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	<title>parolier &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>VIDÉO. IL FAUT SAUVER LE GRAND PAROLIER MAROCAIN OMAR TALBANI, AUTEUR DE L&#8217;IMMORTELLE « SOUK AL BACHARIA »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2020 12:19:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[malade]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce vendredi 12 juin 2020, le café matinal a un goût particulièrement amer. Une vidéo filmée et mise en ligne par un confrère donne à voir un homme méconnaissable, une mince silhouette affalée dans un lit modeste, la voix presqu’inaudible, les yeux perdus&#8230; il arrive à peine à prononcer des bribes de phrases entrecoupées de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Ce vendredi 12 juin 2020, le café matinal a un goût particulièrement amer. Une vidéo filmée et mise en ligne par un confrère donne à voir un homme méconnaissable, une mince silhouette affalée dans un lit modeste, la voix presqu’inaudible, les yeux perdus&#8230; il arrive à peine à prononcer des bribes de phrases entrecoupées de silences…<span class="Apple-converted-space">  </span>Atteint d’une insuffisance rénale, entre autres maladies chroniques, il doit, ô Sainte Ingratitude!, faire aussi face à l’indifférence des hommes, ceux-là mêmes qui se bousculaient par le passé devant son domicile, ex-Carrières centrales (Hay Mohammadi), pour s’arracher ses textes écrits avec la patine de l&rsquo;orfèvre et la précision de l&rsquo;horloger, portés par les valeurs qui ne sont malheureusement pas « cotées » en Bourse…</span></p>
<p>&nbsp;</p>
[c5ab_video c5_helper_title= » » c5_title= » » url= »https://youtu.be/QcWNKBQauBc » width= »800&Prime; height= »450&Prime; ]
<p>&nbsp;</p>
<p class="p1"><span class="s1">Mais qu’a-t-il fait pour affronter aujourd’hui seul la maladie, l’indifférence de la société qu’il a pourtant toujours portée dans son coeur, l’ingratitude de ceux qu’il a servis généreusement et dont les plus proches se contentent maintenant de lui « téléphoner » sans toutefois daigner lui rendre ne serait-ce que visite et s’enquérir de son état de santé? </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Qu’attendent les syndicats d’art pour porter assistance à l’auteur de l&rsquo;immortelle « Souk al Bacharia » (le Souk de l’humanité), qu’il a écrite et qui a valu à son interprète en ce mémorable août 1996 au Caire, le non moins grand Abdelouahab Doukkali, le Grand prix de la Chanson arabe? </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Qu’attend le nouveau jeune ministre de la Culture, Othman El Ferdaous, pour porter secours au « dernier Mohican » de la génération des pionniers de la scène lyrique marocaine?</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Abdelouhab Doukkali, Abdelhadi Belkhayat, Samira Said, Aziza Jalal, Mahmoud Al Idrissi… ont tous chanté ses paroles serties d’humanisme, de patriotisme… il a également côtoyé les plus grands compositeurs de sa génération, tels Hassan Kadmiri, Mohamed Benabdessalam, Abdellah Issami, Saïd Chraïbi, Abdenbi Jirari, Brahim Alami… </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">L’abandon auquel fait face le poète Omar Talbani est indigne des grands sacrifices qu&rsquo;il a consentis pour la scène lyrique nationale, il renvoie l’image de l’insoutenable légèreté d’une société devenue incroyablement amnésique, affreusement ingrate, où le futile est devenu « indispensable »; où la valeur de « l’artiste » n’est plus appréciée qu’au nombre de « vues » sur la centrifugeuse des réseaux sociaux; où le botox ou la coiffure des « people » sert désormais de baromètre de succès…</span></p>
<p>Il est temps, il était grand temps, de prendre soin des vrais artistes, à plus forte raison ceux qui ont porté au firmament la scène lyrique et artistique nationale.</p>
<p>À bon entendeur, salut!</p>
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