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	<title>musique &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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		<title>Tribune. Pourquoi je soutiens ElGrande Toto (Aziz Daouda)</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 10:21:51 +0000</pubDate>
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<p><strong>Par: Aziz Daouda </strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-188713" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/Aziz_daouda_JPG.jpg" alt="" width="738" height="520" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/Aziz_daouda_JPG.jpg 738w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/Aziz_daouda_JPG-300x211.jpg 300w" sizes="(max-width: 738px) 100vw, 738px" /></p>
<p><span class="uk-text-lead blu-article-lead">L’édition récente de Mawazine n’est pas passée inaperçue et fera date</span>. Il y a eu, bien évidemment, ces dizaines de milliers de citoyens venus du Maroc entier et d&rsquo;ailleurs profiter des différentes scènes, avec le record de Boutchart qui les a tout simplement fait chanter, ainsi que cette grande diva chantant en playback, provoquant la colère de celles et ceux ayant crié à l’arnaque. Mais il y a eu surtout ElGrande Toto. Cette grande star de la musique urbaine marocaine et mondiale que beaucoup n’aiment pas, ou pas du tout.</p>
<p>ElGrande Toto a fait le plein en spectateurs, mais aussi en nombre d’articles et de réactions, pas du tout favorables, à quelques exceptions près. La majorité de ces réactions étaient plutôt critiques, certaines presque assassines.</p>
<p><em>Je le dis tout de suite : je ne suis pas amateur d’El Grande Toto ni de son style de musique. À mon âge, ce serait une insulte à mes goûts musicaux, moi qui ne peux être bercé dans ma version arabe que par Doukkali, Abdelhalim, Belkhayat, Samih, Farid, Oum Kaltoum et Abdelwahab ; dans ma version française par Brel, Reggiani, Piaf, Barbara ; et dans ma version anglaise par Dylan, Clapton, BB King, James Brown, et j’en passe.</em></p>
<p>Cela dit, je ne peux pas non plus me permettre de juger ceux qui n’aiment pas, ni celles et ceux qui aiment le genre musical d’El Grande Toto, c’est-à-dire toute cette jeunesse qui se retrouve dans ce style, qui vibre à ses intonations et jubile en absorbant ses paroles. C’est leur temps et leur musique.</p>
<p>Cela me rappelle qu’il y a une trentaine d’années, on ne pouvait écouter Najat Aatabou que par accident, en longeant l’échoppe d’un vendeur de cassettes dans un souk ou en cachette dans sa voiture. Sa musique paraissait agaçante et ses paroles vulgaires. Elle mit longtemps avant d’être finalement admise, puis plus tard adulée.</p>
<p>Ce qui m’amène à ce sujet, c’est qu’il y a dans les trajectoires artistiques de Najat Aatabou et d’ElGrande Toto quelque chose qui ressemble à un miroir brisé : les éclats s’opposent, se dispersent, et pourtant, à y regarder de près, ils reflètent une même réalité. Celle d’un Maroc multiple, insoumis, tiraillé entre ses traditions et ses désirs de modernité. Un Maroc qui pense être ce qu&rsquo;il n&rsquo;est que peu ou pas vraiment. Ce qu&rsquo;il n&rsquo;a jamais été sinon dans un imaginaire faussement construit.</p>
<p>Najat Aatabou, c’est la voix éraillée des Zemmours, celle qui a surgi à Khémisset, portée par les vents du Moyen Atlas et les murmures d’une société encore corsetée par l’honneur, le regard des autres et l’intransigeance des convenances. Dans les années 80, alors que le Royaume faisait ses premiers pas vers l’ouverture sociale, Najat osa chanter ce que tant de femmes murmurent en silence : les amours contrariés, la trahison, l’émancipation, la fierté blessée, le désir, et tout cela dans un langage plutôt cru.</p>
<p>Son « Hadi Kedba Bayna » : « C’est un mensonge évident » résonne comme un cri, doux mais ferme, dans les mariages populaires, les taxis collectifs et les salons feutrés de la diaspora marocaine en Europe. Avec elle, le chaâbi, musique du peuple par excellence, devient un vecteur d’affirmation. Najat ne s’excuse pas d’être femme, artiste, amazighe, rebelle. Elle dérange, elle choque parfois, mais elle s’impose. Sa musique est même reprise dans une publicité mondiale.</p>
<p>Quarante ans plus tard, c’est un autre Marocain qui fait trembler les murs des certitudes : ElGrande Toto, enfant des faubourgs casablancais, cheveux teintés, visage et bras tatoués et verbe acéré, s’impose comme le chantre d’une jeunesse marocaine décomplexée. Avec lui, les mots claquent en darija, s’entrelacent au français et à l’anglais, flirtent sans retenue avec les interdits : drogue, argent, sexe, et bousculent les hypocrisies sociales. Là où Najat Aatabou dénonçait à demi-mot, Toto affiche, revendique, provoque.</p>
<p>Certes, les formes divergent : Najat puise dans le répertoire ancestral, ses mélodies rappellent les noces villageoises et les youyous d’antan. Toto, lui, s’abreuve aux sources du rap mondial, de la trap et des réseaux sociaux, où les punchlines valent plus que les silences. Mais derrière ces différences, une même sève irrigue leurs œuvres : la soif de dire, coûte que coûte, sans se sentir coupable de quoi que ce soit.</p>
<p>Najat Aatabou a payé le prix fort pour avoir brisé les tabous. On se souvient encore des critiques acerbes, des regards lourds de jugement, des pères de familles outrés. Mais le temps lui a donné raison : elle est aujourd’hui respectée, adulée même, perçue comme l’une des grandes voix du Maroc populaire.</p>
<p>El Grande Toto, lui, est encore en pleine tempête. Il lui faudra beaucoup de temps avant d’être enfin toléré et admis. Polémiques à répétition, convocations judiciaires, accusations d’indécence… Pourtant, son succès ne faiblit pas. Les chiffres parlent : des millions d’écoutes sur les plateformes, une influence internationale grandissante, une jeunesse marocaine qui se reconnaît dans ses colères et ses rêves. Ils chantent leur réalité et ils se retrouvent en lui, qu’on le veuille ou pas.</p>
<p>Finalement, des années 80 à aujourd’hui, comme à travers les siècles, le Maroc n’a cessé de se raconter à travers ses artistes les plus dérangeants. Il y eut d&rsquo;autres auparavant : Zahra Elfassia, Fatna Bent El Houcine, et tant de Chikhates connues ou pas, des voix féminines des frustrations et des espoirs d’une génération muselée.</p>
<p>El Grande Toto, le porte-voix insolent d’une jeunesse urbaine en quête de reconnaissance, d’espace, de liberté, incarne aujourd’hui cet esprit. Il ne faut pas oublier qu’il y eut d&rsquo;autres avant lui : Faddoul, Nass El Ghiwane, Ach Kayne, Rebel Moon et Lbig, entre autres. Il y avait aussi une tradition de rébellion et de langage osé dans le malhoun avec des qassidas qu&rsquo;on n&rsquo;oserait plus chanter de nos jours, même dans les cercles les plus intimistes.</p>
<p><span id="post-body-span-post-246507000-1372" class="">Entre eux tous, des décennies et des univers, mais aussi ce fil invisible qui relie ceux qui osent dire tout haut ce que d’autres taisent encore. Peut-être est-ce cela, être artiste au Maroc : bousculer l’ordre établi, tendre un miroir à la société, et accepter d’en payer le prix, même s&rsquo;il est trop fort&#8230;</span></p>
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		<title>Anass Habib, le chant des lumières</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/61826</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brahim Zarkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Oct 2021 07:10:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[Le K de le dire]]></category>
		<category><![CDATA[Anass Habib]]></category>
		<category><![CDATA[HOMMAGE]]></category>
		<category><![CDATA[musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Anass Habib est un nom à retenir. Une voix qui voyage, qui crée des passerelles. Ce chanteur marocain est une « Kantara », un pont érigé entre le Maghreb et le Machrek Arabe (Orient). Ce natif de Fès a choisi &#8211; depuis son âge tendre de chanter. Car quand il le fait, dans les fêtes scolaires, tout &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Anass Habib est un nom à retenir. Une voix qui voyage, qui crée des passerelles. Ce chanteur marocain est une « Kantara », un pont érigé entre le Maghreb et le Machrek Arabe (Orient). Ce natif de Fès a choisi &#8211; depuis son âge tendre de chanter. Car quand il le fait, dans les fêtes scolaires, tout le monde s’arrêtait. A ce moment crucial, il a su qu’il est différent et que sa voix porte le cachet d’un destin particulier. Il donnera son premier concert à l’âge de 12 ans, c’est son premier baptême de feu marquant ainsi le début de son pèlerinage dans les confins reculés du répertoire vaste des chants maronites, et des chants chrétiens du Moyen Orient, des chants soufis et andalous ainsi que des chants séfarades médiévaux.</p>
<p>Ce parcours atypique relève de sa ténacité et de sa détermination. Cette dernière l’a amené à renoncer à ses quatre années d’étude en littérature anglaise si éprouvantes, pour se consacrer à ce registre musical rarement abordé au Maroc. C’est grâce à la voix de la Diva Faïrouz, écoutée sur les ondes de la radio où elle chantait à capella des liturgies maronites, qu’Anass Habib a décidé de suivre &#8211; de plein gré – l’appel lointain du chant tout en prenant le chemin de l’exil.</p>
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<p>Il va entamer son périple par un passage initiatique en Syrie où il s’est perfectionné dans le chant auprès de grands Maîtres de Damas et d’Alep ; puis il a séjourné au Liban auprès de la chanteuse Ghada Shbeir pour démystifier l’univers du chant Syriaque et rejoindre à Paris Sœur Marie Keyrouz, maîtriser les techniques du chant et la pose de la voix. Son assiduité et son engagement envers cet amour du chant ont fait de lui un vrai ambassadeur de ce répertoire moins connu au Maroc.</p>
<p>Depuis 2008 à ce jour, Anass Habib a présenté plusieurs concerts à travers plusieurs pays: Maroc, France, Pologne, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, Afrique du Sud&#8230; etc. Il est passé au stade de la transmission en donnant des masters classes et en enseignant la musique arabe et les musiques sacrées du Moyen-Orient surtout les modes, les rythmes, les techniques du chant arabe classique et des chants sacrés.</p>
<p>Sur scène, Anass Habib n’a pas besoin d’être accompagné. Il chante à cappella où il lègue à sa voix ce timbre ineffable qui nous offre le voyage comme un don exceptionnel de la félicité. Il chante avec une voix suave, accompagné par ses musiciens qui ne sont que ses compagnons de route. Ces concerts sont le berceau d’une musique ancestrale qui n’a jamais porté des rides.</p>
<p>Ce chanteur croit avec une certitude inébranlable que la voix est le premier instrument de musique de l’homme. Cette voix, qui a meublé la solitude de l’homme tout en l’accompagnant tout au long de son périple sur cette terre. Anass Habib, incarne avec délicatesse, cette voix qui apaise l’âme tourmentée et qui nous rappelle notre fragilité et notre besoin d’avoir la force de continuer à parcourir ce long chemin de la vie.</p>
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		<title>Décès à Paris du musicien marocain Marcel Botbol des suites du coronavirus</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/7243</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2020 08:15:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[KALÉIDOSCOPE]]></category>
		<category><![CDATA[botbol]]></category>
		<category><![CDATA[décès]]></category>
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					<description><![CDATA[Le chanteur et musicien marocain Marcel Botbol est décédé à Paris des suites du Coronavirus. Il s&#8217;est éteint mercredi matin à l’hôpital Bichat, où il était admis en réanimation depuis une semaine après avoir contracté le Covid-19, a annoncé son entourage. «Marcel Botbot était parti à Paris pour une fête familiale le 10 mars dernier &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le chanteur et musicien marocain Marcel Botbol est décédé à Paris des suites du Coronavirus. Il s&rsquo;est éteint mercredi matin à l’hôpital Bichat, où il était admis en réanimation depuis une semaine après avoir contracté le Covid-19, a annoncé son entourage.</p>
<p>«Marcel Botbot était parti à Paris pour une fête familiale le 10 mars dernier et avait du y rester à cause de la fermeture des frontières », a indiqué Maurice Elbaz, un proche du défunt et producteur de son frère, le chanteur Haïm Botbol.</p>
<p>Le chanteur, qui souffrait de problèmes cardiaques, « n&rsquo;a pas supporté le virus comme beaucoup de personnes âgées », a précisé Maurice Elbaz, producteur à Casablanca depuis près de vingt ans.</p>
<p>Né en 1945 dans la ville de Fès, Marcel Botbol est issu d’une famille d’artistes de confession juive célèbre au Maroc. Il est le fils de l’artiste Jacob Botbol et le frère du chanteur Haïm Botbol.</p>
<p>Marcel Botbol était célèbre par ses interprétations de haute facture notamment des répertoires gharnati et populaire marocain.</p>
<p>Outre le chant et la musique, Marcel Botbol comptait également à son actif une expérience cinématographique, il avait joué dans le film «L’orchestre de minuit » de Jérôme Olivier Cohen, qui raconte sa propre biographie.</p>
<p>Le Collimateur-MAP</p>
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