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	<title>paix &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>paix &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>Les dimanches d&#8217;Aziz Daouda. « Grand Israël » : Une menace pour la paix et la stabilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2025 11:03:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Aziz Daouda  Les dernières semaines ont été marquées par des déclarations pour le moins déconcertantes de certains dirigeants israéliens, ravivant le débat fondamental autour des frontières de l’État hébreu. Depuis sa création en 1948, suite à une décision onusienne, Israël n’a jamais défini officiellement et durablement ses frontières, une situation unique qui fragilise la &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Aziz Daouda </strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-189681" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/azizdaouda.png" alt="" width="200" height="200" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/azizdaouda.png 200w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/azizdaouda-150x150.png 150w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p><span class="uk-text-lead blu-article-lead">Les dernières semaines ont été marquées par des déclarations pour le moins déconcertantes de certains dirigeants israéliens, ravivant le débat fondamental autour des frontières de l’État hébreu</span>. Depuis sa création en 1948, suite à une décision onusienne, Israël n’a jamais défini officiellement et durablement ses frontières, une situation unique qui fragilise la stabilité régionale ainsi que la crédibilité du droit international.</p>
<p>Cette absence de délimitation a des conséquences lourdes sur un climat déjà marqué par un profond manque de confiance, tant dans la région qu’au-delà. Cette situation est souvent exploitée par ceux qui n’ont de cesse de qualifier Israël de «cancer» dans la région.</p>
<p>Contrairement à la majorité des États, Israël n’a pas précisé ses frontières dans sa déclaration d’indépendance. Les lignes aujourd’hui reconnues internationalement sont celles de l’armistice de 1949, dites «ligne verte», mais elles ont été sans cesse modifiées par les guerres et les expansions territoriales, notamment après la guerre des Six Jours en 1967. Israël occupe depuis cette date la Cisjordanie, a annexé Jérusalem-Est et le plateau du Golan, tandis que la bande de Gaza, occupée puis évacuée en 2005, reste soumise à un strict contrôle. Après les récents développements consécutifs au 7 octobre et la réponse disproportionnée de l’État hébreu, le gouvernement en place ne cache plus sa volonté de procéder à une nouvelle annexion.</p>
<p>Ces déclarations récentes ravivent la tension, notamment par l&rsquo;évocation des « frontières bibliques ». Il n&rsquo;y a là qu&rsquo;une seule interprétation possible: l’annexion pure et simple de la Cisjordanie et menace directe pour les pays limitrophes.</p>
<p>Les propos du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, ceux du ministre Smotrich et d’autres membres de la coalition au pouvoir, témoignent d’une volonté de maintenir la confusion, notamment quand des voix ultranationalistes continuent de faire allusion à la notion de «Grand Israël». Ce concept, fondé sur des textes religieux, englobe des territoires bien au-delà des frontières internationalement admises, s’étendant potentiellement sur la Cisjordanie, voire sur des parties de la Jordanie, du Liban, de la Syrie et de l’Égypte.</p>
<p>Ceci est d’autant plus inquiétant que cette position n&rsquo;a en face que des dénonciations inefficaces ou inaudibles des pays arabes, affaiblis par des divisions répétitives et des contradictions dans les rangs palestiniens, fatigués par le sabotage de toutes les initiatives des deux côtés et ulcérés par l’interventionnisme à peine masqué de l&rsquo;Iran, qui a réussi à soudoyer une faction palestinienne affaiblissant la cause, sabordant toute possibilité de paix. Cette faction, tellement radicalisée, est devenue un allié objectif d&rsquo;Israël et est qualifiée de terroriste. Parallèlement, il y a inaction complice des occidentaux, qui ne condamnent que du bout des lèvres les diverses exactions. En substrat, une construction anachronique, une invention du XIXe siècle visant à masquer des siècles d&rsquo;antisémitisme chrétien, qu’il soit catholique, orthodoxe ou protestant : le judéo-christianisme. C&rsquo;est un amalgame étonnant servant à opposer la civilisation occidentale au reste du monde, et notamment au monde dit arabe. Par cet amalgame, voilà enterré tout au moins en apparence une haine qui a persisté depuis le premier martyr du christianisme Etienne, lapidé par les pharisiens. Une haine qui n&rsquo;a jamais cessé. Face à cet imbroglio, il n’y a rien d’autre que l’impuissance chronique de l’ONU.</p>
<p>La question du respect du droit international et de la définition des frontières d’Israël devrait poser un défi majeur aux puissances occidentales, et notamment aux États-Unis. Si l’ONU fut, historiquement, à l’origine de la création d&rsquo;Israël avec la résolution 181 de 1947, elle se révèle aujourd’hui impuissante face à l’expansion et à l’absence volontaire de délimitation des frontières du pays. La résolution 242, exigeant le retrait des territoires occupés en 1967, n’a jamais été appliquée, tout comme l’ensemble des résolutions impliquant l’État hébreu. Les États occidentaux, pourtant alliés d’Israël et détenteurs d’un pouvoir de pression, refusent jusqu’à présent de contraindre Israël à se conformer aux normes internationales, se limitant à des appels diplomatiques à la reprise des négociations et à la reconnaissance d’un État palestinien, notamment depuis le début de cet été. À cela, les dirigeants israéliens répondent par un refus catégorique et une imbrication entre antisémitisme et opposition ou critique de la politique d’un gouvernement. Pour le gouvernement actuel, il n’y a aucune marge de manœuvre: ou on accepte le diktat israélien, même quand il s’agit de transgressions du droit international et de déni des droits humains des Palestiniens, ou on est antisémite. On oublie simplement que les Palestiniens sont aussi des Sémites&#8230; Cela engendre des tensions déplorables aux conséquences fâcheuses pour de nombreux pays, aurait dit De Gaulle.</p>
<p>Ces derniers développements si non stoppés, vont sans doute accroître le risque pour la stabilité mondiale. Jusqu’à présent, la contestation des peuples de la région est contrôlée, voire interdite, mais jusqu’à quand ?</p>
<p>L’absence de frontières reconnues et la normalisation du recours à des narratifs religieux pour légitimer la possession de terres illégitimes, constituent une menace directe pour la stabilité régionale et mondiale. Oser évoquer le «Grand Israël», c’est légitimer des velléités expansionnistes, susciter la crainte chez les voisins et alimenter l’instabilité. Dans ses récentes interventions, le ministre israélien des Affaires étrangères n’hésite pas à présenter l’éventualité d’un État palestinien comme une menace existentielle pour Israël. Le gouvernement actuel ne veut pas d’un État palestinien, pourtant seule solution envisagée et logique pour la sécurité même d’Israël, alors que maintenir l’ambiguïté sur le tracé des territoires ne peut que perpétuer le conflit et empêcher toute perspective de paix durable.</p>
<p>Au-delà des considérations stratégiques et religieuses, il revient à la communauté internationale, et particulièrement aux Occidentaux, de prendre leurs responsabilités pour exiger enfin qu’Israël définisse ses frontières conformément au droit international, comme c’est le cas pour tout autre État. En dehors de cette perspective, toute solution politique au conflit israélo-palestinien restera lettre morte, avec le risque permanent d’un embrasement global.</p>
<p>Le peuple israélien doit également prendre ses responsabilités. Continuer à voter pour des illuminés ne constitue en rien une garantie de sécurité, mais davantage une menace pour l’avenir des enfants des deux camps, alors qu’une vie en paix est possible. Beaucoup d’Israéliens le savent et le crient de toutes leurs forces, mais leurs appels restent imperceptibles. C’est avec ceux-là qu’il faut construire la paix, et ils sont nombreux en Israël même et à travers le monde, notamment aux États-Unis.</p>
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		<title>Entretien de M. Bourita avec le SG adjoint de l&#8217;ONU aux Opérations de Paix (images)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/137001</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 18:56:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[maroc]]></category>
		<category><![CDATA[ONU]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, s’est entretenu, mercredi à Rabat, avec le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux Opérations de paix de l&#8217;ONU, Jean-Pierre Lacroix, du renforcement de la coopération entre le Maroc et l’ONU sur les questions liées à l’avenir du &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, s’est entretenu, mercredi à Rabat, avec le secrétaire général adjoint des Nations Unies aux Opérations de paix de l&rsquo;ONU, Jean-Pierre Lacroix, du renforcement de la coopération entre le Maroc et l’ONU sur les questions liées à l’avenir du maintien de la paix à la lumière des mutations géopolitiques mondiales.</p>
<p>A cette occasion, M. Lacroix, qui effectue sa première visite officielle au Maroc, a tenu à exprimer ses vifs remerciements au Royaume pour son engagement de longue date et sa longue contribution aux opérations de maintien de la paix de l’ONU depuis son indépendance.</p>
<p>&nbsp;</p>

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<p>&nbsp;</p>
<p>Le diplomate onusien a loué les efforts inlassables déployés par les Forces Armées Royales, conformément aux Très Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, servant sous la bannière des Nations Unies, dans le cadre des missions de maintien de la paix qu&rsquo;ils mènent avec abnégation, dévouement et engagement dans les différents théâtres en Afrique, notamment.</p>
<p>Il s’est également félicité du rôle du Maroc hautement apprécié par les Nations Unies dans tous les processus de négociation concernant la réforme de l’architecture du maintien de la paix initiée par le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.</p>
<p>« La contribution et le soutien du Maroc aux opérations de maintien de la paix est fondamental pour nous », a souligné M. Lacroix dans une déclaration à la presse au terme de ces entretiens, relevant que le Royaume est l&rsquo;un des partenaires « les plus solides » du maintien de la paix, notamment pour son apport et son appui constants aux initiatives prises pour favoriser le maintien de la paix et offrir des réponses adaptées aux crises en évolution.</p>
<p>La contribution « exceptionnelle » du Maroc aux opérations de maintien de la paix a un prix, a ajouté le responsable onusien qui a tenu à rendre hommage, lors de son entretien avec M. Bourita, aux 60 Marocains qui ont fait le sacrifice suprême au service de l’ONU.</p>
<p>« Nous regardons vers l’avenir avec le Maroc », a-t-il fait observer, soulignant les défis actuels auxquels l’ONU fait face dans ses opérations de maintien de la paix.</p>
<p>Dans ce sens, M. Lacroix a affirmé qu’ »il nous appartient ensemble de répondre à ces défis », se disant très confiant que la contribution marocaine à ces efforts sera extrêmement importante et déterminante.</p>
<p>Pour sa part, M. Bourita a réitéré, lors de cet entretien, l’appui ferme et résolu du Royaume, conformément aux Très Hautes Instructions Royales, aux différentes initiatives portées par le Secrétaire Général de l’ONU depuis 2017, notamment l’Initiative de l’Action pour le Maintien de la Paix de l’ONU « A4P », visant à permettre à l’ONU d’être au diapason des défis multidimensionnels auxquels font face les opérations de maintien de la paix aujourd’hui.</p>
<p>Compte tenu des mutations géopolitiques que connaît le monde, les Opérations de Maintien de la Paix de l’ONU qui célèbrent leurs 75ème anniversaire nécessitent une approche nouvelle holistique et opérationnelle en phase avec la réalité sur le terrain et une approche inclusive impliquant tous les intervenants, pour favoriser des solutions politiques réalistes et pérennes, a-t-il affirmé. Le ministre a, à cette occasion, exprimé le plein appui du Royaume au Sommet pour l’Avenir prévu lors de la 79ème session de l’Assemblée Générale en 2024, avec l’espoir qu’il débouche sur une vision nouvelle avec des objectifs précis pour le renforcement du multilatéralisme et la revue globale de l’architecture du maintien de la paix.</p>
<p>Il a également rappelé les engagements pris par le Maroc suite au lancement de son Plan d’Action « Femmes, Paix et Sécurité », mais également des initiatives qu’il a portées au sein des Nations Unies, notamment dans le cadre de la lutte contre les discours de haine et de la mésinformation contre les Casques bleus des Nations Unies.</p>
<p>A rappeler que le Maroc est classé parmi les dix premiers pays dans le monde qui contribuent aux opérations de maintien de la paix de l’ONU. Il déploie actuellement 1.724 casques bleus en République Centrafricaine, en République Démocratique du Congo et au Sud-Soudan.</p>
<p>Le Royaume préside depuis de nombreuses années le groupe de coordination du Mouvement des Non-Alignés sur le maintien de la paix de l’ONU à New York. Il a été également initiateur de la création d&rsquo;un groupe d’États affinitaires sur les questions de lutte contre les discours de haine et de mésinformation contre les Casques bleus.</p>
<p>Ont pris part à cet entretien le Conseiller militaire de l’ONU, le Général Birame Diop et le Conseiller civil du Secrétaire général de l&rsquo;ONU, Gueladio Ba, ainsi que le Directeur des Nations Unies et des Organisations Internationales au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Redouane Houssaini.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>SÉNÉGAL: DIALOGUE, RESPECT, CONCORDE ET PAIX (Par AMADOU LAMINE SALL, POETE)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/123321</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 18:10:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
		<category><![CDATA[plaidoyer]]></category>
		<category><![CDATA[sénégal]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Amadou Lamine Sall* Au Sénégal, la pente s’adoucit. La montagne qui montrait une échine brisée s’est redressée. La vie reprend son cours et écarte de son chemin les grosses pierres des barricades, des vitrines éventrées, panse les cœurs en émoi. Dieu ne saurait être neutre, dit-on ? Le mal, en effet, se distingue du bien &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par Amadou Lamine Sall*</strong></p>
<p class="p3">Au Sénégal, la pente s’adoucit. La montagne qui montrait une échine brisée s’est redressée. La vie reprend son cours et écarte de son chemin les grosses pierres des barricades, des vitrines éventrées, panse les cœurs en émoi.</p>
<p class="p3">Dieu ne saurait être neutre, dit-on ? Le mal, en effet, se distingue du bien et il faut toujours opter pour le bien ! C’est que Le Seigneur et les Grands Livres nous enseignent. Mais est-il aussi possible d’opter pour le bien quoi que cela puisse coûter en mal ? Nous nous posons ici des questions difficiles : opter pour le bien peut signifier être intransigeant face à l’adversaire mais cela peut signifier aussi ne pas franchir le pas vers la confrontation, la mort, la tuerie. Et si finalement le bien ne pouvait sortir que d’une confrontation ? Ce n’est pas le plus souhaitable ! Quant à la Vérité, il faut choisir celle qui ne se trompe pas, mais celle qui s’impose à la justice, à la foi, la raison, au respect du plus grand nombre. Dans le contexte de braise de notre pays, ils arrivent l’injure à la bouche, le couteau entre les dents, si vous osez caressez Macky Sall ou si vous osez louez Ousmane Sonko ! Ridicule et clivant !</p>
<p class="p3">Notre beau pays en est pourtant là, aujourd’hui ! Et pourtant ils ne sont rien d’autre que deux fils du Sénégal -sans compter tous les autres- que certes, des idéaux et des visions opposent, mais que l’amour de la patrie devrait unir forcément. Faut-il coûte que coûte en dénoncer un seul et lui faire porter tout le malheur de ce pays, de ce peuple de paix et de prière ? La réponse est aisée mais elle est complexe, complexe comme la politique, complexe et hideuse comme la quête et l’ivresse du pouvoir.</p>
<p class="p3">La meilleure posture est de se ranger du côté du peuple sénégalais, c’est à dire de la quête de la paix dans la sérénité et le respect des institutions. Seule la paix, seule la réconciliation autour de la paix, la concorde, doivent vaincre. Tout le reste n’est que politique et la politique sent désormais mauvais, très mauvais dans ce pays et corrompt tout ! Il s’y ajoute la perte de toute valeur, de toute noblesse.</p>
<p class="p3">Dans un dialogue « la sincérité de chacun en constitue l’intérêt. » Il faut surtout être porteur de beaucoup de paix en soi et d’humilité ! L’homme étant un « être de langage, il a naturellement vocation au dialogue. » Bien sûr, quand chacun « vient de loin, il faut du temps pour se comprendre. » Mais l’humilité, le sens du respect, la mesure qui n’exclut pas la fermeté des principes, la dimension mystique de la foi et de l’amour, peuvent aider à un rapide et prompt rapprochement entre tous. Au nom de la sauvegarde de la nation, s’entend ! C’est ce à quoi sont appelés le pouvoir et l’opposition !</p>
<p class="p3">Je me rappelle toujours ce médecin qui ne prenait pas d’argent, par principe, tant que le malade n’était pas guéri. Voilà des êtres et des âmes dont notre pays a besoin. Ce ne sont ni les temps ni les hommes qui ont changé. C’est le Diable qui a tout vaincu ! Et le pire visage du diable c’est l’avidité en toute chose !</p>
<p class="p3">Les hommes politiques dans leur grande et si petite majorité, sont notre seul et grand malheur. Ils sont devenus le bois de chauffe et le briquet dans un pays de gaz et de pétrole. En plus, ils nous ont toujours serré la main avec deux doigts. Ils sont tellement démunis, pauvres, parce que n’ayant rien d’autre que pouvoir et argent ! L’esprit est la seule quête qui vaille et l’esprit est apeuré à leur vue ! Le peuple sénégalais, quant à lui, est notre seule et immense espérance !</p>
<p class="p3">Si la jeunesse nous fait peur, nous sommes partis pour avoir toujours peur et toute notre vie, car c’est elle l’avenir. Elle est incontournable.  Écoutons-la plutôt, considérons et regardons plus ses larmes que ses cris légitimes de révolte !</p>
<p class="p3">L’avion est le seul oiseau qui se pose sans fermer ses ailes. Telle est la jeunesse. Elle étonne. Elle se démarque. Elle a vocation à nous réveiller, à braver le doute, à défoncer des portes qu’elle refermera ou rouvrira. C’est ainsi.</p>
<p class="p3">L’Afrique est hélas encore habitée, malicieusement et de manière subtile, par des Républiques de droit divin ! Il faut les absoudre, les vaincre, au nom de l’égalité, du partage des richesses, de l’éducation pour tous, de la formation pour tous, de la liberté, de la démocratie ! Ces deux femmes méritent que nous leur cousions des pagnes que personne n’osera leur ôter !</p>
<p class="p3">Le Sénégal vaincra. Ce pays ne sera pas médaillé d’or des olympiades de l’horreur et de la mort. Ce qui s’y est passé est déjà étonnant, douloureux, agressif, sauvage, terrifiant. Ce à quoi nous avons assisté est de trop ! L’image que notre pays a donné de l’étranger est de trop ! Aucun communiqué de l’Onu ou des instances des droits de l’homme ne devait nous concerner, même en nous lavant à grande eau, ce qui soulève des grincements de dents et des contestations chez certains observateurs. Nul doute que quelque chose a emballé le monstrueux moteur de la haine et de la division chez nous. Mais Dieu veille ! IL est revenu après de très, très longues vacances! IL nous a manqués !</p>
<p class="p3">Oui, la pente s’adoucit et elle s’adoucira encore mieux et davantage pour mener au jardin de la paix. Des prédateurs sont venus chez nous et ont mangé de l’ail en empruntant notre bouche. Refusons de leur prêter notre bouche et notre salive et gardons propre et sain notre haleine, notre être, notre foi, notre vivre ensemble, « épaule contre épaule ».</p>
<p class="p3">Le Sénégal est une île en Afrique et dans le monde. Gardons cette plage, ce sable fin, ce chant, ce soleil, cette noblesse, cette grandeur, ce patrimoine hérité de notre histoire commune et abreuvé des prières de nos saints dans un dialogue fécond des religions, un métissage aux anneaux d’or qui rassemblent, fêtent toute une nation.</p>
<p class="p3">Ce pays n’est pas un murmure. Ce pays est un matinal chant de muezzin, une cloche doucereuse de cathédrale !</p>
<p class="p3">Puisse le Président Macky Sall, très vite, à la fin du réconfortant dialogue national qu’il a lancé, nous réconcilier avec notre grand pays, dans le respect dû à un peuple sénégalais qui l’a librement choisi. Puisse l’opposition, demain et toujours, élever encore plus haut les murs de la liberté, de la démocratie, en sacralisant l’État ! l’État est notre toit à tous ! Que personne ne s’en serve pour vaincre. Que personne ne tente de le minorer, de l’humilier.</p>
<p><strong>*Lauréat 2023 du Grand Prix de Poésie africaine</strong></p>
<p class="p3"><strong><span class="Apple-converted-space"> </span>Lauréat des Grands Prix de l’Académie française</strong></p>
<p class="p4"><span class="Apple-converted-space">                                                           </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Nobel de la Paix 2020 au Programme alimentaire mondial des Nations-Unies</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/28832</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Oct 2020 09:59:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
		<category><![CDATA[pam]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Nobel]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Prix Nobel de la Paix 2020 a été attribué au Programme alimentaire mondial des Nations-Unies pour « ses efforts en matière de lutte contre la faim », a annoncé, vendredi à Oslo, le Comité Nobel norvégien. « Le Comité Nobel norvégien a décidé d&#8217;attribuer le prix Nobel de la paix pour 2020 au Programme alimentaire mondial (PAM) &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Prix Nobel de la Paix 2020 a été attribué au Programme alimentaire mondial des Nations-Unies pour « ses efforts en matière de lutte contre la faim », a annoncé, vendredi à Oslo, le Comité Nobel norvégien.</p>
<p>« Le Comité Nobel norvégien a décidé d&rsquo;attribuer le prix Nobel de la paix pour 2020 au Programme alimentaire mondial (PAM) pour ses efforts de lutte contre la faim, pour sa contribution à l&rsquo;amélioration des conditions de paix dans les zones touchées par le conflit et pour avoir agi en tant que force motrice dans efforts pour empêcher l&rsquo;utilisation de la faim comme arme de guerre et de conflit », a motivé le Comité.</p>
<p>« Le Programme alimentaire mondial est la plus grande organisation humanitaire au monde qui lutte contre la faim et promeut la sécurité alimentaire », a poursuivi le Comité Nobel, un organe élu par le Parlement norvégien (Stortinget), responsable de l’attribution de cette prestigieuse distinction.</p>
<p>Le Comité Nobel norvégien estime que fournir une assistance pour accroître la sécurité alimentaire non seulement prévient la faim, mais peut également contribuer à améliorer les perspectives de stabilité et de paix.</p>
<p>Le PAM a participé activement au processus diplomatique qui a abouti en mai 2018 à l&rsquo;adoption à l&rsquo;unanimité par le Conseil de sécurité des Nations-Unies de la résolution 2417, qui pour la première fois abordait explicitement le lien entre conflit et faim. Le Conseil de sécurité a également souligné l’obligation des États membres de l’ONU d’aider à faire en sorte que l’aide alimentaire parvienne à ceux qui en ont besoin, et a condamné l’utilisation de la famine comme méthode de guerre.</p>
<p>« Avec le prix de cette année, le Comité Nobel norvégien souhaite tourner les yeux du monde vers les millions de personnes qui souffrent ou sont menacées de la faim. Le Programme alimentaire mondial joue un rôle clé dans la coopération multilatérale pour faire de la sécurité alimentaire un instrument de paix et a fortement contribué à mobiliser les États membres de l&rsquo;ONU pour lutter contre l&rsquo;utilisation de la faim comme arme de guerre et de conflit », souligne le Comité.</p>
<p>Le Prix Nobel de la paix 2019, rappelle-t-on, a été attribué au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali « pour ses efforts en faveur de la paix et de la coopération internationale, et en particulier pour son initiative décisive visant à résoudre le conflit frontalier avec l’Érythrée ».</p>
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		<title>CARNETS DE VOYAGE. CROISIÈRE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. MARSEILLE: RENCONTRES THÉÂTRALES, AVANT DE HISSER LES VOILES</title>
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		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 08:02:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[Odyssée]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
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					<description><![CDATA[(&#8230;) Maintenant, changement de cap. Destination: Théâtre Toursky, Marseille. Au programme, l’ouverture des Rencontres théâtrales et le lancement de «L’Odyssée 2001», croisière artistique menée à bord d&#8217;un destroyer battant pavillon roumain pour porter un message de paix et de fraternité à travers la Méditerranée. Nous sommes le 22 juin 2001, le Toursky offre d&#8217;emblée le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>(&#8230;) Maintenant, changement de cap. Destination: Théâtre Toursky, Marseille. Au programme, l’ouverture des Rencontres théâtrales et le lancement de «L’Odyssée 2001», croisière artistique menée à bord d&rsquo;un destroyer battant pavillon roumain pour porter un message de paix et de fraternité à travers la Méditerranée.</p>
<p>Nous sommes le 22 juin 2001, le Toursky offre d&#8217;emblée le spectacle d&rsquo;une «Tour de Babel» ; des gens de couleurs, de cultures et de confessions différentes y avaient rendez-vous. Artistes, saltimbanques, poètes, écrivains, acteurs associatifs et politiques se bousculent aux portes du théâtre. Richard Martin, maître de ce haut-lieu artistique, n’en croyait pas ses yeux ; il était visiblement surpris que tant de monde ait répondu à l’appel. «Si on est réuni ici, c’est pour défendre le droit humain face aux outrances de la bêtise et de l’intolérance», clama le plus fou des saltimbanques. «L’Odyssée», -ainsi s’appelait le périple pacifiste-, n’était pas un petit tour de la Méditerranée sur la pointe des vagues. Le message de cette croisière-croisade-contre-la-guerre ne devait échapper à personne. Escapade poético-artistique, l’Odyssée a fini par prendre tout son sens en 2001 dans la réalité des eaux méditerranéennes. Le projet n’était évidemment pas fortuit. Fruit d’un travail patient, déployé depuis la création de l’Institut international du théâtre méditerranéen en 1990, ce projet posa les jalons d’un «théâtre debout » pour défendre le droit humain. Initié par l’IITM, avec la collaboration des vingt-quatre sections que cet Institut compte à travers la Méditerranée, il se démarqua par une étonnante force visionnaire. Mis en route en juin 2001, donc à la veille des tragiques attentats du 11 septembre, il résonna comme un cri d&rsquo;alerte sur le nouveau danger qui guettait l’humanité.</p>
<p>Par ce projet, il s’agissait de dire aux décideurs: «Cela suffit des guerres et des drames qu’elles ont inutilement engendrés». La Méditerranée, qui cristallise les tensions les plus sanglantes, devrait retrouver sa vocation première de «lac de la paix». Si le destin du monde semble être entre les mains d’une poignée de décideurs généralement inconscients, les artistes, aiguilleurs de la conscience de leurs peuples, ne doivent pas jeter l’éponge. Le projet, qui entend réhabiliter le rôle de l’artiste dans la défense des nobles valeurs, trouve ici son expression la plus éloquente. L’IITM y a rallié plusieurs centaines d’artistes de la mare nostrum.</p>
<p>De ce côté-ci, la mobilisation était certes un peu timide, mais elle était d’autant plus crédible qu’elle émanait d’artistes, d’écrivains, connus et reconnus pour leur infaillible engagement humaniste: Ahmed Massaïa (Maroc), Omar Fetmouch (Algérie), Habib Belhadi et Fadel Jaïbi (Tunisie). De l’autre côté du lac, il faut d’abord saluer l’adhésion forte des plus hautes autorités de Bucarest, qui avaient mobilisé leur navire de guerre et la troupe du Théâtre Bulandra, notamment ces deux figures marquantes de la scène théâtrale roumaine: Catalina Buzayanu (metteur en scène) et Virgile Ogasanu (ex-directeur du Théâtre Bulandra). L’Espagne et la France étaient également fort présentes. Nos voisins espagnols étaient représentés par une forte délégation, chapeautée par le président de l’IITM, José Monléon, et le journaliste-écrivain Emilio Garrido.</p>
<p>S’agissant de la France, toute l’équipe du Toursky ou presque, sans oublier une dizaine d’autres artistes, étaient au rendez-vous. Au total, pas moins de 100 pacifistes, sans oublier l’équipage du destroyer  roumain, s’étaient retrouvés ce jour-là au Toursky. Moment fort, le très beau et mémorable spectacle intitulé «Poètes sans papiers», interprété avec un talent atypique par Richard Martin à la veille du départ du «Constanta» pour Sagunto (sud d&rsquo;Espagne).</p>
<p>Ce spectacle, écrit par Léo Ferré, a clôturé la cuvée 2001 des Rencontres théâtrales. Une véritable orgie culturelle: il y eut, outre «Poètes sans papiers», «Les Ulysses», interprétée, dans la fureur d’Eole, par la troupe Bulandra, puis le «Bar de la femme sans tête» de Bertolt Brecht, puis un concert de percussion avec le groupe Léda Atomica «SOS» en compagnie du batteur franco-camerounais Bami et, à la fin, cet excellent «Manifeste des Archers» lu, dans les bourrasques du mistral (vent très fréquent à Marseille), par le dramaturge et poète Armand Gatti. Sa phrase <em>«les mots sont plus forts que les canons»</em> me trotte encore et toujours dans la tête. L’image qui le montrait égrener, au gré du vent, du haut de la tourelle de vigie du «Constanta», entre deux canons, les feuillets du Manifeste, restera peut-être inoubliable. A 74 ans, ce grand poète anarchiste, ami de Mao, de Che Guevara et de Jean-Vilar, semblait n’avoir rien perdu de sa verve révolutionnaire. Après avoir arpenté tous les fronts du XXème siècle, du Guatemala à l’Irlande du Nord, en passant par Cuba ou plus encore l’Algérie, Armand Gatti, qui se définit à la fois comme poète et homme d’action, était du côté de ce qu’il appelait ses «Loulous»: chômeurs, drogués, délinquants …</p>
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