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	<title>Moyen-Orient &#8211; Le collimateur</title>
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	<description>Le goût de la vérité n&#039;empêche pas la prise de parti</description>
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	<title>Moyen-Orient &#8211; Le collimateur</title>
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		<title>« Que le pétrole coule à flots! » Accord entre les Etats-Unis et l&#8217;Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:55:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Après des semaines de négociations laborieuses, les Etats-Unis et l&#8217;Iran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève. Cet accord a d&#8217;abord été annoncé par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après des semaines de négociations laborieuses, les Etats-Unis et l&rsquo;Iran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève.</strong></p>
<p><strong>Cet accord a d&rsquo;abord été annoncé par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit.</strong></p>
<p><strong>« L&rsquo;accord avec la République islamique d&rsquo;Iran est désormais finalisé », a ensuite écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social.</strong></p>
<p><strong>« J&rsquo;autorise pleinement la réouverture du détroit d&rsquo;Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain » et « que le pétrole coule à flots! », s&rsquo;est-il félicité, ajoutant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l&rsquo;accord vendredi afin de permettre le déminage ».</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;annonce a déclenché une chute de 4,50% des cours du pétrole, qui avaient flambé depuis le déclenchement de la guerre le 28 février et le blocage de ce détroit stratégique, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d&rsquo;hydrocarbures. Les Bourses de Tokyo et Séoul ont elles terminé sur un bond d&rsquo;environ 5%.</strong></p>
<p><strong>Le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n&rsquo;a toutefois pas été rendu public dans l&rsquo;immédiat.</strong></p>
<p><strong>Et Itamar Ben Gvir, figure de l&rsquo;extrême droite israélienne et ministre chargé de la Sécurité nationale, a affirmé que « l&rsquo;accord de Trump ne nous engage pas », appelant à intensifier les opérations militaires au Liban.</strong></p>
<p><strong>Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dont les relations se sont tendues avec Donald Trump, n&rsquo;avait lui pas encore réagi.</strong></p>
<p><strong>A Téhéran, Erfan, vendeur de 18 ans, espère « que l&rsquo;accord principal sera signé, les sanctions levées » afin que « l&rsquo;économie redémarre et la région retrouve la paix et la tranquillité ».</strong></p>
<p><strong>« Notre gouvernement a peut-être conclu un accord avec eux, mais le peuple est profondément insatisfait car ils tuent des Iraniens, notamment des enfants innocents », estime de son côté Hossein Hagh Parast, employé de banque de 31 ans, interrogé par l&rsquo;AFPTV.</strong></p>
<p><strong>Fin d&rsquo;une « guerre coûteuse »</strong></p>
<p><strong>Selon l&rsquo;Iran, le document prévoit « la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban », a déclaré à la télévision d&rsquo;Etat le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi.</strong></p>
<p><strong>« Les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif », a-t-il précisé, énumérant quatre sujets à discuter: la levée des sanctions contre l&rsquo;Iran, la question du nucléaire, la « reconstruction » et « le développement économique » du pays, ainsi que « la mise en place d&rsquo;un mécanisme de suivi » des engagements pris.</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;agence de presse iranienne Mehr a en outre fait état d&rsquo;un texte, qui n&rsquo;a pas été confirmé officiellement, selon lequel l&rsquo;accord prévoit « le déblocage de 24 milliards de dollars d&rsquo;avoirs iraniens gelés au cours de la période de négociation de 60 jours », dont la moitié avant le début des pourparlers.</strong></p>
<p><strong>Dans des déclarations au New York Times, M. Trump a indiqué qu&rsquo;un volet des négociations porte sur l&rsquo;acceptation par l&rsquo;Iran d&rsquo;un moratoire de 20 ans sur l&rsquo;enrichissement d&rsquo;uranium, laissant entendre qu&rsquo;un accord pourrait être trouvé pour une durée de 15 ans.</strong></p>
<p><strong>Le secrétaire général de l&rsquo;ONU Antonio Guterres a salué une « étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit ». Le président du Conseil européen Antonio Costa s&rsquo;est lui félicité de la fin d&rsquo;une « guerre coûteuse ».</strong></p>
<p><strong>Le vice-président américain JD Vance a fait savoir qu&rsquo;il assistera à la signature le 19 juin à Genève, la participation de Donald Trump étant « possible ».</strong></p>
<p><strong>Dimanche, un raid israélien qui a fait trois morts dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, avait failli tout faire capoter.</strong></p>
<p><strong>« Furieux »</strong></p>
<p><strong>Cette attaque israélienne « n&rsquo;aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier », en référence à ses 80 ans, avait tonné Donald Trump sur Truth Social.</strong></p>
<p><strong>« J&rsquo;étais furieux », a-t-il ensuite confié au média Axios, affirmant avoir réprimandé Benjamin Netanyahu qui n&rsquo;a, selon lui, « aucun putain de jugement ». « C&rsquo;est un type très difficile », a-t-il ajouté par la suite au New York Times.</strong></p>
<p><strong>Israël, qui redoute un compromis ne satisfaisant pas ses exigences concernant son ennemi juré iranien, a dit avoir riposté à des attaques de drones du Hezbollah contre son territoire.</strong></p>
<p><strong>Sous pression dans son pays pour sortir d&rsquo;un conflit impopulaire qui a aussi ébranlé l&rsquo;économie mondiale, le milliardaire américain doit rencontrer cette semaine les dirigeants des autres grandes puissances lors du sommet du G7 à Evian, en France.</strong></p>
<p><strong>Dans un communiqué, le Royaume-Uni, la France, l&rsquo;Allemagne et l&rsquo;Italie se sont d&rsquo;ailleurs déclarés « disposés à lever les sanctions pertinentes en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l&rsquo;Iran concernant son programme nucléaire ».</strong></p>
<p><strong>Un « cessez-le-feu robuste et durable est indispensable » au Liban, a martelé de son côté Emmanuel Macron.</strong></p>
<p><strong>Des Libanais déplacés commençaient eux déjà à envisager de rentrer chez eux: « même s&rsquo;il ne reste que des ruines, nous y planterons une tente et nous y resterons », réagit Hana al-Jamma qui dit « merci à l&rsquo;Iran ».</strong></p>
<p><strong>Déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes, la guerre a embrasé le Moyen-Orient et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.</strong></p>
<p><strong>Agence France-Presse</strong></p>
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		<title>Moyen-Orient: la guerre de l&#8217;information &#8211; décryptage</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/206730</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Mar 2026 15:42:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[guerre de l'information]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[« Dans les guerres modernes, ce qui n’est pas dit pèse parfois autant que ce qui est montré. » Par: Mohamed KHOUKHCHANI Dans les conflits contemporains, la guerre ne se joue plus seulement sur le terrain militaire. Elle se déploie aussi dans l’espace de l’information. Au Moyen-Orient, l’escalade actuelle illustre cette réalité : Israël, les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Dans les guerres modernes, ce qui n’est pas dit pèse parfois autant que ce qui est montré. »</p>
<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204693" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--390x220.jpeg 390w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>Dans les conflits contemporains, la guerre ne se joue plus seulement sur le terrain militaire. Elle se déploie aussi dans l’espace de l’information. Au Moyen-Orient, l’escalade actuelle illustre cette réalité : Israël, les États-Unis et l’Iran livrent parallèlement une bataille pour le contrôle du récit. Entre secret militaire, communication politique et narration nationale, chaque acteur cherche à imposer sa lecture des événements, laissant l’opinion internationale évoluer dans un brouillard soigneusement entretenu.</p>
<p>Une guerre visible… et une autre plus discrète.</p>
<p>Les images de frappes aériennes, de systèmes antimissiles en action et de villes placées sous tension donnent l’impression d’un conflit immédiatement perceptible. Pourtant, derrière cette guerre visible se déroule une confrontation plus discrète mais tout aussi déterminante : la guerre de l’information.</p>
<p>Dans cette bataille silencieuse, chaque capitale choisit ce qui doit être révélé, ce qui doit être minimisé et ce qui doit rester dans l’ombre. Les communiqués officiels restent souvent laconiques, les bilans humains et matériels demeurent partiels, tandis que les démentis interviennent rapidement pour encadrer le récit public.</p>
<p>Ce brouillard informationnel n’est pas accidentel. Il constitue l’un des instruments classiques de la guerre moderne.</p>
<p>Un conflit aux contours encore incertains.</p>
<p>Les données disponibles permettent d’esquisser l’ampleur de la crise régionale, même si elles restent fragmentaires.<br />
Des recoupements entre sources diplomatiques, organisations internationales et observateurs indépendants évoquent notamment :<br />
l’implication directe ou indirecte d’une vingtaine de pays dans les tensions régionales ;<br />
● plusieurs centaines de frappes militaires depuis le début de l’escalade ;<br />
● des dizaines de milliers de civils déplacés dans certaines zones sensibles ;<br />
● plusieurs installations stratégiques visées en Iran ;<br />
● des initiatives diplomatiques suspendues après avoir suscité l’espoir d’une désescalade.</p>
<p>Ces estimations doivent être interprétées avec prudence. Elles rappellent surtout que, dans tout conflit, la circulation de l’information devient elle-même un enjeu stratégique.</p>
<p>Israël : la culture du secret opérationnel.</p>
<p>Du côté israélien, la communication militaire demeure particulièrement contrôlée. Les opérations sensibles passent par le filtre de la censure militaire, chargée d’empêcher la diffusion d’informations susceptibles de compromettre les capacités opérationnelles ou les réseaux de renseignement.</p>
<p>Cette discrétion s’inscrit dans une doctrine bien établie : maintenir l’incertitude chez l’adversaire. En ne révélant ni les méthodes ni les sources d’information, Israël préserve l’effet de surprise et renforce sa capacité de dissuasion.<br />
Dans cette perspective, le silence devient un véritable outil stratégique.</p>
<p>Les États-Unis : la communication comme levier politique.</p>
<p>À Washington, la gestion de l’information obéit également à des impératifs politiques internes. Les autorités mettent généralement en avant les résultats militaires jugés positifs, tout en restant plus prudentes lorsqu’il s’agit d’évoquer les difficultés opérationnelles ou les pertes éventuelles.</p>
<p>Cette approche vise à préserver le soutien de l’opinion publique et du Congrès, éléments essentiels pour la poursuite de toute opération extérieure.<br />
Parallèlement, certaines initiatives diplomatiques menées en coulisses restent peu médiatisées afin de ne pas fragiliser la posture de fermeté affichée sur la scène internationale.</p>
<p>L’Iran : le récit de la résilience nationale.</p>
<p>À Téhéran, le contrôle de l’information répond à une logique de cohésion interne. Face aux pressions militaires et économiques, le discours officiel met l’accent sur la souveraineté nationale et la capacité de résistance du pays.</p>
<p>Les médias d’État privilégient un récit mobilisateur, mettant en avant la solidarité nationale et la légitimité de la défense du territoire. Les informations susceptibles de révéler des fragilités militaires ou économiques sont généralement traitées avec davantage de réserve.</p>
<p>Cette stratégie vise à préserver la stabilité interne et à empêcher toute perception de vulnérabilité.</p>
<p>La guerre de l’information : un quatrième front.</p>
<p>Les analystes stratégiques considèrent aujourd’hui que les conflits contemporains se déroulent simultanément sur plusieurs fronts :<br />
● le front militaire, où se déroulent les opérations armées ;<br />
● le front diplomatique, où se négocient alliances et cessez-le-feu ;<br />
● le front économique, marqué par les sanctions et les pressions financières ;<br />
● le front informationnel, où chaque camp cherche à imposer sa lecture des événements.</p>
<p>Dans cette configuration, la maîtrise du récit peut peser presque autant que la puissance militaire elle-même.</p>
<p>Le prix du brouillard informationnel.</p>
<p>L’opacité qui entoure les opérations militaires n’est pas sans conséquences.<br />
Elle rend d’abord difficile l’établissement d’un bilan humain et matériel fiable. Les organisations internationales peinent à évaluer précisément l’ampleur des destructions et des déplacements de population.<br />
Elle complique également toute perspective de sortie de crise. Lorsque chaque camp construit sa propre version des événements, l’élaboration d’une mémoire commune devient particulièrement délicate.</p>
<p>Enfin, ce déficit d’informations favorise la propagation de rumeurs et d’interprétations contradictoires amplifiées par les réseaux numériques.</p>
<p>Une vérité souvent différée.</p>
<p>L’histoire des conflits montre que les vérités complètes apparaissent rarement au moment même où les événements se produisent. Elles émergent souvent bien plus tard, lorsque les archives s’ouvrent et que les témoins parlent librement.<br />
Le conflit actuel ne fera probablement pas exception.</p>
<p>Lorsque les armes se tairont, les récits concurrents continueront longtemps de coexister. Et c’est peut-être là l’un des héritages les plus durables des guerres modernes : non seulement des territoires meurtris, mais aussi des vérités fragmentées.</p>
<p>Car au Moyen-Orient comme ailleurs, la bataille pour la vérité ne s’achève jamais avec la fin des combats.</p>
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		<item>
		<title>Moyen-Orient : Anatomie d&#8217;une crise aux risques planétaires</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/206177</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 19:16:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Mohamed KHOUKHCHANI Alors que le conflit ouvert entre Israël et le Hamas à Gaza s&#8217;étend désormais à d&#8217;autres fronts (Liban, Syrie, et confrontations directes avec l&#8217;Iran), la région semble au bord d&#8217;un embrasement généralisé. Au-delà du bilan humain déjà catastrophique, cette guerre multidimensionnelle porte en elle des conséquences politiques, économiques et sociales qui pourraient &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Mohamed KHOUKHCHANI</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-204693" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg" alt="" width="1080" height="608" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh-.jpeg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--300x169.jpeg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--1024x576.jpeg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--768x432.jpeg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/02/khkh--390x220.jpeg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>Alors que le conflit ouvert entre Israël et le Hamas à Gaza s&rsquo;étend désormais à d&rsquo;autres fronts (Liban, Syrie, et confrontations directes avec l&rsquo;Iran), la région semble au bord d&rsquo;un embrasement généralisé. Au-delà du bilan humain déjà catastrophique, cette guerre multidimensionnelle porte en elle des conséquences politiques, économiques et sociales qui pourraient redessiner les équilibres mondiaux.</p>
<p>Depuis l&rsquo;attaque du Hamas le 7 octobre 2023 et la riposte israélienne qui a suivi, le Moyen-Orient est entré dans une nouvelle ère de violence. Mais ce conflit, loin d&rsquo;être un affrontement binaire, est un nœud gordien où s&rsquo;entremêlent des décennies d&rsquo;occupation, des rivalités régionales, des ingérences internationales et des logiques de puissances implacables. Si la communauté internationale semble impuissante, c&rsquo;est aussi parce que le degré de responsabilité de chaque acteur est complexe à démêler.</p>
<p>Israël : Entre droit à la sécurité et occupation contestée.</p>
<p>La responsabilité première d&rsquo;Israël dans l&rsquo;engrenage actuel peut être analysée à deux niveaux.</p>
<p>● La riposte à Gaza : Suite au massacre perpétré par le Hamas (plus de 1 200 morts, des prises d&rsquo;otages massives), Israël a invoqué son droit légitime à la légitime défense. Cependant, la nature et l&rsquo;ampleur de sa riposte posent question. Avec plus de 35 000 morts palestiniens, majoritairement des civils selon l&rsquo;ONU, et la destruction systématique des infrastructures civiles (hôpitaux, écoles, réseaux d&rsquo;eau), de nombreuses organisations internationales accusent Israël de ne pas respecter le principe de proportionnalité et de distinction entre civils et combattants, piliers du droit international humanitaire. La Cour internationale de Justice (CIJ) a été saisie pour enquêter sur un éventuel « acte de génocide ».</p>
<p>● La politique à long terme : Cette guerre s&rsquo;inscrit dans un contexte plus large que les critiques d&rsquo;Israël jugent délétère. La poursuite de la colonisation en Cisjordanie, illégale au regard du droit international, et le blocus imposé à Gaza depuis près de vingt ans, qualifié de « prison à ciel ouvert », sont perçus comme des obstacles structurels à toute paix et comme des facteurs de radicalisation. En refusant toute perspective politique aux Palestiniens, Israël porte une part de responsabilité dans l&rsquo;instabilité chronique de la région.</p>
<p>Le Hamas : Une stratégie de confrontation aux conséquences tragiques.</p>
<p>Le mouvement islamiste palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, porte également une lourde responsabilité.</p>
<p>● L&rsquo;acte déclencheur : L&rsquo;attaque du 7 octobre, qui a délibérément visé des civils (familles dans les kibboutz, jeunes lors d&rsquo;un festival de musique), est un acte de violence condamné par la quasi-totalité de la communauté internationale. En déclenchant cette offensive, le Hamas savait que la riposte israélienne serait d&rsquo;une violence inouïe et que la population civile de Gaza en paierait le prix fort.</p>
<p>● Le bouclier humain : De nombreux rapports accusent le Hamas d&rsquo;utiliser les infrastructures civiles et la population comme boucliers humains, en installant ses centres de commandement sous les hôpitaux ou dans des zones densément peuplées. Cette stratégie, si elle est avérée, est également une violation grave du droit de la guerre. L&rsquo;objectif affiché du Hamas – la destruction d&rsquo;Israël – est par ailleurs un facteur de blocage pour toute solution négociée.</p>
<p>L&rsquo;Iran : Le grand orchestrateur régional.</p>
<p>L&rsquo;Iran est souvent présenté comme la pièce maîtresse de « l&rsquo;axe de la résistance » anti-israélien et anti-américain.</p>
<p>● Responsabilité par procuration : Téhéran fournit un soutien militaire, financier et technologique crucial au Hamas, au Hezbollah libanais (qui possède un arsenal de plus de 100 000 roquettes pointées vers Israël), aux Houthis au Yémen et aux milices en Irak et en Syrie. Sans ce soutien, la capacité de nuisance de ces groupes serait considérablement réduite. L&rsquo;Iran est donc un acteur central dans la stratégie d&rsquo;encerclement et de déstabilisation d&rsquo;Israël.</p>
<p>● L&rsquo;escalade directe : Pour la première fois, en avril 2024, l&rsquo;Iran a lancé une attaque directe contre le sol israélien en représailles à une frappe sur son consulat à Damas. En brisant ce tabou, Téhéran a fait entrer le conflit dans une nouvelle phase, dangereuse et imprévisible, avec un risque d&#8217;embrasement régional immédiat. Son objectif, en se posant en défenseur de la cause palestinienne, est aussi de consolider son influence et de s&rsquo;imposer comme la puissance incontournable du monde musulman.</p>
<p>Les États-Unis et l&rsquo;Occident : L&rsquo;allié indéfectible et ses contradictions.</p>
<p>Le rôle des puissances occidentales, et des États-Unis en premier lieu, est ambigu et source de nombreuses critiques.</p>
<p>● Un soutien militaire et politique sans faille : Les États-Unis fournissent à Israël une aide militaire considérable (3,8 milliards de dollars par an) et exercent leur veto au Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU pour bloquer les résolutions condamnant leur allié. Cette position, si elle est justifiée par des liens historiques et stratégiques, est perçue par une grande partie du monde comme une complicité avec les actions israéliennes à Gaza, discréditant le discours occidental sur le droit international et les droits de l&rsquo;homme.</p>
<p>● L&rsquo;incapacité à peser pour la paix : En n&rsquo;utilisant pas leur levier pour imposer un cessez-le-feu durable et une solution politique à deux États, les États-Unis et l&rsquo;UE portent une part de responsabilité dans l&rsquo;enlisement du conflit. Leur approche, centrée sur la sécurité d&rsquo;Israël sans conditionner leur soutien au respect du droit international par ce dernier, alimente le sentiment d&rsquo;injustice et d' »exceptionnalisme » qui nourrit les extrémismes des deux côtés.</p>
<p>Les Conséquences potentielles : La « tache d&rsquo;huile » et ses répercussions mondiales.</p>
<p>L&rsquo;extension de ce conflit aurait des conséquences dévastatrices à plusieurs niveaux :</p>
<p>1. Conséquences humaines et sociales : Un élargissement du conflit au Liban (avec le Hezbollah) ou une guerre ouverte avec l&rsquo;Iran provoquerait un bain de sang sans précédent. Des millions de civils supplémentaires seraient déplacés, les infrastructures des pays déjà fragilisés (Liban, Syrie, Yémen) s&rsquo;effondreraient totalement, plongeant la région dans le chaos pour des décennies.</p>
<p>2. Conséquences économiques : L&rsquo;économie mondiale, encore convalescente, serait durement frappée. Une escalade pourrait entraîner une flambée des prix du pétrole et du gaz (notamment si le détroit d&rsquo;Ormuz, par où transite 20% du pétrole mondial, était menacé ou bloqué). Ce choc inflationniste aurait des répercussions immédiates sur le pouvoir d&rsquo;achat des ménages en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique.</p>
<p>3. Conséquences géopolitiques : Le risque majeur est celui d&rsquo;une internationalisation du conflit. Une implication plus forte des États-Unis aux côtés d&rsquo;Israël pourrait pousser la Russie et la Chine à renforcer leur soutien à l&rsquo;Iran, transformant un conflit régional en une nouvelle ligne de fracture de la guerre froide. Le monde serait alors divisé en blocs antagonistes, paralysant un peu plus les institutions multilatérales déjà affaiblies.</p>
<p>En conclusion, le conflit actuel est une poudrière où chaque acteur, de Tel-Aviv à Téhéran en passant par Washington et Gaza, a une part de responsabilité dans l&rsquo;alimentation du cycle de la violence. Si le droit à l&rsquo;existence et à la sécurité d&rsquo;Israël est inaliénable, la manière dont il mène cette guerre et gère l&rsquo;occupation est contestée. Si la cause palestinienne est légitime, les méthodes du Hamas et l&rsquo;instrumentalisation qu&rsquo;en fait l&rsquo;Iran pour ses propres ambitions régionales le sont moins. L&rsquo;incapacité de la communauté internationale à imposer une solution juste et durable a créé un vide que seuls les faucons et les extrémistes ont su remplir.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le monde regarde cette région s&rsquo;enfoncer, conscient que les flammes qui en sortiront pourraient bien brûler bien au-delà de ses frontières.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Maroc, artisan discret mais décisif de la paix au Moyen-Orient</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/203316</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 09:45:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[POLITOSCOPE]]></category>
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		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO * Au Moyen-Orient, région marquée par des conflits prolongés et des équilibres fragiles, le Maroc s’est imposé comme un acteur singulier, capable de concilier principes fermes et pragmatisme diplomatique. L’invitation adressée à Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour rejoindre, en tant que membre fondateur, le futur Conseil de Paix initié par les &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Par: Marco BARATTO<em> *</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-203273" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt.jpg" alt="" width="1080" height="607" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt.jpg 1080w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt-300x169.jpg 300w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt-1024x576.jpg 1024w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt-768x432.jpg 768w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2026/01/barattt-390x220.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></p>
<p>Au Moyen-Orient, région marquée par des conflits prolongés et des équilibres fragiles, le Maroc s’est imposé comme un acteur singulier, capable de concilier principes fermes et pragmatisme diplomatique. L’invitation adressée à Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour rejoindre, en tant que membre fondateur, le futur Conseil de Paix initié par les États-Unis vient consacrer un rôle que Rabat joue depuis longtemps, souvent loin des projecteurs.</p>
<p>Le Royaume du Maroc a toujours affirmé que la cause palestinienne est une cause nationale. Cette position, constante et sans ambiguïté, s’est traduite par un soutien politique, humanitaire et institutionnel au peuple palestinien, ainsi que par l’engagement personnel du Souverain en tant que Président du Comité Al-Qods. La défense du statut de Jérusalem et la protection de ses lieux saints constituent des piliers de la diplomatie marocaine.</p>
<p>Cependant, le Maroc a refusé de se limiter à une approche purement déclarative. Conscient que les populations civiles paient le prix le plus lourd des conflits, Rabat a privilégié l’action concrète. C’est dans cet esprit que des aides humanitaires marocaines ont pu transiter par l’aéroport Ben Gourion pour atteindre les territoires palestiniens. Une initiative hautement symbolique et politiquement sensible, rendue possible grâce à la crédibilité et à la confiance dont jouit le Maroc auprès de toutes les parties concernées.</p>
<p>Parallèlement, le Royaume s’est illustré par une diplomatie discrète mais efficace dans la gestion de crises régionales. L’exemple du pont Allenby, également appelé pont Roi Hussein, est révélateur. Unique point de passage direct entre la Jordanie et la Cisjordanie, ce pont est un enjeu stratégique et humain majeur. À plusieurs reprises, des tensions entre Israël, la Jordanie et les autorités palestiniennes ont menacé son fonctionnement, avec des conséquences immédiates pour des milliers de personnes.</p>
<p>Dans ces moments critiques, le Maroc est intervenu en facilitateur silencieux. Grâce à ses relations équilibrées avec Israël, la Jordanie et l’Autorité palestinienne, Rabat a contribué à désamorcer les tensions et à favoriser des solutions pratiques, permettant le maintien ou la reprise du passage. Ces interventions n’ont pas fait la une des médias, mais leur impact sur la stabilité locale a été réel et durable.</p>
<p>Cette capacité d’action repose sur un atout rare : la confiance multilatérale. Le Maroc n’est perçu ni comme une puissance imposant ses vues ni comme un acteur idéologiquement aligné. Il est reconnu comme un partenaire fiable, animé par une vision à long terme de la paix et de la stabilité régionales.</p>
<p>L’engagement du Maroc dans le futur Conseil de Paix s’inscrit dans cette continuité. Il traduit la reconnaissance internationale d’un modèle diplomatique fondé sur la coopération pratique, l’action effective et la recherche de résultats tangibles. Dans un contexte où les initiatives de paix échouent souvent faute de crédibilité ou de suivi, l’expérience marocaine offre une alternative crédible.</p>
<p>En combinant soutien indéfectible à la cause palestinienne, dialogue avec Israël et médiation discrète dans les crises régionales, le Maroc s’affirme comme un artisan de paix incontournable. Une paix construite non pas dans le bruit des déclarations, mais dans la constance des actes et la sagesse d’une diplomatie tournée vers l’avenir.</p>
<p><em>* </em>Essayiste et analyste politique italien</p>
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		<title>Deux peuples, deux États : La voie de Léon XIV pour la paix au Moyen-Orient</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/193123</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2025 10:51:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[MONDE]]></category>
		<category><![CDATA[NOS CHRONIQUEURS]]></category>
		<category><![CDATA[israel]]></category>
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					<description><![CDATA[Par: Marco BARATTO ★ Le 4 septembre 2025, un rendez-vous chargé de signification symbolique et politique s’est tenu au Vatican : le pape Léon XIV a reçu le président de l’État d’Israël, Isaac Herzog, à un moment de tensions dramatiques pour le Moyen-Orient. La visite, suivie d’entretiens avec le secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, et &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Par: Marco BARATTO</strong> ★</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-190113" src="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/marcos.jpg" alt="" width="240" height="240" srcset="https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/marcos.jpg 240w, https://lecollimateur.ma/wp-content/uploads/2025/07/marcos-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 240px) 100vw, 240px" /></p>
<p>Le 4 septembre 2025, un rendez-vous chargé de signification symbolique et politique s’est tenu au Vatican : le pape Léon XIV a reçu le président de l’État d’Israël, Isaac Herzog, à un moment de tensions dramatiques pour le Moyen-Orient. La visite, suivie d’entretiens avec le secrétaire d’État, le cardinal Pietro Parolin, et l’archevêque Paul R. Gallagher, s’inscrivait dans un contexte marqué par la persistance du conflit à Gaza, les violences en Cisjordanie et l’incertitude pesant sur l’avenir de la région.</p>
<p>Le communiqué de presse du Saint-Siège est sans ambiguïté : le Pape et ses collaborateurs ont souligné la nécessité urgente de reprendre les négociations, exprimant l’espoir de « la libération de tous les otages, d’un cessez-le-feu permanent, de l’entrée sûre de l’aide humanitaire et du plein respect du droit international humanitaire ». Mais le cœur du message du Vatican est la réaffirmation ferme de <strong>la solution à deux États comme « l’unique voie de sortie de la guerre en cours ».</strong></p>
<p><strong>Une position historique réaffirmée avec force </strong></p>
<p>Le Saint-Siège défend depuis longtemps cette position. Dès les années 1990, après les accords d’Oslo, le Vatican a soutenu l’idée d’une coexistence pacifique entre deux peuples, à travers la création de deux États indépendants et reconnus. Toutefois, dans le communiqué du 4 septembre, la formule n’apparaît pas comme une option parmi d’autres, mais comme<strong> la seule voie possible</strong>. C’est un ton nouveau et significatif : Léon XIV, dans la continuité de ses prédécesseurs, érige la vision de deux États en principe non négociable, la présentant comme l’unique horizon capable d’apporter paix et stabilité.</p>
<p>Dans une époque où les négociations sont paralysées et où le dialogue semble hors de portée, l’appel du Vatican prend une dimension prophétique : une invitation non seulement aux Israéliens et aux Palestiniens, mais aussi à la communauté internationale, à s’engager de manière active et courageuse.</p>
<p><strong>Gaza et Cisjordanie : les urgences à l’ordre du jour </strong></p>
<p>Les entretiens ont accordé une attention particulière à la « tragique situation à Gaza ». Depuis des mois, la bande est au cœur d’un conflit marqué par des milliers de victimes civiles, une destruction massive et une crise humanitaire sans précédent. Le Vatican insiste sur la nécessité de permettre à l’aide humanitaire d’atteindre la population sans entraves et réaffirme la primauté du droit humanitaire, trop souvent bafoué par la logique de guerre.</p>
<p>Le communiqué fait également référence à la Cisjordanie, où l’escalade des violences, les affrontements et les tensions liées aux colonies risquent de compromettre toute perspective de négociation future. La mention de Jérusalem met une nouvelle fois en lumière la profonde préoccupation du Saint-Siège pour une ville sainte pour les trois grandes religions monothéistes, mais toujours prise dans des disputes politiques et territoriales.</p>
<p>Depuis des décennies, le Vatican défend l’idée d’un statut international spécial pour Jérusalem, afin de garantir la protection des lieux saints et le respect de la diversité religieuse.</p>
<p><strong> Le rôle des communautés chrétiennes </strong></p>
<p>Un autre thème abordé lors des échanges concernait la situation des communautés chrétiennes en Israël, en Palestine et dans l’ensemble du Moyen-Orient. Le Saint-Siège souligne régulièrement l’importance historique et sociale des chrétiens dans la région : non seulement comme gardiens d’une tradition religieuse millénaire, mais aussi comme promoteurs de cohésion sociale, d’éducation et de développement humain. L’avenir des chrétiens au Moyen-Orient demeure incertain, menacé par les pressions politiques, l’émigration et les conflits. En mettant en avant leur importance, Léon XIV et ses collaborateurs réaffirment leur volonté de défendre ces communautés comme partie intégrante du tissu régional, capables d’apporter une contribution irremplaçable à la réconciliation.</p>
<p><strong>Une diplomatie de la paix</strong></p>
<p>Le message du Pape s’inscrit dans ce que l’on appelle souvent la « diplomatie de la paix » du Vatican, qui privilégie le dialogue, la médiation et le respect du droit international. Certes, le Saint-Siège ne dispose pas de moyens militaires ou politiques, mais son autorité morale reste influente. L’audience avec Herzog, tenue à un moment aussi critique, va donc bien au-delà de la courtoisie diplomatique : elle constitue une prise de position claire, appelant les deux peuples — et le monde entier — à une responsabilité partagée. L’appel à la communauté internationale n’est pas secondaire. Léon XIV sollicite un soutien extérieur pour faciliter le dialogue, conscient que, sans pressions ni garanties venues de l’extérieur, aucun progrès ne sera possible. Son invitation à prendre des « décisions courageuses » et à faire preuve de « disponibilité à la négociation » s’adresse autant aux dirigeants israéliens et palestiniens qu’aux grandes puissances mondiales : de l’ONU aux États-Unis, en passant par l’Union européenne et les pays arabes.</p>
<p><strong> Deux États comme unique solution</strong></p>
<p>Réaffirmer la solution des deux États comme « l’unique voie de sortie » revient à rejeter d’autres approches — annexions unilatérales, statu quo indéfini, solutions provisoires — considérées comme ni viables ni justes. Pour le Saint-Siège, la paix ne peut reposer sur l’imposition, mais uniquement sur la reconnaissance mutuelle des aspirations légitimes des deux peuples. Ce message est d’autant plus fort que l’opinion publique internationale est divisée et que certains acteurs considèrent la solution à deux États comme dépassée ou irréalisable. Léon XIV, lui, insiste : sans justice et sans réconciliation, il n’y aura pas de paix durable.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>L’audience du 4 septembre marque donc un moment important pour la diplomatie vaticane. Il ne s’agissait pas seulement d’une rencontre protocolaire avec le président d’Israël, mais d’une occasion de réaffirmer clairement et fermement la position de l’Église : deux peuples, deux États, comme seule issue au cycle de violence. Dans un Moyen-Orient ravagé par les conflits et les divisions, la voix de Léon XIV s’élève comme un appel à la conscience universelle : la paix est possible, mais elle exige du courage, une volonté politique et la reconnaissance de la dignité de chaque personne. L’histoire dira si cet appel sera entendu ou s’il restera, une fois encore, un avertissement ignoré.</p>
<p><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">★Marco Baratto, essayiste italien, auteur du livre « Le défi de l’Islam en Italie »</span></strong></p>
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		<title>« Il est temps que des acteurs constructifs reprennent la main et l’initiative pour que la région du Moyen-Orient ne soit pas prise en otage par les extrémistes de tous bords” (M. Bourita)</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/166097</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2024 16:58:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[nasser bourita]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a réitéré, mardi à Rabat, les fondamentaux de la position du Royaume du Maroc concernant le Moyen-Orient tels que définis par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods. “La position du Maroc est très claire &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a réitéré, mardi à Rabat, les fondamentaux de la position du Royaume du Maroc concernant le Moyen-Orient tels que définis par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Président du Comité Al-Qods.</p>
<p>“La position du Maroc est très claire et définie par SM le Roi Mohammed VI à plusieurs reprises”, a-t-il précisé lors d’un point de presse à l’issue de ses entretiens avec le président du gouvernement régional des Iles Canaries, Fernando Clavijo, rappelant que le Royaume appelle à sortir de la logique de la gestion de crise vers celle de l’établissement de paramètres pour une solution durable.</p>
<p>Dans ce sens, il a affirmé que le Maroc est pour une solution à deux Etats, avec un Etat palestinien sur les frontières de juin 1967 ayant Jérusalem-Est comme capitale.</p>
<p>Pour M. Bourita, “il ne faut pas laisser les extrémistes des deux côtés contrôler l’agenda au Moyen-Orient et il est temps que des acteurs constructifs reprennent la main et l’initiative pour que la région ne soit pas prise en otage par les extrémistes de tous bords”.</p>
<p>Insistant sur le caractère fondamental de la protection des civils conformément à l’éthique, au droit international et aux préceptes des religions, il a ajouté que les attaques contre ces civils sont condamnables.</p>
<p>M. Bourita a, en outre, mis en garde contre l’élargissement du cercle du conflit au Liban qui est porteur de dangers et d’instabilité pour toute la région.</p>
<p>“Il est temps qu’il y ait une mobilisation et que les organes des Nations Unies assument pleinement leurs responsabilités pour arrêter les attaques contre le peuple palestinien”, a-t-il soutenu, réaffirmant que le Maroc dénonce les attaques contre les écoles, les hôpitaux et les milliers de femmes et d’enfants pris pour cibles par les attaques israéliennes, sans oublier l’interdiction de l’accès des aides humanitaires et la politique visant à “affamer” les Palestiniens sur leurs territoires.</p>
<p>Ces actes sont condamnables par le Maroc, dont le Souverain, SM le Roi Mohammed VI, est le Président du Comité Al Qods, a dit M. Bourita.</p>
<p>De même, a-t-il relevé, le Royaume du Maroc condamne les propos déplacés et les attaques contre le Secrétaire général des Nations Unies et des chefs d’Etat étrangers, soulignant que le Maroc dénonce ces attaques contre des bonnes volontés qui ne cherchent qu’à trouver des issues.</p>
<p>“Ces attaques ne participent pas à la désescalade ou à la recherche de solutions rapides à ce conflit”, a-t-il estimé, ajoutant que les initiatives peuvent être discutées, acceptées ou rejetées dans un cadre de respect au statut des Chefs d’Etat. Il a aussi fait remarquer que l’instabilité au Moyen Orient “nourrit la haine et les extrémistes et représente un facteur qui nourrit le terrorisme”.</p>
<p>“Toutes les bonnes volontés et toutes les propositions sont à examiner de manière constructive”, a-t-il poursuivi, notant que les prendre ou les rejeter sont des décisions souveraines qui doivent être prises dans le cadre du respect mutuel.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les États Unis apprécient « la voix cruciale » de SM le Roi Mohammed VI dans la promotion d’une région du Moyen-Orient plus pacifique et plus sûre</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/165568</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 12:05:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
		<category><![CDATA[mohammed VI]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[Les États-Unis apprécient «la voix cruciale» de Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans «la promotion d’une région du Moyen-Orient plus pacifique et plus sûre», a indiqué le porte-parole du Département d’État américain dans un communiqué diffusé à l’issue de l’entretien tenu, mardi à Washington, entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les États-Unis apprécient <strong>«la voix cruciale»</strong> de <strong>Sa Majesté le Roi Mohammed VI</strong> dans «la promotion d’une région du Moyen-Orient plus pacifique et plus sûre», a indiqué le porte-parole du Département d’État américain dans un <a href="https://www.state.gov/secretary-blinkens-meeting-with-moroccan-foreign-minister-bourita-3/">communiqué</a> diffusé à l’issue de l’entretien tenu, mardi à Washington, entre le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et le secrétaire d’État américain, Antony Blinken.</p>
<p><strong>«Ce rôle se reflète dans le leadership du Maroc répondant aux besoins humanitaires à Gaza, soutenant la stabilité en Cisjordanie, et contribuant à la revitalisation de l’Autorité palestinienne»,</strong> a ajouté le communiqué.</p>
<p>Le chef de la diplomatie américaine a, en outre, salué <strong>«les efforts continus du Maroc pour mettre fin à l’impasse politique en Libye, et remédier à l’instabilité au Sahel»</strong>, précise le communiqué.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Moyen-Orient: Washington salue l&#8217;engagement de SM le Roi en faveur de la paix et la sécurité</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/132589</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Le collimateur]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 18:34:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[NATION]]></category>
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		<category><![CDATA[ROI MOHAMMED VI]]></category>
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					<description><![CDATA[Les Etats-Unis, par la voie du secrétaire d’Etat Antony Blinken, ont salué, jeudi, l’engagement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur de la paix et la sécurité au Moyen-Orient. Lors d’un entretien téléphonique mercredi avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les Etats-Unis, par la voie du secrétaire d’Etat Antony Blinken, ont salué, jeudi, l’engagement de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur de la paix et la sécurité au Moyen-Orient.</p>
<p>Lors d’un entretien téléphonique mercredi avec le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le chef de la diplomatie américaine, a également mis en avant la coopération continue « étroite » entre le Maroc et les Etats-Unis, indique un communiqué du porte-parole du département d’Etat.</p>
<p>Les discussions entre les deux responsables ont, en outre, porté sur les efforts visant à prévenir une escalade dans la région du Moyen-Orient.</p>
<p>Lors de la session extraordinaire du Conseil de la Ligue arabe au niveau des ministres des Affaires étrangères sur le développement de la situation en Palestine qui a eu lieu mercredi au Caire, M. Bourita a souligné que Sa Majesté le Roi n’a eu de cesse d’appeler à se départir de la logique du conflit et de la violence pour faire prévaloir celle de la paix, de la coopération et de l’édification d’un espace prospère pour l’ensemble des peuples de la région.</p>
<p>M. Bourita a exprimé la disposition du Maroc à adhérer à tout effort arabe et international visant à réaliser les aspirations du peuple palestinien à l’établissement d’un Etat indépendant avec Al Qods Est comme capitale sur les frontières du 4 juin 1967, conformément à la solution à deux Etats tel que convenu au niveau international.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Blinken en tournée au Moyen-Orient pour « consolider le cessez-le-feu »</title>
		<link>https://lecollimateur.ma/47026</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[le Collimateur MAP]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 May 2021 13:40:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[ACTUALITÉ]]></category>
		<category><![CDATA[BLINKEN]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[tournée]]></category>
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					<description><![CDATA[Le secrétaire d&#8217;État américain Antony Blinken se rend, à partir de ce lundi, en tournée au Moyen-Orient pour rencontrer des dirigeants israéliens et palestiniens, dans la foulée de l&#8217;accord de cessez-le-feu qui a mis fin à 11 jours de violences dans la région. « Le secrétaire d&#8217;État Blinken se rend dans la région pour discuter des &#8230;]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le secrétaire d&rsquo;État américain Antony Blinken se rend, à partir de ce lundi, en tournée au Moyen-Orient pour rencontrer des dirigeants israéliens et palestiniens, dans la foulée de l&rsquo;accord de cessez-le-feu qui a mis fin à 11 jours de violences dans la région.</p>
<p>« Le secrétaire d&rsquo;État Blinken se rend dans la région pour discuter des efforts de suivi essentiels pour consolider le cessez-le-feu et réduire les risques de nouveaux conflits au cours des prochains mois », a affirmé le porte-parole du département d&rsquo;État, Ned Price.</p>
<p>M. Blinken est attendu à Jérusalem, Ramallah, Le Caire et Amman, a indiqué le département d&rsquo;État qui précise qu&rsquo;il rencontrera le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu avant de se rendre à Ramallah pour s&rsquo;entretenir avec le président de l&rsquo;Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.</p>
<p>Durant son périple dans la région qui se poursuit jusqu&rsquo;à jeudi, le chef de la diplomatie américaine rencontrera également le président égyptien Abdel Fattah Al Sisi et le roi Abdallah II de Jordanie.</p>
<p>Le président américain Joe Biden a insisté que la solution à deux Etats est « la seule réponse » susceptible de mettre fin au conflit israélo-palestinien.</p>
<p>Le locataire de la Maison Blanche s&rsquo;est également engagé à collaborer avec les Nations unies pour fournir une aide humanitaire aux efforts de reconstruction de Gaza, ce que les États-Unis feront, a-t-il dit, « en partenariat total avec l&rsquo;Autorité palestinienne ».</p>
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