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	<title>Odyssée &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Odyssée &#8211; Le collimateur</title>
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	<item>
		<title>Alger lâche sa meute contre le tournage d&#8217;une superproduction hollywoodienne à Dakhla</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/190990</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ziad Alami]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Aug 2025 12:39:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Christopher Nolan]]></category>
		<category><![CDATA[dakhla]]></category>
		<category><![CDATA[FILM]]></category>
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					<description><![CDATA[Javier Bardem, acteur espagnol au service de l&#8217;agenda algéro-séparatiste, fait à nouveau parler de lui. Non à travers ses pérégrinations payées rubis sur l&#8217;ongle dans les camps de la honte à Tindouf où il a coutume de faire son « cinéma » dans le cadre de cette grossière supercherie nommée « FiSahara », ni à travers les navets scénarisés &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Javier Bardem, acteur espagnol au service de l&rsquo;agenda algéro-séparatiste, fait à nouveau parler de lui. Non à travers ses pérégrinations payées rubis sur l&rsquo;ongle dans les <strong>camps de la honte</strong> à Tindouf où il a coutume de faire son « cinéma » dans le cadre de cette grossière supercherie nommée « FiSahara », ni à travers les navets scénarisés dans les bureaux glauques du renseignement militaire algérien, dont le plus risible et le plus ronflant est <em>« Les enfants des nuages, <strong>la dernière colonie</strong>« </em>&#8230;</p>
<p>L&rsquo;ami espagnol de la fausse « cause sahraouie » se rappelle à notre souvenir à travers une <strong>« dernière félonie »</strong> sortie droit du chapeau du DRS-DSS, soit une « pétition » contre le tournage d&rsquo;une partie de la superproduction hollywoodienne « Odyssée » signée Christopher Noland, cinéaste bardé d&rsquo;oscars pour <em>Oppenheimer</em>, roi du box-office depuis sa trilogie <em>Dark Knight,</em> qui cumule près de 3 milliards de dollars de recettes&#8230;</p>
<p>Un triomphe diplomatique pour notre pays et particulièrement pour notre chère perle du Sud, Dakhla, sur laquelle Hollywood a porté son dévolu pour réaliser cette superproduction. C&rsquo;est ce qui explique cette campagne rageuse orchestrée par Alger et sous-traitée à de secondes mains, entre autres Javier Bardem, dont la proximité avec « la dernière dictature en Afrique » n&rsquo;est plus à démontrer.</p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">« Je demanderais au magnifique acteur Javier Bardem</span></strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3"><strong> de se consacrer au cinéma et de laisser la politique de côté. Ainsi, il ne se ridiculisera pas en proférant des absurdités et des mensonges sur la vérité historique du Sahara marocain »</strong>, a rétorqué le politologue espagnol Pedro Altamirano, en réaction au bidonnage de Bardem et consorts (Rodrigo Sorogoyen et Icíar Bollaín, cinéastes, Juan Diego Botto, Carolina Yuste et Luis Tosar). </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote class="twitter-tweet">
<p dir="ltr" lang="fr">Je demanderais au magnifique acteur <a href="https://twitter.com/BardemAntarctic?ref_src=twsrc%5Etfw">@BardemAntarctic</a> Javier Barden de se consacrer au cinéma et de laisser la politique de côté. Ainsi, il ne se ridiculisera pas en proférant des absurdités et des mensonges sur la vérité historique du Sahara marocain <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f1f2-1f1e6.png" alt="🇲🇦" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> <a href="https://t.co/TUMvHfpVi6">pic.twitter.com/TUMvHfpVi6</a></p>
<p>— 𝗣𝗲𝗱𝗿𝗼 𝗜 𝗔𝗹𝘁𝗮𝗺𝗶𝗿𝗮𝗻𝗼 (@altamiranoMLG) <a href="https://twitter.com/altamiranoMLG/status/1952619723260076297?ref_src=twsrc%5Etfw">August 5, 2025</a></p></blockquote>
<p><script async src="https://platform.twitter.com/widgets.js" charset="utf-8"></script></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">En co-signant cette pétition d&rsquo;en rire, ces derniers n&rsquo;ont fait que se déshonorer davantage. On ne peut prétendre être artiste et faire le jeu d&rsquo;un régime algérien despote.  </span></p>
<p>Simplement pathétique&#8230;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-191016" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/dakhla.webp" alt="" width="1536" height="1024" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/dakhla.webp 1536w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/dakhla-300x200.webp 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/dakhla-1024x683.webp 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/dakhla-768x512.webp 768w" sizes="auto, (max-width: 1536px) 100vw, 1536px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-191018" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/nolan-1.jpeg" alt="" width="551" height="580" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/nolan-1.jpeg 551w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/nolan-1-285x300.jpeg 285w" sizes="auto, (max-width: 551px) 100vw, 551px" /></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-191012" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/odyssea.jpeg" alt="" width="1280" height="1056" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/odyssea.jpeg 1280w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/odyssea-300x248.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/odyssea-1024x845.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/08/odyssea-768x634.jpeg 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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<div class="article-main-information-credits"></div>
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		<title>CARNETS DE VOYAGE. PÉRIPLE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. CAP SUR LA MYTHIQUE VALENCE</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/9977</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 09:15:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[Odyssée]]></category>
		<category><![CDATA[valence]]></category>
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					<description><![CDATA[VALENCE Le trajet Sagonte-Valence a été de courte durée ; l’accueil, aussi. Mais contrairement à Sagonte, les pacifistes auront droit à un hôtel de luxe, baptisé du nom de la ville où il fut construit. Situé sur le boulevard «El Puerto», cet hôtel offre une vue panoramique sur les mythiques monuments du sud de l’Espagne: &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>VALENCE </strong></p>
<p>Le trajet Sagonte-Valence a été de courte durée ; l’accueil, aussi. Mais contrairement à Sagonte, les pacifistes auront droit à un hôtel de luxe, baptisé du nom de la ville où il fut construit. Situé sur le boulevard «El Puerto», cet hôtel offre une vue panoramique sur les mythiques monuments du sud de l’Espagne: Eglise San Juan del Hospital, palais Almirantes de Aragon… Valence dans tous ses états: culture, sport, tourisme &#8230;</p>
<p>Plaque tournante du commerce de la région, le Bario del Carmen concentre magasins, cafés théâtre, bars, restaurants… Seul grand absent, le fleuve Turia, qui traversait Valence, fut dévié vers l’extérieur de la ville, après l’inondation catastrophique de 1957.</p>
<p>Valence fascine par ses magnifiques et nombreuses plages, situées sur la côte méditerranéenne. Une large gamme d’équipements et de services est mise au service des visiteurs: signalisation appropriée, rampes d’accès, passerelles spéciales allant jusqu’au rivage, fauteuils amphibie, ou zones de repos avec parasols et mobilier spécial, cabines de vestiaire, W.-C et douches avec siège de bain, sans oublier ces belles terrasses de cafés où l’on peut siroter ses boissons fraîches, à l’abri de la grande chaleur que connaît cette région.</p>
<p>Les eaux méditerranéennes s’offrent également dans toute leur splendeur. Si les plagistes sont principalement des habitants de Valence, &#8211; troisième agglomération d’Espagne -, d’autres, venus de différents autres pays, ne sont pas en reste. Pour jouir de la grâce du soleil, de la beauté des sables aux galets blancs …</p>
<p>Simplement, cela n’est pas vu du même regard. En tout cas pas celui de Mohamed, un Casablancais venu à Valence à bord d&rsquo;une embarcation de fortune. Ce natif du quartier Hay Mohammadi, ex-Carrière Centrale, vit en Espagne de la vente de drogue. «Cela fait 12 ans que je vis à Valence ; faute de travail, je vends de la drogue pour subvenir à mes besoins», me confie-t-il.</p>
<p>« Faute de travail ou d&rsquo;épaules et de sérieux? » Pas convaincant, d’autres immigrés marocains, en Espagne ou ailleurs, ont réussi non seulement à s’intégrer, mais à forcer, sinon l’admiration, du moins le respect. «Hakim», l’un des chanteurs les plus populaires en Espagne, offre ici un exemple édifiant. Lors de notre séjour à Valence, grande était notre surprise de découvrir ses photos épinglées sur les principaux boulevards de Valence.</p>
<p>Heureusement qu’il y a des  «Hakim», -vedette des chants andalous et du Flamenco-, pour montrer, à qui veut encore voir, que le Maroc «n’exporte» pas que des trafiquants de drogues ou, encore, des «islamistes &#8230; partis combattre&#8230; l’Occident impie»!</p>
<p>Seulement voilà: combien nous faut-il d’exemples de «Hakim» pour inverser ce maudit stéréotype qui colle à la peau de tout un chacun: «derrière tout Arabe, se cache un terroriste» ? Est-ce un hasard si des compatriotes immigrés sont cités dans des procès antiterroristes instruits en Europe, ou plus loin encore en Amérique? N’est-ce pas à cause de cela que nos ressortissants sont regardés d&rsquo;un œil suspicieux dans leurs pays d’«accueil»? …</p>
<p>Changement de cap. De la corniche de Valence, on bifurque vers le centre de Valence. Chemin faisant, quelle a été notre surprise de voir défiler à l&rsquo;infini, à travers la lucarne de notre minibus, une procession d’orangers, cet arbre fruitier qui fait la grande réputation du sud espagnol.</p>
<p>Considérée comme l&rsquo;agro-pôle de la péninsule, Valence incarne aussi la modernité. En témoigne cette imposante Cité des arts et des sciences qui accueille déjà un géant aquarium et un palais des sciences.<br />
Pendant notre séjour, le projet n’était certes pas achevé, mais vu sa superficie, la variété de ses chantiers, son design, il laissait déjà présager un avenir radieux pour Valence.</p>
<p>Récapitulons: beauté mythique des monuments de style baroque, fraîcheur des plages et des stations balnéaires, somptuosité des paysages naturels jonchés d’orangers et autres citronniers, attrait des édifices modernes… en somme, un petit bout de paradis terrestre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>CARNETS DE VOYAGE. CROISIÈRE DE PAIX EN MÉDITERRANÉE. MARSEILLE: RENCONTRES THÉÂTRALES, AVANT DE HISSER LES VOILES</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/9648</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[M'hamed Hamrouch]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 08:02:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[CARNETS DE VOYAGE]]></category>
		<category><![CDATA[Odyssée]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
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					<description><![CDATA[(&#8230;) Maintenant, changement de cap. Destination: Théâtre Toursky, Marseille. Au programme, l’ouverture des Rencontres théâtrales et le lancement de «L’Odyssée 2001», croisière artistique menée à bord d&#8217;un destroyer battant pavillon roumain pour porter un message de paix et de fraternité à travers la Méditerranée. Nous sommes le 22 juin 2001, le Toursky offre d&#8217;emblée le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>(&#8230;) Maintenant, changement de cap. Destination: Théâtre Toursky, Marseille. Au programme, l’ouverture des Rencontres théâtrales et le lancement de «L’Odyssée 2001», croisière artistique menée à bord d&rsquo;un destroyer battant pavillon roumain pour porter un message de paix et de fraternité à travers la Méditerranée.</p>
<p>Nous sommes le 22 juin 2001, le Toursky offre d&#8217;emblée le spectacle d&rsquo;une «Tour de Babel» ; des gens de couleurs, de cultures et de confessions différentes y avaient rendez-vous. Artistes, saltimbanques, poètes, écrivains, acteurs associatifs et politiques se bousculent aux portes du théâtre. Richard Martin, maître de ce haut-lieu artistique, n’en croyait pas ses yeux ; il était visiblement surpris que tant de monde ait répondu à l’appel. «Si on est réuni ici, c’est pour défendre le droit humain face aux outrances de la bêtise et de l’intolérance», clama le plus fou des saltimbanques. «L’Odyssée», -ainsi s’appelait le périple pacifiste-, n’était pas un petit tour de la Méditerranée sur la pointe des vagues. Le message de cette croisière-croisade-contre-la-guerre ne devait échapper à personne. Escapade poético-artistique, l’Odyssée a fini par prendre tout son sens en 2001 dans la réalité des eaux méditerranéennes. Le projet n’était évidemment pas fortuit. Fruit d’un travail patient, déployé depuis la création de l’Institut international du théâtre méditerranéen en 1990, ce projet posa les jalons d’un «théâtre debout » pour défendre le droit humain. Initié par l’IITM, avec la collaboration des vingt-quatre sections que cet Institut compte à travers la Méditerranée, il se démarqua par une étonnante force visionnaire. Mis en route en juin 2001, donc à la veille des tragiques attentats du 11 septembre, il résonna comme un cri d&rsquo;alerte sur le nouveau danger qui guettait l’humanité.</p>
<p>Par ce projet, il s’agissait de dire aux décideurs: «Cela suffit des guerres et des drames qu’elles ont inutilement engendrés». La Méditerranée, qui cristallise les tensions les plus sanglantes, devrait retrouver sa vocation première de «lac de la paix». Si le destin du monde semble être entre les mains d’une poignée de décideurs généralement inconscients, les artistes, aiguilleurs de la conscience de leurs peuples, ne doivent pas jeter l’éponge. Le projet, qui entend réhabiliter le rôle de l’artiste dans la défense des nobles valeurs, trouve ici son expression la plus éloquente. L’IITM y a rallié plusieurs centaines d’artistes de la mare nostrum.</p>
<p>De ce côté-ci, la mobilisation était certes un peu timide, mais elle était d’autant plus crédible qu’elle émanait d’artistes, d’écrivains, connus et reconnus pour leur infaillible engagement humaniste: Ahmed Massaïa (Maroc), Omar Fetmouch (Algérie), Habib Belhadi et Fadel Jaïbi (Tunisie). De l’autre côté du lac, il faut d’abord saluer l’adhésion forte des plus hautes autorités de Bucarest, qui avaient mobilisé leur navire de guerre et la troupe du Théâtre Bulandra, notamment ces deux figures marquantes de la scène théâtrale roumaine: Catalina Buzayanu (metteur en scène) et Virgile Ogasanu (ex-directeur du Théâtre Bulandra). L’Espagne et la France étaient également fort présentes. Nos voisins espagnols étaient représentés par une forte délégation, chapeautée par le président de l’IITM, José Monléon, et le journaliste-écrivain Emilio Garrido.</p>
<p>S’agissant de la France, toute l’équipe du Toursky ou presque, sans oublier une dizaine d’autres artistes, étaient au rendez-vous. Au total, pas moins de 100 pacifistes, sans oublier l’équipage du destroyer  roumain, s’étaient retrouvés ce jour-là au Toursky. Moment fort, le très beau et mémorable spectacle intitulé «Poètes sans papiers», interprété avec un talent atypique par Richard Martin à la veille du départ du «Constanta» pour Sagunto (sud d&rsquo;Espagne).</p>
<p>Ce spectacle, écrit par Léo Ferré, a clôturé la cuvée 2001 des Rencontres théâtrales. Une véritable orgie culturelle: il y eut, outre «Poètes sans papiers», «Les Ulysses», interprétée, dans la fureur d’Eole, par la troupe Bulandra, puis le «Bar de la femme sans tête» de Bertolt Brecht, puis un concert de percussion avec le groupe Léda Atomica «SOS» en compagnie du batteur franco-camerounais Bami et, à la fin, cet excellent «Manifeste des Archers» lu, dans les bourrasques du mistral (vent très fréquent à Marseille), par le dramaturge et poète Armand Gatti. Sa phrase <em>«les mots sont plus forts que les canons»</em> me trotte encore et toujours dans la tête. L’image qui le montrait égrener, au gré du vent, du haut de la tourelle de vigie du «Constanta», entre deux canons, les feuillets du Manifeste, restera peut-être inoubliable. A 74 ans, ce grand poète anarchiste, ami de Mao, de Che Guevara et de Jean-Vilar, semblait n’avoir rien perdu de sa verve révolutionnaire. Après avoir arpenté tous les fronts du XXème siècle, du Guatemala à l’Irlande du Nord, en passant par Cuba ou plus encore l’Algérie, Armand Gatti, qui se définit à la fois comme poète et homme d’action, était du côté de ce qu’il appelait ses «Loulous»: chômeurs, drogués, délinquants …</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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