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	<title>politique &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>politique &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Politique et conflits d&#8217;intérêts au Maroc : Pour une rupture avec la culture de l&#8217;enrichissement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 14:05:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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		<category><![CDATA[conflit d'intérêts]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Notre pays a longtemps vécu sur un modèle implicite où la chose publique et les intérêts privés entretenaient une relation ambiguë, pour ne pas dire incestueuse. Le mariage de la politique avec le capital a certes généré des capitalistes plus fortunés et donné naissance à de nouvelles richesses, mais à quel prix &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204693" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>Notre pays a longtemps vécu sur un modèle implicite où la chose publique et les intérêts privés entretenaient une relation ambiguë, pour ne pas dire incestueuse. Le mariage de la politique avec le capital a certes généré des capitalistes plus fortunés et donné naissance à de nouvelles richesses, mais à quel prix ? Celui d&rsquo;une défiance grandissante des citoyens envers leurs institutions et d&rsquo;une confiscation de l&rsquo;État par des intérêts particuliers.</p>
<p>Il est temps de regarder la réalité en face : le conflit d&rsquo;intérêts, sous ses formes les plus diverses, n&rsquo;a cessé de porter préjudice à nos instances politiques. Il a gangrené la confiance, faussé les règles du jeu économique et transformé l&rsquo;action publique en une simple variable d&rsquo;ajustement au service d&rsquo;ambitions personnelles et d&rsquo;enrichissements indus.</p>
<p>Quand la politique devient un accélérateur de fortune.</p>
<p>Le mécanisme est connu, mais rarement nommé avec la fermeté qu&rsquo;il mérite. Trop souvent, l&rsquo;accès aux responsabilités politiques a ouvert la voie à des avantages indus : marchés publics attribués sans transparence, privatisations opérées au bénéfice de cercles restreints, réglementations taillées sur mesure pour des opérateurs économiques proches du pouvoir.</p>
<p>Dans ce système, la politique n&rsquo;est plus perçue comme une mission, mais comme un tremplin. Elle permet de bâtir des fortunes, de sécuriser des rentes, de transmettre des privilèges. Le décideur politique devient alors un « enrichi » potentiel, et l&rsquo;institution qu&rsquo;il représente perd sa crédibilité. Comment un citoyen peut-il croire en la justice fiscale quand celui qui fait la loi est lui-même lié à ceux qui doivent l&rsquo;appliquer ?</p>
<p>Cette confusion des genres a produit des dégâts considérables. Elle a installé dans l&rsquo;esprit des Marocains l&rsquo;idée que la politique est d&rsquo;abord une affaire d&rsquo;intérêts, et que l&rsquo;intérêt général n&rsquo;est souvent que la somme des intérêts particuliers les mieux défendus.</p>
<p>Les institutions prises en otage.</p>
<p>Le préjudice n&rsquo;est pas seulement moral, il est institutionnel. Nos instances politiques – Parlement, collectivités territoriales, agences publiques – ont vu leur image ternie par des scandales à répétition. Chaque révélation de conflit d&rsquo;intérêts non sanctionné est une brique supplémentaire dans le mur de la défiance.</p>
<p>Pire encore, cette situation décourage les vocations sincères. Combien de compétences, d&rsquo;hommes et de femmes intègres, renoncent à s&rsquo;engager par crainte de se retrouver dans un système où les règles du jeu sont faussées ? Combien de talents préfèrent rester dans l&rsquo;ombre plutôt que d&rsquo;affronter un environnement où le mérite pèse moins lourd que les réseaux ?</p>
<p>La conséquence est mécanique : une élite politique qui se renouvelle peu, qui reproduit les mêmes schémas, et qui peine à incarner le changement que les citoyens appellent de leurs vœux.</p>
<p>Un autre modèle est possible.</p>
<p>Pourtant, une alternative existe. Elle suppose de rompre résolument avec les pratiques passées pour bâtir un nouveau contrat de confiance. Ce contrat, nous pourrions le fonder sur une alliance inédite : le mariage de la politique avec la science, avec l&rsquo;expertise, avec l&rsquo;éthique.</p>
<p>Imaginons des institutions où la compétence technique primerait sur les accointances partisanes. Où les décisions seraient prises sur la base de données objectives, d&rsquo;études rigoureuses, d&rsquo;évaluations indépendantes. Où les responsables politiques auraient pour seul crédo : servir, sans jamais se servir.</p>
<p>Cette nouvelle ère est possible. Elle requerrait certes des réformes profondes :</p>
<p>● Des mécanismes de contrôle renforcés et véritablement indépendants<br />
● Une obligation de transparence totale sur les liens d&rsquo;intérêts des élus<br />
● Des incompatibilités claires entre mandat électif et activités économiques sensibles<br />
● Une évaluation systématique des politiques publiques par des instances scientifiques</p>
<p>Mais surtout, elle requerrait une volonté politique sans faille pour dire une vérité qui dérange : le temps où la politique était le moyen d&rsquo;enrichissement de la quasi-totalité des décideurs doit être définitivement enterré.</p>
<p>Redonner ses lettres de noblesse à l&rsquo;engagement public.</p>
<p>La politique n&rsquo;est pas en soi une activité viciée. Elle peut et doit redevenir ce qu&rsquo;elle n&rsquo;aurait jamais dû cesser d&rsquo;être : le plus noble des engagements, celui par lequel des femmes et des hommes consacrent leur énergie à bâtir un avenir collectif.</p>
<p>Nous en appelons à une prise de conscience générale. Aux prochaines échéances électorales, les citoyens ont le pouvoir d&rsquo;exiger des candidats une déclaration d&rsquo;intérêts limpide, un engagement écrit à servir sans se servir, une promesse de transparence totale sur leurs liens avec les milieux d&rsquo;affaires.</p>
<p>Car c&rsquo;est bien de cela qu&rsquo;il s&rsquo;agit : faire de la politique le meilleur outil de création de richesse collective, et non un instrument d&rsquo;enrichissement personnel. Faire en sorte que la prospérité générée profite au Maroc tout entier, à tous les Marocains, et non à quelques-uns.</p>
<p>Le conflit d&rsquo;intérêts n&rsquo;est pas une fatalité. Il est un cancer que nous pouvons soigner, à condition d&rsquo;avoir le courage de nommer le mal et de prescrire les remèdes qui s&rsquo;imposent. L&rsquo;histoire retiendra si nous avons su saisir cette opportunité.</p>
<p>Il est temps de tourner la page. Il est temps que la politique marocaine retrouve sa dignité.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les lundis de KHOUKHCHANI. Rendre aux jeunes Marocains leur juste place politique</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/206108</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 11:33:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[SOCIÉTÉ]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI ​L’anomalie démocratique : Un pays jeune, une élite figée. ​Au Maroc, la jeunesse n’est pas une catégorie que l&#8217;on consulte par simple courtoisie : elle constitue le cœur battant du pays. Avec les moins de 35 ans représentant environ un tiers de la population nationale selon les données du Haut-Commissariat au Plan &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204693" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>​L’anomalie démocratique : Un pays jeune, une élite figée.</p>
<p>​Au Maroc, la jeunesse n’est pas une catégorie que l&rsquo;on consulte par simple courtoisie : elle constitue le cœur battant du pays. Avec les moins de 35 ans représentant environ un tiers de la population nationale selon les données du Haut-Commissariat au Plan (HCP), cette force numérique devrait être le moteur naturel de nos institutions. Pourtant, un fossé persistant sépare cette réalité démographique des centres de décision.</p>
<p>​La question n’est plus d’ordre sociologique ; elle est devenue un enjeu de crédibilité démocratique. Une sous-représentation chronique des jeunes dans les instances élues fragilise le contrat social et nourrit un désengagement politique alarmant chez une génération pourtant instruite, connectée et exigeante.</p>
<p>​Le verrou de la transhumance : protéger les parcours militants.</p>
<p>​L’un des obstacles majeurs à l’ascension de la jeunesse reste la mobilité opportuniste de responsables politiques chevronnés. Ce phénomène de « nomadisme électoral », où des élus changent d’étiquette à l’approche de chaque scrutin, transforme trop souvent les partis en simples véhicules électoraux plutôt qu’en pépinières de talents.</p>
<p>​Lorsqu&rsquo;un « notable » migre d&rsquo;une formation à une autre en emportant son assise électorale, il est quasi systématiquement récompensé par une position de tête. Ce faisant, il relègue aux positions inéligibles les jeunes cadres qui ont investi des années de militantisme au sein de l&rsquo;organisation. Pour le jeune engagé, le message est dévastateur : la logistique électorale immédiate d&rsquo;un transhumant pèse plus lourd que la fidélité et la compétence.</p>
<p>​Pour assainir ces trajectoires, trois leviers s&rsquo;imposent :<br />
● ​Un délai de carence électorale : Empêcher tout candidat ayant changé d&rsquo;affiliation moins de 18 mois avant un scrutin de briguer une tête de liste.<br />
● ​La sanctuarisation des investitures : Réserver un quota minimal de circonscriptions « gagnables » aux militants de moins de 40 ans, les protégeant des parachutages de dernière minute.<br />
● ​La transparence interne : Généraliser des processus de désignation supervisés pour que la base puisse arbitrer entre la rente d&rsquo;un notable et le renouveau d&rsquo;un cadre local.</p>
<p>​S’inspirer des modèles de réussite internationale.</p>
<p>​Le renouvellement générationnel ne se décrète pas, il s’organise par des mécanismes institutionnels éprouvés ailleurs :<br />
● ​Le levier financier (France) : En conditionnant une partie du financement public à des critères stricts de représentativité, on transforme l&rsquo;incitation morale en une obligation comptable pour les partis.<br />
● ​Les quotas institutionnels (Rwanda) : La réservation de sièges spécifiques assure une présence visible et constante des moins de 30 ans, empêchant la reproduction automatique des mêmes élites.<br />
● ​L’alternance sur les listes (Pays nordiques) : La pratique systématique de l’alternance générationnelle sur les listes proportionnelles garantit que la jeunesse soit perçue non comme une menace, mais comme une garantie de vitalité.</p>
<p>​Quatre piliers pour une réforme systémique au Maroc.</p>
<p>​Pour passer de l&rsquo;intention à l&rsquo;action, le Maroc doit instaurer un cadre à la fois contraignant et incitatif :</p>
<p>1. ​Conditionner le financement public : L’État devrait majorer les subventions des partis au prorata du nombre de jeunes investis dans des circonscriptions compétitives et effectivement élus.<br />
2. ​Instaurer une alternance obligatoire : Sur les listes proportionnelles, imposer un candidat de moins de 40 ans toutes les deux positions pour garantir une visibilité réelle.<br />
3. ​Investir dans le capital civique : Créer une École nationale de leadership public et des fonds dédiés aux campagnes des jeunes candidats pour transformer leur potentiel académique en impact politique.<br />
4. ​Institutionnaliser le mentorat : Favoriser la transmission d&rsquo;expérience entre générations plutôt que la confrontation, pour assurer une continuité sereine de l&rsquo;État.</p>
<p>​La stabilité par le renouvellement.</p>
<p>​Le risque pour nos institutions n’est pas l’ouverture, mais l’inertie. Une jeunesse exclue des centres de décision finit par se détourner des urnes, tandis qu&rsquo;une jeunesse associée aux responsabilités devient la co-gestionnaire du destin national.</p>
<p>​Le Maroc a su innover dans de nombreux chantiers stratégiques, de l&rsquo;industrie aux réformes sociétales. Il est temps d’ouvrir celui du Pacte générationnel. Il ne s’agit pas d’opposer les âges, mais d’assurer la pérennité de la nation par son renouvellement naturel. La jeunesse marocaine ne demande pas un privilège, elle réclame une chance équitable. Et cette chance doit désormais être organisée par la loi.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ARGENT ET POLITIQUE, LES LIAISONS DANGEREUSES</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/171190</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 16:53:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POINT DE MIRE]]></category>
		<category><![CDATA[argent]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[rapports incestueux]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Othmane WARDI * Depuis plusieurs mois, la scène politique marocaine semble s’enliser dans une dynamique où le pouvoir et la gouvernance vacillent sous le poids d&#8217;une nécropolitique, où les mécanismes de contrôle et d’exclusion sociale se multiplient, intensifiant les inégalités et l’injustice, comme si la survie des masses n&#8217;était plus qu&#8217;une simple variable d&#8217;ajustement dans &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Othmane WARDI *</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-171193" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/wardi--300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/wardi--300x300.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/wardi--150x150.jpg 150w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/wardi--125x125.jpg 125w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2024/12/wardi-.jpg 576w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Depuis plusieurs mois, la scène politique marocaine semble s’enliser dans une dynamique où le pouvoir et la gouvernance vacillent sous le poids d&rsquo;une nécropolitique, où les mécanismes de contrôle et d’exclusion sociale se multiplient, intensifiant les inégalités et l’injustice, comme si la survie des masses n&rsquo;était plus qu&rsquo;une simple variable d&rsquo;ajustement dans un système politique dévoyé, où l’urgence du pouvoir se mesure non pas à l’amélioration des conditions de vie, mais à la perpétuation de l’ordre établi, quoi qu&rsquo;il en coûte. Entre la crise économique persistante et l’opacité des partis politiques gouvernants, une question s’impose : qui contrôle vraiment la trajectoire du Maroc ?</p>
<p>La coalition tripartite actuelle, composée du Rassemblement national des indépendants (RNI), du Parti authenticité et modernité (PAM) et du Parti de l’Istiqlal (PI), peine à convaincre. Les promesses électorales de réforme et de justice sociale semblent s’évaporer face à une réalité marquée par l’immobilisme, la censure et la déconnexion des élites. Le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch, souvent critiqué pour son profil d’homme d’affaires avant tout, symbolise cette alliance controversée entre l’argent et le pouvoir. Une situation que certains qualifient de <em>modernité fragilisée</em>, où la biopolitique cède progressivement la place à un thanatopouvoir pernicieux. Cette dynamique est également exacerbée par l&rsquo;approche idiosyncrasique de l&rsquo;homme (a)politique, dont les choix et décisions semblent davantage animés par des logiques de la déraison que par un véritable projet collectif.</p>
<p>La tentation du contrôle « ou gouverner via le contrôle », une idée récemment mise en avant par Abdel-Ilah Benkiran, leader du Parti de la justice et du développement (PJD), bien que bon nombre de ses idées suscitent le désaccord, révèle une réalité qui met en lumière une rupture profonde dans le contrat social. Ce n&rsquo;est pas seulement le peuple qui endure la pauvreté et la hausse des prix des matières premières ; c&rsquo;est l&rsquo;État de droit lui-même qui vacille, miné par l&rsquo;inefficacité et l&rsquo;absence de volonté politique. Pris entre le détournement des ressources publiques et l&rsquo;accumulation du capital, l&rsquo;exercice du pouvoir semble de plus en plus éloigné des préoccupations populaires.</p>
<p>Sous un vent de défaite, les Marocains se heurtent à une censure sévère et à des mécanismes de domination et de pouvoir autocratique déchaîné, tandis que créateurs de contenu et activistes sont réduits au silence, muselés par un système totalitaire en quête de contrôle absolu. Dans ce contexte, l’autorité disciplinaire, au cœur de ce système, articule des pratiques de contrôle, de surveillance et de punition qui ne se contentent pas de construire des sujets assujettis, mais produisent, de manière encore plus profonde, des normes constitutives du social. Ce système vise à redéfinir non seulement la gouvernance, mais aussi les valeurs et les pratiques qui sous-tendent la société, imposant une uniformité qui asphyxie la diversité des voix et des aspirations.</p>
<p>Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice et des Libertés, incarne quant à lui une ligne politique controversée. Ses déclarations polémiques et ses critiques à peine voilées contre les symboles de l’unité nationale alimentent une ambiance de tensions sociales et politiques. Les insultes publiques qu’il a proférées envers certains citoyens marocains révèlent une fracture entre les gouvernants et le peuple.</p>
<p>Cette impasse appelle une intervention corrective urgente. Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Commandeur des croyants, est le garant de l’unité et de la stabilité du Royaume, pourrait s’imposer comme l’arbitre ultime dans une conjoncture où l’ambiguïté politique menace de faire dérailler le projet national. La dialectique de la corruption au Maroc s&rsquo;oppose aux principes de la bonne gouvernance, qui se présente comme une nouvelle approche, vision et philosophie du développement adoptée par les institutions étatiques pour instaurer la responsabilité, la transparence, ainsi que l&rsquo;efficacité et l&rsquo;efficience. Des mesures telles que la responsabilisation effective des élus, la lutte résolue contre la corruption et la réforme des institutions politiques sont indispensables pour éviter une dérive irréversible.</p>
<p>Pour l’heure, la question reste ouverte : le Maroc peut-il sortir de cette crise de contrôle sans une remise en cause profonde des liens incestueux entre argent, pouvoir et politique ? L’avenir du Royaume, dans une modernité plus inclusive et transparente, dépendra largement de la volonté des élites de repenser leur rapport au peuple et à l’héritage national.</p>
<p><strong>*Chercheur en Sociologie et philosophie politique</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’INQUIETANTE DEGRADATION DU NIVEAU DE LA « CLASSE POLITIQUE »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/153864</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 May 2024 20:25:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[dégradation]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[« Même ceux qui, comme moi, avaient 2/20 en mathématiques peuvent devenir ministres ». Quelle « fierté » un ministre en exercice, titulaire du portefeuille de la Justice de surcroît, peut-il tirer de cette « confidence » qu’il a d’ailleurs dévoilée récemment en public ? A-t-il mesuré les conséquences de cette « révélation » lâchée en pleine période d&#8217;examens et risquerait d&#8217;en rajouter &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Même ceux qui, comme moi, avaient 2/20 en mathématiques peuvent devenir ministres »</strong>. Quelle « fierté » un ministre en exercice, titulaire du portefeuille de la Justice de surcroît, peut-il tirer de cette « confidence » qu’il a d’ailleurs dévoilée récemment en public ?</p>
<p>A-t-il mesuré les conséquences de cette « révélation » lâchée en pleine période d&rsquo;examens et risquerait d&rsquo;en rajouter au stress et à l&rsquo;angoisse de notre jeunesse ? Dans la bouche d&rsquo;un ministre, cet « aveu » peut être perçu comme une « prime » à l&rsquo;échec, à l&rsquo;incompétence et à l&rsquo;immérité.</p>
<p>Encore une fois, M. Abdellatif Ouahbi a manqué une réelle occasion de se taire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ipOFxMD79pw"><img decoding="async" src="https://img.youtube.com/vi/ipOFxMD79pw/2.jpg" alt="L’INQUIETANTE DEGRADATION DU NIVEAU DE LA « CLASSE POLITIQUE »"></a></p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ipOFxMD79pw">Click here to view the video on YouTube</a>.</p>

<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mais M. Ouahbi est-il le seul à s&rsquo;autoriser une telle sortie de piste ?</strong></p>
<p>Il suffit de jeter un regard sur l&rsquo;hémicycle pour se rendre compte que tout un pan de la culture politique s&rsquo;est effondré. Dramatiquement. La propulsion de gens dépourvus de sens politique et de culture générale participe de ce processus inquiétant de nivellement par le bas. Il n&rsquo;y a plus d&rsquo;espace pour l&rsquo;échange d&rsquo;idées et le débat d&rsquo;arguments. Et pour s&rsquo;en apercevoir, il n&rsquo;est qu&rsquo;à jeter un regard sur ces interminables joutes inter-partisanes souvent creuses et à mille lieues des véritables préoccupations citoyennes.</p>
<p>A ce rythme-là, nous avons bien des raisons de s&rsquo;inquiéter pour les prochaines élections. Faute d&rsquo;un véritable sursaut des consciences, le taux d&rsquo;abstention risquerait d&rsquo;être « historique ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rabat: Un congrès international contre l’instrumentalisation des religions à des fins politiques</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/81024</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 May 2022 20:10:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[congrès]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[Religions]]></category>
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					<description><![CDATA[Une conférence internationale se tiendra le 11-12 mai à Rabat à l’Hotel Tour Hassan, à l’initiative de 7 ONGs nationales en collaboration avec l’organisation BPUR International et avec l’appui du Conseil National des Droits de l’Homme au Maroc. Elle fait partie de l’initiative mondiale visant à adopter une convention internationale visant à interdire l’instrumentalisation politique &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Une conférence internationale se tiendra le 11-12 mai à Rabat à l’Hotel Tour Hassan, à l’initiative de 7 ONGs nationales en collaboration avec l’organisation BPUR International et avec l’appui du Conseil National des Droits de l’Homme au Maroc. Elle fait partie de l’initiative mondiale visant à adopter une convention internationale visant à interdire l’instrumentalisation politique des religions dans le but de porter atteinte aux droits humains et ce, suite au large soutien que l’initiative a suscitée dans plusieurs pays.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">La conférence sera l’occasion de réunir pour la première fois, les dirigeants, participants et sympathisants de l’initiative, y compris des parlementaires, des diplomates, d’anciens responsables et des personnalités religieuses, civiles et politiques dans de nombreux pays, afin de renforcer l’élan de l’initiative, qui repose sur le plus grand respect pour toutes les religions et vise à établir des normes internationales pour mettre fin à tous les abus politiques dans ce cadre.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Scène politique, le jeu des ombres ! (Par Abdelhadi Gadi)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/53513</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jul 2021 17:48:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[jeu des alliances]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Abdelhadi Gadi Cela fait quelques années qu&#8217;on s&#8217;est habitué à le voir. Dans les meetings d&#8217;abord, après sur les strapontins du parlement, avant qu&#8217;il ne s&#8217;impose en tant qu&#8217;image télévisée. Là encore, on a eu  droit à deux séquences. Celle quand il était ministre des AE, pour pas longtemps compte tenu de ce que &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Abdelhadi Gadi</strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cela fait quelques années qu&rsquo;on s&rsquo;est habitué à le voir. Dans les meetings d&rsquo;abord, après sur les strapontins du parlement, avant qu&rsquo;il ne s&rsquo;impose en tant qu&rsquo;image télévisée. Là encore, on a eu<span class="Apple-converted-space">  </span>droit à deux séquences. Celle quand il était ministre des AE, pour pas longtemps compte tenu de ce que l&rsquo;on sait, puis, et surtout, quand il est devenu chef de gouvernement. Lui, c&rsquo;est, vous l&rsquo;auriez compris, Dr. Saad Eddine El Othmani. Le chef de gouvernement sortant. On ne va pas re- dessiner le profil. Pas besoin non plus de rebobiner le parcours. L&rsquo;officiel est sur la place publique. L&rsquo;officieux est chez les siens. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">En revanche, on a eu à découvrir El Othmani. D&rsquo;abord, quand il fallait débloquer le blocage tissé par son prédécesseur Benkirane, ensuite par le truchement de la gestion de l&rsquo;après. Or, au cours de cette séquence l&rsquo;observateur a eu comme l&rsquo;impression que le patron du parti de la Lampe n&rsquo;était pas considéré comme majeur. Sinon comment expliquer la présence de Me Ramid qui se tenait comme son ombre<span class="Apple-converted-space">  </span>dans toutes les photos. Là encore, pas besoin d&rsquo;aller chercher des explications. C&rsquo;est, vraisemblablement, dans l&rsquo;ADN de la tribu: il faut un témoin oculaire qui entend tout. Avec Benkirane, c&rsquo;était un peu à distance, par feu l&rsquo;omniprésent Abdellah Baha. Deux âmes sœurs, selon leur entourage<span class="Apple-converted-space">  </span>!</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Abdelilah Benkirane, qui avait driblé El Othmani à un moment donné, aurait aimé jouer le même rôle, voire se vêtir en maître de céans. Sauf que Dr. Saad Eddine, entouré des jeunes loups, a voulu, lui, jouer sa « majorité » du mâture et vacciné.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1"> Les dernières années nous ont révélé, plus ou moins, la nature des jeux et des enjeux. Surtout dans la maison lampiste. A y voir de plus près, le SG du PJD aurait eu plus de mal à gérer les siens qu&rsquo;autres parties externes. Il mimera toujours son ancien patron en simulant être gêné par des forces occultes qu&rsquo;il ne nommera jamais. Plutôt recevable puisqu&rsquo;elles n&rsquo;existent que dans sa tête.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">El Othmani ne le dira jamais. Ses co-partisans non plus. Motus et bouche cousue. Rien d&rsquo;anormal. La tribu est ainsi faite. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Maintenant qu&rsquo;on s&rsquo;approche de la fin du mandat, on avait la faiblesse de croire qu&rsquo;il changera, ne serait-ce qu&rsquo;un peu, de registre. Désillusion ! Rien. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pire encore, il ressort un discours qu&rsquo;on a cru mort et enterré. Il dit, sans hésiter, que son parti serait dans le viseur du ministère de l&rsquo;intérieur, qu&rsquo;on voudrait l&rsquo;affaiblir, qu&rsquo;on serait même tenté de l&rsquo;anéantir. Une manière comme nulle autre pour quémander la compassion, greffée à l&rsquo;indulgence, des électeurs.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">D&rsquo;autre part, lui et les siens sortent la grosse surprise. La cerise du gâteau de fin mandat. Les Marocains qui croyaient qu&rsquo;il y avait une frontière infranchissable, voire un clivage indiscutable,<span class="Apple-converted-space">  </span>entre le PJD et le PAM se sont trompés. Sur<span class="Apple-converted-space">  </span>toute la ligne. En tablant sur une coordination à approfondir, les deux formations ont paraphé un MoU, plutôt mou ! </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour calmer la colère de certains des siens, le chef de file des islamistes Marocains dira, à qui veut l&rsquo;entendre, qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit nullement d&rsquo;une alliance, mais d&rsquo;entente sur le principe de la coordination. De quoi refroidir les ardeurs du patron du PAM qui n&rsquo;a eu de cesse, depuis sa prise du volant du parti du tracteur, de faire des appels du pied aux Lampistes.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Pour renvoyer la balle au fond du court, Abdellatif Ouahbi, parce que c&rsquo;est de lui qu&rsquo;il s&rsquo;agit, avancera que sa formation reste ouverte à tout le landerneau politique sans exclusivité.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Que comprendre ? Attendre que les idées des uns et des autres soient un peu moins floues. Il n&rsquo;y a pas de devin dans la classe. A moins de la jouer politique-fiction adossée à la gymnastique des probabilités !</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">El Othmani, qui déclare avoir la conscience tranquille, nous réserve bien des surprises. Tout comme tous les autres acteurs de la scène politique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>QUAND LE PJD REDÉCOUVRE LA THÉORIE DU « COMPLOT »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/24461</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2020 11:57:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[désaffection]]></category>
		<category><![CDATA[PJD]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
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					<description><![CDATA[« Il faut arrêter de viser les partis politiques, sinon personne ne se présentera aux élections », a averti le député islamiste Abdellah Bouanou, lors d’un colloque organisé samedi 29 août à Rabat, par la Jeunesse PJD, sous le thème « le Climat politique national en perspective des échéances électorales de 2021 ». Cette déclaration délibérément victimaire, puisant dans &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">« Il faut arrêter de viser les partis politiques, sinon personne ne se présentera aux élections », a averti le député islamiste Abdellah Bouanou, lors d’un colloque organisé samedi 29 août à Rabat, par la Jeunesse PJD, sous le thème « le Climat politique national en perspective des échéances électorales de 2021 ». </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cette déclaration délibérément victimaire, puisant dans le lexique éculé du « conspirationnisme », autant que la célèbre formule des « lutins et crocodiles » servie par l’ex-chef du PJD et du gouvernement, Abdelilah Benkirane, ne convainc plus personne. Au contraire, elle risque de produire l’effet inverse en aggravant le sentiment de « désaffection » qui constitue un sujet de préoccupation majeur à l’orée de 2021, année de toutes les élections (législatives, communales, régionales, etc). </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Décryptons: si les partis politiques n’ont pu se hisser à la hauteur de leur rôle constitutionnel, soit l’encadrement et l’accompagnement des revendications du citoyen, c’est parce qu’ils étaient visés! </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Par qui, alors? </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">M. Bouanou place les médias dans son collimateur, leur reprochant d’inculquer au citoyen le sentiment que « les partis politiques ne font rien », voire « ne servent à rien »!! Il en veut pour exemple et preuve quelques couvertures médiatiques où des confrères épinglent les ministres « qui travaillent » et les autres qui « traînent les pieds »! </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Autrement dit, les ministres issus d’autres partis que le PJD jouissent d’un traitement de faveur, au détriment de ceux de la Lampe!!</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">M. Bouanou oublie à l’insu de son gré que c’est son parti qui conduit la majorité et qu’à ce titre, il a des comptes à rendre au nom de toute la coalition gouvernementale. </span></p>
<p class="p1"><strong><span class="s1">Reddition des comptes, pas un slogan, une obligation</span></strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Voici le coeur du problème. Après sa longue tirade sur les médias, vecteur présumé du conspirationniste contre les partis, le PJD en particulier, voilà M. Bouanou se dédire et toucher du doigt l&rsquo;une des causes principales de la désaffection populaire à l’égard de « la chose politique ». « Les prochaines échéances électorales posent de nombreux défis, à leur tête l&rsquo;achat des voix », pointe-t-il. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Rien que ça? </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Qu’en est-il du bilan décennal terne du PJD à la tête du gouvernement, qui s’est démarqué par une politique sévèrement anti-sociale? </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Est-ce avec des slogans genre « armez-vous de patience! » arboré par M. El Othmani que vous entendez dissiper le malaise social rampant? </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Cause toujours, tu nous intéresses! </span></p>
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