle envolée. Si cela se confirme, la nouvelle donne plongerait les prix dans une forte volatilité, alors que le secteur est confronté à une situation des plus incertaines, en raison des mesures de confinement imposé par la crise du covid-19.</p>
<p>« La hausse des prix du poulet intervient après de lourdes pertes que nous avons encaissées durant ces derniers mois », a avancé, dans une déclaration à la MAP, Said Chennaoui, éleveur de volailles dans la région de Casablanca-Settat.</p>
<p>Le confinement et l&rsquo;arrêt de plusieurs activités économiques comme la restauration et l&rsquo;événementiel ont causé une baisse de la demande du poulet d&rsquo;environ 50%, alors que la production, elle, est restée à un niveau normal, a-t-il expliqué.</p>
<p>Par conséquent, le prix de volailles a brutalement chuté, ce qui a paralysé la production des éleveurs à défaut de ressources financières, a déploré M. Chennaoui.</p>
<p>L&rsquo;offre a ainsi diminué suite à l&rsquo;arrêt « forcé » de l&rsquo;activité, engendrant une envolée des prix, a-t-il relevé, rassurant que l&rsquo;on devrait retourner à normalité relative dans les jours à venir.</p>
<p>« Même avec ces prix, les éleveurs ne pourront pas compenser leurs pertes de ces derniers mois. D&rsquo;ailleurs, il ne reste qu&rsquo;une minorité d&rsquo;éleveurs qui continuent à produire en ce moment, puisque le marché ne peut absorber actuellement que 50% de l&rsquo;offre », a fait savoir M. Chennanoui.</p>
<p>Et d&rsquo;ajouter: « Si l&rsquo;on craint une deuxième vague du Covid-19, nous, en tant qu&rsquo;éleveurs, nous redoutons une deuxième vague de pertes ».</p>
<p>Même son de cloche pour Miloud B., vendeur de viandes de volailles dans un marché de Casablanca, qui a regretté la situation que traverse le secteur depuis pratiquement plus de sept mois.</p>
<p>« Nous vivons une crise étouffante et inédite. Tout semble part en ruine et cela n&rsquo;est pas prêt à s&rsquo;arrêter avec l&rsquo;incertitude qui entoure notre situation », a-t-il lancé lors d&rsquo;une visite effectuée samedi par une équipe de la MAP.</p>
<p>Et de soutenir: « Durant une année normale, l&rsquo;été constitue une haute saison pour nous, puisque les événements (mariages, fêtes, etc) se multiplient. En 2020, c&rsquo;est quasiment le néant ».</p>
<p>Pour Miloud, les prix du poulet, dont la récente hausse était prévisible puisque les éleveurs ont vendu à perte pendant des mois, devraient diminuer graduellement dans les prochains jours. « Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;affiche un prix de 15,5 DH/Kg contre 17 dirhams il y a quelques jours », a-t-il précisé.</p>
<p>Mardi dernier, l&rsquo;Association nationale des Producteurs de viandes de Volailles (APV) a réagi à la flambée des prix du poulet au Maroc qui est « due à un repli significatif de l&rsquo;offre comparativement à la demande dans le sillage de la crise sanitaire liée au covid-19 ».</p>
<p>L&rsquo;association a attribué cette baisse de l&rsquo;offre volailles à la chute de la production dictée par l&rsquo;arrêt forcé de nombreux éleveurs sur fond de lourdes pertes encaissées par ces derniers durant les six mois écoulés.</p>
<p>Si les consommateurs et l&rsquo;opinion publique ont été surpris par cette hausse des prix, qui ont atteint 20 DH/KG pour le poulet vif et plus de 30 DH/KG pour le poulet prêt, l&rsquo;APV a indiqué avoir alerté à maintes reprises sur les répercussions de l&rsquo;épuisement de la trésorerie des éleveurs portant atteinte à leur pérennité et engendrant d&rsquo;éventuelles hausses des prix.</p>
<p>En revanche, l&rsquo;association ne considère pas cette hausse comme étant le bout du tunnel, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle constitue à peine une embellie temporaire qui ne compensera en rien les grosses pertes enregistrées depuis le déclenchement de la crise sanitaire.</p>
<p>En effet, elle a constaté une forte augmentation de la demande sur les poussins d&rsquo;un jour de la part des éleveurs, ce qui augure d&rsquo;un retour de la production à des niveaux très élevés, engendrant une rechute des prix surtout si l&rsquo;état d&rsquo;urgence sanitaire est prolongé.</p>
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