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	<title>palestine &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>palestine &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Les combats d’Edgar Morin : ce que les hommages ont dit (et ce qu’ils ont tu)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/213359</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Jun 2026 11:15:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Sous le Dôme des Invalides, la France a dit adieu à l’un de ses derniers grands penseurs. Mais derrière l’unanimité de façade, un silence présidentiel en dit long sur la mémoire sélective que l’on fait parfois aux « monstres sacrés ». Le 3 juin 2026, dans la cour du Dôme des Invalides, la République &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-212840" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/05/khoukhs-.jpeg" alt="" width="299" height="168" /></p>
<p><strong>Sous le Dôme des Invalides, la France a dit adieu à l’un de ses derniers grands penseurs. Mais derrière l’unanimité de façade, un silence présidentiel en dit long sur la mémoire sélective que l’on fait parfois aux « monstres sacrés ».</strong></p>
<p><strong>Le 3 juin 2026, dans la cour du Dôme des Invalides, la République rendait un hommage national à Edgar Morin, disparu cinq jours plus tôt à l’âge de 104 ans . Devant le cercueil surmonté du célèbre chapeau du sociologue, Emmanuel Macron a salué « un destin exceptionnel dans le siècle », « un humaniste planétaire » aux « combats de liberté, d’égalité, d’émancipation, de fraternité avec tous les peuples privés de leurs droits » .</strong></p>
<p><strong>Un discours sobre, solennel, à la hauteur du monument intellectuel que fut l’auteur de La Méthode. Mais pour ceux qui connaissaient l’homme dans toute sa complexité, un absent de taille a frappé les esprits : la cause palestinienne, combat viscéral d’Edgar Morin, fut curieusement omise par le chef de l’État.</strong></p>
<p><strong>L’intellectuel aux mille résistances</strong></p>
<p><strong>Les hommages, dans leur majorité, ont justement rappelé l’étendue des engagements moriniens. Il y eut d’abord le résistant : entré dans la clandestinité sous le pseudonyme de Morin en 1941, après avoir rejoint le Parti communiste. Puis le dissident : son exclusion du PCF et sa rupture avec le stalinisme, racontée dans Autocritique (1959), où il fit preuve d’une lucidité rare sur « ses propres aveuglements ». Il fut l’un des fondateurs du comité des intellectuels contre la guerre d’Algérie, apprenant à « penser contre les apparences, contre les écoles, parfois contre lui-même » .</strong></p>
<p><strong>Macron a longuement insisté sur cette capacité à ne jamais céder à « la vérité d’un seul camp ». L’écologie, l’idéal européen, la défense du droit international furent également salués par la présidence comme des marqueurs de son parcours .</strong></p>
<p><strong>Le cri silencieux pour la Palestine</strong></p>
<p><strong>Pourtant, un fil rouge traverse la vie tardive d’Edgar Morin, et tout particulièrement ses dernières années. L’Elysée a pourtant reconnu devant la presse qu’il fut « notamment un farouche défenseur de la cause palestinienne » . Mais dans l’éloge funèbre présidentiel aux Invalides, ce chapitre a été étrangement escamoté.</strong></p>
<p><strong>Ce silence contraste violemment avec l’intensité des actes du défunt. À peine deux mois avant sa disparition, alors que l’on fêtait ses 104 ans, Edgar Morin rédigeait un hommage vibrant à Leïla Shahid, la diplomate palestinienne décédée en mars 2026. Dans un texte déchirant lu à ses funérailles par Elias Sanbar, Morin écrivait : « Nous continuerons plus que jamais à témoigner, à souffrir, à lutter pour la Palestine, ta cause, qui est notre cause. […] Tu n’avais pas la haine des juifs » .</strong></p>
<p><strong>Un témoignage d’autant plus fort qu’il émanait d’un intellectuel juif, ancien résistant, hanté par la mémoire de la Shoah mais refusant que celle-ci serve de justification à l’injustice faite à un autre peuple. Pour Morin, il n’y avait pas de contradiction entre son identité de « Français juif » et son soutien aux Palestiniens ; c’était la continuité d’un même combat contre l’oppression.</strong></p>
<p><strong>L’opération de « chirurgie mémorielle »</strong></p>
<p><strong>Cette amnésie officielle n’a pas échappé aux observateurs. Sur le média en ligne <a href="https://www.blast-info.fr/articles/2026/edgar-morin-le-refus-de-lamnesie-face-a-la-palestine-xOScBVOPRQi3dAvQcnffWw">Blast</a>, on a dénoncé une véritable « chirurgie » : « On prélève ce qui peut servir, on retire ce qui dérange, on recoud proprement. La France vient d’opérer Edgar Morin. Le Juste, pour le pouvoir, n’est tolérable qu’une fois transformé en archive inoffensive » .</strong></p>
<p><strong>D’autres voix, à gauche, ont souligné le contraste. Si Jean-Luc Mélenchon a salué « l’antifasciste, résistant » rappelant son « engagement récent contre les violences à Gaza », le discours présidentiel a préféré évoquer la « pensée complexe » plutôt que de prendre le risque politique de citer la Palestine dans la cour des Invalides.</strong></p>
<p><strong>Le combat continue-t-il sans lui ?</strong></p>
<p><strong>Au soir de sa vie, alors que l’actualité géopolitique ravivait les plaies du Proche-Orient, Edgar Morin refusait l’amnésie. Ses obsèques, plus discrètes que l’hommage national, ont eu lieu dans l’intimité familiale, loin des projecteurs. Mais le débat qu’il laisse est brûlant : peut-on honorer un « humaniste planétaire » en gommant les aspérités de son humanisme ?</strong></p>
<p><strong>Macron a conclu son discours par un « Merci Edgar » . Un merci sincère, sans doute. Mais un merci édulcoré, où l’on n’a pas reconnu l’intellectuel en colère qui, encore à 104 ans, signait des hommages pour une Palestine blessée. Son véritable héritage ne réside pas seulement dans sa « pensée complexe », mais dans son refus obstiné de choisir entre les douleurs.</strong></p>
<p><strong>Hier, on a célébré le penseur. Le combattant, lui, aurait peut-être préféré qu’on parle moins de sa gloire et plus des oubliés de l’histoire. C’est ce silence-là, assourdissant sous le Dôme, qui reste en travers de la gorge.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les lundis de Khoukhchani. L’heure des choix pour Israël et ses dirigeants</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/209621</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 10:05:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[israel]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Depuis le 7 octobre 2025, le monde assiste, sidéré, à une déflagration de violence au Moyen-Orient. Ce qui a commencé par une guerre dévastatrice à Gaza s’est étendu à la Cisjordanie, au Liban, à la Syrie, au Yémen, et a failli embraser l’Iran. Si certains détails que l’on trouve sur les réseaux &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-207603" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg" alt="" width="768" height="432" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/03/khkh-768x432-1-390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /></p>
<p>Depuis le 7 octobre 2025, le monde assiste, sidéré, à une déflagration de violence au Moyen-Orient. Ce qui a commencé par une guerre dévastatrice à Gaza s’est étendu à la Cisjordanie, au Liban, à la Syrie, au Yémen, et a failli embraser l’Iran. Si certains détails que l’on trouve sur les réseaux sociaux relèvent de la rumeur ou de l’anticipation – comme l’attaque contre l’Iran le 28 février 2026 ou le bombardement précis de 170 écoliers, non confirmés par des sources indépendantes –, le constat de fond, lui, est accablant.</p>
<p>La politique menée par le gouvernement Netanyahu, soutenue par des figures comme Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, est devenue l’objet d’une réprobation internationale croissante. Ce n’est pas encore l’unanimité mondiale, mais un basculement est en marche : de l’Espagne à la Turquie, de la Pologne à la Corée du Sud, des voix s’élèvent pour qualifier les actions d’Israël de crimes de guerre, voire de génocide. La Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt. Les médias israéliens eux-mêmes évoquent un isolement sans précédent.</p>
<p>Une politique de pure force qui se retourne contre son auteur.</p>
<p>Benjamin Netanyahu semble croire que la violence sans limite peut garantir la sécurité d’Israël. Il se trompe. Bombarder Gaza jusqu’à raser des quartiers entiers, coloniser davantage la Cisjordanie, frapper le Liban sous prétexte de riposte, menacer l’Iran… Cette stratégie ne produit que trois résultats : des milliers de civils morts, une haine durable dans toute la région, et la transformation d’Israël en État paria aux yeux d’une grande partie de l’humanité.</p>
<p>Le « camp de la raison » – aux États-Unis, en Europe, mais aussi au sein de la société israélienne – s’effraie de cette dérive. Car ce n’est pas l’existence d’Israël qui est contestée par la majorité des acteurs internationaux, c’est la politique d’un gouvernement qui a fait de l’annexion, de l’expulsion et de la punition collective sa seule doctrine.</p>
<p>L’heure n’est pas à la « fin du sionisme », mais à la fin de l’impunité.</p>
<p>Certains slogans radicaux appellent à « mettre fin au sionisme ». Cette formule est ambiguë et contre-productive. Le sionisme, mouvement politique historique, a abouti à la création d’un État où vit un peuple juif souverain. Contester ce droit, c’est nier l’évidence. En revanche, mettre fin aux dérives de ce gouvernement particulier – à sa politique d’occupation, de colonisation, de blocus, de bombardements disproportionnés – est une nécessité urgente.</p>
<p>Netanyahu, Ben Gvir et Smotrich ne sont pas des figures abstraites. Ce sont des hommes politiques responsables, par leur action ou leur inaction, de destructions massives. Il est temps qu’ils soient poussés à la raison, non par une diabolisation globale d’Israël, mais par une pression internationale ferme et unie : sanctions ciblées, suspension des livraisons d’armes, reconnaissance accélérée de l’État de Palestine.</p>
<p>La seule issue crédible : deux États voisins, vivant en paix.</p>
<p>Rien ne justifie le terrorisme du Hamas, rien ne justifie les frappes aveugles de Tsahal. La spirale ne s’arrêtera que par un accord politique. La solution à deux États – Israël et la Palestine vivant côte à côte dans des frontières sûres et reconnues – reste la seule porte de sortie. Cela suppose :</p>
<p>● Un arrêt immédiat de la colonisation en Cisjordanie.<br />
● La levée du blocus sur Gaza.<br />
● Des négociations sérieuses sur Jérusalem, les réfugiés, et les frontières de 1967, avec des garanties internationales.<br />
● Une refonte profonde de la classe politique israélienne, remplaçant les provocateurs par des artisans de paix.</p>
<p>Appel aux dirigeants israéliens.</p>
<p>À Benjamin Netanyahu, Itamar Ben Gvir, Bezalel Smotrich, et à tous ceux qui les soutiennent :<br />
Vous n’apporterez pas la sécurité par la violence. Vous préparez au contraire une génération de Palestiniens et de Libanais qui ne rêvera que de vengeance. Le monde vous regarde, et beaucoup de vos alliés historiques commencent à se détourner.</p>
<p>Il n’est pas trop tard pour changer de cap. Cessez les bombardements. Libérez les otages. Reconnaissez le droit des Palestiniens à un État. Entamez des négociations de bonne foi.<br />
La force ne rend pas grand. La raison, si.</p>
<p>Le Moyen-Orient n’a pas besoin de nouveaux bouchers. Il a besoin d’hommes d’État. Aux Israéliens, aux Palestiniens, à tous les peuples de la région : la paix est possible, mais elle exige du courage, pas des missiles.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le CCG salue les efforts de SM le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods, en soutien à la cause palestinienne et à la protection de la Ville Sainte</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/206924</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Mar 2026 22:45:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
		<category><![CDATA[SM LE ROI MOHAMMED VI]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Secrétaire général du Conseil de coopération des États arabes du Golfe, Jassem Mohammed Al-Budaiwi, a salué, lors de la 8e Réunion ministérielle conjointe Maroc-CCG, les efforts soutenus et concrets de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L&#8217;assiste, Président du Comité Al-Qods, pour la défense de la Ville Sainte et la préservation de &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Le Secrétaire général du Conseil de coopération des États arabes du Golfe, Jassem Mohammed Al-Budaiwi, a salué, lors de la 8e Réunion ministérielle conjointe Maroc-CCG, les efforts soutenus et concrets de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L&rsquo;assiste, Président du Comité Al-Qods, pour la défense de la Ville Sainte et la préservation de son cachet civilisationnel et juridique.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Dans son allocution lors de cette réunion tenue jeudi en visioconférence, le Secrétaire général du CCG a loué le rôle historique et central de la diplomatie Royale ainsi que la présence active sur le terrain de l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, bras exécutif du Comité Al-Qods, qui poursuit, sous la sage conduite de Sa Majesté le Roi, la mise en œuvre de grands projets à caractère humain et social pour soutenir la résilience des Maqdessis sur leur terre face aux défis actuels.</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">M. Al-Budaiwi s&rsquo;est également félicité des efforts des pays du Conseil et du Maroc pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, réaffirmant le soutien à l&rsquo;ensemble des efforts internationaux visant à mettre un terme au conflit dans la bande et à promouvoir une paix juste et durable garantissant le droit du peuple palestinien à établir son État indépendant.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SM le Roi adresse un message au Président du Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien (Texte Intégral)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/199388</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 17:29:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
		<category><![CDATA[ROI MOHAMMED VI]]></category>
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					<description><![CDATA[Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé un message au Président du Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, M. Coly Seck, à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, célébrée, cette année, le 25 novembre. Voici le texte intégral du Message Royal : “Louange &#8230;]]></description>
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<div class="body single_act" data-actitle="SM le Roi adresse un message au Président du Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien (Texte Intégral)" data-acdossier="Activités Royales">
<p>Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé un message au Président du Comité des Nations Unies pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, M. Coly Seck, à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, célébrée, cette année, le 25 novembre.</p>
<p>Voici le texte intégral du Message Royal :</p>
<p><strong>“Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons.</strong></p>
<p><strong>Excellence, Monsieur Coly Seck, Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien,</strong></p>
<p><strong>Excellences, Mesdames, Messieurs,</strong><br />
A l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, il Me plait de vous adresser Mes remerciements et l’expression de Ma considération pour les efforts sincères et constants que vous déployez pour atteindre les nobles objectifs assignés à votre honorable Comité. En outre, Je salue vos bons offices à l’international pour soutenir le peuple palestinien frère, plaider sa Cause juste et faire valoir ses droits légitimes.</p>
<p>C’est aussi le moment pour Nous de vous assurer à nouveau de l’engagement ferme et constant du Royaume du Maroc en faveur de la question palestinienne, en contribuant de manière constructive et efficace aux efforts de recherche d’une Solution juste à cette question, considérée comme la clé de voûte pour instaurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient.</p>
<p><strong>Excellences, Mesdames, Messieurs,</strong></p>
<p>Tout au long des deux dernières années, le peuple palestinien a enduré les pires souffrances, bien au-delà de ce que n’importe quelle communauté humaine peut supporter : massacres, déplacements forcés et privation de nourriture dans la bande de Gaza, agressions et intimidations quotidiennes en Cisjordanie et à Al-Qods Oriental.</p>
<p>Par solidarité avec le peuple palestinien et en réaction à la catastrophe humanitaire qu’il a vécue, le Royaume du Maroc a pris l’initiative, à cinq occasions depuis octobre 2023, d’envoyer une aide humanitaire d’urgence vers la bande de Gaza, comprenant des denrées alimentaires, de l’eau, du matériel de secours, des médicaments et des fournitures médicales. La dernière opération en date a été la mise en place en deux temps d’un pont aérien pour le transport de près de 300 tonnes d’aides humanitaires marocaines et leur acheminement à la destination finale via une voie terrestre inédite.</p>
<p><strong>Excellences, Mesdames, Messieurs,</strong></p>
<p>Après la guerre dévastatrice de deux ans qui a ravagé Gaza, des efforts diplomatiques soutenus et intenses ont abouti à un accord de cessez-le-feu que Nous espérons voir pleinement mis en œuvre dans toutes ses phases. Ainsi, il sera possible de stopper la machine à tuer et d’alléger la souffrance du peuple palestinien frère, en facilitant la fourniture fluide et en quantités suffisantes de l’aide humanitaire qui lui est destinée. Cela permettra aussi de lancer en urgence le processus de reconstruction et d’ouvrir in fine les perspectives d’un règlement politique juste et global de la question palestinienne.</p>
<p>Saluant cette évolution positive, Nous valorisons comme il se doit les efforts inlassables et l’implication personnelle de Son Excellence le Président Donald Trump, dont le rôle a été décisif pour atteindre cet objectif noble. De même, Nous apprécions à leur juste valeur les efforts acharnés menés, à cet effet, par tous les médiateurs.</p>
<p><strong>Excellences, Mesdames, Messieurs,</strong></p>
<p>Nous nous trouvons à un moment charnière, porteur d’espoir, dans la longue marche du peuple palestinien vers la liberté et l’indépendance. Il faut, dès lors, mettre à profit les opportunités et les possibilités qu’offre ce tournant décisif par une mobilisation régionale et internationale continue, afin d’assurer la mise en œuvre de tous les termes de l’accord.</p>
<p>A cet égard, le Royaume du Maroc, fidèle à son engagement en faveur de la paix, affirme qu’il est totalement disposé à contribuer activement à toutes les étapes et à tous les processus convenus dans ce cadre.</p>
<p>Dans ce contexte, tout effort international visant à instaurer une paix juste et durable doit, à Notre avis, être guidé par les fondamentaux suivants :</p>
<p>-Garantir l’unité de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, politiquement et administrativement, sous la supervision de l’Autorité nationale palestinienne, dans la perspective qu’ensemble, elles constituent une partie intégrante de l’Etat palestinien souhaité, avec Al-Qods Oriental pour capitale.</p>
<p>-Appuyer l’Autorité nationale palestinienne, sous la conduite de Mon frère Son Excellence le Président Mahmoud Abbas, et renforcer ses capacités politiques, administratives et financières.</p>
<p>-Soutenir l’économie palestinienne par la levée des obstacles à la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes.</p>
<p>-Encourager les efforts de réconciliation palestinienne pour assurer l’unité nationale sous l’égide de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP).</p>
<p>-Engager, selon un échéancier précis et bien défini et dans l’optique de la Solution à deux Etats, un processus de négociation sérieux entre les parties, dont le but ultime est d’établir un Etat palestinien souverain et viable sur les frontières du 4 juin 1967, avec Al-Qods Oriental pour capitale, vivant côte à côte avec l’Etat d’Israël, en paix et en sécurité.</p>
<p><strong>Excellences, Mesdames, Messieurs,</strong></p>
<p>Un règlement juste et durable de la question palestinienne n’est envisageable que si le sujet d’Al-Qods Acharif est traité avec sérieux et responsabilité, eu égard à la forte symbolique liée à la Ville Sainte et à son statut hautement sensible.</p>
<p>Conscient de cette dimension, en Notre qualité de Président du Comité Al-Qods, issu de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI), Nous poursuivons sans relâche les efforts visant à préserver le cachet civilisationnel authentique de la Ville Sainte d’Al-Qods, à protéger son statut juridique, à défendre la sacralité de ses Lieux Saints islamiques et chrétiens. Pour cela, Nous conjuguons travail diplomatique et actions de terrain à travers les projets sociaux réalisés par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif.</p>
<p>A ce propos, Nous tenons à exprimer Notre vive préoccupation face à la recrudescence des actes de provocation menés unilatéralement par la partie israélienne dans la ville d’Al-Qods et aux violations répétées de la mosquée sacrée d’Al-Aqsa. Il s’agit de dépassements graves dont les fâcheuses conséquences potentielles ont fait l’objet d’incessantes mises en garde de Notre part. En effet, ils contribuent à alimenter le discours de l’extrémisme et de la haine au détriment de la sagesse et de la modération. Ces agissements, s’ils persistent, menacent de nous entrainer dans la spirale d’un affrontement religieux qui pourrait, qu’à Dieu ne plaise, embraser la région toute entière.</p>
<p>Alors que l’attention du monde entier est focalisée sur les récents développements positifs survenus à Gaza, à la suite du cessez-le-feu, la Cisjordanie vit une réalité tout aussi tragique et périlleuse en raison de l’expansion des colonies et de l’intensification des attaques quotidiennes visant les Palestiniens et leurs biens, afin de déplacer les populations paisibles. Le but ultime est d’imposer une annexion de facto et de jure, au risque de saper le fondement matériel de la Solution à deux États.</p>
<p><strong>Excellences, Mesdames, Messieurs,</strong></p>
<p>A la faveur des reconnaissances internationales continues de l’Etat de Palestine, l’élan mondial croissant en faveur du droit des Palestiniens à établir un Etat indépendant dans le cadre de la Solution à deux Etats, renforce la dynamique enclenchée par l’Alliance globale pour la mise en œuvre de la Solution à deux États, à l’initiative conjointe du Royaume d’Arabie Saoudite et de la République Française. Il reflète aussi la conviction grandissante qu’il n’y a pas d’alternative à cette Solution et que tout nouvel atermoiement pour retarder sa mise en œuvre n’a plus lieu d’être.</p>
<p>En signe d’adhésion et de soutien à cette dynamique, et en partenariat avec le Royaume des Pays-Bas, le Royaume du Maroc a accueilli, en mai 2025, la cinquième réunion de l’Alliance globale pour la mise en œuvre de la Solution à deux États.</p>
<p>La Solution à deux États est donc devenue une exigence immédiate dictée par le réalisme politique. Dans le même temps, elle revêt une portée humanitaire et morale en vertu de laquelle justice doit être rendue à un peuple privé depuis des décennies de ses droits politiques légitimes et de sa dignité que garantissent pourtant toutes les lois divines et séculières.</p>
<p><strong>Excellences, Mesdames, Messieurs,</strong></p>
<p>Le Royaume du Maroc, fort de sa foi inébranlable dans la centralité et la justesse de la question palestinienne, mû par son attachement à l’option d’une paix juste et par la volonté de tirer parti de la dynamique vertueuse induite par l’accord de cessez-le-feu, réaffirme sa disposition à s’associer aux efforts internationaux destinés à réunir les conditions propices à la relance du processus de paix au Moyen Orient. Ces efforts doivent être déployés selon des normes claires et dans un horizon temporel raisonnable, loin de toute logique de gestion de crise. Le but ultime est d’instaurer un climat de sécurité, de stabilité et de prospérité pour tous les peuples de la région.</p>
<p>Pour conclure, en réitérant Mes sincères remerciements aux membres de l’honorable Comité onusien, Je les exhorte à poursuivre leurs efforts louables pour mobiliser le soutien international en faveur des droits inaliénables du peuple palestinien, dans le cadre d’une vision fondée sur la participation constructive à l’instauration d’une paix juste et durable, sur la base de la Solution à deux Etats.</p>
<p>Que Dieu guide vos pas et vous accorde plein succès dans votre entreprise.</p>
<p>Wassalamou alaykoum warahmatou Allah wabarakatouh”.</p>
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		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz Daouda. Reconnaissance de l&#8217;Etat de Palestine : Le réveil tardif de l&#8217;Occident</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/194809</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 11:08:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[état]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
		<category><![CDATA[reconnaissance]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Aziz DAOUDA  La décision, cette semaine, de plusieurs puissances occidentales de reconnaître l’État palestinien aurait pu être saluée comme un moment fondateur de l’histoire contemporaine. Coordonnée, annoncée presque à l’unisson, elle semble vouloir marquer un jalon décisif dans un conflit qui déchire le Moyen-Orient depuis plus de sept décennies. Pourtant, entre portée symbolique et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Aziz DAOUDA </strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-193696" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/09/daoudius.jpg" alt="" width="370" height="260" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/09/daoudius.jpg 370w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/09/daoudius-300x211.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 370px) 100vw, 370px" /></p>
<p><strong><span class="uk-text-lead blu-article-lead">La décision, cette semaine, de plusieurs puissances occidentales de reconnaître l’État palestinien aurait pu être saluée comme un moment fondateur de l’histoire contemporaine</span>. Coordonnée, annoncée presque à l’unisson, elle semble vouloir marquer un jalon décisif dans un conflit qui déchire le Moyen-Orient depuis plus de sept décennies. Pourtant, entre portée symbolique et impuissance concrète, ce geste soulève un dilemme : s’agit-il d’un acte qui marque l’Histoire, ou d’une occasion manquée par son caractère tardif ? Une reconnaissance longtemps attendue et surtout différée pour moult motifs plus ou moins compréhensibles.</strong></p>
<p><strong>Depuis la proclamation de l’État de Palestine par l’OLP en 1988 sur instance des pays arabes les plus avertis avec en tête le Maroc, marquant le passage d&rsquo;une lutte armée au bord du terrorisme à une entité fiable, un interlocuteur et partenaire politique, plus de 140 pays, essentiellement du Sud global, ont franchi le pas de la reconnaissance. Ce sont les puissances occidentales, et en particulier européennes, qui ont tardé à s’aligner. Or, leur poids politique, diplomatique et financier aurait pu, dans les années 1990 ou 2000, peser sur les négociations alors menées tambour battant et donner corps à la solution à deux États, portée par les Accords d’Oslo.</strong></p>
<p><strong>En choisissant d’agir aujourd’hui, dans un contexte où la perspective d’un État palestinien viable paraît plus lointaine que jamais, beaucoup de données ayant bougé sur le terrain, les puissances occidentales semblent reconnaître davantage la cause légitime d&rsquo;un peuple qu’elles ne la rendent effective. Les accords d&rsquo;Oslo ont été contournés et ne valent aujourd&rsquo;hui plus rien. Alors reste le poids du symbole de la reconnaissance.</strong></p>
<p><strong>Il serait toutefois réducteur de minimiser la portée de ce geste. Dans l’arène diplomatique, la reconnaissance officielle pourrait être une arme symbolique majeure : elle confèrerait une légitimité supplémentaire à la Palestine, renforcerait ses positions dans les instances internationales et créerait un précédent politique. Pour Israël, c’est un message clair : la patience de ses alliés traditionnels s’est peut-être érodée face à l’impasse du statu quo et à la poursuite des implantations des colonies notamment.</strong></p>
<p><strong>Mais hélas force est de constater qu&rsquo;il s&rsquo;agit aussi d&rsquo;une action qui révèle l’impuissance occidentale.</strong></p>
<p><strong>Au-delà du symbole, la réalité demeure crue : la reconnaissance ne change rien à la situation sur le terrain. Gaza reste assiégée, la Cisjordanie morcelée, et Jérusalem-Est sous tension permanente.</strong></p>
<p><strong>Sans mécanismes coercitifs, sans pressions économiques ou diplomatiques, ces annonces risquent de demeurer un signal moral plus qu’un instrument de transformation. En d’autres termes, l’Occident écrit une déclaration dans l’Histoire, mais sans véritable prise sur son cours alors que ce sont les décisions de ce même occident qui sont à l&rsquo;origine de la situation plus que dramatique dans la région.</strong></p>
<p><strong>Alors de quoi parlerons-nous après que le temps aura fait ses effets. L&rsquo;occident aurait-il Marqué ou manqué l’Histoire ?</strong></p>
<p><strong>La reconnaissance de l’État palestinien par ces puissances occidentales restera tout de même une étape diplomatique importante, mais également révélatrice d’un paradoxe : elle arrive au moment où la solution qu’elle devait consacrer semble plus éloignée que jamais. Marquer l’Histoire, c’est agir quand l’action peut changer le destin des peuples. La manquer, c’est se contenter de constater, trop tard, ce que l’Histoire a déjà décidé.</strong></p>
<p><strong>L’ambiguïté est là: il s&rsquo;agit d&rsquo;un geste lourd de symboles mais faible en effets concrets, et surtout, un rendez-vous probablement trop tardif pour avoir la portée historique qu’il aurait eue deux ou trois décennies plus tôt.</strong></p>
<p><strong>Reste alors à s&rsquo;adresser aux palestiniens eux-mêmes: Les 36 milles factions guerrières acquises à des causes et des idéologies peu recommandables devraient cesser leur jeu néfaste et tous et toutes devraient s&rsquo;aligner autour d&rsquo;une ligne intelligente et réalisable. Les palestiniens devraient saisir l&rsquo;occasion avec pragmatisme et surtout indépendance dans leur façon de comprendre, de voir et d&rsquo;agir. C&rsquo;est peut-être là la condition pour que ces reconnaissances puissent peser sur le cours de l&rsquo;histoire.</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Devant l’ONU, le président Macron a acté officiellement la reconnaissance de la Palestine par la France [Vidéo]</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/194288</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 23:01:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[Ce lundi 22 septembre 2025, Emmanuel Macron a reconnu l’Etat de Palestine. Depuis la 80e Assemblée générale de l’Onu, à New York, le président français a officialisé la décision faisant de la France le 146e pays à reconnaître la Palestine comme un État. &#160; I declare that today, France recognizes the State of Palestine. pic.twitter.com/8kg6xukuO0 &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Ce lundi 22 septembre 2025, Emmanuel Macron a reconnu l’Etat de Palestine</span><span style="font-weight: 400;">. Depuis la 80e Assemblée générale de l’Onu, à New York, le président français a officialisé la décision faisant de la France le 146</span><span style="font-weight: 400;">e</span><span style="font-weight: 400;"> pays à reconnaître la Palestine comme un État.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="en">I declare that today, France recognizes the State of Palestine. <a href="https://t.co/8kg6xukuO0">pic.twitter.com/8kg6xukuO0</a></p>
<p>— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) <a href="https://twitter.com/EmmanuelMacron/status/1970237707336192210?ref_src=twsrc%5Etfw">September 22, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>“Nous ne pouvons plus attendre”</strong></p>
<p><b>« Le temps est venu de libérer les 48 otages détenus par le Hamas, d’arrêter la guerre, les bombardements à Gaza, les massacres et les populations en fuite. Le temps est venu car l’urgence est partout »</b><span style="font-weight: 400;">, a lancé Emmanuel Macron pour lancer son discours devant les Nations unies. </span><b>« Le temps de la paix est venu car nous sommes à quelques instants de ne plus pouvoir la saisir »</b><span style="font-weight: 400;">. Selon le président français : </span><b>« nous ne pouvons plus attendre »</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Devant l’Assemblée générale de l’Onu, il a déclaré que le droit, toujours, </span><b>« doit l’emporter sur la force »</b><span style="font-weight: 400;">. Selon le président, l’attachement </span><b>« à l’universel et à la paix »</b><span style="font-weight: 400;"> est l’héritage des siècles passés</span><b> « comme la condition du salut »</b><span style="font-weight: 400;">, affirmant ensuite sa volonté de voir la </span><b>« promesse initiale »</b><span style="font-weight: 400;"> des Nations unies, celle de deux États vivant côte à côte en paix et en sécurité, devenir </span><b>« réalité »</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Reconnaissance de l&#8217;Etat de Palestine, l&#8217;ONU toutes voiles dehors</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/194218</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 12:29:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Agence France-Presse La France et plusieurs autres pays doivent reconnaître lundi l&#8217;Etat de Palestine, tentant de mettre un peu plus la pression sur Israël à l&#8217;ouverture de la grand-messe annuelle de l&#8217;ONU à New York qui sera dominée par la guerre à Gaza. Cette reconnaissance à la portée essentiellement symbolique, prévue lors d&#8217;un sommet &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Agence France-Presse</strong></p>
<p>La France et plusieurs autres pays doivent reconnaître lundi l&rsquo;Etat de Palestine, tentant de mettre un peu plus la pression sur Israël à l&rsquo;ouverture de la grand-messe annuelle de l&rsquo;ONU à New York qui sera dominée par la guerre à Gaza.</p>
<p>Cette reconnaissance à la portée essentiellement symbolique, prévue lors d&rsquo;un sommet qu&rsquo;organisent la France et l&rsquo;Arabie saoudite sur l&rsquo;avenir de la solution à deux Etats, israélien et palestinien vivant côte à côte en paix et sécurité, est l&rsquo;aboutissement d&rsquo;un processus de plusieurs mois pour lequel Emmanuel Macron a bataillé ferme.</p>
<p>Il a permis l&rsquo;adoption par l&rsquo;écrasante majorité de l&rsquo;Assemblée générale de l&rsquo;ONU d&rsquo;un texte qui soutient un futur Etat palestinien, excluant sans équivoque le mouvement islamiste Hamas. Une condition exigée par de nombreux pays occidentaux.</p>
<p>Les Palestiniens « veulent une nation, ils veulent un Etat et nous ne devons pas les pousser vers le Hamas. Si nous ne leur offrons pas de perspective politique et une telle reconnaissance (&#8230;), ils seront coincés avec le Hamas comme unique solution », a justifié dimanche le président français dans l&rsquo;émission Face the Nation sur CBS.</p>
<p>« Si nous voulons isoler le Hamas, le processus de reconnaissance et le plan de paix qui l&rsquo;accompagne est une précondition », a-t-il ajouté.</p>
<p>Avant même cette réunion à l&rsquo;ONU, le Royaume-Uni, le Canada, l&rsquo;Australie et le Portugal ont formellement reconnu dimanche l&rsquo;Etat palestinien.</p>
<p>Cela porte désormais à au moins 145, sur 193 Etats membres de l&rsquo;ONU, le nombre de pays reconnaissant l&rsquo;Etat palestinien, selon les vérifications et le décompte de l&rsquo;AFP. Cela ne change pas le statut d&rsquo;observateur des Palestiniens à l&rsquo;ONU, dont l&rsquo;adhésion pleine et entière a été bloquée par les Etats-Unis.</p>
<p>Plusieurs autres pays devraient rejoindre le mouvement lundi avec, outre la France, Andorre, Belgique, Luxembourg, Malte et Saint-Marin, selon la présidence française.</p>
<p>Ces annonces interviennent alors que l&rsquo;armée israélienne a intensifié son offensive à Gaza, déclenchée par une attaque meurtrière du Hamas en 2023, et que la pression s&rsquo;accentue sur Israël face à la situation humanitaire désastreuse dans le territoire palestinien assiégé.</p>
<p><strong>Mahmoud Abbas privé de visa </strong></p>
<p>Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui doit s&rsquo;exprimer lundi au sommet par vidéo car privé de visa par les Etats-Unis, a salué les nouvelles reconnaissances comme « un pas important et nécessaire vers la concrétisation d&rsquo;une paix juste et durable ».</p>
<p>Mais certains diplomates craignent des représailles israéliennes.</p>
<p>Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répété dimanche qu&rsquo;il n&rsquo;y aura pas d&rsquo;Etat palestinien et menacé d&rsquo;étendre la colonisation en Cisjordanie, tandis que deux ministres israéliens d&rsquo;extrême droite, Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich, appelaient à l&rsquo;annexion de ce territoire palestinien occupé.</p>
<p>Mais « nous ne devons pas nous sentir intimidés par le risque de représailles, parce que, quoi que nous fassions, ces actions vont continuer », a insisté le secrétaire général de l&rsquo;ONU Antonio Guterres dans un entretien à l&rsquo;AFP, en référence à la guerre à Gaza et à « l&rsquo;annexion insidieuse de la Cisjordanie ».</p>
<p>Dans ce contexte, le discours de Benjamin Netanyahu à la tribune de l&rsquo;Assemblée générale de l&rsquo;ONU vendredi est très attendu, tout comme celui de Donald Trump mardi alors que les Etats-Unis, principal allié d&rsquo;Israël, se sont clairement opposés à ce processus de reconnaissance, ne jugeant pas l&rsquo;Autorité palestinienne comme un partenaire crédible pour la paix.</p>
<p>Le département d&rsquo;Etat a critiqué dimanche des annonces « pour la galerie », disant « privilégier une diplomatie sérieuse ».</p>
<p>Pour Max Rodenbeck, de l&rsquo;International Crisis Group, tout effort diplomatique pour soutenir les droits des Palestiniens est « bienvenu », mais sans « mesures concrètes » pour les accompagner, ces reconnaissances risquent de « distraire de la réalité, qui est l&rsquo;effacement accéléré de la vie des Palestiniens sur leur terre natale ».</p>
<p>L&rsquo;attaque du 7-Octobre 2023 contre Israël par le Hamas a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon des données officielles.</p>
<p>Selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas à Gaza, les représailles israéliennes ont coûté la vie à 65.062 Palestiniens, en majorité des civils, dans la bande de Gaza, où le Hamas a pris le pouvoir en 2007.</p>
<p>Si la guerre à Gaza risque d&rsquo;éclipser de nombreuses autres crises à travers le monde cette semaine à l&rsquo;ONU, quelques dossiers devraient quand même réussir à se faire une place, comme les négociations sur le nucléaire iranien, ou la guerre en Ukraine et les risques dans le reste de la région, avec dès lundi une réunion d&rsquo;urgence du Conseil de sécurité sur l&rsquo;incursion d&rsquo;avions russes dans l&rsquo;espace aérien de l&rsquo;Estonie.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Conflit israélo-palestinien, le double jeu d&#8217;Alger</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/193629</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 19:10:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[algérie]]></category>
		<category><![CDATA[israel]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[Alors qu’elle ne cesse de nous gonfler avec une rhétorique enflammée et mensongère contre ce qu’elle appelle « l’entité », et trompe l’opinion publique palestinienne avec son slogan démagogique « la solution c&#8217;est l&#8217;Etat palestinien et rien d&#8217;autre » (« مع فلسطين ظالمة او مظلومة », selon une expression de Houari Boumediene reprise souvent par Abdelmajid Tebboune »), &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><span class="x3jgonx">Alors qu’elle ne cesse de nous gonfler avec une rhétorique enflammée et mensongère contre ce qu’elle appelle « l’entité », et trompe l’opinion publique palestinienne avec son slogan démagogique « la solution c&rsquo;est l&rsquo;Etat palestinien et rien d&rsquo;autre » (« مع فلسطين ظالمة او مظلومة », selon une expression de Houari Boumediene reprise souvent par Abdelmajid Tebboune »), l’Algérie vote aujourd’hui une déclaration de l’Assemblée générale de l’ONU soutenant la « solution à deux États » et la création d’un État palestinien aux côtés d’Israël. </span></strong></p>
<p><strong>Hypocrisie, quand tu les tiens!</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f534.png" alt="🔴" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />L&rsquo;Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Déclaration de New York sur le règlement pacifique de la question de Palestine et la mise en œuvre de la solution à deux États</p>
<p>Pour : 142<br />
Contre : 10<br />
Abstentions : 12 <a href="https://t.co/0K7qya3ood">pic.twitter.com/0K7qya3ood</a></p>
<p>— ONU Info (@ONUinfo) <a href="https://twitter.com/ONUinfo/status/1966513759532319076?ref_src=twsrc%5Etfw">September 12, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Deux peuples, deux États : La voie de Léon XIV pour la paix au Moyen-Orient</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/193123</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2025 10:51:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[israel]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Pape Léon XIV]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=193123</guid>

					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO ★ Le 4 septembre 2025, un rendez-vous chargé de signification symbolique et politique s’est tenu au Vatican : le pape Léon XIV a reçu le président de l’État d’Israël, Isaac Herzog, à un moment de tensions dramatiques pour le Moyen-Orient. La visite, suivie d’entretiens avec le secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Marco BARATTO</strong> ★</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-190113" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/marcos.jpg" alt="" width="240" height="240" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/marcos.jpg 240w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/marcos-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /></p>
<p>Le 4 septembre 2025, un rendez-vous chargé de signification symbolique et politique s’est tenu au Vatican : le pape Léon XIV a reçu le président de l’État d’Israël, Isaac Herzog, à un moment de tensions dramatiques pour le Moyen-Orient. La visite, suivie d’entretiens avec le secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, et l’archevêque Paul R. Gallagher, s’inscrivait dans un contexte marqué par la persistance du conflit à Gaza, les violences en Cisjordanie et l’incertitude pesant sur l’avenir de la région.</p>
<p>Le communiqué de presse du Saint-Siège est sans ambiguïté : le Pape et ses collaborateurs ont souligné la nécessité urgente de reprendre les négociations, exprimant l’espoir de « la libération de tous les otages, d’un cessez-le-feu permanent, de l’entrée sûre de l’aide humanitaire et du plein respect du droit international humanitaire ». Mais le cœur du message du Vatican est la réaffirmation ferme de <strong>la solution à deux États comme « l’unique voie de sortie de la guerre en cours ».</strong></p>
<p><strong>Une position historique réaffirmée avec force </strong></p>
<p>Le Saint-Siège défend depuis longtemps cette position. Dès les années 1990, après les accords d’Oslo, le Vatican a soutenu l’idée d’une coexistence pacifique entre deux peuples, à travers la création de deux États indépendants et reconnus. Toutefois, dans le communiqué du 4 septembre, la formule n’apparaît pas comme une option parmi d’autres, mais comme<strong> la seule voie possible</strong>. C’est un ton nouveau et significatif : Léon XIV, dans la continuité de ses prédécesseurs, érige la vision de deux États en principe non négociable, la présentant comme l’unique horizon capable d’apporter paix et stabilité.</p>
<p>Dans une époque où les négociations sont paralysées et où le dialogue semble hors de portée, l’appel du Vatican prend une dimension prophétique : une invitation non seulement aux Israéliens et aux Palestiniens, mais aussi à la communauté internationale, à s’engager de manière active et courageuse.</p>
<p><strong>Gaza et Cisjordanie : les urgences à l’ordre du jour </strong></p>
<p>Les entretiens ont accordé une attention particulière à la « tragique situation à Gaza ». Depuis des mois, la bande est au cœur d’un conflit marqué par des milliers de victimes civiles, une destruction massive et une crise humanitaire sans précédent. Le Vatican insiste sur la nécessité de permettre à l’aide humanitaire d’atteindre la population sans entraves et réaffirme la primauté du droit humanitaire, trop souvent bafoué par la logique de guerre.</p>
<p>Le communiqué fait également référence à la Cisjordanie, où l’escalade des violences, les affrontements et les tensions liées aux colonies risquent de compromettre toute perspective de négociation future. La mention de Jérusalem met une nouvelle fois en lumière la profonde préoccupation du Saint-Siège pour une ville sainte pour les trois grandes religions monothéistes, mais toujours prise dans des disputes politiques et territoriales.</p>
<p>Depuis des décennies, le Vatican défend l’idée d’un statut international spécial pour Jérusalem, afin de garantir la protection des lieux saints et le respect de la diversité religieuse.</p>
<p><strong> Le rôle des communautés chrétiennes </strong></p>
<p>Un autre thème abordé lors des échanges concernait la situation des communautés chrétiennes en Israël, en Palestine et dans l’ensemble du Moyen-Orient. Le Saint-Siège souligne régulièrement l’importance historique et sociale des chrétiens dans la région : non seulement comme gardiens d’une tradition religieuse millénaire, mais aussi comme promoteurs de cohésion sociale, d’éducation et de développement humain. L’avenir des chrétiens au Moyen-Orient demeure incertain, menacé par les pressions politiques, l’émigration et les conflits. En mettant en avant leur importance, Léon XIV et ses collaborateurs réaffirment leur volonté de défendre ces communautés comme partie intégrante du tissu régional, capables d’apporter une contribution irremplaçable à la réconciliation.</p>
<p><strong>Une diplomatie de la paix</strong></p>
<p>Le message du Pape s’inscrit dans ce que l’on appelle souvent la « diplomatie de la paix » du Vatican, qui privilégie le dialogue, la médiation et le respect du droit international. Certes, le Saint-Siège ne dispose pas de moyens militaires ou politiques, mais son autorité morale reste influente. L’audience avec Herzog, tenue à un moment aussi critique, va donc bien au-delà de la courtoisie diplomatique : elle constitue une prise de position claire, appelant les deux peuples — et le monde entier — à une responsabilité partagée. L’appel à la communauté internationale n’est pas secondaire. Léon XIV sollicite un soutien extérieur pour faciliter le dialogue, conscient que, sans pressions ni garanties venues de l’extérieur, aucun progrès ne sera possible. Son invitation à prendre des « décisions courageuses » et à faire preuve de « disponibilité à la négociation » s’adresse autant aux dirigeants israéliens et palestiniens qu’aux grandes puissances mondiales : de l’ONU aux États-Unis, en passant par l’Union européenne et les pays arabes.</p>
<p><strong> Deux États comme unique solution</strong></p>
<p>Réaffirmer la solution des deux États comme « l’unique voie de sortie » revient à rejeter d’autres approches — annexions unilatérales, statu quo indéfini, solutions provisoires — considérées comme ni viables ni justes. Pour le Saint-Siège, la paix ne peut reposer sur l’imposition, mais uniquement sur la reconnaissance mutuelle des aspirations légitimes des deux peuples. Ce message est d’autant plus fort que l’opinion publique internationale est divisée et que certains acteurs considèrent la solution à deux États comme dépassée ou irréalisable. Léon XIV, lui, insiste : sans justice et sans réconciliation, il n’y aura pas de paix durable.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>L’audience du 4 septembre marque donc un moment important pour la diplomatie vaticane. Il ne s’agissait pas seulement d’une rencontre protocolaire avec le président d’Israël, mais d’une occasion de réaffirmer clairement et fermement la position de l’Église : deux peuples, deux États, comme seule issue au cycle de violence. Dans un Moyen-Orient ravagé par les conflits et les divisions, la voix de Léon XIV s’élève comme un appel à la conscience universelle : la paix est possible, mais elle exige du courage, une volonté politique et la reconnaissance de la dignité de chaque personne. L’histoire dira si cet appel sera entendu ou s’il restera, une fois encore, un avertissement ignoré.</p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">★Marco Baratto, essayiste italien, auteur du livre « Le défi de l’Islam en Italie »</span></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz Daouda. « Grand Israël » : Une menace pour la paix et la stabilité</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/192274</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2025 11:03:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[israel]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
		<category><![CDATA[palestine]]></category>
		<category><![CDATA[proche orient]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://lecollimateur.ma/?p=192274</guid>

					<description><![CDATA[Par: Aziz Daouda  Les dernières semaines ont été marquées par des déclarations pour le moins déconcertantes de certains dirigeants israéliens, ravivant le débat fondamental autour des frontières de l’État hébreu. Depuis sa création en 1948, suite à une décision onusienne, Israël n’a jamais défini officiellement et durablement ses frontières, une situation unique qui fragilise la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Aziz Daouda </strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-189681" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/azizdaouda.png" alt="" width="200" height="200" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/azizdaouda.png 200w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/azizdaouda-150x150.png 150w" sizes="auto, (max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p><span class="uk-text-lead blu-article-lead">Les dernières semaines ont été marquées par des déclarations pour le moins déconcertantes de certains dirigeants israéliens, ravivant le débat fondamental autour des frontières de l’État hébreu</span>. Depuis sa création en 1948, suite à une décision onusienne, Israël n’a jamais défini officiellement et durablement ses frontières, une situation unique qui fragilise la stabilité régionale ainsi que la crédibilité du droit international.</p>
<p>Cette absence de délimitation a des conséquences lourdes sur un climat déjà marqué par un profond manque de confiance, tant dans la région qu’au-delà. Cette situation est souvent exploitée par ceux qui n’ont de cesse de qualifier Israël de «cancer» dans la région.</p>
<p>Contrairement à la majorité des États, Israël n’a pas précisé ses frontières dans sa déclaration d’indépendance. Les lignes aujourd’hui reconnues internationalement sont celles de l’armistice de 1949, dites «ligne verte», mais elles ont été sans cesse modifiées par les guerres et les expansions territoriales, notamment après la guerre des Six Jours en 1967. Israël occupe depuis cette date la Cisjordanie, a annexé Jérusalem-Est et le plateau du Golan, tandis que la bande de Gaza, occupée puis évacuée en 2005, reste soumise à un strict contrôle. Après les récents développements consécutifs au 7 octobre et la réponse disproportionnée de l’État hébreu, le gouvernement en place ne cache plus sa volonté de procéder à une nouvelle annexion.</p>
<p>Ces déclarations récentes ravivent la tension, notamment par l&rsquo;évocation des « frontières bibliques ». Il n&rsquo;y a là qu&rsquo;une seule interprétation possible: l’annexion pure et simple de la Cisjordanie et menace directe pour les pays limitrophes.</p>
<p>Les propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, ceux du ministre Smotrich et d’autres membres de la coalition au pouvoir, témoignent d’une volonté de maintenir la confusion, notamment quand des voix ultranationalistes continuent de faire allusion à la notion de «Grand Israël». Ce concept, fondé sur des textes religieux, englobe des territoires bien au-delà des frontières internationalement admises, s’étendant potentiellement sur la Cisjordanie, voire sur des parties de la Jordanie, du Liban, de la Syrie et de l’Égypte.</p>
<p>Ceci est d’autant plus inquiétant que cette position n&rsquo;a en face que des dénonciations inefficaces ou inaudibles des pays arabes, affaiblis par des divisions répétitives et des contradictions dans les rangs palestiniens, fatigués par le sabotage de toutes les initiatives des deux côtés et ulcérés par l’interventionnisme à peine masqué de l&rsquo;Iran, qui a réussi à soudoyer une faction palestinienne affaiblissant la cause, sabordant toute possibilité de paix. Cette faction, tellement radicalisée, est devenue un allié objectif d&rsquo;Israël et est qualifiée de terroriste. Parallèlement, il y a inaction complice des occidentaux, qui ne condamnent que du bout des lèvres les diverses exactions. En substrat, une construction anachronique, une invention du XIXe siècle visant à masquer des siècles d&rsquo;antisémitisme chrétien, qu’il soit catholique, orthodoxe ou protestant : le judéo-christianisme. C&rsquo;est un amalgame étonnant servant à opposer la civilisation occidentale au reste du monde, et notamment au monde dit arabe. Par cet amalgame, voilà enterré tout au moins en apparence une haine qui a persisté depuis le premier martyr du christianisme Etienne, lapidé par les pharisiens. Une haine qui n&rsquo;a jamais cessé. Face à cet imbroglio, il n’y a rien d’autre que l’impuissance chronique de l’ONU.</p>
<p>La question du respect du droit international et de la définition des frontières d’Israël devrait poser un défi majeur aux puissances occidentales, et notamment aux États-Unis. Si l’ONU fut, historiquement, à l’origine de la création d&rsquo;Israël avec la résolution 181 de 1947, elle se révèle aujourd’hui impuissante face à l’expansion et à l’absence volontaire de délimitation des frontières du pays. La résolution 242, exigeant le retrait des territoires occupés en 1967, n’a jamais été appliquée, tout comme l’ensemble des résolutions impliquant l’État hébreu. Les États occidentaux, pourtant alliés d’Israël et détenteurs d’un pouvoir de pression, refusent jusqu’à présent de contraindre Israël à se conformer aux normes internationales, se limitant à des appels diplomatiques à la reprise des négociations et à la reconnaissance d’un État palestinien, notamment depuis le début de cet été. À cela, les dirigeants israéliens répondent par un refus catégorique et une imbrication entre antisémitisme et opposition ou critique de la politique d’un gouvernement. Pour le gouvernement actuel, il n’y a aucune marge de manœuvre: ou on accepte le diktat israélien, même quand il s’agit de transgressions du droit international et de déni des droits humains des Palestiniens, ou on est antisémite. On oublie simplement que les Palestiniens sont aussi des Sémites&#8230; Cela engendre des tensions déplorables aux conséquences fâcheuses pour de nombreux pays, aurait dit De Gaulle.</p>
<p>Ces derniers développements si non stoppés, vont sans doute accroître le risque pour la stabilité mondiale. Jusqu’à présent, la contestation des peuples de la région est contrôlée, voire interdite, mais jusqu’à quand ?</p>
<p>L’absence de frontières reconnues et la normalisation du recours à des narratifs religieux pour légitimer la possession de terres illégitimes, constituent une menace directe pour la stabilité régionale et mondiale. Oser évoquer le «Grand Israël», c’est légitimer des velléités expansionnistes, susciter la crainte chez les voisins et alimenter l’instabilité. Dans ses récentes interventions, le ministre israélien des Affaires étrangères n’hésite pas à présenter l’éventualité d’un État palestinien comme une menace existentielle pour Israël. Le gouvernement actuel ne veut pas d’un État palestinien, pourtant seule solution envisagée et logique pour la sécurité même d’Israël, alors que maintenir l’ambiguïté sur le tracé des territoires ne peut que perpétuer le conflit et empêcher toute perspective de paix durable.</p>
<p>Au-delà des considérations stratégiques et religieuses, il revient à la communauté internationale, et particulièrement aux Occidentaux, de prendre leurs responsabilités pour exiger enfin qu’Israël définisse ses frontières conformément au droit international, comme c’est le cas pour tout autre État. En dehors de cette perspective, toute solution politique au conflit israélo-palestinien restera lettre morte, avec le risque permanent d’un embrasement global.</p>
<p>Le peuple israélien doit également prendre ses responsabilités. Continuer à voter pour des illuminés ne constitue en rien une garantie de sécurité, mais davantage une menace pour l’avenir des enfants des deux camps, alors qu’une vie en paix est possible. Beaucoup d’Israéliens le savent et le crient de toutes leurs forces, mais leurs appels restent imperceptibles. C’est avec ceux-là qu’il faut construire la paix, et ils sont nombreux en Israël même et à travers le monde, notamment aux États-Unis.</p>
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