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	<title>Parti du Progrès et du Socialisme &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Parti du Progrès et du Socialisme &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Le PPS : entre survie politique et illusion d’influence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 20:14:03 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Parti du Progrès et du Socialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI À l’approche des prochaines échéances électorales, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) tente d’occuper l’espace médiatique avec un discours social offensif. Mais derrière les communiqués bien calibrés et les sorties critiques de son secrétaire général, Nabil Benabdallah, une question s’impose : le PPS est-il encore un acteur central du jeu &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204693" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>À l’approche des prochaines échéances électorales, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) tente d’occuper l’espace médiatique avec un discours social offensif. Mais derrière les communiqués bien calibrés et les sorties critiques de son secrétaire général, Nabil Benabdallah, une question s’impose : le PPS est-il encore un acteur central du jeu politique ou simplement un parti en quête de survie ?</p>
<p>Une gauche institutionnelle en perte de vitesse.</p>
<p>Longtemps présenté comme une formation disciplinée, idéologiquement structurée et capable de compromis, le PPS a surtout démontré, ces dernières années, une capacité d’adaptation… parfois jusqu’à l’effacement.</p>
<p>Sa participation aux gouvernements dirigés par le Parti de la justice et du développement (PJD), sous Abdelilah Benkirane puis Saadeddine El Othmani, lui a offert des portefeuilles ministériels, mais au prix d’une dilution progressive de son identité politique.</p>
<p>Lorsque le PPS a quitté la majorité en 2019, il a tenté de se repositionner dans l’opposition. Mais ce retour tardif à la “pureté idéologique” a surtout donné l’impression d’un parti naviguant à vue, oscillant entre participation gouvernementale et posture critique.</p>
<p>Une direction stable… mais un plafond électoral bas.</p>
<p>Certes, le PPS ne connaît pas l’hémorragie interne d’autres formations de gauche comme l&rsquo;USFP. Il affiche une stabilité organisationnelle. Mais cette stabilité ressemble davantage à une gestion prudente du déclin qu’à une dynamique de reconquête.</p>
<p>Son poids électoral reste limité. Son ancrage territorial est circonscrit à quelques bastions. Son audience auprès des jeunes générations demeure faible. Dans un paysage dominé par des machines électorales puissantes comme le Rassemblement national des indépendants (RNI) ou le Parti authenticité et modernité (PAM), le PPS apparaît comme une formation d’appoint, utile dans les équilibres parlementaires, mais rarement décisive.</p>
<p>Une rhétorique sociale sans traduction populaire.</p>
<p>Le parti multiplie les critiques sur le pouvoir d’achat, les inégalités sociales, la santé publique ou l’éducation. Sur le papier, le discours est cohérent. Mais dans la réalité électorale marocaine, la cohérence idéologique ne suffit pas.</p>
<p>Le PPS peine à transformer ses prises de position en mobilisation populaire. Le fossé entre discours national et implantation locale reste béant.</p>
<p>Le risque majeur : l’insignifiance politique.</p>
<p>Le véritable danger pour le PPS n’est pas l’implosion interne. C’est l’insignifiance progressive.</p>
<p>Un parti qui critique sans peser.</p>
<p>Qui propose sans imposer.</p>
<p>Qui participe sans influencer réellement.</p>
<p>À quelques mois des élections, le PPS devra choisir : soit redevenir une force de proposition audacieuse, capable de rassembler la gauche autour d’un projet clair ; soit accepter son rôle de partenaire secondaire, convoité uniquement lorsque les majorités ont besoin de quelques sièges supplémentaires.</p>
<p>L’histoire politique ne récompense pas les formations qui se contentent d’exister. Elle consacre celles qui prennent des risques.</p>
<p>Le PPS est aujourd’hui face à ce dilemme.</p>
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		<item>
		<title>Le PPS à l’épreuve du réel : De la verticalité bureaucratique à l&#8217;urgence d&#8217;une refondation par la base</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/205480</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Feb 2026 12:18:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Parti du Progrès et du Socialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI ​I. Le Mirage du sommet : Une vitalité de façade ​À l’approche des prochaines échéances législatives, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) semble s’être enfermé dans un paradoxe saisissant. Entre la grandiloquence de sa communication centrale et la réalité d’un terrain de plus en plus déserté, une question s’impose : &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204693" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>​I. Le Mirage du sommet : Une vitalité de façade</p>
<p>​À l’approche des prochaines échéances législatives, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) semble s’être enfermé dans un paradoxe saisissant. Entre la grandiloquence de sa communication centrale et la réalité d’un terrain de plus en plus déserté, une question s’impose : quelle est la capacité réelle de l’héritage d&rsquo;Ali Yata à peser sur l’échiquier politique national ?</p>
<p>​Le siège national du parti, majestueusement implanté dans le quartier huppé, Hay Riad à Rabat, symbolise ce décalage. Si la proximité des centres de décision est un impératif administratif, l&rsquo;adresse tranche avec l&rsquo;ADN d&rsquo;une formation historiquement liée aux luttes populaires. Un parti de gauche ne se définit pas par son code postal ou l&rsquo;agilité de ses communiqués hebdomadaires, mais par la résonance de son discours au sein des classes qu&rsquo;il prétend représenter.</p>
<p>​II. En finir avec le fétichisme du centralisme démocratique.</p>
<p>​Il est temps de poser le diagnostic là où il fait mal : le PPS doit cesser de fonctionner exclusivement à partir de son sommet. Le « centralisme démocratique », autrefois outil de discipline militante, est devenu le paravent d&rsquo;une gestion bureaucratique et sclérosée.</p>
<p>● ​Assez du commandement d&rsquo;en haut : La politique ne peut plus être une série de directives descendantes.</p>
<p>● ​La fin de la « Parole Unique » : Les prises de position et les décisions prises dans les salons de Rabat, sans consultation réelle des sections locales, condamnent le parti à l&rsquo;isolement.</p>
<p>● ​L&rsquo;urgence de la décentralisation partisane : La gestion d&rsquo;un parti vivant doit s&rsquo;effectuer là où bat le pouls de la société : aux niveaux régional, provincial et communal.</p>
<p>​III. L’atrophie territoriale : Le diagnostic du terrain</p>
<p>​Le véritable talon d’Achille du PPS réside dans son effacement progressif des territoires. De Meknès à Guercif, le constat est sans appel : les structures locales sont atones. Absence de locaux permanents et raréfaction des cadres intermédiaires dessinent l’image d’un parti « hors-sol ».</p>
<p>​Un parti qui n’existe qu’au sommet, sans respiration à la base, se condamne à n’être qu’une structure verticale déconnectée. Les rares tournées provinciales de la direction ne sauraient remplacer une présence organique durable. Le pouvoir doit changer de camp : il est impératif de passer du pouvoir au sommet au pouvoir à la base.</p>
<p>​IV. Le Verdict des urnes : La sanction de l&rsquo;absence</p>
<p>​L’efficacité d’un discours politique ne trouve sa vérité qu’au moment crucial du dépouillement. L&rsquo;urne est un juge impitoyable qui ne comptabilise ni les passages télévisés, ni les likes sur les réseaux sociaux. Elle est l&rsquo;écho direct du militantisme de proximité.</p>
<p>La capacité à mobiliser l&rsquo;électeur est le fruit d&rsquo;un travail cumulatif. Lorsqu&rsquo;un parti déserte les quartiers et les douars durant tout un mandat, il se retrouve, le soir du scrutin, étranger à la sociologie du territoire. On ne récolte pas des voix avec des concepts abstraits, on les arrache par la confiance bâtie sur le terrain, jour après jour. Sans ce lien organique, le verdict des urnes sanctionnera inévitablement l&rsquo;absence.</p>
<p>​CONCLUSION : La croisée des chemins</p>
<p>​Le PPS conserve un capital symbolique indéniable, mais l&rsquo;illusion de la présence ne pourra plus masquer la réalité de l&rsquo;effacement. La crédibilité électorale ne se décrète pas d&rsquo;en haut, elle se construit du bas vers le haut.</p>
<p>​Pour redevenir une force structurante, le parti doit briser ses réflexes jacobins et redonner la parole et le pouvoir à ses militants de base. Sans cette révolution interne et un retour sans concession au militantisme de proximité, l’ambition affichée restera une posture, laissant le parti à la merci d&rsquo;un réveil brutal face à l&rsquo;épreuve du réel.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>PPS: entre grandeur morale et tentation opportuniste</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/205263</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2026 21:10:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Parti du Progrès et du Socialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI À mesure que s’approche l’échéance des élections législatives, un malaise profond s’installe dans l’opinion publique. Celui d’assister, une fois encore, à un vaste marché des candidatures où les convictions s’effacent devant les calculs. Le phénomène n’est certes pas nouveau. Mais il prend aujourd’hui une ampleur qui interroge sérieusement la cohérence et la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204693" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>À mesure que s’approche l’échéance des élections législatives, un malaise profond s’installe dans l’opinion publique. Celui d’assister, une fois encore, à un vaste marché des candidatures où les convictions s’effacent devant les calculs. Le phénomène n’est certes pas nouveau. Mais il prend aujourd’hui une ampleur qui interroge sérieusement la cohérence et la crédibilité de certaines formations politiques, au premier rang desquelles le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS).</p>
<p>Le spectacle du « jeu des quatre poteaux » est devenu banal. Des députés changent d’étiquette comme on change de veste. Hier estampillés Union socialiste des forces populaires (USFP) ou Parti authenticité et modernité (PAM), les voilà aujourd’hui candidats sous la bannière du PPS. Le principe idéologique, censé constituer l’ossature d’un parti politique, semble relégué au second plan. Ce qui importe désormais n’est plus l’adhésion à un projet de société, mais la capacité à garantir un siège.</p>
<p>Plus préoccupant encore est la stratégie attribuée à Mohamed Nabil Benabdellah, secrétaire général du PPS. L’objectif paraîtrait moins être la consolidation d’une ligne politique claire que la constitution d’un groupe parlementaire numériquement suffisant pour peser dans les négociations gouvernementales. Peu importe la provenance des candidats, pourvu qu’ils assurent un quota de sièges permettant de négocier quelques portefeuilles ministériels dans le futur exécutif, quelle qu’en soit la couleur politique — quitte à ce que le chef du gouvernement soit issu d’un courant idéologiquement opposé.</p>
<p>Une telle approche, si elle se confirme dans les faits, pose un problème éthique majeur. Elle revient à transformer le parti en simple instrument tactique, au détriment de ses militants historiques, de ses cadres formés dans la fidélité à une tradition progressiste, et de ses sympathisants qui continuent de croire que l’engagement politique est d’abord une affaire de convictions.</p>
<p>Sacrifier des militants au profit de personnalités parachutées, parfois issues de formations idéologiquement éloignées, fragilise la cohérence interne du parti. Cela nourrit également le cynisme ambiant : pourquoi croire encore aux programmes, aux discours, aux congrès, si l’essentiel se joue dans des tractations d’arrière-boutique ?</p>
<p>Pour mesurer l’ampleur du contraste, il suffit de revenir à l’histoire.</p>
<p>L’époque de la conviction : quand un seul député suffisait.</p>
<p>En 1977, attaché bec et ongles à ses convictions, le PPS ne récolte qu’un seul siège : celui de feu Ali Yata. Un seul député. Mais quelle stature !</p>
<p>Tout au long de sa mandature, Ali Yata demeure fidèle aux principes et valeurs progressistes du parti. À lui seul, il constituait un groupe parlementaire. Il était respecté par tous les locataires de la coupole parlementaire. Son poids ne venait pas du nombre, mais de la cohérence.</p>
<p>Il en fut de même lorsque Ismail Alaoui et Ali Yata étaient les deux seuls députés PPS. À eux deux, ils faisaient la pluie et le beau temps. À cette époque d’or, le parti de l’avant-garde s’en sortait parfaitement bien sur le plan de sa crédibilité.</p>
<p>La force ne résidait pas dans l’arithmétique, mais dans la constance idéologique. Le respect ne se négociait pas dans les coulisses ; il se gagnait par la fidélité aux principes.</p>
<p>Un parti peut survivre à la marginalité numérique. Il ne survit pas à la perte de son âme.</p>
<p>Le tournant PJD : l’alliance qui a brouillé les repères.</p>
<p>Le second moment décisif fut celui de l’alliance avec le Parti de la justice et du développement (PJD) sous la houlette d’Abdelilah Benkirane.</p>
<p>Lorsque le PPS s’est lancé dans les bras d’un parti islamique conservateur, les dégâts furent considérables. Une formation revendiquant l’héritage progressiste, laïque et moderniste s’alliant durablement avec une mouvance idéologiquement éloignée : pour beaucoup, la cohérence devenait illisible.</p>
<p>Certes, la participation gouvernementale peut se justifier au nom de la logique institutionnelle. Mais le coût politique fut terrible. Plus personne ne croyait réellement au discours progressiste du PPS lorsqu’il tentait ensuite de reconquérir sa virginité de parti de gauche.</p>
<p>La mémoire politique est tenace. On ne peut, sans conséquence, défendre un cap idéologique pendant des décennies, puis l’assouplir au gré des alliances, avant de prétendre revenir aux fondamentaux comme si rien ne s’était passé.</p>
<p>Entre héritage moral et tentation arithmétique.</p>
<p>Le contraste est saisissant.</p>
<p>Hier, un seul député suffisait à incarner une ligne politique respectée.<br />
Hier, deux députés pouvaient peser davantage que des groupes plus nombreux mais sans colonne vertébrale.<br />
Hier, la crédibilité était le capital principal du PPS.</p>
<p>Aujourd’hui, la tentation semble être celle du nombre : constituer coûte que coûte un groupe parlementaire, quitte à recycler des élus venus d’autres horizons, quitte à sacrifier une pléiade de militants et de cadres fidèles, quitte à diluer l’identité historique du parti.</p>
<p>La responsabilité première incombe à la direction. Un secrétaire général est comptable non seulement des résultats électoraux, mais aussi de la cohérence morale de son organisation. En privilégiant la quantité à la qualité, le calcul à la conviction, le court terme à la crédibilité, il prend le risque de compromettre durablement la confiance.</p>
<p>La question dépasse les personnes. Elle touche à la nature même de l’engagement politique :</p>
<p>Un parti est-il un simple véhicule électoral destiné à négocier des portefeuilles ministériels ?<br />
Ou demeure-t-il une école de pensée, un espace de fidélité aux principes et une matrice d’idées ?</p>
<p>L’histoire du PPS montre qu’il peut exister dignement dans l’adversité numérique. Elle montre aussi qu’il peut perdre en crédibilité lorsqu’il privilégie l’arithmétique parlementaire à la constance idéologique.</p>
<p>L’électeur marocain n’attend pas des combinaisons tactiques. Il attend de la cohérence. Il attend de la constance. Il attend que les formations politiques respectent leur propre histoire.</p>
<p>Le PPS est aujourd’hui à la croisée des chemins : renouer avec l’exigence morale qui faisait la force d’Ali Yata et d’Ismail Alaoui, ou persister dans une logique où le nombre supplante le sens.</p>
<p>Car en politique, on peut perdre des sièges et garder l’honneur.<br />
Mais lorsqu’on perd la crédibilité, il devient infiniment plus difficile de la reconquérir.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quelle culture pour un parti progressiste ? Le PPS face à l’épreuve du temps (neuf ans après)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/204610</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Feb 2026 14:42:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[Parti du Progrès et du Socialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Rappel contextuel À la veille du 10ᵉ congrès national du Parti du Progrès et du Socialisme, prévu du 11 au 13 mai 2018, j’avais soumis une contribution critique portant sur le document-plateforme consacré à la culture. Ce texte s’inscrivait dans un débat plus large, nourri par plusieurs prises de position d’intellectuels progressistes &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204204" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khoukhus6.jpeg" alt="" width="289" height="174" /><br />
Rappel contextuel</p>
<p>À la veille du 10ᵉ congrès national du Parti du Progrès et du Socialisme, prévu du 11 au 13 mai 2018, j’avais soumis une contribution critique portant sur le document-plateforme consacré à la culture. Ce texte s’inscrivait dans un débat plus large, nourri par plusieurs prises de position d’intellectuels progressistes publiées alors sur le portail du PPS, dans un contexte où le parti était appelé à redéfinir ses orientations idéologiques et politiques.</p>
<p>L’inquiétude exprimée à l’époque était claire : la conception de la culture proposée dans le document soumis au débat paraissait trop consensuelle, insuffisamment marquée idéologiquement, au point de risquer d’assimiler le PPS à une formation politique soucieuse de gérer le statu quo plutôt que de le contester. J’y plaidais pour une vision de la culture conçue comme vecteur de changement progressiste, levier d’émancipation sociale et instrument de lutte contre le conservatisme culturel.</p>
<p>Ce texte appelait également à dépasser les déclarations d’intention sur la pluralité culturelle marocaine — amazighe, arabe, islamique, hassanie, africaine, juive et andalouse — pour en faire une réalité vivante, productive et socialement transformatrice. Il insistait enfin sur l’urgence de reconquérir la jeunesse, notamment celle issue du monde rural et des périphéries urbaines, par des espaces de débat, de création et de confrontation d’idées, condition indispensable à toute révolution culturelle digne de ce nom.</p>
<p>Neuf ans plus tard, la relecture de cette contribution invite moins à la commémoration qu’à un examen critique de trajectoire.</p>
<p>La culture : un levier de transformation ou un consensus de façade ?</p>
<p>Déjà à l’époque, le document-plateforme du PPS consacrée à la culture donnait le sentiment d’une vision prudente, façonnée par la recherche du compromis plus que par l’affirmation d’un projet idéologique distinct. La référence à une stratégie nationale du développement culturel issue d’un consensus entre partis aux obédiences idéologiques différentes révélait une tendance préoccupante : celle de dépolitiser la culture.</p>
<p>Or, pour un parti de gauche, la culture ne peut être réduite à un secteur à administrer ni à un patrimoine à conserver. Elle constitue un champ de lutte symbolique, un espace où se confrontent visions du monde, rapports au pouvoir, conceptions de la liberté, de l’égalité et de la dignité humaine. Il n’existe pas de neutralité culturelle ; toute politique culturelle est porteuse d’un choix de société.</p>
<p>En s’alignant sur une approche consensuelle, le PPS prenait le risque de diluer sa singularité progressiste, au point de devenir indiscernable des formations conservatrices ou libérales sur un terrain pourtant décisif.</p>
<p>Pluralité culturelle : entre reconnaissance formelle et effectivité sociale</p>
<p>Le Maroc est riche d’une pluralité culturelle reconnue aujourd’hui tant dans les discours officiels que dans certains textes normatifs. Mais la reconnaissance symbolique ne saurait suffire. La question centrale demeure celle de la traduction concrète de cette diversité dans les politiques culturelles, les pratiques artistiques et l’accès équitable à la création.</p>
<p>Une culture progressiste ne folklorise pas les identités, ne les instrumentalise pas à des fins de consensus, mais les intègre comme forces vivantes de production culturelle et de débat critique. Sur ce terrain, le PPS n’a pas toujours réussi à dépasser le registre déclaratif pour proposer une vision audacieuse, capable de faire de la diversité culturelle un moteur d’émancipation sociale.</p>
<p>La jeunesse et les périphéries : un rendez-vous manqué</p>
<p>L’un des axes majeurs de la critique formulée il y a neuf ans concernait la jeunesse, particulièrement celle issue de l’exode rural et reléguée dans les périphéries urbaines. Ces espaces, marqués par la précarité et le déracinement, auraient dû constituer un terrain prioritaire d’action culturelle progressiste.</p>
<p>Faute de forums socio-culturels, de lieux de débat et d’initiatives durables, le vide a souvent été comblé par des discours simplistes, conservateurs ou radicalisés. La culture progressiste, autrefois portée par des intellectuels engagés et des militants de terrain, a reculé, laissant une partie de la jeunesse sans outils critiques pour comprendre et transformer sa réalité.</p>
<p>Une révolution culturelle toujours différée</p>
<p>Le Maroc a plus que jamais besoin d’une révolution culturelle capable de briser l’immobilisme des mentalités, de promouvoir l’égalité réelle des chances et de combattre le conservatisme qui nourrit les inégalités sociales. Une telle révolution ne peut être technocratique ni purement institutionnelle ; elle suppose un engagement politique clair, assumé et courageux.</p>
<p>Par son histoire et son héritage, le PPS disposait de la légitimité nécessaire pour incarner ce rôle d’avant-garde. Pourtant, au fil des années, il a semblé privilégier la prudence institutionnelle au détriment de l’audace idéologique, notamment sur le front culturel.</p>
<p>Neuf ans après : une interpellation toujours d’actualité</p>
<p>Relus aujourd’hui, les écrits produits à la veille du 10ᵉ congrès du PPS ne relèvent ni de la nostalgie ni de l’autojustification. Ils constituent une interpellation toujours valide : le PPS souhaite-t-il redevenir une force de proposition culturelle progressiste, porte-voix des intellectuels et des créateurs engagés, ou se contenter d’un rôle d’acteur politique parmi d’autres, sans rupture ni ambition transformatrice ?</p>
<p>La culture demeure un champ décisif du combat politique. L’abandonner au consensus mou ou aux forces conservatrices revient à renoncer à l’émancipation sociale qu’un parti progressiste est censé porter.</p>
<p>Si le PPS aspire réellement à renouer avec sa raison d’être historique, il lui faudra réhabiliter la culture comme espace de résistance, de création et de liberté, et assumer pleinement le conflit des idées sans lequel aucun progrès durable n’est possible.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PPS : un parti en perte de repères ?</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/198327</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 17:14:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
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		<category><![CDATA[Parti du Progrès et du Socialisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI &#160; &#160; Entre désaffection militante et crise d’identité, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) vit une phase d’érosion qui inquiète jusqu’à ses plus anciens compagnons. « Si on réunissait tous ceux qui ont quitté le PPS, nous serions la première force nationale en quantité et en qualité. » — Lotfi &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
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<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-197870" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/11/khouchkhouch-1-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Entre désaffection militante et crise d’identité, le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) vit une phase d’érosion qui inquiète jusqu’à ses plus anciens compagnons.</strong></p>
<p><strong>« Si on réunissait tous ceux qui ont quitté le PPS, nous serions la première force nationale en quantité et en qualité. » — Lotfi Akalay</strong></p>
<p><strong>Une hémorragie silencieuse mais persistante</strong></p>
<p><strong>La phrase de Lotfi Akalay, écrite il y a des années, résonne aujourd’hui avec une troublante actualité. Le Parti du Progrès et du Socialisme, héritier du mouvement communiste marocain, semble perdre, mois après mois, une part de son âme et de sa base militante.</strong></p>
<p><strong>Les départs se multiplient, souvent discrets, parfois bruyants, traduisant un malaise profond : un parti autrefois porteur d’idéal social et progressiste ne parvient plus à fédérer ni à inspirer les nouvelles générations.</strong></p>
<p><strong>Un parti en quête de sens</strong></p>
<p><strong>Depuis son repositionnement au centre-gauche, le PPS tente de concilier fidélité monarchique et engagement social. Une ligne équilibrée sur le papier, mais de plus en plus difficile à tenir dans la pratique.</strong></p>
<p><strong>Les militants reprochent à la direction actuelle un manque de clarté idéologique et une stratégie politique confuse, tiraillée entre soutien au gouvernement et volonté de préserver une identité d’opposition constructive.</strong></p>
<p><strong>Résultat : un discours devenu peu audible dans un paysage politique dominé par le pragmatisme et la communication populiste.</strong></p>
<p><strong>La déconnexion avec les jeunes et la société civile</strong></p>
<p><strong>Le renouvellement des élites internes demeure le principal défi. Les jeunes adhérents, souvent pleins d’énergie et d’idées, se heurtent à des structures figées, dominées par des figures installées depuis des décennies.</strong></p>
<p><strong>Cette fermeture relative a contribué à affaiblir le lien organique entre le parti et la société marocaine, notamment les classes populaires et les acteurs associatifs qui étaient jadis sa principale force.</strong></p>
<p><strong>Loyauté ou effacement ?</strong></p>
<p><strong>Le PPS a longtemps incarné la gauche réformatrice, loyale et responsable. Mais cette posture, qui lui a valu respect et crédibilité, semble aujourd’hui se retourner contre lui.</strong></p>
<p><strong>Sa loyauté constante envers les institutions est désormais perçue, à tort ou à raison, comme un effacement politique, voire un renoncement à la critique.</strong></p>
<p><strong>Dans un contexte où la confrontation politique attire davantage l’attention médiatique, le PPS paraît en retrait, presque invisible.</strong></p>
<p><strong>Refonder ou disparaître</strong></p>
<p><strong>Face à ce constat, deux options s’imposent : soit une refondation idéologique et organisationnelle courageuse, capable de rétablir la confiance des militants et de reconnecter le parti à la réalité sociale du Maroc d’aujourd’hui, soit la poursuite d’une lente érosion identitaire, jusqu’à devenir un simple vestige du passé glorieux de la gauche marocaine.</strong></p>
<p><strong>Le PPS, jadis creuset d’intellectuels et d’engagements sincères, se trouve donc à un tournant : celui où la mémoire ne suffit plus, et où l’action doit reprendre le relais.</strong></p>
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